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comprimé pelliculéSur ordonnanceATC C10AA07⏱ Lecture ~ 21 min

Rosuvastatine Teva 5 mg

Rosuvastatine Teva 5 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Rosuvastatine calcique, présenté sous forme de comprimé pelliculé pour la voie orale. Remboursé à 65% (3,98 €). Laboratoire teva sante.

En résumé

D'après la monographie officielle, Rosuvastatine Teva 5 mg est utilisé pour :

  • Traitement des hypercholestérolémies Adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans ou plus avec hypercholestérolémies pures (type IIa incluant les hypercholestérolémies familiales hétérozygotes) ou dyslipidémies mixtes (type IIb) en comp…
  • Adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans ou plus avec hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d'un régime et d'autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse des LDL) ou lorsque ces traitements ne sont pa…
  • Prévention des évènements cardiovasculaires Prévention des événements cardiovasculaires majeurs chez les patients estimés à haut risque de faire un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction de…

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Rosuvastatine Teva 5 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Les femmes en âge de procréer doivent prendre des…

Allaitement
Éviter

La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Les femmes en âge de procréer doivent prendre des…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
OK

Aucune étude n'a été réalisée pour déterminer l'effet de la rosuvastatine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Rosuvastatine Teva 5 mg : sur ou sans ordonnance ?

Rosuvastatine Teva 5 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Rosuvastatine Teva 5 mg

Prix public indicatif : 3,98, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

Vérifier votre ordonnance →

Chargement des interactions…

Questions fréquentes sur Rosuvastatine Teva 5 mg

Rosuvastatine Teva 5 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Rosuvastatine Teva 5 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Rosuvastatine Teva 5 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Rosuvastatine calcique

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2016-05-25
Voieorale
CIS67607630

Présentation principale

Conditionnement30 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 1 comprimé(s)
Remboursement65%
Prix3,98 €
CIP 133400930052068

Indications

Traitement des hypercholestérolémies Adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans ou plus avec hypercholestérolémies pures (type IIa incluant les hypercholestérolémies familiales hétérozygotes) ou dyslipidémies mixtes (type IIb) en complément d'un régime lorsque la réponse au régime et aux autres traitements non pharmacologiques (exercice, perte de poids) n'est pas suffisante. Adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans ou plus avec hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d'un régime et d'autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse des LDL) ou lorsque ces traitements ne sont pas appropriés. Prévention des évènements cardiovasculaires Prévention des événements cardiovasculaires majeurs chez les patients estimés à haut risque de faire un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des autres facteurs de risque.

Posologie et mode d'administration

Avant de débuter le traitement, le patient doit suivre un régime hypocholestérolémiant adapté qu’il devra continuer pendant toute la durée du traitement. La posologie sera adaptée selon l’objectif thérapeutique et la réponse du patient, en fonction des recommandations en vigueur. ROSUVASTATINE TEVA 5 mg, comprimé pelliculé peut être administré à tout moment de la journée, indépendamment des repas. Traitement des hypercholestérolémies La dose initiale recommandée est de 5 ou 10 mg une fois/jour par voie orale aussi bien chez les patients naïfs que chez les patients précédemment traités par un autre inhibiteur de l’HMG-Co A réductase. Pour un patient donné, le choix de la dose initiale devra tenir compte du taux de LDL-C, du risque cardiovasculaire potentiel ainsi que du risque de survenue d’effets indésirables (voir ci-dessous). Une augmentation de la posologie à la dose supérieure peut se faire après 4 semaines si besoin est (voir rubrique 5.1). Compte-tenu de l’augmentation du nombre d’effets indésirables observés à la dose de 40 mg par rapport aux doses plus faibles (voir rubrique 4.8), une dose maximale de 40 mg (2 fois 20 mg) ne sera envisagée que chez des patients présentant une hypercholestérolémie sévère avec un risque cardiovasculaire élevé (en particulier ceux présentant une hypercholestérolémie familiale) n’ayant pas atteint l’objectif thérapeutique fixé à une dose de 20 mg/jour et qui feront l’objet d’un suivi régulier (voir rubrique 4.4). Il est recommandé que l’avis d’un spécialiste soit pris lors de l’initiation d’une dose à 40 mg. Prévention des événements cardiovasculaires Dans l’étude de réduction du risque des événements cardiovasculaires, la dose utilisée était de 20 mg une fois par jour (voir rubrique 5.1). Population pédiatrique L’utilisation en pédiatrie doit être réservée aux spécialistes. Enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans (stades < II-V sur l’échelle de Tanner) Hypercholestérolémie familiale hétérozygote Chez les enfants et les adolescents ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, la dose d’initiation habituelle est de 5 mg par jour.

  • Chez les enfants âgés de 6 à 9 ans présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, la dose habituelle varie entre 5 et 10 mg une fois par jour par voie orale. La sécurité d’emploi et l’efficacité des doses supérieures à 10 mg n’ont pas été étudiées dans cette population.
  • Chez les enfants âgés de 10 à 17 ans présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, la dose habituelle varie entre 5 et 20 mg une fois par jour par voie orale. La sécurité d’emploi et l’efficacité des doses supérieures à 20 mg n’ont pas été étudiées dans cette population. Les ajustements posologiques doivent être réalisés en fonction de la réponse individuelle et de la tolérance au traitement de la population pédiatrique, en tenant compte des recommandations sur les traitements pédiatriques (voir rubrique 4.4). Les enfants et adolescents doivent suivre un régime hypocholestérolémiant standard avant l’initiation du traitement par rosuvastatine, le régime devant être poursuivi pendant la période de traitement. Hypercholestérolémie familiale homozygote Chez les enfants âgés de 6 à 17 ans présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, la dose maximale recommandée est de 20 mg une fois par jour. Une dose initiale de 5 à 10 mg administrée une fois par jour est recommandée en fonction de l’âge, du poids et de l’utilisation précédente d’une statine. Les ajustements posologiques jusqu’à une dose maximale de 20 mg une fois par jour doivent être réalisés en fonction de la réponse individuelle et de la tolérance au traitement des patients pédiatriques en tenant compte des recommandations sur les traitements pédiatriques (voir rubrique 4.4). Les enfants et adolescents doivent suivre un régime hypocholestérolémiant standard avant l’instauration du traitement par rosuvastatine ; ce régime doit être poursuivi pendant le traitement par rosuvastatine. L’expérience est limitée pour des doses autres que 20 mg dans cette population. La dose de 40 mg ne doit pas être utilisée dans la population pédiatrique. Enfants de moins de 6 ans La sécurité d’emploi et l’efficacité de l’utilisation chez les enfants de moins de 6 ans n’ont pas été étudiées. Pour cette raison, la rosuvastatine n’est pas recommandée chez les enfants âgés de moins de 6 ans. Utilisation chez le sujet âgé Une dose initiale de 5 mg est recommandée chez les patients > 70 ans (voir rubrique 4.4). Aucun autre ajustement thérapeutique lié à l’âge n’est nécessaire. Posologie chez l’insuffisant rénal En cas d’insuffisance rénale légère à modérée, aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Une dose initiale de 5 mg est recommandée chez les patients avec une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 ml/min). La dose de 40 mg est également contre-indiquée chez les patients avec une insuffisance rénale modérée. En cas d’insuffisance rénale sévère, tous les dosages de la rosuvastatine sont contre-indiqués (voir rubriques 4.3 et 5.2). Posologie chez l’insuffisant hépatique Chez les patients avec un score de Child-Pugh ≤ 7, aucune augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine n’a été observée. Chez les patients avec un score de Child-Pugh de 8 ou 9, une augmentation de l’exposition systémique à la rosuvastatine a été observée (voir rubrique 5.2). Chez ces patients, une évaluation de la fonction rénale sera réalisée (voir rubrique 4.4). Chez les patients avec un score de Child-Pugh > 9, aucune donnée n’est disponible. La rosuvastatine est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique 4.3). Particularités ethniques Une augmentation de l’exposition systémique a été observée chez des sujets asiatiques (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2). Une dose initiale de 5 mg est recommandée chez des patients ayant des origines asiatiques. La dose de 40 mg est contre-indiquée chez ces patients. Polymorphismes génétique

Contre-indications

La rosuvastatine est contre-indiquée :

  • chez les patients présentant une hypersensibilité à la rosuvastatine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
  • chez les patients présentant une affection hépatique évolutive y compris élévations inexpliquées et prolongées des transaminases sériques et toute augmentation des transaminases sériques au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) ;
  • chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ;
  • chez les patients atteints de myopathie ;
  • chez les patients recevant un traitement concomitant par sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5) ;
  • chez les patients recevant de la ciclosporine de façon concomitante ;
  • au cours de la grossesse, de l’allaitement et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyens contraceptifs appropriés. La dose de 40 mg est contre-indiquée chez les patients présentant des facteurs prédisposants de myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs incluent :
  • insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 ml/min) ;
  • hypothyroïdie ;
  • antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires génétiques ;
  • antécédents personnels d'atteinte musculaire avec un autre inhibiteur de l'HMG-Co A réductase ou un fibrate ;
  • consommation excessive d'alcool ;
  • situations favorisant une élévation des taux plasmatiques de rosuvastatine ;
  • patients asiatiques ;
  • association aux fibrates. (Voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2).

Mises en garde et précautions

Effets rénaux Une protéinurie, détectée par bandelette urinaire et principalement d’origine tubulaire, a été observée chez les patients traités par de fortes doses de rosuvastatine, en particulier à la dose de 40 mg. Elle est, dans la plupart des cas, transitoire ou intermittente. Cette protéinurie n’apparaît pas être un facteur prédictif d’une affection rénale aiguë ou évolutive (voir rubrique 4.8). Le taux de notification d’évènements rénaux sérieux depuis la mise sur le marché est plus élevé à la dose de 40 mg. Des tests fonctionnels rénaux devront être envisagés régulièrement au cours du suivi des patients traités par une dose de 40 mg. Effets musculaires Des effets musculaires tels que des myalgies, des myopathies et rarement des rhabdomyolyses ont été observés chez des patients traités par rosuvastatine à toutes les doses, en particulier aux doses > 20 mg. De très rares cas de rhabdomyolyses ont été rapportés lors de l’utilisation d’ézétimibe en association avec les inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase. Une interaction pharmacodynamique ne peut pas être exclue (voir rubrique 4.5) et toute précaution doit être prise lors d’une utilisation associée. Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, le taux de notification de rhabdomyolyses associé à la rosuvastatine depuis la mise sur le marché est plus élevé à la dose de 40 mg. Dosage de la créatine phosphokinase (CPK) Le dosage des CPK ne doit pas être pratiqué après un effort musculaire intense ou en présence d’une autre cause possible d’élévation des CPK qui pourrait fausser l’interprétation des résultats. Si le taux de CPK initial est significativement élevé (> 5 x LSN), le taux devra être recontrôlé dans les 5 à 7 jours suivants. Si le taux initial de CPK > 5 x LSN est confirmé, le traitement ne devra pas être débuté. Avant le traitement La rosuvastatine, comme les autres inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, sera prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs prédisposants de myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs incluent :

  • insuffisance rénale ;
  • hypothyroïdie ;
  • antécédents personnels ou familiaux de maladie musculaire génétique ;
  • antécédents personnels d’atteinte musculaire avec un autre inhibiteur de l’HMG-Co A réductase ou avec un fibrate ;
  • consommation excessive d’alcool ;
  • âge > 70 ans ;
  • situations favorisant une élévation des taux plasmatiques de rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.2) ;
  • association aux fibrates. Dans ces situations, il est nécessaire de bien évaluer l’intérêt du traitement et de surveiller le patient au plan clinique. Si le taux initial de CPK est significativement élevé (> 5 x LSN), le traitement ne doit pas être débuté. Pendant le traitement Il convient de demander au patient de signaler immédiatement tout symptôme musculaire inexpliqué, à type de douleurs, fatigue musculaire, crampes, particulièrement si elles sont associées à des malaises ou de la fièvre. Un dosage des CPK doit être pratiqué chez ces patients. Le traitement sera interrompu en cas d’élévation importante des CPK (> 5 x LSN) ou en cas de symptomatologie musculaire importante avec gêne fonctionnelle quotidienne (même si les CPK sont ≤ 5 x LSN). Si les symptômes disparaissent et que le taux de CPK revient à la normale, la ré-introduction de la rosuvastatine ou d’un autre inhibiteur de l’HMG-Co A réductase, à la dose la plus faible pourra être envisagée sous surveillance clinique attentive. En l’absence de signes cliniques, la surveillance systématique des CPK n’est pas nécessaire. De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune ont été signalés pendant ou après le traitement par les statines, y compris la rosuvastatine. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persiste malgré l’arrêt du traitement par la statine. Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie préexistante ou une myasthénie oculaire (voir rubrique 4.8). ROSUVASTATINE TEVA 5 mg, comprimé pelliculé doit être arrêté en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée. Durant les études cliniques, il n’a pas été mis en évidence d’augmentation des effets musculaires chez quelques patients traités par rosuvastatine en association à d’autres traitements. Cependant, une augmentation de l’incidence des cas de myosites et de myopathies a été observée chez des patients traités par des inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase en association avec des fibrates dont le gemfibrozil, la ciclosporine, l’acide nicotinique, les antifongiques azolés, les inhibiteurs de la protéase et les macrolides. Le gemfibrozil augmente le risque de myopathie quand il est associé à certains inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase. L’association de la rosuvastatine et du gemfibrozil n’est donc pas recommandée. Le bénéfice obtenu de l’association de la rosuvastatine avec les fibrates ou la niacine sur les paramètres lipidiques sera évalué en fonction du risque potentiel de telles associations. La dose de 40 mg est contre-indiquée en cas d’association aux fibrates (voir rubriques 4.5 et 4.8). La rosuvastatine ne doit pas être co-administrée avec des formulations systémiques d’acide fusidique ou dans les 7 jours suivant l’arrêt d’un traitement par l’acide fusidique. Chez les patients pour lesquels l’utilisation de l’acide fusidique par voie systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être arrêté pendant toute la durée du traitement par l’acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse ont été rapportés (dont certains fatals) chez des patients recevant de l’acide fusidique et des statines en association (voir rubrique 4.5). Il est conseillé aux patients de solliciter immédiatement un avis médical s’ils présentent des symptômes de faiblesse, douleur ou sensibilité muscula

Interactions médicamenteuses

Effet de l’administration concomitante de médicaments sur la rosuvastine Inhibiteurs des transporteurs protéiques : la rosuvastatine est un substrat pour certains transporteurs protéiques, dont le transporteur hépatocytaire d'influx OATP1B1 et le transporteur d’efflux BCRP. L’administration concomitante de rosuvastatine avec des médicaments inhibiteurs de ces transporteurs protéiques peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de rosuvastatine et un risque accru de myopathie (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 tableau 1). Ciclosporine : lors de l’administration concomitante de rosuvastatine et de ciclosporine, les valeurs de l’ASC de la rosuvastatine sont en moyenne 7 fois plus élevées que celles observées chez le volontaire sain (voir tableau 1). La rosuvastatine est contre-indiquée chez les patients recevant de la ciclosporine de façon concomitante (voir rubrique 4.3). L’administration concomitante de ciclosporine et de rosuvastatine ne modifie pas les concentrations plasmatiques de ciclosporine. Inhibiteurs de protéases : bien que le mécanisme exact d’interaction n’ait pas été élucidé, une utilisation concomitante d’inhibiteurs de protéases peut augmenter fortement l’exposition à la rosuvastatine (voir tableau 1). Par exemple, au cours d’une étude de pharmacocinétique conduite chez des volontaires sains, l’administration concomitante de rosuvastatine 10 mg avec une association de deux inhibiteurs de protéases (300 mg d’atazanavir/100 mg de ritonavir) a entraîné une augmentation de l’ASC et de la Cmax de la rosuvastatine, respectivement d’environ 3 et 7 fois leur valeur. L’utilisation concomitante de rosuvastatine et de certaines associations d’inhibiteurs de protéases peut être envisagée après un examen attentif de l’adaptation de la posologie de la rosuvastatine basé sur l’augmentation attendue de l’exposition à la rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.4 et 4.5 tableau 1). Ticagrélor : le t icagrélor inhibe le transporteur BCRP, provoquant une augmentation de 2,6 fois de l’ASC de la rosuvastatine, ce qui peut entraîner un risque accru de myopathie. Il convient de prendre en compte les avantages de la prévention des événements indésirables cardiovasculaires majeurs par l'utilisation de la rosuvastatine et les risques liés à l'augmentation des concentrations plasmatiques de rosuvastatine. Gemfibrozil et autres hypolipémiants : l’association de la rosuvastatine et du gemfibrozil augmente la concentration maximale (Cmax) et l’ASC (multipliées par deux) de la rosuvastatine (voir rubrique 4.4). Sur la base de données d’études d’interactions spécifiques, aucune interaction pharmacocinétique significative avec le fénofibrate n’est attendue ; cependant, une interaction pharmacodynamique peut survenir. Le gemfibrozil, le fénofibrate, les autres fibrates et la niacine (acide nicotinique) à des doses hypolipémiantes (doses ≥ 1 g/jour), administrés en association avec certains inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, augmentent le risque de myopathie, probablement parce qu’ils sont eux-mêmes à l’origine de myopathie lorsqu’ils sont administrés seuls. La dose de 40 mg est contre-indiquée lors de l’association aux fibrates (voir rubriques 4.3 et 4.4). Ces patients doivent aussi débuter leur traitement avec la dose de 5 mg. Ezétimibe : l’utilisation concomitante de 10 mg de rosuvastatine et de 10 mg d’ézétimibe entraîne une augmentation de l’ASC de la rosuvastatine de 1,2 fois sa valeur chez les patients présentant une hypercholestérolémie (voir tableau 1). Une interaction pharmacodynamique, au regard des effets indésirables, entre la rosuvastatine et l’ézétimibe ne peut pas être exclue (voir rubrique 4.4). Antiacides : la prise concomitante de rosuvastatine et d’un antiacide contenant un hydroxyde d’aluminium et de magnésium entraîne une diminution de la concentration plasmatique de rosuvastatine d’environ 50 %. Cet effet diminue si l’antiacide est administré 2 heures après la rosuvastatine. La signification clinique de cette interaction n’a pas été étudiée. Érythromycine : l’utilisation concomitante de rosuvastatine et d’érythromycine entraîne une diminution de 20 % de l’ASC et une diminution de 30 % de la concentration maximale (Cmax) de rosuvastatine. Cette interaction peut être due à une augmentation de la motilité intestinale induite par l’érythromycine. Cytochrome P450 : les résultats des études in vitro et in vivo montrent que la rosuvastatine n’est ni un inhibiteur ni un inducteur des isoenzymes du cytochrome P450. De plus, la rosuvastatine est un substrat mineur pour ces isoenzymes. Par conséquent, aucune interaction résultant du métabolisme via le cytochrome P450 n’est attendue. Aucune interaction cliniquement significative n’a été observée entre la rosuvastatine et le fluconazole (inhibiteur du CYP2C9 et CYP3A4) ou le kétoconazole (inhibiteur du CYP2A6 et CYP3A4). Interactions nécessitant des ajustements de la posologie de rosuvastatine (voir tableau 1) : lorsqu’il est nécessaire d’administrer de façon concomitante la rosuvastatine avec d’autres médicaments connus pour augmenter l’exposition à la rosuvastatine, la posologie de la rosuvastatine doit être ajustée. Commencer avec une dose de rosuvastatine 5 mg une fois par jour si l’augmentation attendue de l’exposition (ASC) est d’approximativement 2 fois sa valeur ou plus. La dose maximale journalière de la rosuvastatine doit être ajustée afin que l’exposition attendue à la rosuvastatine ne soit pas supérieure à celle d’une dose journalière de 40 mg de rosuvastatine sans interaction médicamenteuse, comme par exemple une dose de rosuvastatine 20 mg avec du gemfibrozil (augmentation de l’exposition de 1,9 fois), et une dose de rosuvastatine 10 mg avec l’association ritonavir/atazanavir (augmentation de l’exposition de 3,1 fois). S’il est observé que le médicament augmente l’ASC de la rosuvastatine de moins de 2 fois, il n’est pas nécessaire de diminuer la dose initiale mais il faut être prudent si la dose de rosuvastatine

Grossesse et allaitement

La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Les femmes en âge de procréer doivent prendre des mesures de contraception adéquates. Grossesse Le cholestérol et ses dérivés étant essentiels au développement du fœtus, le risque potentiel de l’inhibition de l’HMG-Co A réductase prime sur le bénéfice attendu d’un traitement par statine lors d’une grossesse. Les études sur l’animal mettent en évidence une toxicité limitée sur la reproduction (voir rubrique 5.3). En cas de découverte d’une grossesse pendant le traitement, celui-ci doit être interrompu immédiatement. Allaitement Des données limitées provenant de rapports publiés indiquent que la rosuvastatine est présente dans le lait maternel. Chez le rat, la rosuvastatine est excrétée dans le lait. En raison du mécanisme d’action de la rosuvastatine, il existe un risque potentiel d’effets indésirables chez le nourrisson. La rosuvastatine est contre-indiquée pendant l’allaitement. Fertilité Il n’y a pas d’effets connus sur la fertilité après l’utilisation de la rosuvastatine.

Effets indésirables

Les effets indésirables observés avec la rosuvastatine sont généralement légers et transitoires. Dans les essais cliniques contrôlés, moins de 4 % des patients traités par rosuvastatine ont dû arrêter le traitement en raison d’effets indésirables. Tableau des effets indésirables Le tableau ci-dessous présente les effets indésirables de la rosuvastatine, identifiés au cours des essais cliniques et après commercialisation. Les effets indésirables listés ci-dessous sont classés en fonction de leur fréquence et de leur classe de systèmes d’organes. Les fréquences des effets indésirables sont classées selon la convention suivante : fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Tableau 2. Effets indésirables identifiés au cours des essais cliniques et après commercialisation

Classe de systèmes d’organesFréquentPeu fréquentRareTrès rareFréquence indéterminée
Affections hématologiques et du système lymphatiqueThrombocytopénie
Affections du système immunitaireRéactions d’hypersensibilité y compris angio-œdème
Affections endocriniennesDiabète de type II1
Affections psychiatriquesDépression
Affections du système nerveuxCéphalées, sensations vertigineusesPolyneuropathie, perte de mémoireNeuropathie périphérique, troubles du sommeil (y compris insomnies et cauchemars) Myasthénie
Affections oculairesMyasthénie oculaire
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesToux, dyspnée
Affections gastro-intestinalesConstipation, nausées, douleurs abdominalesPancréatiteDiarrhée
Affections hépatobiliairesAugmentation des transaminasesIctère, hépatite
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéPrurit, rash, urticaireSyndrome de Stevens-Johnson, syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
Affections musculo-squelettiques et systémiquesMyalgieMyopathie (y compris myosite), rhabdomyolyse Syndrome lupique Déchirure musculaireArthralgieTendinopathies, quelquefois compliquées par une rupture du tendon Myopathie nécrosante à médiation auto-immune
Affections du rein et des voies urinairesHématurie
Affections des organes de reproduction et du seinGynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationAsthénieŒdème

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1 La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, antécédents hypertension artérielle). Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, l’incidence des événements indésirables semble être dose-dépendante. Effets rénaux : une protéinurie, détectée par bandelette urinaire et principalement d’origine tubulaire, a été observée chez des patients traités par rosuvastatine. Les modifications des protéines urinaires d’absence ou traces à ++ ou plus ont été observées chez moins de 1 % des patients traités par 10 mg et 20 mg, et chez approximativement 3 % des patients traités par 40 mg. Une augmentation mineure des modifications d’absence ou traces à + a été observée avec la dose de 20 mg. Dans la plupart des cas, la protéinurie diminue ou disparaît spontanément alors que le traitement est poursuivi. La revue des données issues des essais cliniques et de l’expérience depuis la mise sur le marché n’a pas identifié de lien de causalité entre la protéinurie et une affection rénale aiguë ou évolutive. Une hématurie a été observée chez des patients traités par rosuvastatine et les données des essais cliniques montrent que le taux de survenue est faible. Effets musculaires : des effets musculaires tels que des myalgies, des myopathies (y compris myosites) et rarement des rhabdomyolyses avec ou sans insuffisance rénale aiguë ont été observés chez des patients traités par rosuvastatine, à toutes les doses et en particulier aux doses > 20 mg. Une augmentation dose-dépendante des CPK a été observée chez des patients prenant de la rosuvastatine ; la majorité des cas étaient bénins, asymptomatiques et transitoires. Si les taux de CPK sont élevés (supérieurs à 5 fois la normale), le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.4). Effets hépatiques : comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, une augmentation dose-dépendante des transaminases a été rapportée chez un faible nombre de patients traités par rosuvastatine. La majorité des cas rapportés était bénins, asymptomatiques et transitoires. Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec quelques statines :

  • troubles sexuels ;
  • des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors d’un traitement à long terme (voir rubrique 4.4). Le taux de notification de rhabdomyolyses, d’évènements rénaux sérieux et d’évènements hépatiques sérieux (consistant principalement en une augmentation des transaminases hépatiques) est plus élevé à la dose de 40 mg. Population pédiatrique Des élévations de la créatine kinase > 10 fois la LSN (limite supérieure de la normale) ainsi que des symptômes musculaires après une activité physique augmentée ont été observés plus fréquemment dans une étude clinique de 52 semaines chez des enfants et des adolescents comparativement à des adultes (voir rubrique 4.4). Pour les autres aspects, le profil de tolérance de la rosuvastatine était similaire chez les enfants et adolescents comparativement à celui des adultes. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclar

En cas de surdosage

Il n'existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage. En cas de surdosage, la prise en charge sera symptomatique ; d'autres mesures supplémentaires peuvent être nécessaires si besoin. La fonction hépatique et le taux de CPK doivent être surveillés. L'hémodialyse n'est probablement pas utile. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Élimination urinaire
voie principale
Élimination fécale/biliaire
voie secondaire

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteur de L'HMG-Co A réductase, code ATC : C10AA07. Mécanisme d’action La rosuvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de l’HMG-Co A réductase, enzyme responsable du contrôle de la transformation de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl coenzyme A en mévalonate, précurseur du cholestérol. Le principal site d’action de la rosuvastatine est le foie, organe cible pour la baisse du cholestérol. La rosuvastatine augmente le nombre des récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes, augmentant la captation du LDL cholestérol, et renforçant son catabolisme et inhibant la synthèse hépatique des VLDL, réduisant ainsi le nombre total de particules de VLDL et de LDL. Effets pharmacodynamiques La rosuvastatine réduit les taux élevés de LDL-cholestérol, de cholestérol total et de triglycérides et augmente le taux de HDL-cholestérol. Il réduit également les taux des Apo B, du non HDL-C, du VLDL-C, du VLDL-TG et augmente le taux d’Apo A-I (voir tableau 3). La rosuvastatine réduit également les ratios LDL-C/HDL-C, cholestérol total/HDL-C, non HDL-C/HDL-C et Apo B/Apo A-I. Tableau 3 : Résultats sur les paramètres lipidiques en fonction de la dose chez les patients avec hypercholestérolémie primaire (type IIa et IIb) (variation moyenne ajustée en pourcentage par rapport à la valeur initiale)

DoseNLDL-CC TotalHDL-CTGNon HDL-CApo BApo A-I
Placebo13-7-53-3-7-30
517-45-3313-35-44-384
1017-52-3614-10-48-424
2017-55-408-23-51-465
4018-63-4610-28-60-540

Faites défiler horizontalement pour voir tout le tableau →

Un effet thérapeutique est obtenu au cours de la première semaine de traitement et 90 % de la réponse maximale sont observés au bout de 2 semaines. La réponse maximale est habituellement atteinte en 4 semaines et se maintient ensuite. Efficacité et sécurité clinique La rosuvastatine est efficace chez les patients adultes présentant une hypercholestérolémie avec ou sans hypertriglycéridémie, quels que soient la particularité ethnique, le sexe ou l'âge, et chez des populations spécifiques telles que les diabétiques et les patients avec une hypercholestérolémie familiale. Dans les études poolées de phase III, il a été démontré que l’efficacité de la rosuvastatine a permis à la majorité des patients présentant une hypercholestérolémie de type IIa ou IIb (valeur moyenne initiale du LDL-C : environ 4,8 mmol/l) d’atteindre les objectifs des recommandations de la Société Européenne sur l’Athérosclérose (EAS ; 1998) ; environ 80 % des patients traités par rosuvastatine 10 mg ont atteint la valeur cible (< 3 mmol/l) de LDL-C. Dans une grande étude, 435 sujets atteints d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote ont reçu 20 mg à 80 mg de rosuvastatine suivant un schéma de titration forcée. Toutes les doses testées ont montré un bénéfice sur les paramètres lipidiques et ont permis d’atteindre les objectifs thérapeutiques. Après une titration jusqu’à la dose quotidienne de 40 mg (12 semaines de traitement), le LDL-C a été réduit de 53 %. 33 % des patients ont atteint la valeur cible des recommandations de l’EAS pour le LDL-C (< 3 mmol/l). Dans un essai en ouvert en titration forcée, 42 patients (dont 8 patients pédiatriques) atteints d'une hypercholestérolémie familiale homozygote ont été traités avec des doses de 20 à 40 mg de rosuvastatine. La réduction moyenne du taux de LDL-C sur l’ensemble des patients a été de 22 %. Durant des essais cliniques, sur un nombre limité de patients, une efficacité supplémentaire de la rosuvastatine a été démontrée sur la baisse des triglycérides en association avec le fénofibrate et sur l’augmentation du taux de HDL-C en association avec la niacine (voir rubrique 4.4). Dans une étude clinique multicentrique, en double aveugle, contrôlée versus placebo (METEOR), 984 patients âgés de 45 à 70 ans présentant un faible risque coronaire (risque < 10 % à 10 ans selon le score de Framingham), avec des taux moyen de LDL-C de 4,0 mmol/L (154,5 mg/dl), mais une athérosclérose infraclinique (déterminée par mesure de l'épaisseur intima-média carotidienne), ont été randomisés pour recevoir soit 40 mg de rosuvastatine une fois par jour soit un placebo, sur une durée de 2 ans. La rosuvastatine a réduit significativement l'évolution de l'épaisseur maximale intima-media carotidienne de -0,0145 mm/an pour les 12 sites carotidiens en comparaison avec le placebo [intervalle de confiance à 95 % : -0,0196, -0,0093 ; p < 0,0001]. La diminution de l'épaisseur intima-media, par rapport à la valeur de base, a été de -0,0014 mm/an (-0,12 % par an (non significatif)) sous rosuvastatine contre une progression de +0,0131 mm/an (1,12 % par an ( p < 0,0001)) avec le placebo. Aucune corrélation directe entre la diminution de l'épaisseur intima-media carotidienne et la réduction du risque d'événements cardiovasculaires n'a encore été démontrée. La population étudiée dans METEOR a un faible risque coronaire et ne représente pas la population cible de la rosuvastatine 40 mg. La dose de 40 mg ne doit être prescrite qu'aux patients avec une hypercholestérolémie sévère avec un risque cardiovasculaire élevé (voir rubrique 4.2). Dans l’étude sur la « justification de l’utilisation d’une statine en prévention primaire : étude interventionnelle évaluant la rosuvastatine » (JUPITER), l’effet de la rosuvastatine sur la fréquence des événements majeurs de la maladie cardiovasculaire athérosclérotique a été évaluée chez 17 802 patients hommes (≥ 50 ans) et femmes (≥ 60 ans). Les sujets participant à cette étude étaient randomisés soit dans le groupe placebo (n = 8 901) soit dans le groupe rosuvastatine 20 mg une fois par jour (n = 8 901) et ont été suivis pendant une durée moyenne de 2 ans. Le taux de LDL-cholestérol a été réduit de 45 % ( p < 0,001) dans le groupe rosuvastatine comparé au groupe placebo. Da

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Absorption Après administration orale, les concentrations plasmatiques maximales de rosuvastatine sont atteintes en 5 heures environ. La biodisponibilité absolue est approximativement de 20 %. Distribution La rosuvastatine est majoritairement captée par le foie, qui est l'organe principal de la synthèse du cholestérol et de la clairance de LDL-C. Le volume de distribution est d’environ 134 litres. Approximativement 90 % de rosuvastatine sont liés aux protéines plasmatiques et principalement à l'albumine. Biotransformation La rosuvastatine subit un métabolisme limité (approximativement 10 %). Les études de métabolisme in vitro utilisant des hépatocytes humains montrent que la rosuvastatine est un substrat mineur des cytochromes P450. Le CYP2C9 est le principal isoenzyme impliqué avec, dans une moindre mesure, le 2C19, le 3A4 et le 2D6. Les principaux métabolites identifiés sont les métabolites N-desméthyl et lactone. Le métabolite N-desméthyl est approximativement 50 % moins actif que la rosuvastatine alors que la lactone est considérée comme cliniquement inactive. La rosuvastatine est responsable de plus de 90 % de l'activité inhibitrice de l’HMG-Co A réductase circulante. Élimination Environ 90 % de la dose de rosuvastatine sont excrétés sous forme inchangée dans les selles (fraction absorbée et non absorbée de la substance active), le reste étant excrété dans les urines. Approximativement 5 % sont excrétés sous forme inchangée dans les urines. La ½ vie d'élimination plasmatique est d’environ 19 heures et n'augmente pas avec les fortes doses. La moyenne géométrique de la clairance plasmatique est approximativement de 50 l/heure (coefficient de variation de 21,7 %). Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, le passage hépatique implique le transporteur membranaire OATP-C. Ce transporteur joue un rôle important dans l’élimination hépatique de la rosuvastatine. Linéarité L’exposition systémique à la rosuvastatine augmente en fonction de la dose. Il n’y a pas de changement des paramètres pharmacocinétiques après une administration quotidienne répétée. Populations particulières Age et sexe : il n’y a pas d'effet clinique significatif de l’âge ou du sexe sur la pharmacocinétique de la rosuvastatine chez les adultes. L’exposition à la rosuvastatine chez les enfants et les adolescents ayant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote semble être similaire ou inférieure à celle des adultes ayant une dyslipidémie (voir « Population pédiatrique » ci-dessous). Particularités ethniques : les études de pharmacocinétique montrent une multiplication par 2 environ de l’ASC médiane et de la Cmax chez les asiatiques (Japonais, Chinois, Philippins, Vietnamiens et Coréens) comparativement aux caucasiens. Une augmentation de 1,3 de l’ASC médiane et de la Cmax a été montrée chez les Indiens. Une analyse de pharmacocinétique de population n’a démontré aucune différence cliniquement significative entre les populations caucasiennes et noires. Insuffisance rénale : dans une étude incluant des patients avec différents degrés d’insuffisance rénale, une altération légère à modérée de la fonction rénale n’a pas eu d’effet sur les concentrations plasmatiques de rosuvastatine ou de N-desméthyl. Cependant, une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) a entraîné une multiplication par 3 des concentrations plasmatiques et une multiplication par 9 de la concentration du métabolite N-desméthyl comparées à celles des volontaires sains. Les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre de la rosuvastatine chez les sujets hémodialysés étaient approximativement 50 % plus élevées que chez les volontaires sains. Insuffisance hépatique : dans une étude avec des patients présentant différents degrés d’insuffisance hépatique, il n’a pas été démontré d’augmentation des concentrations de rosuvastatine chez les sujets présentant un score de Child-Pugh de 7 ou inférieur. Cependant, chez deux sujets présentant des scores de Child-Pugh de 8 et 9, une augmentation de l’exposition systémique au moins double de celle des sujets avec des scores de Child-Pugh inférieurs a été observée. Il n’existe pas de données chez les sujets ayant un score de Child-Pugh supérieur à 9. Polymorphisme génétique : la configuration des inhibiteurs de l'HMG-Co A réductase, dont la rosuvastatine, implique les transporteurs protéiques OATP1B1 et BCRP codés par les gènes SLCO1B1 (OATP1B1) et ABCG2 (BCRP). Certains variants de ces gènes, comme SLCO1B1 c.521CC et ABCG2 c.421AA sont associés à une exposition à la rosuvastatine environ 1.6 fois plus élevée (ASC) ou 2.4 fois plus élevée, respectivement, par rapport aux génotypes SLCO1B1 c.521TT ou ABCG2 c.421CC. Pour les patients dont on sait qu'ils présentent ces génotypes (SLCO1B1 c.521CC ou ABCG2 c.421AA), une dose quotidienne plus faible de rosuvastatine est recommandée. Population pédiatrique : deux études pharmacocinétiques avec la rosuvastatine (prise sous forme de comprimés) conduites chez les patients pédiatriques, présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote, âgés de 10 à 17 ans ou de 6 à 17 ans (214 patients au total), ont montré que l’exposition des patients pédiatriques apparaît comparable ou inférieure à celle des patients adultes. L’exposition à la rosuvastatine était prévisible en ce qui concerne la dose et le temps tout au long des 2 ans.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Rarement des rhabdomyolyses avec ou sans insuffisance rénale aiguë ont été observés chez des patients traités par rosuvastatine, à toutes les doses et en particulier aux doses > 20 mg. Une augmentation dose-dépendante des CPK a été observée chez des patients prenant de la rosuvastatine ; la majorité des cas étaient bénins, asymptomatiques et transitoires. Si les taux de CPK sont élevés (supérieurs à 5 fois la normale), le traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.4). Effets hépatiques : comme
Fréquence indéterminée| | --- | --- | --- | --- | --- | --- | | _Affections hématologiques et du système lymphatique_ | | | Thrombocytopénie | | | | _Affections du système immunitaire_ | | | Réactions d’hypersensibilité y compris angio-œdème | | | | _Affections endocriniennes_ | Diabète de type II1 | | | | | | _Affections psychiatriques_ | | | | | Dépression | | _Affections du système nerveux_ | Céphalées, sensations vertigineuses | | | Polyneuropathie, perte de mémoire | Neuropathie périphérique, troubles du sommeil

Questions fréquentes sur Rosuvastatine Teva 5 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Rosuvastatine Teva 5 mg ?

Traitement des hypercholestérolémies Adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans ou plus avec hypercholestérolémies pures (type IIa incluant les hypercholestérolémies familiales hétérozygotes) ou dyslipidémies mixtes (type IIb) en complément d'un régime lorsque la réponse au régime et aux autres traitements non pharmacologiques (exercice, perte de poids) n'est pas suffisante. Adultes, adolescents et enfants âgés de 6 ans ou plus avec hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d'un régime et d'autres traitements hypolipidémiants (notamment l'aphérèse des LDL) ou lorsque ces traitements ne sont pas appropriés. Prévention des évènements cardiovasculaires Prévention des événements cardiovasculaires majeurs chez les patients estimés à haut risque de faire un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des autres facteurs de risque.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Rosuvastatine Teva 5 mg ?

Avant de débuter le traitement, le patient doit suivre un régime hypocholestérolémiant adapté qu’il devra continuer pendant toute la durée du traitement. La posologie sera adaptée selon l’objectif thérapeutique et la réponse du patient, en fonction des recommandations en vigueur. ROSUVASTATINE TEVA 5 mg, comprimé pelliculé peut être administré à tout moment de la journée, indépendamment des repas.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Rosuvastatine Teva 5 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

La rosuvastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement. Les femmes en âge de procréer doivent prendre des mesures de contraception adéquates. Grossesse Le cholestérol et ses dérivés étant essentiels au développement du fœtus, le risque potentiel de l’inhibition de l’HMG-CoA réductase prime sur le bénéfice attendu d’un traitement par statine lors d’une grossesse.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Rosuvastatine Teva 5 mg ?

Aucune étude n'a été réalisée pour déterminer l'effet de la rosuvastatine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, sur la base des propriétés pharmacodynamiques de la rosuvastatine, aucun effet n'est attendu.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Peut-on boire de l'alcool en prenant Rosuvastatine Teva 5 mg ?

Ces facteurs incluent : ·insuffisance rénale ; ·hypothyroïdie ; ·antécédents personnels ou familiaux de maladie musculaire génétique ; ·antécédents personnels d’atteinte musculaire avec un autre inhibiteur de l’HMG-CoA réductase ou avec un fibrate ; ·consommation excessive d’alcool ; ·âge > 70 ans ; ·situations favorisant une élévation des taux plasmatiques de rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.2) ; ·association aux fibrates.

Source : Mises en garde RCP.

Que faire en cas de surdosage de Rosuvastatine Teva 5 mg ?

Il n'existe pas de traitement spécifique en cas de surdosage. En cas de surdosage, la prise en charge sera symptomatique ; d'autres mesures supplémentaires peuvent être nécessaires si besoin.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Rosuvastatine Teva 5 mg ?

La rosuvastatine est contre-indiquée : ·chez les patients présentant une hypersensibilité à la rosuvastatine ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ; ·chez les patients présentant une affection hépatique évolutive y compris élévations inexpliquées et prolongées des transaminases sériques et toute augmentation des transaminases sériques au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN) ; ·chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min) ; ·chez les patients atteints de myopathie ; ·chez les patients recevant un traitement concomitant par sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir (voir rubrique 4.5) ; ·chez les patients recevant de la ciclosporine de façon concomitante ; ·au cours de la grossesse, de l’allaitement et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de moyens contraceptifs appropriés. La dose de 40 mg est contre-indiquée chez les patients présentant des facteurs prédisposants de myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs incluent : ·insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine < 60 ml/min) ; ·hypothyroïdie ; ·antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires génétiques ; ·antécédents personnels d'atteinte musculaire avec un autre inhibiteur de l'HMG-CoA réductase ou un fibrate ; ·consommation excessive d'alcool ; ·situations favorisant une élévation des taux plasmatiques de rosuvastatine ; ·patients asiatiques ; ·association aux fibrates. (Voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2).

Source : Contre-indications RCP.

Rosuvastatine Teva 5 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Rosuvastatine Teva 5 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Rosuvastatine Teva 5 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Rosuvastatine Teva 5 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 3,98 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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  • 30 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 1 comprimé(s)65%3,983400930052068
  • 90 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 1 comprimé(s)65%11,623400930083529

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.