Immunosuppression
MOMETASONE BIOGARAN doit être utilisé avec prudence, ou même être évité, chez les patients atteints de tuberculose pulmonaire active ou latente, ou d’infections non traitées fongiques, bactériennes ou systémiques virales.
Les patients traités par des corticoïdes, potentiellement immunodéprimés, doivent être avertis des risques en cas d’exposition à certaines infections (ex. : varicelle, rougeole) et de l’importance d’obtenir un avis médical si une telle exposition survient.
Effets locaux sur la muqueuse nasale
Lors d’une étude clinique menée chez des patients atteints de rhinite perannuelle, aucun signe d’atrophie de la muqueuse nasale n’a été mis en évidence après 12 mois de traitement par le furoate de mométasone. De plus, le furoate de mométasone a eu tendance à ramener l’aspect de la muqueuse nasale à un état plus proche de l’aspect d’une muqueuse normale. Néanmoins, les patients utilisant MOMETASONE BIOGARAN pendant plusieurs mois, voire davantage, doivent être examinés régulièrement afin de détecter d’éventuelles modifications de la muqueuse nasale. En cas de survenue d’une infection fongique locale nasale ou pharyngée, l’arrêt du traitement par MOMETASONE BIOGARAN ou un traitement approprié peuvent être nécessaire. Une irritation nasopharyngée persistante peut nécessiter l’interruption du traitement par MOMETASONE BIOGARAN.
Il n’est pas recommandé d’utiliser MOMETASONE BIOGARAN en cas de perforation de la cloison nasale (voir rubrique 4.8).
Dans les études cliniques, des cas d’épistaxis ont été rapportés avec une incidence supérieure au placebo. L’épistaxis était en général spontanément résolutive et d’intensité légère (voir rubrique 4.8).
MOMETASONE BIOGARAN contient 0,20 mg de chlorure de benzalkonium par gramme, équivalent à 0,02 mg par dose délivrée. Le chlorure de benzalkonium peut provoquer une irritation nasale ou un gonflement à l’intérieur du nez, notamment si utilisé pendant une longue période.
Effets systémiques des corticoïdes
Des effets systémiques peuvent apparaitre avec les corticoïdes par voie nasale, en particulier lorsqu’ils sont prescrits à forte dose pendant des périodes prolongées. Le risque de survenue de ces effets est bien plus faible qu’avec les corticoïdes par voie orale et peut varier d’un patient à l’autre et en fonction des différentes préparations de corticoïdes. Les effets systémiques potentiels peuvent inclure syndrome de Cushing, symptômes cushingoïdes, inhibition de la fonction surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, cataracte, glaucome et plus rarement divers troubles psychologiques ou comportementaux incluant hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez les enfants).
Suite à l’administration de corticoïdes par voie intranasale, des cas d’augmentation de la pression intraoculaire ont été rapportés (voir rubrique 4.8).
Des troubles visuels ont été rapportés lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale (notamment par voie nasale, inhalée et intraoculaire). Si un patient présente des symptômes tels qu’une vision trouble ou d'autres troubles visuels, il convient d’envisager de l’adresser à un ophtalmologiste afin d’évaluer les causes possibles de ces troubles visuels qui peuvent inclure la cataracte, le glaucome ou des maladies rares telles que la choriorétinopathie séreuse centrale (CRSC), rapportés après l’utilisation de corticoïdes par voie systémique ou locale.
Les patients qui passent d’une corticothérapie systémique au long cours à un traitement par MOMETASONE BIOGARAN doivent être surveillés avec attention. L’arrêt des corticoïdes systémiques chez ces patients peut entrainer une insuffisance surrénale pendant quelques mois jusqu’à restauration de la fonction de l’axe HHS. Si ces patients présentent des signes et des symptômes d’insuffisance surrénale ou des symptômes liés au sevrage corticoïde (par exemple : douleurs articulaires et/ou musculaires, lassitude et initialement de la dépression), malgré le soulagement des symptômes nasaux, la corticothérapie systémique doit être reprise, et d’autres modalités thérapeutiques ainsi que des mesures adaptées doivent être mises en place. Une telle situation peut également démasquer des états allergiques préexistants tels qu’une conjonctivite allergique et de l’eczéma qui étaient jusque-là contrôlés par la corticothérapie systémique.
L’administration de doses supérieures à celles recommandées peut entrainer une inhibition de la fonction surrénalienne cliniquement significative. Si des doses supérieures à celles recommandées sont utilisées, une supplémentation par corticoïdes systémiques doit être envisagée pendant les périodes de stress ou lors d’une chirurgie élective.
Polypes nasaux
La sécurité et l’efficacité du furoate de mométasone n’ont pas été étudiées dans le traitement des polypes unilatéraux, des polypes associés à une mucoviscidose ou des polypes obstruant totalement les cavités nasales.
Les polypes unilatéraux dont l’aspect est inhabituel ou irrégulier, en particulier en cas d’ulcération ou de saignement, doivent faire l’objet d’investigations approfondies.
Effet sur la croissance dans la population pédiatrique
Il est recommandé de suivre régulièrement la taille des enfants recevant une corticothérapie prolongée par voie nasale. En cas de ralentissement de la croissance, le traitement doit être réévalué afin de réduire, si possible, la dose de corticoïdes par voie nasale à la dose minimale efficace. De plus, il faut envisager d’adresser le patient à un pédiatre.
Symptômes extra-nasaux
Bien que l’administration de MOMETASONE BIOGARAN permette de contrôler les symptômes nasaux chez la plupart des patients, un traitement supplémentaire approprié peut permettre de soulager d’autres symptômes, en particulier les symptômes oculaires.