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compriméSur ordonnanceATC C09BB04⏱ Lecture ~ 21 min

Coveram 5 mg/5 mg

Coveram 5 mg/5 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Périndopril arginine, Bésilate d'amlodipine, présenté sous forme de comprimé pour la voie orale. Remboursé à 65% (6,39 €). Laboratoire les laboratoires servier.

En résumé

D'après la monographie officielle, Coveram 5 mg/5 mg est utilisé pour :

  • COVERAM est indiqué pour le traitement de l’hypertension artérielle essentielle et/ou de la maladie coronaire stable, en substitution, chez les patients déjà contrôlés avec périndopril et amlodipine pris simultanément à la même posologie.

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Coveram 5 mg/5 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l’association, sur la grossesse et l’allaitement,…

Allaitement
Éviter

Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l’association, sur la grossesse et l’allaitement,…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
Prudence

Les effets de COVERAM sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. L’amlodipine peut…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Coveram 5 mg/5 mg : sur ou sans ordonnance ?

Coveram 5 mg/5 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Coveram 5 mg/5 mg

Prix public indicatif : 6,39, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

Vérifier votre ordonnance →

Chargement des interactions…

Questions fréquentes sur Coveram 5 mg/5 mg

Coveram 5 mg/5 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Coveram 5 mg/5 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Coveram 5 mg/5 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Périndopril arginine5 mg
  • Bésilate d'amlodipine6,935 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2008-08-19
Voieorale
CIS64441025

Présentation principale

Conditionnement1 pilulier(s) polypropylène de 30 comprimé(s)
Remboursement65%
Prix6,39 €
CIP 133400938580259

Avis HAS (SMR)

SMR ImportantRenouvellement d'inscription (CT)

Le service médical rendu par les spécialités COVERAM reste important dans l’indication de leur AMM.

Indications

COVERAM est indiqué pour le traitement de l’hypertension artérielle essentielle et/ou de la maladie coronaire stable, en substitution, chez les patients déjà contrôlés avec périndopril et amlodipine pris simultanément à la même posologie.

Posologie et mode d'administration

Posologie Un comprimé par jour en une prise, de préférence le matin et avant le repas. L’association à dose fixe n’est pas appropriée pour le traitement initial. Si un changement de posologie est nécessaire, la dose de COVERAM peut être modifiée ou une adaptation individuelle de l’association libre peut être considérée. Mode d’administration Voie orale. Populations particulières Insuffisant rénal et sujet âgé (voir rubriques 4.4 et 5.2) L’élimination de périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé et l’insuffisant rénal. Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium. COVERAM peut être administré chez les patients avec une Clcr ≥ 60m L/min, mais n’est pas recommandé chez les patients avec une Clcr < 60m L/min. Chez ces patients, une adaptation individuelle des monocomposants est recommandée. L’amlodipine utilisée à des doses similaires montre une bonne tolérance équivalente chez les patients âgés ou les patients plus jeunes. Des schémas posologiques normaux sont recommandés chez les sujets âgés, mais une augmentation de la posologie doit être effectuée avec précaution. Les changements de concentrations plasmatiques en amlodipine ne sont pas corrélés avec le degré d’insuffisance rénale. L’amlodipine n’est pas dialysable. Insuffisant hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2) Les recommandations de posologie n’ont pas été établies chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère à modérée donc la dose doit être choisie avec précaution et doit démarrer à la dose efficace la plus faible (voir rubriques 4.4 et 5.2). Pour déterminer la dose optimale de départ et la dose d'entretien des patients atteints d'insuffisance hépatique, les patients doivent être individuellement traités à l'aide de l'association libre d’amlodipine et de périndopril. Les propriétés pharmacocinétiques de l’amlodipine n’ont pas été étudiées en cas d’insuffisance hépatique sévère. L’amlodipine doit être débutée à la dose la plus faible et augmentée lentement chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère. Population pédiatrique COVERAM ne doit pas être utilisé chez l’enfant et l’adolescent car l’efficacité et la tolérance du périndopril et de l’amlodipine, en association, n’ont pas été établies.

Contre-indications

LIEES AU PERINDOPRIL

  • hypersensibilité à la substance active ou à tout autre IEC
  • antécédent d'angioedème lié à la prise d'un IEC (voir rubrique 4.4),
  • angioedème héréditaire ou idiopathique,
  • 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),
  • l’association de COVERAM à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 m L/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1),
  • utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan, le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5),
  • traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5),
  • sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique (voir rubrique 4.4). LIEES A L’AMLODIPINE
  • hypotension sévère,
  • hypersensibilité à la substance active ou aux dérivés de la dihydropyridine,
  • état de choc, incluant choc cardiogénique,
  • obstruction au niveau du système d’éjection du ventricule gauche (ex : degré élevé de sténose aortique),
  • insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus aigu du myocarde. LIEES A COVERAM Toutes les contre-indications relatives à chacun des monocomposants, citées précédemment, doivent également s’appliquer à l’association fixe COVERAM.
  • hypersensibilité à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Mises en garde et précautions

Toutes les mises en garde relatives à chacun des monocomposants, citées ci-après, doivent également s’appliquer à l’association fixe COVERAM. LIEES AU PERINDOPRIL Mises en garde spéciales Hypersensibilité/Angioedème : Un angioedème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, y compris le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à tout moment durant le traitement . Dans de tels cas, COVERAM doit être arrêté immédiatement, et une surveillance appropriée doit être initiée et poursuivie, jusqu’à disparition complète des symptômes. En cas de localisation uniquement au niveau de la face et des lèvres, l'œdème régresse en général sans traitement ; les antihistaminiques pouvant être utilisés pour soulager les symptômes. L'angioedème associé à un œdème laryngé peut être fatal. Lorsqu’il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement d’urgence doit être administré rapidement. Ce dernier peut inclure l’administration d'adrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusqu’à disparition complète et prolongée des symptômes. Les patients ayant un antécédent d'angioedème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru d'angioedème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.3). Un angioedème intestinal a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l’enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n’était pas précédé d’angioedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été fait par un scanner abdominal, une échographie, ou au cours d’un acte chirurgical. Les symptômes ont disparu à l’arrêt de l’IEC. L’angioedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC (voir rubrique 4.8). L’association de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison d’un risque accru d’angioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas d’arrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). L’utilisation concomitante d’IEC avec les inhibiteurs de l’EPN (par exemple racécadotril), les inhibiteurs de m TOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entrainer un risque accru d’angio-œdème (par exemple gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de m TOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) chez un patient prenant déjà un IEC. Réactions anaphylactoïdes pendant une aphérèse des lipoprotéines de basse densité (LDL) : Des patients prenant des IEC ont présenté des réactions anaphylactoïdes, pouvant être fatales, lors d’une aphérèse des LDL avec adsorption sur du sulfate de dextran. Ces réactions ont pu être évitées en interrompant transitoirement le traitement par IEC avant chaque aphérèse. Réactions anaphylactoïdes lors de désensibilisation : Des cas de réactions anaphylactoïdes ont été rapportés lors de l’administration d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion pendant un traitement de désensibilisation (par exemple, venin d’hyménoptère). Ces réactions ont pu être évitées chez ces patients en interrompant transitoirement le traitement par IEC, mais elles sont cependant réapparues lors de la reprise accidentelle du traitement. Neutropénie/Agranulocytose/Thrombocytopénie/Anémie : Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombocytopénie et d’anémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Chez les patients ayant une fonction rénale normale, sans autre facteur de risque, une neutropénie est rarement observée. Le périndopril doit être utilisé avec une extrême prudence chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immuno-suppresseur, de l’allopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier s’il existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections sévères, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. En cas d’utilisation du périndopril chez ces patients, un suivi périodique du nombre de globules blancs est recommandé et les patients devront être prévenus de signaler tout signe d’infection (exemple mal de gorge, fièvre). Hypertension rénovasculaire : Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un IEC, le risque d’hypotension et d’insuffisance rénale est majoré (voir rubrique 4.3). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale. Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) : Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d

Interactions médicamenteuses

LIEES AU PERINDOPRIL Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension, l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1). Médicaments augmentant le risque d’angio-œdème L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-œdème (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de traitement contenant du périndopril. Le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4) L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de m TOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (voir rubrique 4.4). Médicaments entrainant une hyperkaliémie : Bien que la kaliémie reste généralement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités avec le COVERAM. Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter l’apparition d’hyperkaliémie comme : l’aliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium (par ex : spironolactone, triamtérène ou amiloride), les IEC, les ARA II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole), le triméthoprime étant connu pour agir comme un diurétique épargneur de potassium comme l’amiloride. L’association de ces médicaments augmente le risque d’hyperkaliémie. Par conséquent, l’association de COVERAM avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie. Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

  • Aliskiren : Le risque d’hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux.
  • Traitements par circulation extra-corporelle : Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou l’hémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et l’aphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison d’un risque de réactions anaphylactoïdes (voir rubrique 4.3). Si ce type de traitement est nécessaire, l’utilisation d’un autre type de membrane de dialyse ou d’une classe d’agent antihypertenseur différente doit être envisagée. Associations déconseillées (voir rubrique 4.4)
  • Aliskiren : Le risque d’hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les patients diabétiques ou insuffisants rénaux.
  • Traitement associant un IEC avec un ARA II : Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints d’athérosclérose diagnostiquée, d’insuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée d’hypotension, de syncope, d’hyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aigue) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (ex : association d’un IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle.
  • Estramustine : Risque d’augmentation des effets indésirables tel qu’un œdème angioneurotique (angioedème).
  • Diurétiques épargneurs de potassium, (par exemple : triamtérène, amiloride…), sels de potassium : Hyperkaliémie (potentiellement mortelle), en particulier dans un contexte d’insuffisance rénale (effets hyperkaliémiants cumulés). L’association de périndopril avec les médicaments mentionnés ci-dessus n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si une utilisation concomitante est toutefois indiquée, ces médicaments doivent être utilisés avec précaution et un contrôle périodique de la kaliémie doit être effectué. Pour l’utilisation de la spironolactone dans l’insuffisance cardiaque, voir ci-dessous.
  • Lithium : Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité (neurotoxicité sévère) ont été rapportées lors de l’utilisation concomitante d’IEC. L’association de périndopril avec le lithium n’est pas recommandée. Si l’association s’avère nécessaire, un contrôle attentif de la lithiémie est recommandé (voir rubrique 4.4). Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
  • Antidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) : Des études épidémiologiques ont suggéré que l’administration concomitante d’IEC et d’antidiabétiques (insulines, hypoglycémiants oraux) peut augmenter l’effet hypoglycémiant avec un risque d’hypoglycémie. Ce phénomène semble survenir durant les premières semaines de traitement par cette association chez les patients atteints d’insuffisance rénale.
  • Diurétiques non-épargneurs de potassium : Les patients traités par diurétiques, et en particulier ce

Grossesse et allaitement

Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l’association, sur la grossesse et l’allaitement, l’utilisation de COVERAM est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse. COVERAM est contre-indiqué pendant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse. COVERAM est déconseillé pendant l’allaitement, c’est pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre l’allaitement, soit interrompre le traitement en prenant en compte l’importance de ce traitement pour la mère. Grossesse LIEES AU PERINDOPRIL L’utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L’utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté. L’exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d’ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d’exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d’effectuer une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4). LIEES A L’AMLODIPINE Chez la femme, la sécurité d’emploi de l’amlodipine au cours de la grossesse n’a pas été établie. Dans les études chez l’animal, une toxicité sur la reproduction a été observée à doses élevées (voir rubrique 5.3). L’utilisation au cours de la grossesse n’est recommandée que si aucune alternative plus sûre n’est disponible et lorsque la maladie elle-même présente des risques plus importants pour la mère et le fœtus. Allaitement LIE AU PERINDOPRIL En raison de l’absence d’information disponible sur l’utilisation de périndopril au cours de l’allaitement, le périndopril est déconseillé. Il est préférable d’utiliser d’autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l’allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré. LIE A L’AMLODIPINE L’amlodipine est excrétée dans le lait maternel. La proportion de dose maternelle reçue par le nourrisson a été estimée à un intervalle interquartile de 3 à 7 %, avec un maximum de 15 %. L’effet de l’amlodipine sur les nourrissons est inconnu. La décision de poursuivre ou d’interrompre l’allaitement ou de poursuivre ou d’interrompre le traitement par l’amlodipine doit être prise en tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéfice du traitement par l’amlodipine pour la mère. Fertilité Lié au périndopril Il n’y a pas d’effet sur les fonctions de reproduction ou sur la fécondité. Lié à l’amlodipine Des modifications biochimiques réversibles au niveau de la tête des spermatozoïdes ont été rapportées chez certains patients traités par des inhibiteurs calciques. Les données cliniques sont insuffisantes concernant l’effet potentiel de l’amlodipine sur la fécondité. Dans une étude menée chez le rat, des effets indésirables ont été détectés sur la fécondité des mâles (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

a. Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés avec le périndopril et l’amlodipine pris séparément sont : œdème, somnolence, sensation vertigineuse, céphalée (en particulier en début de traitement), dysgueusie, paresthésie, défauts visuels (y compris diplopie), acouphène, vertige, palpitations, bouffée congestive, hypotension (et effets liés à l’hypotension), dyspnée, toux, douleurs abdominales, nausée, vomissement, dyspepsie, modification du transit intestinal, diarrhée, constipation, prurit, rash, exanthème, gonflement de l’articulation (gonflement des chevilles), spasmes musculaires, fatigue et asthénie. b. Tableau des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont pu être observés lors des essais cliniques et/ou de l’utilisation post-AMM du périndopril ou de l’amlodipine pris séparément et sont classés selon la classification Med DRA par système-organe et en fonction de leur fréquence : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu fréquent (≥1/1000, <1/100), rare (≥1/10 000, <1/1000), très rare (<1/10 000), indéterminé (ne pouvant être estimé à partir des données disponibles).

Med DRA Système-organeEffets indésirablesFréquence
AmlodipinePérindopril
------
Infections et infestationsRhinitePeu fréquent
Affections hématologiques et du système lymphatiqueEosinophilie-
---------
Leucopénie/neutropénie (voir rubrique 4.4)Très rareTrès rare
Agranulocytose ou pancytopénie (voir rubrique 4.4)-Très rare
Thrombopénie (voir rubrique 4.4)Très rareTrès rare
Anémie hémolytique par déficit enzymatique chez les patients avec un déficit congénital en G-6PDH(voir rubrique 4.4)-Très rare
Affections du système immunitaireHypersensibilitéTrès rare
Troubles endocriniensSyndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH)-
Troubles du métabolisme et de la nutritionHypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5)-
Hyperkaliémie, réversible à l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.4)-Peu fréquent*
Hyponatrémie-Peu fréquent*
HyperglycémieTrès rare-
Affections psychiatriquesInsomniePeu fréquent
Humeur modifiée (y compris anxiété)Peu fréquentPeu fréquent
DépressionPeu fréquentPeu fréquent*
Troubles du sommeil-Peu fréquent
Affections du système nerveuxSomnolence (en particulier au début du traitement)Fréquent
Sensation vertigineuse (en particulier au début du traitement)FréquentFréquent
Céphalées (en particulier au début du traitement)FréquentFréquent
DysgueusiePeu fréquentFréquent
TremblementPeu fréquent-
HypoesthésiePeu fréquent-
ParesthésiePeu fréquentFréquent
SyncopePeu fréquentPeu fréquent*
Etat confusionnelRareTrès rare
HypertonieTrès rare-
Neuropathie périphériqueTrès rare-
Accident vasculaire cérébral, éventuellement secondaire à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4)-Très rare
Trouble extrapyramidal (syndrome extrapyramidal)Indéterminé-
Affections oculairesDéfauts visuelsFréquent
DiplopieFréquent-
Affections de l’oreille et du labyrintheAcouphènePeu fréquent
Vertige-Fréquent
Affections cardiaquesPalpitationsFréquent
Tachycardie-Peu fréquent*
Angine de poitrine (voir rubrique 4.4)-Très rare
Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4)Très rareTrès rare
Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire)Peu fréquentTrès rare
Affections vasculairesBouffée congestiveFréquent
Hypotension (et effets liés à l’hypotension)Peu fréquentFréquent
VasculariteTrès rarePeu fréquent*
Syndrome de Raynaud-Indéterminé
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesDyspnéeFréquent
TouxPeu fréquentFréquent
Bronchospasme-Peu fréquent
Pneumopathie éosinophilique-Très rare
Affections gastro-intestinalesHyperplasie gingivaleTrès rare
Douleurs abdominalesFréquentFréquent
NauséesFréquentFréquent
VomissementsPeu fréquentFréquent
DyspepsieFréquentFréquent
Modification du transit intestinalFréquent-
Bouche sèchePeu fréquentPeu fréquent
DiarrhéeFréquentFréquent
ConstipationFréquentFréquent
PancréatiteTrès rareTrès rare
GastriteTrès rare-
Affections hépato-biliairesHépatite, ictèreTrès rare
Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4)-Très rare
Enzymes hépatiques augmentées (évoquant généralement une cholestase)Très rare-
Affectionsde la peau et des tissus sous-cutanésOedème de QuinckeTrès rare
Angioedème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique 4.4)Très rarePeu fréquent
Erythème polymorpheTrès rareTrès rare
AlopéciePeu fréquent-
PurpuraPeu fréquent-
Décoloration de la peauPeu fréquentPeu fréquent
HyperhidrosePeu fréquentPeu fréquent
PruritPeu fréquentFréquent
Rash, exanthèmePeu fréquentFréquent
Urticaire (voir rubrique 4.4)Peu fréquentPeu fréquent
Réactions de photosensibilitéTrès rarePeu fréquent*
Pemphigoïde-Peu fréquent*
Aggravation du psoriasis-Rare
Syndrome de Stevens-JohnsonTrès rare-
Dermatite exfoliatriceTrès rare-
Nécrolyse épidermique toxique

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En cas de surdosage

Aucune information n'est disponible concernant un surdosage de COVERAMchez l'homme. Pour l'amlodipine, l'expérience en matière de surdosage intentionnel chez l'homme est limitée. Symptômes : Les données disponibles suggèrent qu’un surdosage important peut entraîner une vasodilatation périphérique excessive et une éventuelle tachycardie réflexe. Des hypotensions systémiques marquées et probablement prolongées pouvant conduire jusqu’à un choc entraînant le décès, ont été rapportées. Des cas d’œdème pulmonaire non cardiogénique ont été rarement signalés à la suite d'un surdosage en amlodipine qui peut apparaître de façon retardée (24-48 heures après l'ingestion) et nécessiter une assistance ventilatoire. Des mesures de réanimation précoces (y compris une surcharge liquidienne) pour maintenir la perfusion et le débit cardiaque peuvent être des facteurs déclenchants. Traitement : Une hypotension cliniquement significative due à un surdosage en amlodipine nécessite un soutien cardio-vasculaire actif comprenant une surveillance fréquente de la fonction respiratoire et cardiaque, une surélévation des membres inférieurs et une prise en charge de la volémie et du débit urinaire. Un vasoconstricteur peut être utilisé pour restaurer le tonus vasculaire et la pression artérielle, à condition qu’il n’y ait pas de contre-indication à son utilisation. Le gluconate de calcium administré par voie intraveineuse peut être utile pour inverser les effets du blocage des canaux calciques. Un lavage gastrique peut être justifié dans certains cas. Chez des volontaires sains, l’utilisation de charbon jusqu’à deux heures après l’administration d’amlodipine 10mg a montré une réduction du taux d’absorption de l’amlodipine. Dans la mesure où l’amlodipine est fortement liée aux protéines, une dialyse n’apportera probablement aucun bénéfice. Les données de surdosage en périndopril chez l’homme sont limitées. Les symptômes associés à un surdosage peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, de la bradycardie, des vertiges, de l’anxiété et de la toux. Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse d’une solution isotonique de chlorure de sodium. Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse d’angiotensine II et/ou une injection intraveineuse de catécholamines peut aussi être réalisée. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors d’une bradycardie résistante au traitement. Les signes cliniques vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Demi-vie d'élimination
1 heure
Élimination urinaire
voie principale

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) et inhibiteurs calciques, code ATC : C09BB04. PERINDOPRIL Mécanisme d’action Le périndopril est un inhibiteur de l’enzyme qui transforme l’angiotensine I en angiotensine II (Enzyme de Conversion de l’Angiotensine ECA). Cette enzyme de conversion, ou kinase, est une exopeptidase qui permet la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II vasoconstrictrice et provoque la dégradation de la bradykinine vasodilatatrice en un heptapeptide inactif. L’inhibition de l’ECA induit une diminution de l’angiotensine II dans le plasma, conduisant à une augmentation de l’activité plasmatique de la rénine (par inhibition du rétrocontrôle négatif de la libération de rénine) et à une diminution de la sécrétion d’aldostérone. Comme l’ECA inactive la bradykinine, l’inhibition de l’ECA conduit aussi à une augmentation de l’activité des systèmes kallikréine-kinine locaux et circulant (et par conséquent aussi à une activation du système prostaglandines). Ce mécanisme peut contribuer à l’action hypotensive des IEC et est partiellement responsable de certains de leurs effets indésirables (comme la toux). Le périndopril agit par l’intermédiaire de son métabolite actif, le périndoprilate. Les autres métabolites ne présentent pas d’inhibition de l’ECA in vitro. Efficacité et sécurité clinique Hypertension Le périndopril est actif à tous les stades de l’hypertension artérielle : légère, modérée, sévère ; on observe une réduction des pressions systolique et diastolique, à la fois en décubitus et en orthostatisme. Le périndopril réduit les résistances périphériques vasculaires, conduisant à une diminution de la pression artérielle. Par conséquent, le débit sanguin périphérique augmente, sans effet sur la fréquence cardiaque. Le débit sanguin rénal augmente, en règle générale, avec un débit de filtration glomérulaire (DFG) restant habituellement inchangé. L’activité anti-hypertensive est maximale entre 4 et 6 heures après une prise unique et se maintient pendant au moins 24 heures : le ratio vallée/pic est de l’ordre de 87 – 100 %. La diminution de la pression artérielle se produit rapidement. Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient durant le premier mois de traitement, et se maintient sans échappement. L’arrêt du traitement ne s’accompagne pas d’un effet rebond sur la pression artérielle. Le périndopril réduit l’hypertrophie ventriculaire gauche. Chez l’homme, les propriétés vasodilatatrices du périndopril ont été confirmées. Il améliore l’élasticité des gros troncs artériels et diminue le ratio média/lumen des petites artères. Maladie coronarienne stable L’étude clinique EUROPA, multicentrique, internationale, randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo a duré 4 ans. Douze mille deux cent dix huit (12218) patients âgés de plus de 18 ans ont été randomisés sous périndopril tert-butylamine 8 mg (équivalent à périndopril arginine 10 mg) (n=6110) ou sous placebo (n=6108). Les patients de l’étude présentaient une maladie coronaire sans signe clinique d’insuffisance cardiaque. Au total, 90 % des patients avaient un antécédent d’infarctus du myocarde et/ou un antécédent de revascularisation coronaire. La plupart des patients recevait le traitement étudié en plus de leur thérapie usuelle incluant des antiagrégants plaquettaires, des hypolipémiants et des bêta-bloquants. Le critère principal d’efficacité était un critère combiné associant la mortalité cardiovasculaire, l’infarctus du myocarde non fatal et/ou l’arrêt cardiaque récupéré. Le traitement par périndopril tert-butylamine à la dose de 8 mg (équivalent à périndopril arginine 10 mg) une fois par jour a abouti à une réduction absolue significative du critère principal de 1,9 % (Réduction du Risque Relatif de 20 %, IC 95 % [9,4 ; 28,6] - p<0,001). Par rapport au placebo, une réduction absolue de 2,2 % correspondant à un RRR de 22,4 % (IC 95 % [12,0 ; 31,6] - p<0,001) du critère principal a été observée chez les patients ayant un antécédent d’infarctus du myocarde et/ou de revascularisation. Données issues des essais cliniques relatives au double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) L’utilisation de l’association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes). L’étude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints d’un diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. L’étude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique. En comparaison à une monothérapie, ces études n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique significatif sur l’évolution des atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors qu’il a été observé une augmentation du risque d’hyperkaliémie, d’insuffisance rénale aiguë et/ou d’hypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques. Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique. L’étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée dans le but d’évaluer le bénéfice de l’ajout d’aliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARAII chez des patients diabétiques de type 2, atteints d'une insuffisance rénale chronique, de troubles cardio-vasculaires ou des deux. Cette étude a été arrêtée prématurément en raison d’une augmentation du risque d’événements indésirables. Les décès d’origine cardiovasculaire et les accidents vasculaires céréb

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Le taux et le degré d’absorption du périndopril et de l’amlodipine contenus dans COVERAM ne sont pas significativement différents de ceux observés, respectivement, dans les formulations individuelles. PERINDOPRIL Absorption Après administration orale, l’absorption de périndopril est rapide et le pic de concentration est atteint en 1 heure. La demi-vie plasmatique du périndopril est de 1 heure. Le périndopril est une prodrogue. La biodisponibilité du périndoprilate, le métabolite actif, est de 27 %. En plus du périndoprilate actif, périndopril produit 5 métabolites, tous inactifs. Le pic de concentration plasmatique du périndoprilate est atteint en 3 à 4 heures. La prise d’aliments diminuant la transformation en périndoprilate, et donc sa biodisponibilité, le périndopril arginine doit être administré par voie orale, en une prise quotidienne unique le matin avant le repas. Il a été démontré une relation linéaire entre la dose de périndopril et son exposition plasmatique. Distribution Le volume de distribution est approximativement de 0,2 L/kg pour la forme libre du périndoprilate. La liaison du périndoprilate aux protéines plasmatiques est de 20 %, principalement à l’enzyme de conversion de l’angiotensine, mais elle est concentration-dépendante. Élimination Le périndoprilate est éliminé dans l’urine et la demi-vie terminale de la fraction libre est d’environ 17 heures, permettant d’obtenir un état d’équilibre en 4 jours. Sujets âgés, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale L’élimination du périndoprilate est diminuée chez le sujet âgé, ainsi que chez les insuffisants cardiaques et rénaux (voir rubrique 4.2). Par conséquent, le suivi médical habituel devra inclure un contrôle périodique de la créatinine et du potassium. Insuffisance hépatique La clairance de dialyse du périndoprilate est de 70 m L/min. Les cinétiques de périndopril sont modifiées chez les cirrhotiques : la clairance hépatique de la molécule-mère est réduite de moitié. Cependant, la quantité de périndoprilate formée n’est pas réduite et, par conséquent, aucune adaptation posologique n’est nécessaire (voir rubriques 4.2 et 4.4). AMLODIPINE Absorption, distribution et liaisons aux protéines plasmatiques Après administration orale aux doses thérapeutiques, l’amlodipine est totalement absorbée avec un pic plasmatique entre 6 et 12 heures après la prise. La biodisponibilité absolue a été estimée entre 64 et 80 %. Le volume de distribution est approximativement de 21L/kg. Des études in vitro ont montré que l’amlodipine circulante est approximativement liée à 97,5 % aux protéines plasmatiques. La biodisponibilité de l’amlodipine n’est pas affectée par la prise d’aliment. Biotransformation/Élimination La demi-vie d’élimination terminale est d’environ 35 à 50 heures et permet une prise unique quotidienne. L’amlodipine est presque entièrement métabolisée par le foie en métabolites inactifs avec 10 % de la molécule mère et 60 % des métabolites sont excrétés dans les urines. Sujet âgé Le temps d’obtention de la concentration plasmatique maximale de l’amlodipine est similaire chez les sujets jeunes et chez les sujets âgés. Chez les patients âgés, la clairance de l’amlodipine a tendance à diminuer, entraînant des augmentations de l’aire sous la courbe (ASC) et de la demi-vie d’élimination. Les augmentations de l’ASC et de la demi-vie d’élimination chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque congestive ont été conformes aux attentes dans la tranche d’âge des patients étudiés. Insuffisance hépatique Des données cliniques très limitées sont disponibles concernant l’administration de l’amlodipine chez les patients présentant une insuffisance hépatique. Les patients atteints d’insuffisance hépatique ont une clairance de l’amlodipine diminuée résultant d’une demi-vie plus longue et d’une augmentation de l’ASC d’environ 40-60%.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Fréquent| - | | Affections de l’oreille et du labyrinthe | Acouphène |
Peu fréquent\* | | Syndrome de Raynaud | - | Indéterminé | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée |
Rare| | Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) | - |
Très rare| - | | Accident vasculaire cérébral, éventuellement secondaire à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4) | - |

Questions fréquentes sur Coveram 5 mg/5 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Coveram 5 mg/5 mg ?

COVERAM est indiqué pour le traitement de l’hypertension artérielle essentielle et/ou de la maladie coronaire stable, en substitution, chez les patients déjà contrôlés avec périndopril et amlodipine pris simultanément à la même posologie.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Coveram 5 mg/5 mg ?

Posologie Un comprimé par jour en une prise, de préférence le matin et avant le repas. L’association à dose fixe n’est pas appropriée pour le traitement initial. Si un changement de posologie est nécessaire, la dose de COVERAM peut être modifiée ou une adaptation individuelle de l’association libre peut être considérée.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Coveram 5 mg/5 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l’association, sur la grossesse et l’allaitement, l’utilisation de COVERAM est déconseillée pendant le premier trimestre de la grossesse. COVERAM est contre-indiqué pendant les deuxième et troisième trimestres de la grossesse. COVERAM est déconseillé pendant l’allaitement, c’est pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre l’allaitement, soit interrompre le traitement en prenant en compte l’importance de ce traitement pour la mère.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Coveram 5 mg/5 mg ?

Les effets de COVERAM sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. L’amlodipine peut avoir une influence mineure ou modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Que faire en cas de surdosage de Coveram 5 mg/5 mg ?

Aucune information n'est disponible concernant un surdosage de COVERAMchez l'homme. Pour l'amlodipine, l'expérience en matière de surdosage intentionnel chez l'homme est limitée.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Coveram 5 mg/5 mg ?

LIEES AU PERINDOPRIL ·hypersensibilité à la substance active ou à tout autre IEC ·antécédent d'angioedème lié à la prise d'un IEC (voir rubrique 4.4), ·angioedème héréditaire ou idiopathique, ·2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6), ·l’association de COVERAM à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG \[débit de filtration glomérulaire\] < 60 mL/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1), ·utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan, le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5), ·traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5), ·sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique (voir rubrique 4.4). LIEES A L’AMLODIPINE ·hypotension sévère, ·hypersensibilité à la substance active ou aux dérivés de la dihydropyridine, ·état de choc, incluant choc cardiogénique, ·obstruction au niveau du système d’éjection du ventricule gauche (ex : degré élevé de sténose aortique), ·insuffisance cardiaque hémodynamiquement instable après infarctus aigu du myocarde. LIEES A COVERAM Toutes les contre-indications relatives à chacun des monocomposants, citées précédemment, doivent également s’appliquer à l’association fixe COVERAM. ·hypersensibilité à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Source : Contre-indications RCP.

Coveram 5 mg/5 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Coveram 5 mg/5 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Coveram 5 mg/5 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Coveram 5 mg/5 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 6,39 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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  • 1 pilulier(s) polypropylène de 30 comprimé(s)65%6,393400938580259
  • 3 pilulier(s) polypropylène de 30 comprimé(s)65%18,093400938580600

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.