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géluleSur ordonnanceATC N07BC02⏱ Lecture ~ 21 min

Methadone AP-HP 20 mg

Methadone AP-HP 20 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Chlorhydrate de méthadone, présenté sous forme de gélule pour la voie orale. Remboursé à 65% (5,26 €). Laboratoire assistance publique - hopitaux de paris - ap-hp.

En résumé

D'après la monographie officielle, Methadone AP-HP 20 mg est utilisé pour :

  • Traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique, en relais de la forme sirop chez des patients traités par la forme sirop depuis au moins un …
  • Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans.
  • Un patient est considéré stabilisé si le suivi de la prise en charge de son addiction est régulier, sans usage récréatif récent de substances psychoactives, avec des dosages urinaires négatifs aux opioïdes, une capacité de gestion autono…

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Methadone AP-HP 20 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Grossesse La méthadone traverse la barrière placentaire. Compte tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et fœtal,…

Allaitement
Éviter

Grossesse La méthadone traverse la barrière placentaire. Compte tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et fœtal,…

Alcool
Prudence

4) \+ Alcool (boisson ou excipient) Majoration par l’alcool de l'effet sédatif de la méthadone.

Conduite
Prudence

La méthadone a une influence majeure sur la capacité à conduire ou à utiliser des machines pendant et après le traitement. En cas…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Methadone AP-HP 20 mg : sur ou sans ordonnance ?

Methadone AP-HP 20 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement ; prescription réservée aux médecins exerçant dans les centres de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (csapa). ; prescription limitée à 4 semaines ; délivrance fractionnée de 7 jours ; prescription initiale réservée à certains spécialistes ; prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée ; stupéfiants ; prescription réservée aux médecins exerçant dans les services hospitaliers spécialisés dans les soins aux toxicomanes ; délivrance effectuée par une pharmacie de ville ; renouvellement non restreint ; délivrance effectuée par un csapa). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Methadone AP-HP 20 mg

Prix public indicatif : 5,26, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

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Questions fréquentes sur Methadone AP-HP 20 mg

Methadone AP-HP 20 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Methadone AP-HP 20 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Methadone AP-HP 20 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Chlorhydrate de méthadone20 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2007-09-20
Voieorale
CIS63009443

Présentation principale

Conditionnementplaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 7 gélule(s)
Remboursement65%
Prix5,26 €
CIP 133400937914918

Avis HAS (SMR)

SMR ImportantRenouvellement d'inscription (CT)

Le service médical rendu par CHLORHYDRATE DE METHADONE AP-HP, sirop et de METHADONE AP-HP, gélule reste important dans les indications de l’AMM.

Indications

Traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique, en relais de la forme sirop chez des patients traités par la forme sirop depuis au moins un an et stabilisés, notamment au plan médical et des conduites addictives. Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans. Un patient est considéré stabilisé si le suivi de la prise en charge de son addiction est régulier, sans usage récréatif récent de substances psychoactives, avec des dosages urinaires négatifs aux opioïdes, une capacité de gestion autonome de son traitement, un rétablissement de l’équilibre de sa vie personnelle et sociale.

Posologie et mode d'administration

Posologie La forme gélule n’est pas destinée à la mise en place d’un traitement par la méthadone (voir rubriques 4.1 et Conditions de prescription et de délivrance) . Passage de la forme sirop à la forme gélule La forme gélule sera d’emblée prescrite à la posologie correspondant à la posologie d’entretien atteinte avec la forme sirop. La première prise de gélule doit avoir lieu le lendemain de la dernière prise de sirop, à l’heure habituelle. La posologie se situe habituellement entre 60 et 100 mg/jour, même si des doses supérieures peuvent être nécessaires chez certains patients. Les modifications de posologies ultérieures seront fondées, comme pour la forme sirop, sur la réévaluation clinique du patient en tenant compte des prises en charge associées. Mode d’administration Le traitement sera administré en une prise unique quotidienne (voir rubrique Conditions de prescription et de délivrance). La plaquette thermoformée est sécurisée. En raison du risque mortel en cas d’ingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante, les patients doivent être avertis de mettre les plaquettes thermoformées en sûreté, de ne jamais sortir les gélules à l’avance de la plaquette thermoformée, de tenir les plaquettes thermoformées hors de portée des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant des enfants. Un service d’urgence doit être contacté immédiatement en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion (voir rubriques 4.4 et 4.8). Il est recommandé de co-prescrire systématiquement la naloxone lors de l’instauration ou du renouvellement du traitement par méthadone. En effet, les patients peuvent être exposés à un risque de surdosage d'opioïdes lors de l'instauration ou de la titration de la méthadone (voir rubrique 4.4). Modalités d’arrêt progressif du traitement L’arrêt du traitement de substitution doit se faire par diminution progressive de la posologie de 1 à 5 mg, par paliers espacés d’au moins une semaine. Une prudence particulière est indispensable pendant toute cette période. Le suivi du patient sera rapproché afin de détecter, d’une part tout symptôme clinique évoquant un syndrome de sevrage pour lequel un retour immédiat au palier précédent est nécessaire et d’autre part toute reprise des conduites addictives, qui expose le patient à un risque de surdosage aux opioïdes et qui serait incompatible avec la poursuite du traitement par la forme gélule (voir rubrique Conditions de prescription et de délivrance). En cas d’arrêt puis de reprise du traitement, les mêmes précautions que lors de la mise en place initiale du traitement et de l’augmentation progressive des doses doivent être prises en raison de la diminution de la tolérance. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE DE LA GELULE DE METHADONE Le cadre de prescription et de délivrance de la gélule, tel que défini ci-dessous, a pour objet de limiter le risque d’abus, d’usage détourné ou d’intoxication accidentelle avec cette forme de méthadone, notamment la prise du médicament par des patients non dépendants aux opiacés, peu tolérants voire totalement naïfs, pour lesquels il existe un risque létal pour une dose de l’ordre de 1 mg/kg. En cas d’usage détourné ou de mésusage avéré de la gélule par un patient (tentative d’injection, usage illicite), le médecin devra obligatoirement revenir à une prescription de méthadone sous forme sirop. Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans volontaires pour accepter les règles du traitement. Les conditions de prescription et de délivrance de la gélule de méthadone sont les suivantes :

  1. Stupéfiant : Prescription sur ordonnance sécurisée. Durée maximale de prescription limitée à 28 jours. Délivrance fractionnée par périodes de 7 jours maximum. Le prescripteur peut préciser sur l’ordonnance la durée de chaque fraction, ou exclure le fractionnement en portant sur l’ordonnance la mention « délivrance en une seule fois », ou préciser que la dispensation doit se faire quotidiennement. La délivrance est effectuée par une pharmacie de ville ou par un CSAPA. Le nom du pharmacien choisi par le patient doit être mentionné sur l’ordonnance.
  2. Médicament soumis à prescription initiale réservée aux médecins exerçant en centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) ou aux médecins exerçant dans les services hospitaliers spécialisés dans les soins aux toxicomanes. Renouvellement non restreint. Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement. Mise en place du traitement : Les patients sont volontaires et doivent accepter les règles de prise en charge :
  • Consultation en CSAPA ou en service hospitalier spécialisé dans les soins aux toxicomanes,
  • Réalisation d’analyses urinaires périodiques de contrôle. Une première analyse urinaire vérifiera la réalité de la prise de méthadone et l’absence de consommation récente d’opioïdes. Les analyses portent sur : la méthadone, les opioïdes naturels et/ou de synthèse, la cocaïne, l’amphétamine, les dérivés amphétaminiques, le cannabis et le LSD ainsi que sur l’alcool. La recherche et le dosage des produits listés ne sont pas systématiques mais sont effectués sur demande du prescripteur. Modalités de prescription et de délivrance La primo-prescription de la gélule de méthadone doit être faite par un médecin exerçant en CSAPA ou en service hospitalier spécialisé dans les soins aux toxicomanes, auquel le médecin traitant aura adressé son patient, en accord avec ce dernier. Après la mise en place du traitement par la gélule de méthadone, le médecin primo-prescripteur adressera à nouveau le patient vers son médecin traitant. Lors du premier renouvellement de prescription par le médecin traitant, le patient devra présenter au pharmacien d’officine l’ordonnance de délégation du primo-prescripteur ainsi que celle du médecin traitant. Le patient devra également présenter au pharmacien d’officine, l’ordonnance de délégation du primo-prescripteur en ca

Contre-indications

  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Enfants et adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique 4.2).
  • Situation à risque élevé de dépression respiratoire, en particulier : patients avec une insuffisance respiratoire sévère.
  • Patients présentant un iléus paralytique constitué.
  • En association avec un agoniste-antagoniste morphinique (buprénorphine, nalbuphine), avec un antagoniste morphinique partiel (naltrexone, nalméfène), avec le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, le millepertuis, l’oxybate de sodium ou la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

Mises en garde spéciales Ce médicament est un dérivé morphinique dont la prescription est exclusivement réservée au traitement de substitution aux opioïdes. Le succès du traitement est fortement corrélé à la posologie et aux mesures médico-psychologiques et socio-éducatives associées. Le traitement peut révéler des troubles psychiatriques nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire, adaptée à chaque patient. Dépression du SNC et respiratoire Des cas de décès par dépression respiratoire ont été rapportés avec la méthadone. Le risque de dépression respiratoire et de décès est plus important pendant la période d’initiation du traitement et lors de la reprise du traitement après une période de sevrage (perte de tolérance). La prise de méthadone avec de l’alcool ou des dépresseurs du système nerveux central (tels que tranquillisants, sédatifs, hypnotiques) peut augmenter le risque de dépression du système nerveux central. L'utilisation concomitante de méthadone et de médicaments sédatifs tels que les benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Par conséquent, les patients recevant des dépresseurs du système nerveux central et de la méthadone doivent être encore plus étroitement surveillés pour détecter les signes de dépression respiratoire, de sédation et d’hypotension. En raison de ces risques, la prescription concomitante de ces médicaments sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il n'existe pas d'autres options thérapeutiques. Dans le cas d’une décision de prescrire la méthadone en même temps que des médicaments sédatifs, la dose efficace la plus faible doit être utilisée et la durée du traitement doit être aussi courte que possible (voir rubrique 4.5). Le patient devra être étroitement surveillé afin de détecter des signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Par conséquent, il est fortement recommandé d’informer le patient et son entourage d’être attentifs à ces symptômes (voir rubrique 4.5). La prise concomitante de méthadone avec des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool est déconseillée (voir rubrique 4.5). Addiction/Accoutumance/Dépendance/Trouble de l’usage d’opioïdes (abus et dépendance) La méthadone est un antalgique opioïde et est intrinsèquement très addictive. Elle présente une longue demi-vie, et peut donc s’accumuler. Une dose unique permettant de soulager les symptômes peut, en cas de prise quotidienne, entraîner une accumulation et, potentiellement, le décès. Comme avec les autres opioïdes, une accoutumance ainsi qu’une dépendance physique et/ou psychologique peuvent s’installer en cas d’administration répétée de méthadone. L’abus ou le mésusage intentionnel de METHADONE AP-HP peut entraîner un surdosage et/ou le décès. Le risque d’apparition d’un trouble de l’usage d’opioïde est plus élevé chez les patients présentant des antécédents personnels et/ou familiaux (parent ou frère/sœur) de troubles liés à la consommation de substances (notamment d’un trouble de l’usage d’alcool), chez les fumeurs et chez les patients présentant des antécédents personnels d’autres troubles mentaux (p. ex., trouble dépressif majeur, anxiété et troubles de la personnalité). L’apparition de signes de conduite toxicophile (p. ex., demande précoce de renouvellement d’ordonnance) doit être surveillée. Cela inclut un examen de la consommation concomitante d’opioïdes et de médicaments psychoactifs (p. ex. benzodiazépines). Chez les patients présentant des signes et symptômes de TUO, une consultation avec un addictologue doit être envisagée. Syndrome de sevrage Des dépendances physique et psychique peuvent apparaître au cours d’un traitement par méthadone. L'arrêt brutal du traitement entraîne l'apparition d'un syndrome de sevrage aux opioïdes et une diminution de la tolérance acquise. Le syndrome de sevrage peut se manifester par les symptômes suivants : agitation, larmoiement, éternuement, rhinorrhée, bâillements, sudation, frissons, tremblements, mydriase, irritabilité, anxiété, douleurs des extrémités, douleur dorsale, arthralgie, myalgie, contracture musculaire, spasme musculaire, faiblesse, crampes abdominales, insomnie, nausées, anorexie, vomissements, diarrhée, hausse de la tension artérielle, de la fréquence respiratoire ou de la fréquence cardiaque, piloérection et fièvre. L'apparition de ce syndrome de sevrage sera évitée par une diminution progressive des doses. Lors de la réintroduction du traitement substitutif, les recommandations incitent à une réévaluation médicale de la posologie. Il s’agit d’une situation à risque pour le patient qui doit être informé du risque de surdosage en cas d’une nouvelle consommation d’opioïdes (quelle que soit la dose). Mésusage / Usage détourné Le risque de mésusage de ce médicament est à surveiller. L'usage détourné peut entraîner des effets indésirables graves pouvant être fatals. Il est recommandé lors de chaque consultation de vérifier l’absence de pratique d’injection par le patient. Ingestion accidentelle La dose létale de la méthadone est de l’ordre de 1 mg/kg pour les enfants et les personnes naïves ou peu dépendantes aux opioïdes. Afin d’éviter tout risque d’ingestion accidentelle, les patients doivent être avertis de mettre les flacons en sûreté, de ne jamais ouvrir à l’avance les flacons, de les tenir hors de portée et de la vue des enfants et de ne pas prendre ce médicament devant les enfants. Un service d’urgence doit être contacté immédiatement en cas d’ingestion accidentelle ou de suspicion d’ingestion (voir rubrique 4.8). Mise à disposition de naloxone Lors de l’instauration, du renouvellement du traitement par méthadone, en cas d’arrêt programmé (en raison de la perte de tolérance pharmacodynamique) ou de reprise de méthadone ou dans toute situation d’utilisation anormale (ingestion accidentelle, notamment par un enfant ou une personne naïve ou peu dépendante), il est recommandé de mettre systém

Interactions médicamenteuses

Substances susceptibles de donner des torsades de pointe Ce trouble du rythme cardiaque grave, susceptible d’entraîner des arythmies de type fibrillation ventriculaire, peut aboutir à une mort subite ou un arrêt cardiaque. Il peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L’hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de l’intervalle QT, congénital ou acquis. Les médicaments à l’origine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III, certains neuroleptiques. D’autres substances n’appartenant pas à ces classes sont également en cause. Pour l’érythromycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuse sont concernées par cette interaction. L’utilisation d’un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois, certains d’entre eux, en raison de leur caractère incontournable font exception à la règle en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s’agit de la méthadone, de l’hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), des arsénieux, du crizotinib, du cotrimoxazole et des neuroleptiques. Cependant le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes. Médicaments sédatifs L’utilisation concomitante de médicaments sédatifs avec la méthadone augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison de l’effet dépresseur additif sur le système nerveux central (SNC). Parmi les médicaments sédatifs : les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), les neuroleptiques, les barbituriques, les benzodiazépines, les anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), les hypnotiques, les antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), les antihistaminiques H1 sédatifs, les antihypertenseurs centraux, le baclofène et le thalidomide. La posologie et la durée de traitement en cas d’utilisation concomitante doivent être restreintes (voir rubrique 4.4). Médicaments sérotoninergiques Le syndrome sérotoninergique peut survenir lors de l'administration concomitante de méthadone avec de la péthidine, des inhibiteurs de la monoamine oxydase (MAO) et des agents sérotoninergiques tels que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la norépinéphrine (IRSN) et les antidépresseurs tricycliques (ATC). Les symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent inclure des changements de l'état mental, une instabilité du système nerveux autonome, des anomalies neuromusculaires et/ou des symptômes gastro-intestinaux. Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3) + Morphiniques agonistes-antagonistes : nalbuphine, buprénorphine Diminution de l'effet de la méthadone par blocage compétitif des récepteurs. + Morphiniques antagonistes partiels : naltrexone, nalméfène Risque d'apparition d'un syndrome de sevrage. + Citalopram, escitalopram Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. + Dompéridone Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. + Hydroxyzine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. + Millepertuis Diminution des concentrations de méthadone par le millepertuis, avec risque de syndrome de sevrage. + Oxybate de sodium Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage. + Pipéraquine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Associations déconseillées (voir rubrique 4.4) + Alcool (boisson ou excipient) Majoration par l’alcool de l'effet sédatif de la méthadone. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines. Éviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool. + Apalutamide Risque de diminution très importante des concentrations de la méthadone et perte d’efficacité par augmentation de son métabolisme hépatique par l’apalutamide. + Cocaïne Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe, pouvant provoquer une mort subite ou un arrêt cardiaque. + Cotrimoxazole (sulfaméthoxazole + triméthoprime) Risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointe. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier. + Substances susceptibles de donner des torsades de pointe : Antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide), antiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone, sotalol), certains antiparasitaires* (halofantrine, luméfantrine, pentamidine, chloroquine), arsénieux, certains macrolides (érythromycine IV, spiramycine), certains neuroleptiques (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quétiapine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol), crizotinib**, délamanid**, hydroxychloroquine, moxifloxacine, méquitazine, prucalopride, torémifène, vandétanib, vincamine IV. Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association. \* Si cela est possible, interrompre l’un des 2 traitements. Si l’association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée. \\ Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers. Associations faisant l'objet de précautions d’emploi + Anagrélide Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe. Surveillance

Grossesse et allaitement

Grossesse La méthadone traverse la barrière placentaire. Compte tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et fœtal, l’utilisation de la méthadone est possible au cours de la grossesse quel qu’en soit le terme. En cours de grossesse, des doses plus importantes de méthadone sont parfois nécessaires pour l'équilibre du traitement. La prise chronique de méthadone par la mère en fin de grossesse, quelle que soit la dose, peut être à l’origine d’un syndrome de sevrage aux opioïdes chez le nouveau-né dont l’apparition peut être retardée de plusieurs heures à quelques jours. En cas d’utilisation régulière pendant la grossesse, une surveillance néonatale doit être réalisée afin de prévenir le risque de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveau-né. Certaines études observationnelles ont rapporté que l’exposition in utero à la méthadone dans le cadre d’un traitement de substitution aux opioïdes pourrait être liés à un risque accru de malformations congénitales et de troubles du neurodéveloppement par rapport aux femmes non exposées à la méthadone ou aux femmes traitées par de la buprénorphine au cours de la grossesse. Cependant, en raison des limites de ces études et de la présence de facteurs de confusion maternels, familiaux et socio-environnementaux associés aux troubles de l'usage d'opioïdes, aucune conclusion ne peut être établie quant à la contribution spécifique de la méthadone. Allaitement De petites quantités de méthadone sont excrétées dans le lait maternel.La décision de recommander l’allaitement doit tenir compte de l'avis d'un spécialiste. Il convient de prendre en considération si la femme reçoit une dose d'entretien stable de méthadone et si elle continue de consommer des substances illicites. Si l'allaitement est envisagé, la dose de méthadone doit être aussi faible que possible. Les prescripteurs doivent conseiller aux femmes qui allaitent de surveiller le nourrisson afin de déceler tout signe de sédation et de dépression respiratoire et de contacter immédiatement un service d’aide médicale urgente si cela se produit. Bien que la quantité de méthadone excrétée dans le lait maternel ne soit pas suffisante pour éviter complètement les symptômes de sevrage chez les nourrissons allaités, cela peut atténuer la gravité du syndrome de sevrage néonatal. S'il est nécessaire d’interrompre l'allaitement, cela doit être fait progressivement car un sevrage brutal pourrait augmenter les symptômes de sevrage chez le nourrisson. Fertilité L’utilisation chronique d’opioïdes peut entrainer une fertilité réduite chez les femmes et les hommes en âge de procréer. Des études chez des hommes inclus dans des programmes de substitution avec la méthadone ont montré que la méthadone diminue la testostérone sérique et déprime nettement le volume de l'éjaculat et la motilité des spermatozoïdes.

Effets indésirables

Chez le sujet pharmacodépendant aux opioïdes lors de la mise en place du traitement par la méthadoneles effets indésirables les plus fréquents sont : euphorie, vertiges, somnolence, nausées, vomissements, constipation, sédation, hypersudation, dysurie, œdèmes. Chez le sujet pharmacodépendant aux opioïdes traité par la méthadone en phase d’entretien, les effets indésirables les plus fréquents sont : hypersudation, nausées, constipation. Depuis la commercialisation des gélules de METHADONE AP-HP, des cas fatals d’ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants, ont été rapportés (voir rubrique 4.4). Les effets indésirables ci-dessous sont classés par système organe et par fréquence. Les fréquences issues des essais cliniques sont classées en : très fréquent (≥1/10), fréquent (≥1/100 à <1/10), peu fréquent (≥1/1 000 à <1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), indéterminé (la fréquence ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles). La fréquence des effets indésirables listés ci-dessous est indéterminée :

Système Organe/ClasseEffets indésirables
Affections hématologiques et du système lymphatiqueThrombopénie1
Affections endocriniennesHyperprolactinémie2
Troubles du métabolisme et de la nutritionAppétit diminué Hypoglycémie
Affections psychiatriquesHumeur euphorique3 Insomnie Agitation Diminution de la libido Etat confusionnel Dépendance Désorientation Hallucination
Affections du système nerveuxSomnolence3 Sédation3 Céphalée Sensation vertigineuse3 Syncope Convulsion
Affections endocriniennesHypogonadisme Insuffisance surrénalienne
Affections oculairesDéfauts visuels Myosis
Affections cardiaquesArrêt cardiaque4 Bradycardie Palpitations Torsade de pointes Tachycardie Arythmie
Affections vasculairesHypotension4, 6 Choc4 Bouffée congestive
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesDépression respiratoire4 Arrêt respiratoire4 Syndrome d’apnée centrale du sommeil
Affections gastro-intestinalesBouche sèche Nausées3, 5 Vomissement3 Constipation3, 5 Douleur abdominale Pancréatite subaiguë
Affections hépatobiliairesDouleur biliaire Dysfonctionnement du sphincter de l'ampoule hépatopancréatique
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéHyperhidrose3, 5 Prurit Rash Urticaire
Affections du rein et des voies urinairesDysurie3 Rétention urinaire
Affections des organes de reproduction et du seinGynécomastie Aménorrhée Dysménorrhée Dysérection Galactorrhée
Troubles généraux et anomalies au site d’administrationOedème3 Asthénie Fatigue Malaise Œdèmes périphériques
InvestigationsIntervalle QT prolongé à l'électrocardiogramme Poids augmenté Testostérone sanguine diminuée

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1 : Des cas réversibles de thrombopénie ont été rapportés chez des patients dépendants aux opioïdes avec hépatite chronique 2 : Elévation de la prolactine lors de l’administration à long terme 3 : Effets indésirables les plus fréquents chez les sujets pharmacodépendants aux opioïdes lors de la mise en place du traitement par la méthadone 4 : Effets indésirables les plus sévères 5 : Effets indésirables les plus fréquents chez les sujets pharmacodépendants aux opioïdes traités par la méthadone en phase d'entretien 6 : Symptomatique Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

En cas de surdosage

Un surdosage aux opioïdes peut survenir en cas de prise de quantités plus importantes que prescrites, lors d’association avec d’autres médicaments (voir section 4.5), de reprises d’opioïdes après une réduction ou un arrêt de consommation (perte de tolérance), en cas d’antécédents de surdosage d’opioïdes ou dans toute anomalie d’utilisation des opioïdes. Une ingestion accidentelle ou volontaire par une personne naïve (entourage) peut également conduire à un surdosage. Symptômes Le principal symptôme nécessitant une intervention médicale en cas de surdosage est la dépression respiratoire, consécutive à une dépression du système nerveux central, car elle peut conduire à un arrêt respiratoire et à la mort (voir rubrique 4.4). L’effet dépresseur respiratoire maximal de la méthadone peut se produire plus tard et persister plus longtemps que son effet pharmacologique maximal (voir section 5.2). Les autres signes d’un surdosage sont notamment des nausées, des vomissements, une hypoglycémie, une sédation, un myosis, une hypotension artérielle, une bradycardie, une bradypnée sévère, un œdème pulmonaire, une somnolence sévère pouvant évoluer en stupeur voire coma. Ces signes ont été observés lors de cas fatals d’ingestion accidentelle, en particulier chez des enfants (voir rubrique 4.4). Dans quelques cas, le coma peut être associé à une hypothermie ou à une hypoglycémie. De rares cas de perte de l’audition, la plupart du temps réversible, ont été rapportés dans un contexte de surdosage à la méthadone. Comme avec d’autres opioïdes, des cas d’encéphalopathies ont été rapportés. Des cas de leucoencéphalopathie toxique ont été observés dans le contexte d’un surdosage de méthadone. Conduite à tenir en cas de suspicion de surdosage ou d’ingestion accidentelle Après avoir contacté immédiatement un service d’urgence, l’utilisation rapide de naloxone « prête à l’emploi » doit être initiée en cas de suspicion de surdosage (voir rubrique 4.4). Traitement Le traitement symptomatique de la dépression respiratoire et de l'hypotension doit faire appel aux mesures de réanimation habituelles. Un surdosage aux opioïdes est traité par l’administration d’un antagoniste des récepteurs opioïdes, telle que la naloxone. Cet antidote est disponible avec ou sans ordonnance sous forme de kit prêt à l’emploi. Si la personne en surdosage ne répond pas à la première dose de naloxone dans les 2 à 3 minutes, une seconde dose doit être administrée. Des doses supplémentaires peuvent être administrées en cas de besoin, en respectant les recommandations de la spécialité utilisée. La méthadone ayant une durée d’action plus longue (jusqu’à 47h) que celle de la naloxone (20 minutes à 2h environ selon la voie d’administration), les symptômes d’un surdosage peuvent réapparaitre à distance d’une première amélioration et peuvent nécessiter une administration répétée de la naloxone. Une surveillance de la personne est donc nécessaire dans l’attente des secours qui doivent être systématiquement alertés. Après la prise en charge médicale, une surveillance de l’état de sédation et de dépression respiratoire du patient est nécessaire et doit être adaptée au contexte clinique de chaque patient. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Métabolisme
voie hépatique · CYP2B6
Élimination urinaire
voie principale
Absorption
digestive rapide

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : MEDICAMENTS UTILISES DANS LA DEPENDANCE AUX OPIACES, code ATC : N07BC02. La méthadone est un puissant agoniste complet à longue durée d’action, sans effet plafond des récepteurs aux opioïdes, comme la morphine, qui agit principalement sur les récepteurs µ. Comme les autres opioïdes, elle possède des propriétés analgésiques et antitussives et entraîne un syndrome de dépendance pharmacologique. Cependant, ses propriétés euphorisantes sont faibles aux doses thérapeutiques efficaces et au long cours.

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Absorption Du fait de son caractère liposoluble, la méthadone administrée par voie orale est bien absorbée par le tube digestif, le pic plasmatique est observé 2,5 à 4 heures après l’administration. Elle subit un effet de premier passage hépatique. Les concentrations plasmatiques atteignent l’état d’équilibre en 5 jours environ (5 ½ vies). Avant l’atteinte de l’état d’équilibre, la libération de méthadone à partir de réservoirs tissulaires peut entraîner une augmentation des taux sériques et de la toxicité même en l’absence de modification de dose. Distribution La méthadone se lie à l'albumine et aux autres protéines plasmatiques et tissulaires, ce qui peut expliquer ses effets cumulatifs et sa lente vitesse d'élimination (son taux de fixation aux protéines plasmatiques est de 60% à 90%). Les concentrations tissulaires en méthadone (poumon, foie, rein) sont supérieures à la concentration plasmatique. Elle diffuse à travers le placenta et est excrétée dans le lait. Des variations de concentrations plasmatiques inter-individuelles sont observées chez les sujets dépendants aux opioïdes. Pour des patients recevant 100 ou 120 mg/jour de méthadone, la demi-vie plasmatique du produit est très variable, allant de 13 à 47 heures (moyenne : 25 heures). Il est donc important d’augmenter progressivement les doses de méthadone par palier en respectant un délai minimum de 5 jours. Biotransformation La méthadone est métabolisée principalement au niveau hépatique où elle subit une N-déméthylation et une cyclisation sans conjugaison. Les métabolites sont inactifs. Des études in vitro et in vivo ont montré que le cytochrome P3A4 a peu d’influence sur la distribution, le métabolisme et la clairance de la méthadone. Par ailleurs, les cytochromes CYP2B6 et CYP2C19 ont des effets stéréosélectifs sur son métabolisme, le CYP2B6 métabolisant préférentiellement la S-méthadone et le CYP2C19 la R-méthadone. Le métabolisme de la méthadone dépend principalement de l’isoenzyme CYP2B6; la pertinence clinique de l’effet des substances inhibant cette isoenzyme est incertaine. Élimination La méthadone est excrétée par filtration glomérulaire puis subit une réabsorption rénale. Sa clairance rénale diminue avec l’augmentation du p H urinaire. L'excrétion urinaire est dose-dépendante et représente la voie principale d'élimination. Après l'administration d'une dose unique de méthadone, 20% sont excrétés dans les urines sous forme inchangée et 13% sous forme métabolisée. 20 à 40% de la dose initiale sont également excrétés dans les fèces sous forme métabolisée via la bile. La méthadone peut être trouvée dans la sueur et la salive.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Questions fréquentes sur Methadone AP-HP 20 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Methadone AP-HP 20 mg ?

Traitement de substitution des pharmacodépendances majeures aux opioïdes dans le cadre d'une prise en charge médicale, sociale et psychologique, en relais de la forme sirop chez des patients traités par la forme sirop depuis au moins un an et stabilisés, notamment au plan médical et des conduites addictives. Le traitement est réservé aux adultes et adolescents de plus de 15 ans. Un patient est considéré stabilisé si le suivi de la prise en charge de son addiction est régulier, sans usage récréatif récent de substances psychoactives, avec des dosages urinaires négatifs aux opioïdes, une capacité de gestion autonome de son traitement, un rétablissement de l’équilibre de sa vie personnelle et sociale.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Methadone AP-HP 20 mg ?

Posologie La forme gélule n’est pas destinée à la mise en place d’un traitement par la méthadone (voir rubriques 4.1 et Conditions de prescription et de délivrance) **.** Passage de la forme sirop à la forme gélule La forme gélule sera d’emblée prescrite à la posologie correspondant à la posologie d’entretien atteinte avec la forme sirop. La première prise de gélule doit avoir lieu le lendemain de la dernière prise de sirop, à l’heure habituelle. La posologie se situe habituellement entre 60 et 100 mg/jour, même si des doses supérieures peuvent être nécessaires chez certains patients.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Methadone AP-HP 20 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse La méthadone traverse la barrière placentaire. Compte tenu des données disponibles et du bénéfice maternel et fœtal, l’utilisation de la méthadone est possible au cours de la grossesse quel qu’en soit le terme. En cours de grossesse, des doses plus importantes de méthadone sont parfois nécessaires pour l'équilibre du traitement.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Methadone AP-HP 20 mg ?

La méthadone a une influence majeure sur la capacité à conduire ou à utiliser des machines pendant et après le traitement. En cas de prise avec de l'alcool ou des dépresseurs du système nerveux central, l'effet est susceptible d'être plus prononcé (voir rubriques 4.4 et 4.5) .Le délai après lequel ces activités peuvent être reprises en toute sécurité est extrêmement patient-dépendant et doit être décidé par le médecin.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Peut-on boire de l'alcool en prenant Methadone AP-HP 20 mg ?

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4) \+ Alcool (boisson ou excipient) Majoration par l’alcool de l'effet sédatif de la méthadone.

Source : Interactions RCP.

Que faire en cas de surdosage de Methadone AP-HP 20 mg ?

Un surdosage aux opioïdes peut survenir en cas de prise de quantités plus importantes que prescrites, lors d’association avec d’autres médicaments (voir section 4.5), de reprises d’opioïdes après une réduction ou un arrêt de consommation (perte de tolérance), en cas d’antécédents de surdosage d’opioïdes ou dans toute anomalie d’utilisation des opioïdes. Une ingestion accidentelle ou volontaire par une personne naïve (entourage) peut également conduire à un surdosage.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Methadone AP-HP 20 mg ?

·Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ·Enfants et adolescents de moins de 15 ans (voir rubrique 4.2). ·Situation à risque élevé de dépression respiratoire, en particulier : patients avec une insuffisance respiratoire sévère. ·Patients présentant un iléus paralytique constitué. ·En association avec un agoniste-antagoniste morphinique (buprénorphine, nalbuphine), avec un antagoniste morphinique partiel (naltrexone, nalméfène), avec le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, le millepertuis, l’oxybate de sodium ou la pipéraquine (voir rubrique 4.5).

Source : Contre-indications RCP.

Methadone AP-HP 20 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Methadone AP-HP 20 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement ; prescription réservée aux médecins exerçant dans les centres de soins d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA). ; prescription limitée à 4 semaines ; délivrance fractionnée de 7 jours ; prescription initiale réservée à certains spécialistes ; prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée ; stupéfiants ; prescription réservée aux médecins exerçant dans les services hospitaliers spécialisés dans les soins aux toxicomanes ; délivrance effectuée par une pharmacie de ville ; renouvellement non restreint ; délivrance effectuée par un CSAPA).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Methadone AP-HP 20 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Methadone AP-HP 20 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 5,26 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.