Classe pharmacothérapeutique : médicaments pour les syndromes obstructifs des voies aériennes : adrénergiques en association avec des corticoïdes ou d'autres médicaments, à l'exclusion des anticholinergiques, code ATC : R03AK07.
Mécanisme d’action et effets pharmacodynamiques
Les substances actives de GIBITER EASYHALER sont le formotérol et le budésonide, dont les mécanismes d’action diffèrent. Il résulte de leur association un effet additif en termes de réduction des exacerbations de l'asthme.
Le mécanisme d'action de chacun des principes actifs est décrit ci-après.
Budésonide
Le budésonide est un glucocorticoïde qui, administré par voie inhalée, exerce un effet anti-inflammatoire local dose-dépendant, entraînant une réduction des symptômes et du nombre d'exacerbations d'asthme. Le budésonide administré par voie inhalée induit des effets indésirables moins sévères que les corticoïdes administrés par voie systémique. Le mécanisme d'action exact à l'origine de l'activité antiinflammatoire exercée par les glucocorticoïdes n'est pas connu.
Formotérol
Le formotérol est un agoniste sélectif des récepteurs β2 adrénergiques qui, administré par voie inhalée, entraîne une relaxation rapide et durable du muscle lisse bronchique chez les patients présentant une broncho-constriction réversible. L'effet bronchodilatateur est dose-dépendant et débute 1 à 3 minutes après l'administration. La durée de l'effet est d'au moins 12 heures après une seule dose.
Efficacité et sécurité clinique (sauf mention spécifique, les essais cliniques décrits ci-dessous n’ont pas été réalisés avec GIBITER EASYHALER)
ASTHME
Efficacité clinique pour le traitement d'entretien par budésonide/formotérol
Données d'efficacité clinique concernant le traitement régulier d'entretien de l'asthme par budésonide/formotérol
Au cours des essais cliniques réalisés chez l'adulte, il a été mis en évidence une amélioration du contrôle de l'asthme et de la fonction respiratoire ainsi qu'une réduction des exacerbations lorsque le formotérol était ajouté au traitement par budésonide.
Dans deux études de 12 semaines, l'effet de l'association budésonide/formotérol sur la fonction respiratoire était identique à celui d'un traitement associant budésonide et formotérol administrés séparément, et supérieur à celui d'un traitement par budésonide seul. Dans tous les groupes de patients comparés, un bêta-2 mimétique de courte durée d'action était utilisé à la demande. Il n'a été pas observé d'épuisement de l'effet thérapeutique du traitement au cours du temps.
Une étude randomisée, en double aveugle, incluant 72 adultes asthmatiques âgés de 18 à 70 ans, a comparé l'efficacité de l'association budésonide/formotérol Easyhaler à celle de Symbicort Turbuhaler après l'administration d'une dose unique. Les patients inclus présentaient un asthme stable avec un contrôle sub-optimal. La moyenne des VEMS était de 1,92 L (soit 62 % de la valeur prédite). L'étude comparait l'administration d'une dose de formoterol de 9 µg et de 36 µg (soit 1 et 4 inhalations avec le dosage 320/9 µg). La différence observée entre les 2 groupes sur le critère principal qui était le VEMS moyen sur 12 heures, n'était pas significative. À la dose la plus faible, la différence entre les traitements (Easyhaler - Turbuhaler) était de 0,013 L (IC 95 %: -0,047 ; 0,073 L) et, à la dose la plus élevée, elle était de -0,028 L (IC 95 % : -0,087 ; 0,032 L). Au vu des résultats de l'étude l'efficacité bronchodilatatrice était considérée équivalente entre l'association budésonide/formotérol Easyhaler et Symbicort Turbuhaler.
Deux études pédiatriques de 12 semaines ont été réalisées, au cours desquelles un total de 265 enfants de 6 à 11 ans ont reçu un traitement d'entretien avec l'association budésonide/formotérol (2 inhalations de 80 microgrammes/4,5 microgrammes/dose 2 fois par jour) et ont utilisé un agoniste des récepteurs bêta-2 adrénergiques "à la demande". Dans les deux études, la fonction respiratoire a été améliorée et le traitement a été bien toléré, comparativement aux groupes traités par budésonide seul à la dose correspondante.
BPCO
Deux études de 12 mois ont évalué l’effet sur la fonction pulmonaire et la fréquence des exacerbations (définies par la prise de corticoïdes oraux et/ou la prise d’antibiotiques et/ou des hospitalisations) chez des patients souffrant de BPCO modérée à sévère. Le critère d’inclusion pour les 2 études était un VEMS pré-bronchodilatateur <50% de la valeur théorique. Le VEMS médian à l’inclusion dans les essais était de 42 % (exprimé en pourcentage de la valeur théorique). Le nombre moyen d’exacerbations par an (comme défini plus haut) était significativement réduit avec l’association budésonide/formotérol, par rapport au formotérol seul ou au placebo (fréquence moyenne de 1,4 contre 1,8-1,9 dans le groupe placebo/formotérol). Au cours des 12 mois, le nombre moyen de jours de traitement par corticoïdes oraux/patient était légèrement diminué dans le groupe budésonide/formotérol (7-8 jours/patient/an) par rapport au groupe placebo (11-12 jours/patient/an) et au groupe formotérol (9-12 jours/patient/an). En ce qui concerne les changements au niveau des paramètres de la fonction pulmonaire, comme le VEMS, l’association budésonide/formotérol ne s’est pas révélée supérieure au formotérol seul.