Ipratropium Aguettant Adultes 0 — posologie et mode d'emploi
Substance active : Ipratropium (bromure d') monohydraté. solution pour inhalation par nébuliseur — voie inhalée.
Indications thérapeutiques
Traitement symptomatique des asthmes aigus graves et des poussées aiguës des bronchopneumopathies chroniques obstructives de l'adulte, en association avec un bêta-2-mimétique d'action rapide.
Remarque
L'asthme aigu grave nécessite une hospitalisation en milieu spécialisé.
Une oxygénothérapie et une corticothérapie par voie systémique doivent être associées au traitement bronchodilatateur.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Le patient doit être informé qu’en cas de dyspnée aiguë ou présentant une aggravation rapide, un médecin doit être consulté immédiatement.
Chez l’adulte, la dose usuelle est de 0,5 mg par nébulisation, soit 1 dose unitaire de 2 ml diluée dans du sérum physiologique de façon à obtenir un volume de 5 ml.
Les nébulisations peuvent être répétées toutes les 20 à 30 minutes en fonction de l’état clinique du patient.
Mode d’administration
Cette solution d'ipratropium doit être administrée par voie inhalée à l'aide d'un appareil pour nébulisation (nébuliseur).
Ne pas injecter. Ne pas avaler.
Se conformer au mode d’emploi de l’appareil utilisé.
Diluer la quantité nécessaire d'ipratropium dans du sérum physiologique de façon à obtenir un volume total de 5 ml.
Le mélange obtenu est pulsé par un débit d'air ou d'oxygène (6 à 8 litres/minute) pendant environ 10 à 15 minutes durant lesquelles le patient respire à son rythme habituel.
La technique d'utilisation par le patient doit être vérifiée régulièrement.
Après inhalation, la solution inutilisée restant dans la cuve de l'appareil doit être jetée.
La solution pour inhalation IPRATROPIUM AGUETTANT, est adaptée à une inhalation concomitante avec un bêta-2 mimétique d’action rapide.
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active, à l’atropine ou ses dérivés ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mises en garde et précautions
Mises en garde spéciales
L'action bronchodilatatrice de l'ipratropium par voie inhalée est moins puissante que celle des bêta-2-mimétiques par voie inhalée. Il convient en cas de crise d'asthme ou de bronchospasme aigu de ne pas l'utiliser en première intention ou seul mais d’administrer également un bêta-2-mimétique.
L'administration d'ipratropium à l'aide d'un nébuliseur doit être réservée aux situations aiguës graves nécessitant l'inhalation d'une posologie élevée de produit par voie inhalée. Ces situations nécessitent une surveillance médicale avec possibilité de mise en place d'une réanimation (abord veineux et assistance respiratoire) ; une oxygénothérapie et corticothérapie par voie systémique doivent généralement y être associées.
L'apparition de signes de glaucome par fermeture de l'angle (douleur ou gêne oculaire, vision trouble, perception d'images colorées, rougeur conjonctivale, congestion de la cornée) nécessite l'interruption du traitement et un avis médical spécialisé immédiat.
Comme avec les autres médicaments inhalés, IPRATROPIUM AGUETTANT, peut entrainer un bronchospasme paradoxal pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Si un bronchospasme paradoxal survient, IPRATROPIUM AGUETTANT, doit être arrêté immédiatement et un autre traitement doit être instauré.
Précautions d’emploi
En cas d'infection bronchique ou de bronchorrhée abondante, un traitement approprié est nécessaire afin de favoriser la diffusion optimale du produit dans les voies respiratoires.
En raison de l'activité anticholinergique de l'ipratropium, la projection accidentelle d'ipratropium dans l'œil provoque une mydriase par effet parasympatholytique. Les patients prédisposés à un risque de glaucome par fermeture de l'angle devront se protéger des risques de projection intra-oculaires de ce médicament (ex : port de lunettes).
Il est préférable d'administrer la solution nébulisée d'ipratropium par l'intermédiaire d'un embout buccal. Un masque d'inhalation peut également être utilisé à condition qu'il soit étanche. Le traitement par le bromure d'ipratropium doit être prescrit avec prudence chez les personnes âgées, notamment chez les sujets masculins présentant des antécédents d’obstruction des voies urinaires (par exemple un adénome prostatique ou une obstruction urétrale).
Le bromure d'ipratropium sera utilisé avec prudence chez les patients atteints de mucoviscidose plus souvent sujets à des troubles de la motilité gastro-intestinale.
Interactions médicamenteuses
Associations à prendre en compte
Médicaments atropiniques
Il faut prendre en compte le fait que les substances atropiniques peuvent additionner leurs effets indésirables et entraîner plus facilement une rétention urinaire, une poussée aiguë de glaucome, une constipation, une sécheresse de la bouche, etc
Les divers médicaments atropiniques sont représentés par les antidépresseurs imipraminiques, la plupart des antihistaminiques H1 atropiniques, les antiparkinsoniens anticholinergiques, les antispasmodiques atropiniques, le disopyramide, les neuroleptiques phénothiaziniques ainsi que la clozapine.
Médicaments anticholinestérasiques
Risque de moindre efficacité de l’anticholinestérasique par antagonisme des récepteurs de l’acétylcholine par l’atropinique.
Morphiniques
Risque important d’akinésie colique, avec constipation sévère.
Grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, aucun effet malformatif ou fœtotoxique particulier n'est apparu à ce jour. Toutefois, le suivi de grossesses exposées au bromure d'ipratropium est insuffisant pour exclure tout risque.
En conséquence, l'utilisation du bromure d'ipratropium ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire. En cas d'administration en fin de grossesse, tenir compte des répercussions possibles pour le nouveau-né des propriétés atropiniques de cette molécule.
Allaitement
En l'absence de données sur le passage dans le lait de l'ipratropium, et compte tenu de ses propriétés atropiniques son utilisation est déconseillée durant l'allaitement sauf nécessité absolue.
Fertilité
Les études précliniques réalisées avec le bromure d’ipratropium n’ont pas mis en évidence d’effets néfastes sur la fertilité (voir rubrique 5.3). Les données cliniques sur la fertilité ne sont pas disponibles pour le bromure d’ipratropium.
Effets indésirables
La plupart des effets indésirables listés peuvent être attribués aux propriétés anticholinergiques de l’ipratropium.
Comme tous les traitements par inhalation, l’ipratropium peut engendrer des symptômes d'irritation locale.
**Résumé du profil de sécurité d’emploi**
Les effets indésirables les plus fréquemment signalés lors des essais cliniques étaient les céphalées, les irritations de la gorge, la toux, la sécheresse de la bouche, les troubles de la motilité gastro-intestinale (constipation, diarrhée et vomissement), les nausées et les vertiges.
**Tableau résumé des effets indésirables**
Les effets indésirables suivants ont été rapportés dans les essais cliniques menés avec ipratropium et de l’expérience acquise depuis la commercialisation.
Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur fréquence en utilisant la classification suivante :
Très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥1/1000, < 1/100) ; rare (≥1/10000, < 1/1000) ; très rare (< 1/10000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
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| Terme usuel MedDRA | Fréquence |
| Affections du système immunitaire<br>Hypersensibilité<br>Réaction anaphylactique | Peu fréquent<br>Peu fréquent |
| Affections du système nerveux <br>Céphalées<br>Sensations vertigineuses | Fréquent<br>Fréquent |
| Affections oculaires<br>Glaucome par fermeture de l’angle<br>Augmentation de la pression intraoculaire<br>Mydriase<br>Douleur oculaire<br>Œdème cornéen<br>Hyperémie conjonctivale<br>Vision de halo<br>Vision trouble<br>Troubles de l’accommodation visuelle | Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Rare |
| Troubles cardiaques<br>Tachycardie supraventriculaire <br>Palpitations <br>Fibrillation auriculaire <br>Tachycardie | Peu fréquent<br>Peu fréquent <br>Rare<br>Rare |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales<br>Toux<br>Irritation pharyngée<br>Bronchospasme paradoxal<br>Bronchospasme<br>Laryngospasme<br>Œdème pharyngé<br>Sécheresse de la gorge | Fréquent<br>Fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent |
| Affections gastro-intestinales <br>Sécheresse de la bouche<br>Nausées<br>Troubles de la motilité gastro-intestinale <br>Constipation<br>Vomissements<br>Diarrhées<br>Œdème buccal<br>Stomatite | Fréquent<br>Fréquent<br>Fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané<br>Rashs cutanés<br>Prurit<br>Œdème de Quincke<br>Urticaire | Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Peu fréquent<br>Rare |
| Affections du rein et des voies urinaires<br>Rétention urinaire | Peu fréquent |
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [www.signalement-sante.gouv.fr](http://www.signalement-sante.gouv.fr/).
Conduite à tenir en cas de surdosage
La répétition abusive des inhalations peut favoriser l'apparition des effets indésirables locaux (sécheresse buccale, irritation pharyngée) et la survenue d'effets systémiques anticholinergiques.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.