Les fréquences des effets indésirables sont issues des données de la littérature se référant à des études cliniques où le furosémide a été utilisé chez un total de 1387 patients, toutes doses et indications confondues.
Quand la catégorie de fréquence pour un même effet indésirable diffère, la catégorie de fréquence la plus élevée a été choisie.
Quand cela est possible, la fréquence des effets indésirables est définie selon la convention suivante : très fréquent (≥ 10 %), fréquent (≥ 1 à < 10 %), peu fréquent (≥ 0,1 à < 1 %), rare (≥ 0,01 à < 0,1 %), très rare (< 0,01 %), indéterminé (qui ne peut être déterminé d’après les données disponibles).
| Système organe classe | Très fréquent | Fréquent | Peu fréquent | Rare | Très rare | Fréquence indéterminée |
|---|
| Affections de l’oreille et du labyrinthe | | | Troubles auditifs, Surdité* (pouvant être irréversible) | Acouphènes | | |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | | | Réactions cutanées d’origine allergique ou non, prurit, urticaire, réactions parfois bulleuses, pemphigoïde bulleuse/pemphigoïde de Lever, purpura, photosensibilisation, érythème polymorphe | | | Syndrome de Stevens-Johnson, syndrome de Lyell, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec manifestations systémiques (syndrome de DRESS), réactions lichénoïdes |
| Affections musculo-squelettiques et systémiques | | | | | | Rhabdomyolyse* |
| Affection du rein et des voies urinaires | | Diurèse* | | Néphropathie interstitielle | | Rétention d’urine*, néphrocalcinose*, lithiases intra-rénales* |
| Affections du système immunitaire | | | | Réactions anaphylactiques et/ou anaphylactoïdes | | Exacerbation ou activation d’un lupus érythémateux disséminé |
| Affections du système nerveux | | Encéphalopathie hépatique* | | Paresthésie | | Vertiges, évanouissements et pertes de conscience, céphalées |
| Affections gastro-intestinales | | | Nausée | Vomissement, diarrhée | Pancréatite aiguë | |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | | Hémoconcentration* | Thrombocytopénie | Neutropénie, hyperéosinophilie | Agranulocytose, aplasie médullaire | |
| Affections hépatobiliaires | | | | | Atteinte hépatique cholestatique, augmentation des transaminases | |
| Affections vasculaires | Hypotension orthostatique* | | | Vascularite | | Thrombose* |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Perturbation hydroélectrolytique*, déshydratation*, hypovolémie*, augmentation de la créatininémie*, augmentation des triglycérides* | Hyponatrémie*, hypokaliémie*, augmentation du cholestérol*, augmentation de l’uricémie*, goutte* | Diminution de la tolérance glucidique* | | | Augmentation de l’urée sanguine*, alcalose métabolique*, Syndrome Pseudo-Bartter* |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | | | | Fièvre | | |
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\* Les effets indésirables avec un astérisque font l’objet d’une description particulière, voir ci‑dessous.
Une élévation de la glycémie est parfois observée, le plus souvent lors d'une administration intense et courte notamment par voie intraveineuse. Peu fréquemment des diminutions de la tolérance glucidique ont été rapportées.
En cas de diabète, il peut être observé une perte de contrôle de la glycémie.
De très fréquentes perturbations hydroélectrolytiques (en particulier fréquentes hypokaliémie et/ou hyponatrémie), déshydratations, hypovolémies accompagnées très fréquemment d’hypotension orthostatique et d’une alcalose métabolique (fréquence indéterminée) peuvent être observées en relation avec l'activité du produit, justifiant l'arrêt du médicament ou la réduction de la posologie.
L'hypovolémie et la déshydratation, peuvent entraîner, particulièrement chez le sujet âgé, une hémoconcentration fréquente avec un risque de thrombose (fréquence indéterminée).
Ces perturbations hydroélectrolytiques sont favorisées par l'association à un régime désodé trop strict, par certaines pathologies (exemple : cirrhose, insuffisance cardiaque), par l'association à d'autres médicaments (voir rubrique 4.5), par des troubles digestifs et nutritionnels pouvant en particulier aggraver une hypokaliémie.
Les hypokaliémies peuvent être associées ou non à une alcalose métabolique. Elles surviennent plus volontiers lors de l'utilisation de doses élevées ou chez les cirrhotiques, les dénutris et les insuffisants cardiaques (voir rubrique 4.4). Ces hypokaliémies peuvent être particulièrement graves chez les insuffisants cardiaques et peuvent, d'autre part, entraîner des troubles du rythme sévères en particulier des torsades de pointes (pouvant être mortelles) surtout lorsqu'il y a association avec des antiarythmiques du groupe de la quinidine.
Un syndrome Pseudo‑Bartter (qui inclut hypokaliémie, hypochlorémie, alcalose et hyperaldostéronisme) peut survenir dans un contexte de mésusage et/ou d’utilisation à long terme du produit (fréquence indéterminée).
L'augmentation fréquente de la diurèse peut provoquer ou aggraver une rétention d'urine (fréquence indéterminée) chez les patients présentant une obstruction et/ou une compression des voies urinaires.
Le traitement par furosémide peut entraîner, de façon transitoire, une augmentation très fréquente de la créatininémie et de l'urée sanguine (fréquence indéterminée), mais également une augmentation fréquente du cholestérol et très fréquente des triglycérides dans le sang. Fréquemment une augmentation discrète de l'uricémie (de l'ordre de 10 à 30 mg/L) peut apparaître au cours du traitement et favoriser un accès de goutte.
Des cas de néphrocalcinose et/ou de lithiases intra‑rénales (fréquence indéterminée) associées à une hypercalciurie ont été observés chez de très grands prématurés traités par de fortes doses de furosémide injectable.
En cas d'insuffisance hépatocellulaire, possibilité de survenue fréquente d'encéphalopathie hépatique (voir rubriques 4.3 et 4.4).
Des troubles auditifs peu fréquents, et