MedFacile
Effets indésirables — RCP ANSM

Effets secondaires de Escitalopram Viatris 5 mg

Liste officielle des effets indésirables de Escitalopram Viatris 5 mg (oxalate d'escitalopram), classés par fréquence de survenue, telle qu'elle figure dans le résumé des caractéristiques du produit publié par l'ANSM.

Texte officiel du RCP

Les effets indésirables sont surtout notés durant la première ou la seconde semaine du traitement et s'estompent habituellement par la suite en intensité et en fréquence. Liste tabulée des effets indésirables Les effets indésirables connus pour la classe des ISRS et également rapportés pour l’escitalopram dans des études contrôlées versus placebo ou rapportés spontanément depuis la commercialisation, sont listés ci-dessous par classe système-organe et selon leur fréquence. Les fréquences sont issues des études cliniques ; elles n’ont pas été corrigées comparativement au placebo. Les fréquences sont ainsi définies : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000) ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Très fréquentFréquentPeu fréquentRareTrès rareFréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatiqueThrombocytopénie
Affections du système immunitaireRéaction anaphylactique
Affections endocriniennesSécrétion inappropriée d’ADH, hyperprolactinémie
Troubles du métabolisme et de la nutritionPerte d’appétit ou augmentation de l’appétit, prise de poidsPerte de poidsHyponatrémie, anorexie1
Affections psychiatriquesAnxiété, impatiences, rêves anormaux. Chez l’homme et la femme : baisse de la libido Chez la femme : anorgasmieBruxisme, agitation, nervosité, attaques de panique, état confusionnelAgressivité, dépersonnalisation, hallucinationsManie, idées suicidaires, comportement suicidaire2
Affections du système nerveuxCéphaléesInsomnie, somnolence, sensations vertigineuses, paresthésies, tremblementsDysgueusie, troubles du sommeil, syncopeSyndrome sérotoninergiqueDyskinésies, mouvements anormaux, convulsions, agitation psychomotrice/ akathisie1
Affections oculairesMydriase, troubles visuels
Affections de l'oreille et du labyrintheAcouphènes
Affections cardiaquesTachycardieBradycardieAllongement de l’intervalle QT, arythmie ventriculaire incluant des torsades de pointes
Affections vasculairesHypotension orthostatique
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesSinusite, bâillementsEpistaxis
Affections gastro-intestinalesNauséesDiarrhées, constipation, vomissements, bouche sècheHémorragies gastro-intestinales (incluant des rectorragies)
Affections hépatobiliairesHépatite, anomalie du bilan hépatique
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéHypersudationUrticaire, alopécie, éruption cutanée, pruritEcchymoses, angiœdèmes
Affections musculo-squelettiques et systémiquesArthralgies, myalgies
Affections du rein et des voies urinairesRétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du seinChez l’homme : troubles de l’éjaculation, impuissanceChez la femme : métrorragie, ménorragieGalactorrhée Chez l’homme : priapisme Hémorragie du post-partum3
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationFatigue, fièvreŒdème

Faites défiler horizontalement pour voir tout le tableau →

1 Ces effets indésirables ont été rapportés pour la classe thérapeutique des ISRS. 2 Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par escitalopram ou peu après son arrêt (voir rubrique 4.4). 3.Cet événement a été rapporté pour la classe thérapeutique des ISRS et IRSNA (voir rubriques 4.4, 4.6). Allongement de l’intervalle QT Des cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie ventriculaire, incluant des torsades de pointes, ont été rapportés depuis la commercialisation, en particulier chez les femmes et les patients présentant une hypokaliémie, un allongement de l’intervalle QT préexistant ou d’autres pathologies cardiaques (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5, 4.9 et 5.1). Effets de classe Des études épidémiologiques, réalisées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus, montrent un risque accru de fractures osseuses chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou des antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu. Symptômes observés lors de l’arrêt du traitement L’arrêt du traitement par ISRS/IRSNa (particulièrement lorsqu’il est brutal) conduit habituellement à la survenue de symptômes liés à cet arrêt. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont les suivantes : sensations vertigineuses, troubles sensoriels (incluant paresthésies et sensations de choc électrique), troubles du sommeil (incluant insomnie et rêves intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements, confusion, hypersudation, céphalées, diarrhée, palpitations, instabilité émotionnelle, irritabilité et troubles visuels. Généralement, ces événements sont d’intensité légère à modérée et sont spontanément résolutifs. Néanmoins, ils peuvent être d’intensité sévère et/ou se prolonger chez certains patients. Il est donc conseillé, lorsqu’un traitement par escitalopram n’est plus nécessaire, de diminuer progressivement les doses (voir rubriques 4.2 et 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients listés en section 6.1. L’association à un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) non sélectif et irréversible est contre-indiquée en raison du risque de syndrome sérotoninergique avec agitation, tremblements, hyperthermie, etc. (voir rubrique 4.5). L’association de l’escitalopram à des inhibiteurs de la MAO-A réversibles (ex. : moclobémide) ou à un inhibiteur de la MAO non sélectif et réversible, le linézolide, est contre-indiquée du fait du risque de survenue d’un syndrome sérotoninergique (voir rubrique 4.5). L’escitalopram est contre-indiqué chez les patients présentant un allongement acquis ou congénital de l’intervalle QT. L’escitalopram est contre-indiqué en association avec d’autres médicaments connus pour induire un allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.5).

Que faire en cas d'effet indésirable ?

  • Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien, même si l'effet ne figure pas dans la notice.
  • Vous pouvez déclarer vous-même l'effet sur le portail officiel signalement.social-sante.gouv.fr.
  • En cas de réaction grave (gêne respiratoire, gonflement du visage ou de la gorge, éruption cutanée étendue), appelez immédiatement le 15.