Indications
- Œdèmes d'origine cardiaque ou rénale.
- Œdèmes d'origine hépatique, le plus souvent en association avec un diurétique épargneur de potassium.
- Hypertension artérielle.
Esidrex 25 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Hydrochlorothiazide, présenté sous forme de comprimé sécable pour la voie orale. Remboursé à 65% (1,49 €). Laboratoire laboratoires juvise pharmaceuticals.
D'après la monographie officielle, Esidrex 25 mg est utilisé pour :
Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.
Délivré uniquement sur prescription médicale.
Grossesse Les données concernant l’utilisation de l’hydrochlorothiazide pendant la grossesse sont limitées spécialement pendant…
Grossesse Les données concernant l’utilisation de l’hydrochlorothiazide pendant la grossesse sont limitées spécialement pendant…
Information non renseignée dans la monographie.
Sans objet.
Information non renseignée dans la monographie.
Information non renseignée dans la monographie.
Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.
Esidrex 25 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste ii). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.
Prix public indicatif : 1,49 €, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.
Chargement des interactions…
Non, Esidrex 25 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.
Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.
Le service médical rendu par ESIDREX reste important dans les indications de lAMM.
Posologie Comme avec tous les autres diurétiques, le traitement doit être initié avec la plus petite dose possible. Cette dose doit être établie en fonction de la réponse individuelle du patient afin d’obtenir le bénéfice thérapeutique maximal tout en minimisant la survenue d’effets indésirables. La dose quotidienne d’ESIDREX peut être administrée en une ou deux prises, avec ou sans nourriture. Œdèmes La posologie initiale est de 50 à 100 mg/jour, éventuellement 200 mg/jour. La plus petite dose efficace doit être identifiée par titration et doit être administrée seulement sur des périodes limitées. La posologie d’entretien est de 25 à 50 mg/jour ou 1 jour sur 2. Hypertension artérielle Les doses préconisées actuellement dans l’hypertension artérielle sont de 12,5 ou de 25 mg/jour. Pour une posologie donnée, l’effet maximum est atteint en 3 à 4 semaines. Si la tension artérielle n’est pas suffisamment abaissée avec une dose de 25 mg /jour, un traitement combiné avec un autre médicament antihypertenseur est recommandé. La déplétion sodée et/ou volémique doit être corrigée avant d’utiliser ESIDREX en association avec un IEC, un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II ou un inhibiteur direct de la rénine. Dans le cas contraire, le traitement doit être initié sous surveillance médicale étroite. Populations particulières Insuffisance rénale Aucun ajustement de la dose initiale n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (voir rubrique 5.2). ESIDREX est contre-indiqué chez les sujets présentant une anurie et chez les patients atteints d’insuffisance rénale sévère. Insuffisance hépatique Aucun ajustement de la dose initiale n’est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. ESIDREX doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.4). Mode d’administration Ce médicament est à prendre par voie orale. Avalez le(s) comprimé(s) sécable(s) avec un verre d’eau.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de :
Mises en garde spéciales Ce médicament est généralement déconseillé en cas de sténose bilatérale de l’artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique et en cas d’hypokaliémie. L’hydrochlorothiazide est un sulfamide. La possibilité d’une allergie croisée avec les autres sulfamides notamment antibactériens reste théorique et non validée en clinique. Insuffisance hépatique Les diurétiques thiazidiques, comme d’autres diurétiques peuvent induire un déséquilibre électrolytique, une encéphalopathie hépatique ou un syndrome hépato-rénal quand ils sont utilisés pour traiter les ascites cirrhotiques. L’hydrochlorothiazide doit être utilisé avec prudence particulièrement chez les sujets présentant des atteintes hépatiques sévères. Cancer de la peau non mélanome Un risque accru de cancer de la peau non mélanome (CPNM) [carcinome basocellulaire (CB) et carcinome épidermoïde (CE)] avec une augmentation de la dose cumulative d'exposition à l'hydrochlorothiazide (HCTZ) a été observé dans deux études épidémiologiques issues du registre danois des cancers. Les actions photosensibilisantes de l’HCTZ pourraient constituer un mécanisme possible du CPNM. Les patients prenant de l’HCTZ doivent être informés du risque de CPNM et être invités à vérifier régulièrement leur peau pour détecter toute nouvelle lésion et à signaler rapidement toute lésion cutanée suspecte. Des mesures préventives possibles telles qu'une exposition limitée au soleil et aux rayons UV et, en cas d'exposition, une protection adéquate devraient être conseillées aux patients afin de minimiser le risque de cancer de la peau. Les lésions cutanées suspectes doivent être examinées rapidement, y compris éventuellement par un examen histologique des biopsies. L'utilisation d’HCTZ peut également devoir être reconsidérée chez les patients ayant déjà présenté un CPNM (voir aussi rubrique 4.8). Toxicité respiratoire aiguë De très rares cas graves de toxicité respiratoire aiguë, notamment de syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA), ont été rapportés après la prise d’hydrochlorothiazide. L’œdème pulmonaire se développe généralement quelques minutes à quelques heures après la prise d’hydrochlorothiazide. Au début, les symptômes comportent dyspnée, fièvre, détérioration pulmonaire et hypotension. Si un diagnostic de SDRA est suspecté, ESIDREX doit être retiré et un traitement approprié doit être administré. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être administré à des patients ayant déjà présenté un SDRA à la suite d’une prise d’hydrochlorothiazide. Des cas de réaction de photosensibilité ont été rapportés lors de l’utilisation des diurétiques thiazidiques (voir rubrique 4.8). En cas de survenue de réaction de photosensibilité sous traitement, il est recommandé d’interrompre le traitement. Si une réadministration du traitement est indispensable, il est recommandé de protéger les zones exposées au soleil ou aux UVA artificiels. Ce médicament peut être administré en cas de maladie cœliaque. L’amidon de blé peut contenir du gluten, mais seulement à l’état de trace, et est donc considéré comme sans danger pour les sujets atteints d’une maladie cœliaque. Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares). Précautions d’emploi Equilibre hydro-électrolytique Natrémie La natrémie doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite. Les diurétiques thiazidiques peuvent provoquer une hyponatrémie ou exacerber une hyponatrémie préexistante. Chez les sujets présentant une baisse importante de la natrémie et/ou une déplétion volémique importante, tel qu’observé chez les patients recevant de fortes doses de diurétiques, une hypotension symptomatique peut apparaître dans de rares cas après l’initiation du traitement par l’hydrochlorothiazide. La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (voir rubriques 4.8 et 4.9). Chez les patients ayant une ascite liée à une cirrhose hépatique, et chez les patients ayant un œdème lié à un syndrome néphrotique une surveillance particulière doit être effectuée. Des cas isolés d’hyponatrémie accompagnée de symptômes neurologiques (nausées, désorientation progressive, apathie) ont été observés. Les diurétiques thiazidiques ne doivent être utilisés qu’après la normalisation de toute déplétion sodée et/ou volémique existantes. Dans le cas contraire, le traitement sera instauré sous surveillance médicale étroite. Kaliémie Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent provoquer la survenue d’une hypokaliémie ou exacerber une hypokaliémie préexistante. Les diurétiques thiazidiques doivent être administrés avec prudence chez les patients souffrant d’une pathologie pouvant être à l’origine d’une perte importante de potassium, comme par exemple dans les néphropathies avec perte de sels ou les troubles de la fonction rénale d’origine pré-rénale (cardiogéniques). Le risque de survenue d’une hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque représentées par les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec œdèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. En effet, dans ce cas, l’hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme. Les patients présentant un espace QT long à l’ECG sont également à risque, que l’origine en soit congénitale ou médicamenteuse. L’hypokaliémie (de même que la bradycardie) agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales, surtout en présence d’une bradycardie. La
L’administration concomitante d’ESIDREX avec les médicaments suivants peut entraîner des interactions. + Médicaments hypokaliémiants L’hypokaliéme est un facteur favorisant l’apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d’interactions. Il s’agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l’amphotéricine B (voie IV). + Médicaments hyponatrémiants Certains médicaments sont plus fréquemment impliqués dans la survenue d’une hyponatrémie. Ce sont les diurétiques, la desmopressine, les antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonine, la carbamazépine et l’oxcarbazépine. L’association de ces médicaments majore le risque d’hyponatrémie. Associations déconseillées + Lithium Augmentation de la lithémie avec signes de surdosage en lithium, comme lors d’un régime désodé (diminution de l’excrétion rénale du lithium). Si l’association ne peut être évitée, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la posologie du lithium. Associations faisant l'objet de précautions d’emploi + Acide acétylsalicylique Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour) ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) : Insuffisance rénale aigüe chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l’effet antihypertenseur. Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement. + Anti-inflammatoires non stéroïdiens Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux anti-inflammatoires non stéroïdiens). Par ailleurs, réduction de l’effet antihypertenseur. Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement. + Carbamazépine Risque d’hyponatrémie symptomatique. Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurétiques. + Résines chélatrices La prise de résine chélatrice peut diminuer l’absorption intestinale et, potentiellement, l’efficacité d’autres médicaments pris simultanément. D’une façon générale, la prise de la résine doit se faire à distance de celle des autres médicaments, en respectant un intervalle de plus de 2 heures, si possible. + Digitaliques Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques. Corriger auparavant toute hypokaliémie, et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique. + Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés) L’association rationnelle, utile pour certains patients, n’exclut pas la survenue d’hypokaliémie ou, en particulier chez l’insuffisant rénal et le diabétique, d’hyperkaliémie. Surveiller la kaliémie, éventuellement de l’ECG, et, s’il y a lieu, reconsidérer le traitement. + Inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), antagoniste de l'angiotensine II Risque d’hypotension artérielle brutale et/ou d’insuffisance rénale aiguë lors de l’instauration ou de l’augmentation de la posologie d’un traitement par un inhibiteur de l’enzyme de conversion ou un antagoniste de l’angiotensine II en cas de déplétion hydrosodée préexistante. Dans l’hypertension artérielle, lorsqu’un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :
Grossesse Les données concernant l’utilisation de l’hydrochlorothiazide pendant la grossesse sont limitées spécialement pendant le premier trimestre. Les études chez les animaux sont insuffisantes. L’hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire. Sur la base du mécanisme d’action pharmacologique de l’hydrochlorothiazide, son utilisation pendant le deuxième et le troisième trimestre de grossesse peut diminuer la perfusion fœto-placentaire et entraîner des effets fœtaux et néonataux tels qu’ictère, déséquilibres éléctrolytiques et thrombopénie. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé en cas d’œdème gestationnel, d’hypertension gestationnelle ou de pré-éclampsie en raison du risque de diminution du volume plasmatique et d’hypo perfusion placentaire, sans effet bénéfique sur l’évolution de la maladie. L’hydrochlorothiazide ne doit pas être utilisé dans le traitement de l’hypertension essentielle chez les femmes enceintes, sauf dans de rares cas où aucun autre traitement ne peut être utilisé. Allaitement L’hydrochlorothiazide est excrété dans le lait maternel en faible quantité. Les diurétiques thiazidiques à fortes doses provoquant une diurèse importante peuvent inhiber la lactation. L’utilisation d’ESIDREX pendant l’allaitement n’est pas recommandé. Si ESIDREX est utilisé pendant l’allaitement, les doses administrées doivent rester les plus faibles possible. Fertilité Il n’existe pas de données sur l’effet d’ESIDREX sur la fertilité chez l’homme. Dans les études réalisées chez l’animal, l'hydrochlorothiazide n’a aucun effet sur la fertilité ni sur la conception (voir rubrique 5.3).
Les évènements indésirables (Tableau 1) sont classés par fréquence, en commençant par les plus fréquents selon la convention suivante : très fréquent (> 1/10) ; fréquent (> 1/100, <1/10) ; peu fréquent (> 1/1000, <1/100) ; rare (> 1/10000, <1/1000) ; très rare (<1/10000) et fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponible).
| Affections hématologiques et du système lymphatique | | --- | --- | | Rare | Thrombocytopénie parfois avec purpura | | Très rare | Insuffisance médullaire, anémie hémolytique, leucopénie, agranulocytose | | Fréquence indéterminée | Aplasie médullaire | | Affections du système immunitaire | | Très rare | Réaction d’hypersensibilité | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | | Très fréquent | Hypokaliémie, hyperlipidémie | | Fréquent | Hyperuricémie, hypomagnésémie, hyponatrémie | | Rare | Hypercalcémie, hyperglycémie, glycosurie, aggravation du diabète métabolique | | Très rare | Alcalose hypochlorémique | | Affections psychiatriques | | Rare | Dépression, troubles du sommeil | | Affections du système nerveux | | Rare | Céphalées, vertiges, paresthésies | | Affections oculaires | | Rare | Troubles visuels | | Fréquence indéterminée | Epanchement choroïdien, glaucome aigu à angle fermé | | Affections cardiaques | | Rare | Arythmies | | Affections vasculaires | | Fréquent | Hypotension orthostatique | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | | Très rare | Détresse respiratoire (incluant pneumonie et œdème pulmonaire) | | Très rare | Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (voir rubrique 4.4) | | Affections gastro-intestinales | | Fréquent | Diarrhée, perte d’appétit, nausées et vomissements | | Rare | Inconfort abdominal, constipation | | Très rare | Pancréatite | | Affections hépatobiliaires | | Rare | Cholestase intrahépatique, ictère | | Affections de la peau et du tissu sous-cutané | | Fréquent | Urticaire et autres formes d’éruptions cutanées | | Rare | Réaction de photosensibilité | | Très rare | Réaction de type lupus érythémateux, réactivation d’un lupus érythémateux, vascularite nécrosante et nécrolyse épidermique toxique | | Fréquence indéterminée | Erythème polymorphe | | Affections musculo-squelettiques et systémiques | | Fréquence indéterminée | Spasmes musculaires | | Affections du rein et des voies urinaires | | Peu fréquent | Insuffisance rénale aiguë | | Fréquence indéterminée | Trouble de la fonction rénale | | Affections des organes de la reproduction et du sein | | Fréquent | Impuissance | | Troubles généraux et anomalies au site d’administration | | Fréquence indéterminée | Asthénie, fièvre | | Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes) | | Fréquence indéterminée | Cancer de la peau non mélanome* (carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde) |
\* D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l’HCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.
Un surdosage avec l’hydrochlorothiazide est associé à une déplétion électrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie, hyponatrémie) et à une déshydratation due à une diurèse excessive. Les signes et symptômes les plus fréquents d’un surdosage sont des nausées et une somnolence. L’hypokaliémie peut entraîner des spasmes musculaires et/ou accentuer les arythmies cardiaques associées à l’utilisation concomitante de glucosides digitaliques ou de certains médicaments antiarythmiques. Le traitement consiste à restaurer l’équilibre hydro-électrolytique, la correction de l’hyponatrémie doit être progressive. Une surveillance cardiovasculaire doit être mise en œuvre selon l’état clinique. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).
Classe pharmacothérapeutique : DIURETIQUE DU SEGMENT CORTICAL DE DILUTION Code ATC : C03AA03. Mécanisme d’action L’hydrochlorothiazide, la substance active d’ESIDREX est un diurétique benzothiazidique. Les diurétiques thiazidiques agissent principalement au niveau du tubule distal du rein (partie initiale du tube contourné) en inhibant la réabsorption du chlorure de sodium (par blocage du co-transporteur Na Cl). L’augmentation de libération de Na+ et d’eau dans le tube collecteur cortical et/ou l’augmentation du débit entrainent une augmentation de sécrétion et d’excrétion de K+ et H+. L’inhibition de la réabsorption de Na Cl entraine également une stimulation indirecte de la réabsorption du Ca2+. Les effets diurétiques et natriurétiques apparaissent dans les 1 à 2 heures suivant l’administration orale d’hydrochlorothiazide. Cette activité est maximale au bout de 4 à 6 heures et pourrait persister pendant 10 à 12 heures. La diurèse induite par les diurétiques thiazidiques entraine d’abord une baisse du volume plasmatique, du débit cardiaque, et de la pression artérielle systémique. Le système rénine-angiotensine-aldostérone peut être activé. Lors d’une administration continue, l’effet hypotenseur est maintenu, probablement en raison de la baisse de résistance vasculaire périphérique ; le débit cardiaque revient à des valeurs enregistrées avant traitement, le volume plasmatique reste parfois réduit et l’activité de la rénine plasmatique peut être augmentée. Hypertension Lors de l’administration chronique, l’effet anti-hypertenseur d’ESIDREX est dose dépendant chez la plupart des patients, pour des doses allant de 12,5 mg/jour jusqu’à 50-75 mg/jour. L’effet thérapeutique des diurétiques thiazidiques reste en plateau au-delà d’une certaine dose, tandis que les effets indésirables continuent d’augmenter : en cas d’inefficacité du traitement, il n’est pas utile, et souvent mal toléré, d’augmenter les doses au-delà des posologies recommandées (voir rubrique 4.2). Chez les patients présentant un diabète insipide néphrogénique, l’hydrochlorothiazide diminue le volume urinaire et augmente l’osmolalité urinaire. Cancer de la peau non mélanome D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l’HCTZ et le CPNM a été observée. Une étude comprenait une population composée de 71 533 cas de CB et de 8 629 cas de CE appariés à 1 430 833 et 172 462 témoins de la population, respectivement. Une utilisation élevée d’HCTZ (dose cumulative ≥50 000 mg) a été associée à un odds ratio (OR) ajusté de 1,29 (intervalle de confiance de 95 % : 1,23-1,35) pour le CB et de 3,98 (intervalle de confiance de 95 % : 3,68-4,31) pour le CE. Une relation claire entre la relation dose-réponse cumulative a été observée pour le CB et le CE. Une autre étude a montré une association possible entre le cancer des lèvres (CE) et l'exposition à l’HCTZ : 633 cas de cancer des lèvres ont été appariés à 63 067 témoins de la population, à l'aide d'une stratégie d'échantillonnage axée sur les risques. Une relation dose-réponse cumulative a été démontrée avec un OR ajusté de 2,1 (intervalle de confiance de 95 % : 1,7-2,6) allant jusqu'à un OR de 3,9 (3,0-4,9) pour une utilisation élevée (~25 000 mg) et un OR de 7,7 (5,7-10,5) pour la dose cumulative la plus élevée (~100 000 mg) (voir aussi rubrique 4.4).
Absorption Après administration d’une dose orale, l’hydrochlorothiazide est absorbé rapidement (Tmax d’environ 2 heures). L’augmentation de l’ASC moyenne est linéaire et dose-proportionnelle dans l’intervalle thérapeutique. L’effet de la prise de nourriture sur l’absorption de l’hydrochlorothiazide a peu de répercussion clinique. Après administration orale, la biodisponibilité absolue de l’hydrochlorothiazide est de 70%. Chez les patients présentant une insuffisance cardiaque congestive, l’absorption d’hydrochlorothiazide est diminuée. L’administration en continu ne modifie pas le métabolisme de l’hydrochlorothiazide. Après 3 mois de traitement par une dose journalière de 50 mg d’hydrochlorothiazide, l’absorption, l’élimination ou l’excrétion sont similaires à celles observées lors des traitements de courte durée. Distribution L’hydrochlorothiazide s’accumule dans les érythrocytes, atteignant sa concentration maximale 4 heures après l’administration par voie orale. Après 10 heures, la concentration dans les érythrocytes est approximativement 3 fois supérieure à celle du plasma. Une liaison aux protéines plasmatiques d’environ 40-70% a été rapportée, et un volume apparent de distribution estimé à 4-8 L/Kg. La demi-vie est très variable d’un sujet à un autre : elle est comprise entre 6 et 25 heures. Élimination L’hydrochlorothiazide est éliminé du plasma principalement sous forme inchangée avec une demi-vie d’environ 6 à 15 h dans la phase terminale d’élimination. En 72 h, 60 à 80 % d’une dose orale unique est excrétée dans les urines, 95% sous forme inchangée, et 4% sous forme d’hydrolysat 2-amino-4-chloro-m-benzenedisulfonamide (ABCS). Jusqu’à 24% de la dose orale est retrouvé dans les fèces et une quantité négligeable est excrétée dans la bile. Chez les insuffisants rénaux et cardiaques, la clairance rénale de l’hydrochlorothiazide est diminuée, et la demi-vie d’élimination augmentée. Il en est de même chez les sujets âgés, avec en outre une augmentation de la concentration plasmatique maximale.
Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.
Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.
| Fréquence | Effets rapportés |
|---|---|
| Très fréquent | | Hypokaliémie, hyperlipidémie | | |
| Fréquent | selon la convention suivante : très fréquent (> 1/10) ; fréquent (> 1/100, <1/10) ; peu fréquent (> 1/1000, <1/100) ; rare (> 1/10000, <1/1000) ; très rare (<1/10000) et |
| Peu fréquent | | Insuffisance rénale aiguë | | |
| Rare | | Cholestase intrahépatique, ictère | | **Affections de la peau et du tissu sous-cutané** | | |
| Très rare | | Réaction de type lupus érythémateux, réactivation d’un lupus érythémateux, vascularite nécrosante et nécrolyse épidermique toxique | | |
| Fréquence indéterminée | | Cancer de la peau non mélanome\* (carcinome basocellulaire et carcinome épidermoïde) | _\\* D'après les données disponibles provenant d'études épidémiologiques, une association cumulative dose-dépendante entre l’HCTZ et le CPNM a été observée (voir aussi rubriques 4.4 et 5.1)._ Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicam |
Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.
·Œdèmes d'origine cardiaque ou rénale. ·Œdèmes d'origine hépatique, le plus souvent en association avec un diurétique épargneur de potassium. ·Hypertension artérielle.
Source : Indications RCP.
Posologie Comme avec tous les autres diurétiques, le traitement doit être initié avec la plus petite dose possible. Cette dose doit être établie en fonction de la réponse individuelle du patient afin d’obtenir le bénéfice thérapeutique maximal tout en minimisant la survenue d’effets indésirables. La dose quotidienne d’ESIDREX peut être administrée en une ou deux prises, avec ou sans nourriture. Œdèmes La posologie initiale est de 50 à 100 mg/jour, éventuellement 200 mg/jour.
Source : Posologie RCP.
Grossesse Les données concernant l’utilisation de l’hydrochlorothiazide pendant la grossesse sont limitées spécialement pendant le premier trimestre. Les études chez les animaux sont insuffisantes. L’hydrochlorothiazide traverse la barrière placentaire.
Source : Grossesse et allaitement RCP.
Sans objet.
Source : Effets sur la conduite RCP.
Un surdosage avec l’hydrochlorothiazide est associé à une déplétion électrolytique (hypokaliémie, hypochlorémie, hyponatrémie) et à une déshydratation due à une diurèse excessive. Les signes et symptômes les plus fréquents d’un surdosage sont des nausées et une somnolence.
Source : Surdosage RCP.
Ce médicament ne doit jamais être utilisé en cas de : ·hypersensibilité connue à l’hydrochlorothiazide ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1, ·anurie, ·insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/min). Ce médicament est contre indiqué chez les patients présentant une allergie au blé (autre que la maladie cœliaque).
Source : Contre-indications RCP.
Non. Esidrex 25 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste II).
Source : Conditions de prescription BDPM.
Oui, Esidrex 25 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 1,49 €), d'après la base publique du médicament.
Source : Base publique du médicament.
Informations issues notamment de :
Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.