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Effets indésirables — RCP ANSM

Effets secondaires de Amiodarone Teva 200 mg

Liste officielle des effets indésirables de Amiodarone Teva 200 mg (chlorhydrate d'amiodarone), classés par fréquence de survenue, telle qu'elle figure dans le résumé des caractéristiques du produit publié par l'ANSM.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Rarement (≥ 0,01 %, < 0,1 %) ;
Très rarement :_ Neuropathies optiques (névrite optique) avec flou visuel et baisse de la vision et œdème papillaire au fond d’œil. L’évolution peut se faire vers une réduction plus ou moins sévère de l’acuité visuelle. La relation avec l’amiodarone n’apparaît pas actuellement établie. Il est cependant recommandé, en l’absence d’autre étiologie manifeste, de suspendre le traitement. **Affections de la peau et du tissu sous-cutané** _Très fréquemment :_ Photosensibilisation. Il est conseillé de ne pas s'e
Fréquence indéterminée_ ·Eczéma ; ·Réactions cutanées sévères parfois fatales comme la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) et le syndrome de Stevens-Johnson ; ·Dermatites bulleuses ; ·Syndrome DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Affections endocriniennes ·Manifestations thyroïdiennes. Très fréquemment : En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne « dissociée » (augmentation de T4, T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du trait

Texte officiel du RCP

Les effets indésirables ont été classés par système-organe et par fréquence selon les conventions suivantes : Très fréquemment (≥ 10 %) ; fréquemment (≥ 1 %, < 10 %) ; peu fréquemment (≥ 0,1 %, < 1 %) ; rarement (≥ 0,01 %, < 0,1 %) ; très rarement (< 0,01 %), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Affections oculaires Très fréquemment : Micro-dépôts cornéens, quasiment constants chez l'adulte, restant habituellement localisés à l'aire sous-pupillaire et ne contre-indiquant pas la poursuite du traitement. Exceptionnellement, ils peuvent s'accompagner de perception de halos colorés en lumière éblouissante, ou de sensation de brouillard. Constitués de dépôts lipidiques complexes, les micro-dépôts cornéens sont toujours entièrement réversibles à l'arrêt du traitement. Très rarement : Neuropathies optiques (névrite optique) avec flou visuel et baisse de la vision et œdème papillaire au fond d’œil. L’évolution peut se faire vers une réduction plus ou moins sévère de l’acuité visuelle. La relation avec l’amiodarone n’apparaît pas actuellement établie. Il est cependant recommandé, en l’absence d’autre étiologie manifeste, de suspendre le traitement. Affections de la peau et du tissu sous-cutané Très fréquemment : Photosensibilisation. Il est conseillé de ne pas s'exposer au soleil (et, de façon générale, aux rayons ultraviolets) en cours de traitement. Fréquemment : Pigmentations cutanées, liliacées ou gris ardoisé, survenant pour des posologies quotidiennes élevées, prescrites pendant une longue période ; après arrêt du traitement, la disparition de ces pigmentations est lente (10 à 24 mois). Très rarement :

  • Erythème au cours de radiothérapies ;
  • Rashs cutanés, généralement peu spécifiques ;
  • Dermatite exfoliatrice, sans que la relation avec le produit paraisse nettement établie ;
  • Alopécie. Fréquence indéterminée :
  • Eczéma ;
  • Réactions cutanées sévères parfois fatales comme la nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) et le syndrome de Stevens-Johnson ;
  • Dermatites bulleuses ;
  • Syndrome DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms). Affections endocriniennes
  • Manifestations thyroïdiennes. Très fréquemment : En dehors de tout signe clinique de dysthyroïdie, une hormonémie thyroïdienne « dissociée » (augmentation de T4, T3 normale ou légèrement abaissée) ne justifie pas l'arrêt du traitement. Fréquemment : Les hypothyroïdies revêtent une forme classique : prise de poids, frilosité, apathie, somnolence ; l'élévation franche de la TSH signe le diagnostic. L'arrêt de l'administration entraîne le retour progressif à l'euthyroïdie dans un délai de 1 à 3 mois ; cet arrêt n'est pas impératif : si l'indication le justifie, l'amiodarone peut être poursuivie en associant une opothérapie substitutive à base de L-thyroxine, la TSH constituant un guide posologique. Les hyperthyroïdies sont plus trompeuses : pauci-symptomatiques (léger amaigrissement inexpliqué, atténuation de l'efficacité antiangoreuse et/ou antiarythmique) ; formes psychiatriques du sujet âgé, voire thyréotoxicose. L'effondrement de la TSH ultrasensible permet d'affirmer le diagnostic. L'arrêt de l'amiodarone est impératif : il suffit habituellement à amorcer, dans un délai de 3-4 semaines, la guérison clinique. Les cas graves pouvant entraîner le décès du patient, nécessitent une mise en route en urgence d’un traitement adapté. Lorsque la thyréotoxicose est préoccupante, en elle-même ou du fait de son retentissement sur un équilibre myocardique précaire, l'efficacité inconstante des antithyroïdiens de synthèse conduit à préconiser une corticothérapie franche (1 mg/kg) et suffisamment prolongée (3 mois). Des cas d’hyperthyroïdies ont été rapportés jusqu’à plusieurs mois après l’arrêt de l’amiodarone.
  • Autres affections endocriniennes Très rares cas de SIADH (sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique) particulièrement en cas d’association avec des médicaments potentiellement inducteur d’hyponatrémie. Voir également la rubrique « investigations ». Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales : Fréquemment : Des cas de pneumopathie interstitielle ou alvéolaire diffuse et de bronchiolite oblitérante organisée (BOOP), d’évolution parfois fatale, ont été rapportés. L'apparition d'une dyspnée d'effort ou d’une toux sèche, isolée ou associée à une altération de l'état général (fatigue, amaigrissement, fébricule) impose un contrôle radiologique et, le cas échéant, l’arrêt du traitement. Ces pneumopathies peuvent en effet évoluer en fibrose pulmonaire. L'arrêt précoce de l'amiodarone, associé ou non à une corticothérapie, entraîne la régression des troubles. Les signes cliniques disparaissent habituellement en 3 ou 4 semaines, l'amélioration radiologique et fonctionnelle est plus lente (plusieurs mois). Quelques cas de pleurésie, en règle générale associés aux pneumopathies interstitielles, ont été rapportés. Très rarement :
  • Bronchospasme plus particulièrement chez les patients asthmatiques ;
  • Syndromes de détresse respiratoire aiguë, d’évolution parfois fatale, parfois immédiatement au décours d’un acte chirurgical (une possible interaction avec de fortes doses d’oxygène a été évoquée) (voir rubrique 4.4). Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) : Des cas d’hémorragie pulmonaire se manifestant parfois par des hémoptysies ont été rapportés. Ces manifestations pulmonaires apparaissent souvent associées à une pneumopathie à l’amiodarone. Affections du système nerveux : Fréquemment :
  • Tremblements ou autres symptômes extra-pyramidaux ;
  • Troubles du sommeil dont cauchemars ;
  • Neuropathies périphériques sensitives, motrices ou mixtes. Peu fréquemment :
  • Myopathies.
  • Les neuropathies périphériques sensitives, motrices ou mixtes et myopathies peuvent survenir seulement après quelques mois de traitement mais parfois après plusieurs années de traitement. Elles sont généralement réversibles à l'arrêt du

Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

  • bradycardie sinusale et blocs sino-auriculaires non appareillés ;
  • maladie du sinus non appareillée (risque d'arrêt sinusal) ;
  • troubles conductifs auriculoventriculaires de haut degré non appareillés ;
  • hyperthyroïdie en raison de sa possible aggravation par l'amiodarone ;
  • hypersensibilité connue à l'iode ou à l’amiodarone ou à l'un des excipients ;
  • les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse ;
  • allaitement ;
  • en association avec :
  • les médicaments torsadogènes (sauf antiparasitaires, neuroleptiques et méthadone) : oles antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), oles antiarythmiques de classe III (sotalol, dofétilide, ibutilide), oautres médicaments tels que : arsénieux, bépridil, cisapride, citalopram, escitalopram, diphémanil, dolasétron IV, dompéridone, dronédarone, érythromycine IV, lévofloxacine, méquitazine, mizolastine, moxifloxacine, prucalopride, spiramycine IV, torémifène, vincamine IV (voir rubrique 4.5) ;
  • le télaprévir ;
  • le cobicistat.

Que faire en cas d'effet indésirable ?

  • Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, même si l'effet ne figure pas dans la notice.
  • Vous pouvez déclarer vous-même l'effet sur le portail officiel signalement.social-sante.gouv.fr.
  • En cas de réaction grave (gêne respiratoire, gonflement du visage ou de la gorge, éruption cutanée étendue), appelez immédiatement le 15.