Substance active : Estriol. crème — voie vaginale.
Indications thérapeutiques
Traitement des symptômes d’atrophie vaginale due à une déficience en oestrogènes chez les femmes ménopausées.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Pour l’instauration et la poursuite du traitement des symptômes post ménopausiques, la dose efficace la plus faible pendant la durée la plus courte (voir aussi rubrique 4.4) doit être utilisée.
Posologie usuelle
·Pendant la première semaine de traitement, 1 fois par jour : une application vaginale, à introduire profondément à l'aide de l'applicateur doseur, de 1 g de crème (jusqu'à venir en butée à l’aide du piston rose) et une application en couche mince de cette crème sur la vulve.
·Puis, jusqu'à régression des symptômes (en moyenne au bout de 3 semaines) : une application tous les deux jours.
La posologie doit être adaptée en fonction de l'amélioration obtenue ; des cures d'entretien peuvent être nécessaires.
Pour les produits à base d’œstrogènes pour application vaginale dont l’exposition systémique à l’œstrogène reste dans les valeurs normales de la ménopause, il n’est pas recommandé d’ajouter un progestatif (voir rubrique 4.4).
Mode d’administration
Voie vaginale.
Contre-indications
Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :
·Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
·Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ;
·Tumeurs malignes dépendantes des œstrogènes connues ou suspectées (exemple : cancer de l'endomètre) ;
·Métrorragies d'origine non diagnostiquée ;
·Hyperplasie de l’endomètre non traitée ;
·Antécédent d'accident thrombo-embolique veineux ou accident thrombo-embolique veineux en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ;
·Troubles thrombophiliques connues (par exemple déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ;
·Maladie thromboembolique artérielle active ou récente (par exemple angine de poitrine, infarctus du myocarde) ;
·Affection hépatique aiguë ou antécédents d’affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ;
·Porphyrie.
Ce médicament est généralement déconseillé en association avec des produits spermicides.
Mises en garde et précautions
Une tension mammaire persistante ou la production excessive de glaire cervicale sont les signes d'une posologie trop élevée.
Durant un traitement prolongé par les œstrogènes, des examens médicaux périodiques sont recommandés portant essentiellement sur : seins, utérus, frottis cervico-vaginaux, poids.
Pour le traitement des symptômes post ménopausiques, le traitement hormonal substitutif (THS) ne doit être instauré que si ces symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente. Dans tous les cas, une évaluation minutieuse de la balance bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS ne peut être poursuivi que tant que le bénéfice est supérieur aux risques encourus.
Examen médical/surveillance
Avant d’initier ou de réinstaurer un traitement hormonal substitutif (THS), il convient de procéder à un examen complet des antécédents médicaux personnels et familiaux. Un examen clinique (avec examen pelvien et mammaire) doit être pratiqué, en tenant compte des antécédents médicaux de la patiente, ainsi que des contre-indications et des mises en garde. Il est recommandé d’effectuer des examens médicaux réguliers, pendant toute la durée du traitement, dont la nature et la fréquence seront adaptées à chaque femme. Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires à signaler à leur médecin ou à leur infirmière (voir « Cancer du sein » ci-dessous). Des examens, y compris d’imagerie appropriée comme la mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur et adaptés aux besoins cliniques de chaque patiente **.**
Pathologies ou facteurs de risques nécessitant un contrôle particulier
Si l’une des affections suivantes survient, est survenue antérieurement et/ou s'est aggravée au cours d’une grossesse ou d’un traitement hormonal antérieur, la patiente doit être étroitement surveillée. Il doit être pris en compte que ces affections puissent récidiver ou s'aggraver pendant le traitement par GYDRELLE 0.1 POUR CENT, en particulier :
·Le léiomyome (fibromes utérins) ou l'endométriose
·Les antécédents ou facteurs de risque de troubles thromboemboliques (voir ci-après, rubrique « Thromoembolie veineuse »)
·Les facteurs de risque de tumeurs dépendantes des œstrogènes, p. ex., hérédité du 1er degré pour le cancer du sein
·L’hypertension artérielle
·Les affections hépatiques (p. ex., l'adénome hépatique)
·Le diabète sucré avec ou sans atteinte vasculaire
·La lithiase biliaire
·La migraine ou les céphalées (sévères)
·Le lupus érythémateux disséminé
·Les antécédents d’hyperplasie endométriale (voir ci-après, rubrique « Hyperplasie de l’endomètre et carcinome »)
·L’épilepsie
·L’asthme
·L’otosclérose ou l’otospongiose
Cas justifiant une interruption immédiate du traitement
Le traitement doit être interrompu en cas de découverte d’une contre-indication et dans les situations suivantes :
·ictère ou détérioration de la fonction hépatique
·augmentation significative de la pression artérielle
·survenue de céphalées de type migraine inhabituelle
·grossesse.
GYDRELLE 0.1 POUR CENT est une préparation d’estriol à faible dose et agissant localement. Par conséquent, la survenue des affections mentionnées ci-dessous est moins probable qu’avec un traitement systémique aux estrogènes.
Hyperplasie de l’endomètre et carcinome
·Chez les femmes dont l'utérus est intact, le risque d’hyperplasie de l’endomètre et de carcinome est accru lorsque les œstrogènes **systémiques** sont administrés seuls pendant des périodes prolongées.
·Pour les produits à base d'œstrogènes destinés à une application vaginale dont l'exposition systémique à l'œstrogène reste dans les valeurs normales de la ménopause, il n’est pas recommandé d’ajouter un progestatif.
·La sécurité d’emploi pour l’endomètre des œstrogènes administrés par voie vaginale lors d’une utilisation à long terme (plus d’un an) ou répétée est incertaine. Par conséquent, en cas de traitement répété, il doit être réévalué au moins une fois par an.
·Une stimulation oestrogénique « non opposée » (sans progestérone) peut entraîner une transformation prémaligne ou maligne dans des foyers résiduels d’endométriose. Par conséquent, la prudence est recommandée lors de l’utilisation de ce produit chez les femmes ayant subi une hystérectomie suite à une endométriose, en particulier si une endométriose résiduelle est connue.
·Si des saignements ou « spotting » surviennent pendant le traitement à quelque moment que ce soit, il faut en rechercher la cause ; il peut être nécessaire de pratiquer une biopsie de l’endomètre afin d’exclure une affection endométriale maligne.
_Les risques suivants ont été associés à un THS **systémique** et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d’œstrogènes avec application vaginale dont l’exposition **systémique** à l’œstrogène reste dans les valeurs normales de la ménopause. Cependant, ils doivent être pris en compte en cas d’utilisation à long terme ou répétée de ce produit._
Cancer du sein
Les données épidémiologiques issues d’une importante méta-analyse suggèrent l’absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes n’ayant aucun antécédent de cancer du sein et prenant des œstrogènes par voie vaginale à faible dose. Il n’a pas été établi si les œstrogènes par voie vaginale à faible dose favorisent la récidive du cancer du sein.
Cancer ovarien
Le cancer ovarien est beaucoup plus rare que le cancer du sein.
Les données épidémiologiques d'une importante méta-analyse suggèrent un risque légèrement accru chez les femmes prenant un THS **systémique** à base d’œstrogènes seuls qui apparaît dans les cinq années suivant le début de l’utilisation et diminue progressivement après l'arrêt du traitement.
Thromboembolie veineuse
·Le THS **systémique** est associé à un risque de 1,3 à 3 plus élevé d’accidents thromboemboliques veineux (TEV), c.-à-d. de thrombose veineuse profonde ou d’embolie pulmonaire. La survenue d’un tel évènement est plus probable au cours de la première année d’utilisation du THS
Interactions médicamenteuses
En raison de l’administration par voie vaginale et d’une absorption systémique minimale, il est peu probable qu’une interaction médicamenteuse quelconque cliniquement pertinente se produise avec GYDRELLE 0.1 POUR CENT. Cependant, la possibilité d’interactions avec d’autres traitements vaginaux appliqués localement doit être prise en compte.
Associations déconseillées
**\+ Spermicides et médicaments utilisés par voie vaginale** (antifongiques, antitrichomonas, antibactériens, antiseptiques, antiherpétiques et estrogènes locaux).
Tout traitement local vaginal est susceptible d'inactiver une contraception locale spermicide.
Grossesse et allaitement
Grossesse
Ce médicament n'est pas indiqué pendant la grossesse. Si une grossesse survient pendant le traitement par GYDRELLE 0.1 POUR CENT, le traitement doit être interrompu immédiatement.
À ce jour, les résultats de la plupart des études épidémiologiques concernant l’exposition fœtale accidentelle aux œstrogènes n’indiquent aucun effet tératogène ou fœtotoxique.
En cas de prise accidentelle au cours d'une grossesse, interrompre le traitement sans autre mesure.
Allaitement
GYDRELLE 0.1 POUR CENT n’est pas indiqué pendant l’allaitement.
Effets indésirables
Comme tous les produits destinés à être appliqués sur les muqueuses, GYDRELLE 0.1 POUR CENT vaginale peut, dans de rares cas, entraîner une irritation ou un prurit en début de traitement.
Des mastodynies peuvent éventuellement apparaître de façon transitoire en début de traitement.
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| Classe d’appareil ou organe | Rares (≥ 1/10.000 à < 1/1.000) | Indéterminées (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) |
| Affections des organes de reproduction et du sein | Irritation, Prurit | Mastodynies (apparition de façon transitoire en début de traitement). |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | | Réactions cutanées locale (par exemple : dermatite de contact) |
**Effets de classe associés au THS systémique**
Les risques suivants ont été associés à un THS **systémique** et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d’œstrogènes avec application vaginale (GYDRELLE 0.1 POUR CENT) dont l’exposition **systémique** à l’œstrogène reste dans les valeurs normales de la ménopause.
Cancer ovarien
L’utilisation d’un THS **systémique** a été associée à un risque légèrement accru de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4).
Une méta-analyse provenant de 52 études épidémiologiques a rapporté un risque accru de cancer ovarien chez les femmes actuellement sous THS **systémique** par rapport aux femmes n’en ayant jamais pris (RR 1,43, IC à 95 % : 1,31– 1,56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans sous THS pendant 5 ans, cela représente environ 1 cas supplémentaire pour 2 000 utilisatrices. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2000 sur une période de cinq ans.
**Risque d’accidents thromboemboliques veineux**
Le THS **systémique** est associé à un risque relatif multiplié par 1,3 à 3 d’évènement thromboembolique veineux (TEV), comme une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. La survenue d’un tel évènement est plus probable au cours de la première année sous THS (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés :
Études WHI - Risque augmenté de TEV après 5 ans d’utilisation
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| Age (années) | Incidence pour 1 000 femmes ayant pris un placebo sur une période de 5 ans | Rapport de risque et IC à 95 % | Cas supplémentaires pour 1 000 patientes ayant pris un THS |
| Œstrogènes seuls par voie orale |
| 50-59 | 7 | 1.2 (0.6 – 2.4) | 1 (-3-10) |
_\*Étude chez des femmes hystérectomisées_
Risque d’accident ischémique cérébral
Le THS **systémique** est associée à un risque relatif 1,5 fois plus élevé d’accident ischémique cérébral. Le risque d’accident vasculaire cérébral hémorragique n’augmente pas pendant l’utilisation du THS.
Ce risque relatif ne dépend pas de l’âge ou de la durée d’utilisation, mais comme le risque de référence est fortement dépendant de l’âge, le risque global d’accident vasculaire cérébral chez les femmes sous THS augmente avec l’âge (voir rubrique 4.4.)
Études WHI combinées - Risque augmenté d’accident ischémique cérébral\* après 5 ans d’utilisation
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| Age (années) | Incidence pour 1 000 femmes ayant pris un placebo sur une période de 5 ans | Rapport de risque et IC à 95 % | Cas supplémentaires pour 1 000 patientes ayant pris un THS |
| 50-59 | 8 | 1.3 (1.1 – 1.6) | 3 (1-5) |
_\*Aucune différence n’a été faite entre les accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques_
D’autres réactions indésirables ont été rapportées en association avec un traitement **systémique** à base d'œstrogènes/progestatifs :
·maladie de la vésicule biliaire.
·affections cutanées et sous cutanées : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire.
·démence probable après l’âge de 65 ans (voir rubrique 4.4)
Déclaration des effets indésirables suspectés
La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [https://signalement.social-sante.gouv.fr/](https://signalement.social-sante.gouv.fr/)
Conduite à tenir en cas de surdosage
En cas de surdosage, les symptômes peuvent inclure des mastodynies, des nausées, et des métrorragies. Un lavage vaginal pourra être envisagé. Le traitement est symptomatique
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.