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Posologie officielle

Innovair Nexthaler 200 microgrammes/6 microgrammes par inhalation — posologie et mode d'emploi

Substances actives : Dipropionate de béclométasone anhydre, Fumarate de formotérol dihydraté. poudre pour inhalation — voie inhalée.

Indications thérapeutiques

INNOVAIR NEXTHALER est indiqué chez l’adulte en traitement continu de l’asthme persistant, dans les situations où l’administration par voie inhalée d’un médicament associant un corticoïde et un bronchodilatateur bêta2- agoniste de longue durée d’action est justifiée : ·chez les patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise d’un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée d’action par voie inhalée « à la demande » ou ·chez les patients contrôlés par l’administration d’une corticothérapie inhalée associée à un traitement continu par bêta-2 agoniste de longue durée d’action par voie inhalée. Note : INNOVAIR NEXTHALER ne correspond pas au traitement adapté de la crise d’asthme aiguë.

Posologie et mode d'administration

Voie inhalée Posologie INNOVAIR NEXTHALER ne doit pas être utilisé en première intention pour l’initiation d’un traitement de l’asthme. La posologie de INNOVAIR NEXTHALER est individuelle et doit être ajustée en fonction de la sévérité de la maladie que ce soit à l’initiation ou pendant les phases d’adaptation du traitement. Si les dosages disponibles de l’association fixe ne permettent pas d’ajuster la posologie de chacun des principes actifs en fonction de l’état clinique du patient, bêta2 agonistes et corticostéroïdes devront être administrés séparément. Compte tenu de sa distribution en particules extrafines, un ajustement de la posologie peut être nécessaire lorsque INNOVAIR NEXTHALER est initié en remplacement d’une spécialité délivrant des particules non extrafines. Il faut tenir compte du fait que la dose quotidienne recommandée de dipropionate de béclométasone pour INNOVAIR NEXTHALER est plus faible que pour les spécialités à base de dipropionate de béclométasone délivrant des particules non extrafines et une adaptation de la posologie peut donc être nécessaire lors du transfert de traitement. Un ajustement posologique n’apparaît pas nécessaire lors du remplacement de Innovair, solution pour inhalation en flacon pressurisé, par INNOVAIR NEXTHALER, poudre pour inhalation. Posologies recommandées chez l’adulte âgé de 18 ans et plus : 2 inhalations 2 fois par jour. La dose journalière maximale est de 4 inhalations. Le médecin vérifiera régulièrement que le dosage prescrit de INNOVAIR NEXTHALER est adapté pour un traitement optimal du patient. Il ne sera modifié que sur avis médical. Il convient de toujours rechercher la dose minimale permettant d’obtenir le contrôle des symptômes. Lorsque celle-ci est obtenue avec la posologie minimale recommandée de INNOVAIR NEXTHALER, l'administration d'un corticoïde seul pourra être envisagée comme étape suivante dans la recherche du traitement minimal efficace. Un plus faible dosage en dipropionate de béclométasone dans le même dispositif Nexthaler est disponible pour la recherche de la dose minimale efficace (INNOVAIR NEXTHALER 100/6 microgrammes). Les patients devront être informés de la nécessité de poursuivre le traitement de façon régulière et quotidienne, même si la symptomatologie a régressé. Populations spécifiques Il n’y a pas lieu d’ajuster la posologie chez les sujets âgés. Il n’existe pas de donnée concernant l’emploi de INNOVAIR NEXTHALER en cas d’insuffisance hépatique ou rénale (voir rubrique 5.2). Population pédiatrique INNOVAIR NEXTHALER 200 microgrammes/6 microgrammes ne doit pas être utilisé chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans. Mode d’administration Voie inhalée. Le dispositif NEXThaler est un inhalateur déclenché par l’inspiration. Les patients présentant un asthme modéré à sévère gardent un débit inspiratoire suffisant pour déclencher la libération de la dose de poudre au travers du dispositif NEXThaler (voir la rubrique 5.1). Dans l’intervalle des valeurs limites des débits inspiratoires de ces patients, la dose de poudre délivrée au travers de l’inhalateur NEXThaler reste constante. L’utilisation correcte de l’inhalateur NEXThaler est essentielle pour l’efficacité du traitement. Il convient d’informer le patient de la nécessité de lire attentivement la notice et de se conformer aux recommandations et modalités d’emploi qui y figurent. Ces instructions figurent également ci-dessous. Le nombre de doses s’affichant dans la fenêtre du boîtier ne diminuera à la fermeture du couvercle que si le patient a effectué une inhalation au travers de l’inhalateur. Le couvercle de l’inhalateur ne doit être ouvert que lorsque cela est nécessaire pour une inhalation. Si le couvercle est ouvert puis refermé sans que le patient ait inhalé la dose, celle-ci est renvoyée dans le réservoir de poudre à l’intérieur de l’inhalateur. La dose suivante pourra être inhalée en toute sécurité. Les patients doivent se rincer la bouche, se gargariser à l’eau ou encore se brosser les dents après l’inhalation (voir rubrique 4.4). MODE D’EMPLOI DE L’INHALATEUR NEXTHALER A. Contenu du conditionnement Pour des informations sur le contenu du conditionnement, voir rubrique 6.5. Si le contenu du conditionnement est différent de celui décrit à la rubrique 6.5, retournez votre inhalateur à la personne vous l’a délivré, afin d’en obtenir un nouveau. B. Mises en garde générales et précautions d’emploi ·**Ne pas** retirer l’inhalateur du sachet si vous n’avez pas l’intention de l’utiliser immédiatement. ·N’utilisez votre inhalateur que conformément à la prescription de votre médecin. ·Gardez le couvercle fermé jusqu’à ce que vous utilisiez votre inhalateur pour administrer une dose. ·Lorsque vous n’utilisez pas votre inhalateur, conservez-le dans un endroit propre et à l’abri de l’humidité. ·**N’essayez pas** de démonter votre inhalateur NEXThaler pour une raison quelconque. C. Principales caractéristiques de votre inhalateur NEXThaler | | | --- | | ![](https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/images/R0375693/image001.jpg) | Administrer une dose avec votre inhalateur ne nécessite que trois étapes simples : ouvrir, inhaler, fermer. D.Avant d’utiliser un nouvel inhalateur NEXThaler | | | --- | | (i) Ouvrez le sachet et sortez votre inhalateur | ·**N’utilisez pas** votre inhalateur si le sachet n’est pas scellé ou est endommagé – retournez-le à la personne qui vous l’a délivré afin d’en obtenir un nouveau. ·Utilisez l’étiquette sur la boite pour y inscrire la date à laquelle vous avez ouvert le sachet. | | | --- | | (ii) Inspectez votre inhalateur | ·Si votre inhalateur est cassé ou apparaît endommagé, retournez-le à la personne qui vous l’a délivré afin d’en obtenir un nouveau. | | | --- | | (iii) Vérifiez la fenêtre du compteur de doses. Si votre inhalateur est neuf, le nombre « 120 » s’affichera dans la fenêtre du compteur de doses. | ·**N’utilisez pas** un nouvel inhalateur si le nombre affiché est inférieur à « 120 » – retournez-le à la personn

Contre-indications

Hypersensibilité connue au dipropionate de béclométasone, au fumarate de formotérol dihydraté et/ou ou à l’un des excipients (voir rubrique 6.1).

Mises en garde et précautions

Il est recommandé de diminuer progressivement la dose en cas d’interruption du traitement. Le traitement ne doit pas être interrompu brutalement. Le traitement de l’asthme est en pratique réalisé par étapes en fonction de la réponse clinique du patient avec éventuellement la réalisation d’explorations fonctionnelles respiratoires. En cas d’inefficacité du traitement ressentie par le patient, la conduite thérapeutique devra être réévaluée. Une augmentation de la consommation de bronchodilatateurs utilisés pour soulager les symptômes aigus d’asthme indique une aggravation de l’asthme qui doit conduire à la réévaluation de la conduite thérapeutique. Une détérioration soudaine ou progressive du contrôle des symptômes d’asthme nécessite un avis médical urgent car elle peut annoncer une évolution vers un état clinique grave engageant le pronostic vital. Il conviendra alors d’envisager une augmentation de la corticothérapie par voie inhalée ou oraleou une antibiothérapie en cas d’infection. Le traitement par INNOVAIR NEXTHALER ne doit pas être instauré pendant une exacerbation, ou pendant une aggravation significative ou une déstabilisation aiguë de l’asthme. Des événements indésirables graves liés à l’asthme ainsi que des exacerbations sont possibles pendant le traitement par INNOVAIR NEXTHALER. Le patient devra être informé que, si les symptômes d’asthme restent insuffisamment contrôlés ou s’aggravent après la mise en route du traitement par INNOVAIR NEXTHALER, le traitement doit être poursuivi mais un avis médical est requis dès que possible. Comme avec d’autres produits inhalés, un bronchospasme paradoxal peut apparaître avec augmentation du sifflement bronchique, de la toux et de la dyspnée immédiatement après l’inhalation de ce médicament. Le bronchospasme doit être traité à l’aide d’un bronchodilatateur inhalé d’action rapide. Le traitement par INNOVAIR NEXTHALER doit alors être arrêté, un examen clinique du patient doit être effectué et, si nécessaire, un traitement alternatif sera envisagé. INNOVAIR NEXTHALER ne doit pas être utilisé en traitement de première intention de l’asthme. Un bronchodilatateur de courte durée d’action que le patient doit garder à portée de main en cas de besoin, devra être prescrit pour le traitement des crises et symptômes aigus d’asthme. Il conviendra d’informer le patient que le traitement par INNOVAIR NEXTHALER doit être poursuivi régulièrement et quotidiennement même lorsque les symptômes ont régressé. Une fois les symptômes de l’asthme contrôlés, la dose de INNOVAIR NEXTHALER sera progressivement diminuée, sous contrôle médical régulier. La dose minimale efficace de INNOVAIR NEXTHALER devra être utilisée (voir rubrique 4.2). Les corticoïdes inhalés peuvent induire des effets systémiques lorsqu’ils sont utilisés pendant longtemps à fortes doses. Ces effets sont beaucoup plus rares avec un traitement administré par voie inhalée que par voie orale. Les effets systémiques possibles sont les suivants : syndrome de Cushing, symptômes cushingoïdes, freination surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et adolescents, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte, glaucome, et plus rarement des troubles psychologiques ou du comportement incluant une hyperactivité psychomotrice, des troubles du sommeil, une anxiété, une dépression ou une agressivité (en particulier chez l’enfant). Par conséquent, il est important de réduire la dose de corticoïde inhalé jusqu’à la dose minimale efficace pour le contrôle de l’asthme. L’administration au long cours de corticoïdes par voie inhalée à fortes doses peut provoquer une freination surrénalienne voire une insuffisance surrénalienne aiguë. Le risque est particulièrement élevé chez les enfants et adolescents de moins de 16 ans recevant des doses de dipropionate de béclométasone supérieures aux doses préconisées. Les situations favorisant l’insuffisance surrénalienne aiguë sont notamment les suivantes : traumatisme, intervention chirurgicale, infection ou diminution trop rapide de la posologie. Les symptômes sont habituellement atypiques, pouvant consister en une anorexie, des douleurs abdominales, une perte de poids, une fatigue, des céphalées, des nausées, des vomissements, une hypotension, des troubles de la conscience, une hypoglycémie et des convulsions. Une corticothérapie de supplémentation par voie systémique doit être envisagée pendant toute la durée de la période de stress ou en cas d’intervention programmée. La freination des fonctions surrénaliennes peut persister assez longtemps chez les patients passant d’une corticothérapie orale à une corticothérapie inhalée. Les patients ayant nécessité une corticothérapie à forte dose en urgence par le passé, ou ayant reçu un traitement prolongé par des corticoïdes inhalés à forte dose sont également exposés à ce risque. Il conviendra donc d’évoquer le risque d’insuffisance surrénale persistante dans les situations susceptibles d’induire un stress ou en cas d’intervention chirurgicale programmée, et d’envisager une corticothérapie appropriée. Un avis spécialisé peut être requis avant toute intervention en cas de freination surrénalienne majeure. INNOVAIR NEXTHALER doit être utilisé avec prudence en cas de tuberculose pulmonaire évolutive ou quiescente et d’infection fongique ou virale des voies respiratoires. INNOVAIR NEXTHALER doit être administré avec précaution (éventuellement sous surveillance avec enregistrement électrocardiographique) chez les patients présentant les pathologies suivantes : arythmie cardiaque, en particulier bloc auriculo-ventriculaire du troisième degré et tachyarythmie, sténose aortique sous-valvulaire idiopathique, cardiomyopathie obstructive hypertrophique, cardiopathie ischémique, insuffisance cardiaque sévère, hypertension artérielle sévère et anévrisme. La prudence est également requise chez les patients présentant un allongement de l’intervalle QTc, authentifié ou suspecté, qu’il soit congénital ou iatrogène (QTc > 0,44 secondes

Interactions médicamenteuses

Interactions pharmacocinétiques Le dipropionate de béclométasone est très rapidement métabolisé par des enzymes estérases. Le métabolisme de la béclométasone est moins dépendant du CYP3A que celui de certains autres corticostéroïdes, et les interactions sont en général peu probables ; néanmoins, en cas d’utilisation concomitante d’inhibiteurs puissants du CYP3A (p.ex. ritonavir, cobicistat), la possibilité d’effets systémiques ne peut pas être exclue et il est donc conseillé d’être prudent et d’appliquer une surveillance adéquate en cas d’utilisation de ces agents. Interactions pharmacodynamiques Les bêta-bloquants peuvent diminuer voire inhiber l’effet du formotérol. INNOVAIR NEXTHALER ne doit donc pas être administré en association avec des bêta-bloquants (y compris sous forme de collyre), sauf nécessité absolue. L’utilisation concomitante d’autres produits bêta-adrénergiques peut entraîner un effet additif. Il convient donc de rester prudent lors de la prescription simultanée de formotérol et de théophylline ou d’autres médicaments bêta-adrénergiques. Un traitement concomitant par la quinidine, le disopyramide, le procaïnamide, les phénothiazines, certains antihistaminiques (par exemple la terfénadine), les inhibiteurs de la monoamine-oxydase et les antidépresseurs tricycliques peut provoquer un allongement de l’intervalle QTc et augmenter le risque d’arythmie ventriculaire. En outre, la L-dopa, la L-thyroxine, l’ocytocine et l’alcool peuvent perturber la tolérance cardiaque des bêta-2 sympathomimétiques. Un traitement concomitant par des inhibiteurs de la monoamine-oxydase ou par des médicaments ayant des propriétés similaires, tels que furazolidone et procarbazine, peut provoquer des réactions hypertensives. Chez les patients recevant en même temps une anesthésie par des hydrocarbures halogénés, le risque d’arythmie est augmenté. Un traitement concomitant par des dérivés de la xanthine, des corticoïdes ou des diurétiques risque de potentialiser l’effet hypokaliémiant des agonistes des récepteurs bêta-2 (voir rubrique 4.4). Chez les patients traités par des glycosides digitaliques, l’hypokaliémie peut augmenter le risque d’arythmie.

Grossesse et allaitement

Grossesse Il n’existe pas de données cliniques pertinentes concernant l’emploi de INNOVAIR NEXTHALER chez la femme enceinte. Les études animales concernant l’association de dipropionate de béclométasone et de formotérol ont révélé une toxicité sur la reproduction et le fœtus après une exposition systémique élevée ( [voir rubrique 5.3](http://afssaps-prd.afssaps.fr/php/ecodex/rcp/R0184658.htm#Rcp_5_3_SecuritePreclinique_3) ci-dessous). Chez l’animal, des doses élevées de corticostéroïdes administrées à des femelles gestantes entraînent des anomalies du développement fœtal, notamment des fentes palatines et un retard de la croissance intra-utérine. Du fait de l’effet tocolytique des bêta-2 sympathomimétiques, la prudence est requise dans la période précédant l’accouchement. L’utilisation du formotérol est déconseillée durant la grossesse et particulièrement en fin de grossesse ou pendant le travail, sauf en l’absence d’alternative dont la sécurité est bien établie. L’administration de INNOVAIR NEXTHALER au cours de la grossesse ne doit être envisagée que si les bénéfices attendus prévalent sur les risques potentiels. Allaitement Il n’existe pas de données cliniques pertinentes concernant l’emploi de INNOVAIR NEXTHALER chez la femme qui allaite. Bien qu’il n’y ait pas de données recueillies chez l’animal, il est probable que le dipropionate de béclométasone, comme les autres corticoïdes, soit sécrété dans le lait. Le passage du formotérol dans le lait humain n’est pas connu, mais sa présence a été décelée chez l’animal pendant l’allaitement. L’administration de INNOVAIR NEXTHALER à des femmes qui allaitent ne sera envisagée que si les bénéfices escomptés l’emportent sur les risques potentiels. La décision d’interrompre l’allaitement ou d’interrompre/de suspendre l’administration de INNOVAIR NEXTHALER doit prendre en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et le bénéfice du traitement pour la mère. Fertilité Il n’existe pas de données humaines concernant la fertilité. Au cours des études conduites chez le rat, une dose élevée de dipropionate de béclométasone dans l’association administrée a été associée à une réduction de la fertilité chez les femelles et à une embryotoxicité (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

La survenue de tremblements des extrémités constitue l’effet indésirable le plus fréquent. Au cours d’une étude clinique de 12 semaines sur INNOVAIR NEXTHALER 100/6, des tremblements ont été observés uniquement avec la posologie la plus élevée (400/24 microgrammes par jour) ; ils sont apparus plus fréquemment au début du traitement et ont été d’intensité légère. La survenue de tremblements n’a pas entraîné d’abandon de traitement dans les études cliniques. Expérience acquise au cours des études cliniques conduites chez des patients asthmatiques : La sécurité d’emploi de INNOVAIR NEXTHALER a été évaluée au cours d’études cliniques contrôlées contre placebo, au cours desquelles un total de 719 patients âgés d’au moins 12 ans, présentant un asthme de sévérité variable, ont été exposés au médicament. Les incidences des effets indésirables indiquées dans le tableau ci-dessous font référence aux patients asthmatiques âgés d’au moins 12 ans, et sont issues des résultats de deux études cliniques pivots conduites avec INNOVAIR NEXTHALER administré aux posologies préconisées dans le Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) pendant une période de 8 à 12 semaines. Aucun trouble psychiatrique n’a été rapporté au cours des études cliniques conduites avec INNOVAIR NEXTHALER 100/6 microgrammes, mais cet effet figure dans le tableau ci-dessous par effet de classe potentiel des corticostéroïdes inhalés. Les effets indésirables rapportés avec l’association fixe de dipropionate de béclométasone et de formotérol (INNOVAIR NEXTHALER) sont indiqués ci-après par classe de systèmes d’organes. La définition des fréquences est la suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 et <1/10), peu fréquent (≥ 1/1. 000 et <1/100), rare (≥ 1/10. 000 et < 1/1. 000), et très rare (< 1/10. 000), inconnue (fréquence ne pouvant être estimée à partir des données disponibles). | | | | | --- | --- | --- | | Classe d’organes | Effet indésirable | Fréquence | | Infections et infestations | Rhinopharyngite | Peu fréquent | | Candidose orale | Peu fréquent | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hypertriglycéridémie | Peu fréquent | | Troubles psychiatriques | Hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression, agressivité, troubles du comportement (principalement chez l’enfant) | Fréquence inconnue | | Troubles oculaires | Vision floue (voir rubrique 4.4) | Fréquence inconnue | | Troubles du système nerveux | Tremblement | Fréquent | | Céphalée | Peu fréquent | | Troubles cardiaques | Tachycardie | Peu fréquent | | Bradycardie sinusale | Peu fréquent | | Angor | Peu fréquent | | Ischémie myocardique | Peu fréquent | | Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux | Irritation de la gorge, crise d’asthme | Peu fréquent | | Dyspnée | Peu fréquent | | Douleur oropharyngée | Peu fréquent | | Dysphonie | Peu fréquent | | Toux | Peu fréquent | | Troubles gastro-intestinaux | Nausée | Peu fréquent | | Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Fatigue | Peu fréquent | | Irritabilité | Peu fréquent | | Investigations | Allongement de l’intervalle QT sur l’électrocardiogramme | Peu fréquent | | Diminution du cortisol libre urinaire | Peu fréquent | | Diminution du cortisol sanguin | Peu fréquent | | Augmentation de la kaliémie | Peu fréquent | | Augmentation de la glycémie | Peu fréquent | | Diminution de la progression de l’onde R à l’électrocardiogramme | Peu fréquent | Les effets spécifiques du formotérol sont les suivants : tremblements, céphalées, tachycardie, bradycardie sinusale, angor, ischémie myocardique et allongement de l’intervalle QTc. Les effets indésirables spécifiques du dipropionate de béclométasone sont les suivants : rhinopharyngite, candidose orale, dysphonie, irritation de la gorge, irritabilité, diminution du cortisol libre urinaire, diminution du cortisol sanguin, augmentation de la glycémie. Les effets indésirables non rapportés au cours des essais cliniques conduits avec INNOVAIR NEXTHALER, mais communément observés lors de l’administration par inhalation du dipropionate de béclométasone, sont les infections buccales fongiques. Des troubles du goût ont occasionnellement été rapportés lors des traitements par corticostéroïdes inhalés. Voir la rubrique 4.4 ci-dessus pour des mesures visant à prévenir le risque de survenue d’infections buccales fongiques, de candidose orale et de dysphonie. Les corticoïdes par voie inhalée (par exemple le dipropionate de béclométasone) peuvent avoir des effets systémiques, notamment en cas d’utilisation prolongée de doses fortes : syndrome de Cushing, symptômes cushingoïdes, freination surrénalienne, diminution de la densité minérale osseuse, retard de croissance chez l’enfant et l’adolescent, cataracte et glaucome peuvent être observés (voir aussi rubrique 4.4). Les effets indésirables non rapportés lors des essais cliniques conduits avec INNOVAIR NEXTHALER, mais communément observés au cours de l’administration de bêta-2 agonistes tel que le formotérol sont les suivants : palpitations, fibrillation auriculaire, extrasystoles ventriculaires, tachyarythmie, et hypokaliémie potentiellement grave et augmentation ou diminution de la pression artérielle. Des cas d’insomnie, de sensations vertigineuses, d’agitation et d’anxiété ont occasionnellement été rapportés au cours du traitement par le formotérol inhalé. Le formotérol peut également induire des crampes musculaires et des myalgies. Des réactions d’hypersensibilité telles que rash, urticaire, prurit, érythème et œdème des yeux, du visage, des lèvres et de la gorge (angiœdème) ont été rapportées. Comme avec les autres traitements par inhalation, un bronchospasme paradoxal peut survenir, avec une aggravation immédiate du sifflement, de la toux et une difficulté à respirer après l’administration de la dose (voir également rubrique 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Ell

Conduite à tenir en cas de surdosage

La dose maximale recommandée de INNOVAIR NEXTHALER 200/6 est de 2 inhalations par prise. L’administration de 4 inhalations en une prise de INNOVAIR NEXTHALER 200/6 (soit un total de 800 µg de dipropionate de béclométasone et 24 µg de formotérol administrés en dose unique) a été étudiée chez des patients asthmatiques et n’a pas entraîné d’effet anormal cliniquement significatif sur les fonctions vitales, ni d’effets indésirables graves ou sévères (voir également rubrique 4.8). Avec la solution pour inhalation en flacon pressurisé, des doses cumulées allant jusqu’à 12 bouffées 100/6 µg par voie inhalée (soit au total 1200 microgrammes de dipropionate de béclométasone et 72 microgrammes de formotérol) administrées lors d’études chez des asthmatiques n’ont pas révélé d’effets délétères sur les fonctions vitales et n’ont pas entraîné d’effets indésirables ni sévères ni graves. Un surdosage en formotérol peut engendrer les effets spécifiques des agonistes bêta-2 adrénergiques : nausées, vomissements, céphalées, tremblement, somnolence, palpitations, tachycardie, arythmies ventriculaires, allongement de l’intervalle QTc, acidose métabolique, hypokaliémie, hyperglycémie. En cas de surdosage en formotérol, la conduite à tenir est la surveillance des fonctions vitales et un traitement symptomatique. Les cas présentant des signes de gravité devront être hospitalisés. Le recours à des bêta-bloquants cardiosélectifs pourra être envisagé, mais avec une grande prudence compte tenu du risque de bronchospasme induit par les bêta-bloquants. Une surveillance de la kaliémie est requise. Un surdosage aigu par inhalation de doses de dipropionate de béclométasone supérieures aux doses recommandées peut provoquer une freination surrénalienne transitoire. Il n’y a pas lieu d’entreprendre un traitement spécifique, le retour à la normale de la fonction surrénalienne étant obtenu spontanément en quelques jours comme en témoignent les dosages plasmatiques du cortisol. Le traitement devra être poursuivi aux doses adaptées pour le contrôle de l’asthme. Le surdosage chronique en dipropionate de béclométasone inhalé expose au risque de freination surrénalienne (voir rubrique 4.4). Une surveillance des fonctions surrénaliennes peut être nécessaire. Le traitement devra être poursuivi à la dose adaptée pour le contrôle de l’asthme. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.