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Posologie officielle

Metoclopramide Viatris 10 mg — posologie et mode d'emploi

Substance active : Chlorhydrate de métoclopramide. comprimé sécable — voie orale.

Indications thérapeutiques

Population adulte METOCLOPRAMIDE VIATRIS 10 mg comprimé sécable est indiqué chez l’adulte dans : ·la prévention des nausées et vomissements retardés induits par les antimitotiques ·la prévention des nausées et vomissements induits par une radiothérapie ·le traitement symptomatique des nausées et vomissements, incluant les nausées et vomissements induits par une crise migraineuse. Dans les crises migraineuses, le métoclopramide peut être utilisé en association avec des analgésiques oraux pour améliorer leur absorption. Population pédiatrique METOCLOPRAMIDE VIATRIS10 mg comprimé sécable par voie orale est indiqué chez l’enfant âgé de 1 à 18 ans dans : ·la prévention, en deuxième intention, des nausées et vomissements retardés induits par les antimitotiques. Ces comprimés ne sont pas adaptés à une utilisation chez l’enfant pesant moins de 30 kg. D’autres formes pharmaceutiques (notamment la solution buvable) doivent être utilisées dans cette population.

Posologie et mode d'administration

Posologie Toutes indications (adultes) La dose recommandée est de 10 mg par prise, 1 à 3 fois par jour. La dose journalière maximale recommandée est de 30 mg ou 0,5 mg/kg. La durée de traitement maximale recommandée est de 5 jours. Prévention des nausées et vomissements retardés induits par les antimitotiques (enfants âgés de 1 à 18 ans) La dose recommandée est de 0,1 à 0,15 mg/kg 1 à 3 fois par jour, par voie orale. La dose journalière maximale est de 0,5 mg/kg. _Tableau de posologie_ | | | | | | --- | --- | --- | --- | | **Age** | **Poids** | **Dose par prise** | **Fréquence** | | **1-3 ans** | **10-14 kg** | **1 mg** | **Jusqu’à 3 fois par jour** | | **3-5 ans** | **15-19 kg** | **2 mg** | **Jusqu’à 3 fois par jour** | | **5-9 ans** | **20-29 kg** | **2,5 mg** | **Jusqu’à 3 fois par jour** | | **9-15 ans** | **30-60 kg** | **5 mg** | **Jusqu’à 3 fois par jour** | | **15-18 ans** | **Plus de 60kg** | **10 mg** | **Jusqu’à 3 fois par jour** | Pour la prévention des nausées et vomissements retardés induits par les antimitotiques, la durée maximale de traitement est de 5 jours. Les comprimés ne sont pas adaptés à une utilisation chez les enfants pesant moins de 30 kg. D’autres formes pharmaceutiques/dosages (par exemple la solution buvable) doivent être utilisées. Fréquence d’administration Un intervalle minimal de 6 heures entre 2 administrations doit être respecté, même en cas de vomissements ou de rejet de la dose (voir rubrique 4.4) Populations particulières _Sujet âgé_ Chez les sujets âgés, une diminution de la dose doit être envisagée, en tenant compte de la fonction rénale et hépatique et de la fragilité globale de l’état de santé. _Insuffisance rénale_ Chez les patients présentant une insuffisance rénale au stade terminal (clairance de la créatinine ≤15 ml/min), la dose journalière doit être diminuée de 75%. Chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine comprise entre 15 et 60 ml/min), la dose doit être diminuée de 50% (voir rubrique 5.2). _Insuffisance hépatique_ Chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, la dose doit être diminuée de 50% (voir rubrique 5.2). D’autres formes pharmaceutiques peuvent être plus appropriées pour une utilisation dans ces populations. _Population pédiatrique_ Le métoclopramide est contre-indiqué chez l’enfant âgé de moins de un an (voir rubrique 4.3). Ces comprimés n’étant pas adaptés à une utilisation chez l’enfant pesant moins de 30 kg, d’autres formes pharmaceutiques doivent être utilisées dans cette population.

Contre-indications

·Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ·Lorsque la stimulation de la motricité gastro-intestinale présente un danger : hémorragie gastro-intestinale, obstruction mécanique ou perforation digestive. ·Chez les porteurs, connus ou suspectés, de phéochromocytome, en raison du risque d’épisodes d’hypertension sévère. ·Antécédent connu de dyskinésie tardive aux neuroleptiques ou au métoclopramide. ·Epilepsie (augmentation de la fréquence et de l'intensité des crises). ·Maladie de Parkinson. ·En association avec la lévodopa ou les agonistes dopaminergiques (voir rubrique 4.5). ·Antécédent connu de méthémoglobinémie avec le métoclopramide ou de déficit en NADH cytochrome-b5 réductase. ·Chez l’enfant de moins de un an en raison du risque augmenté de troubles extrapyramidaux (voir rubrique 4.4).

Mises en garde et précautions

Troubles neurologiques Des troubles extrapyramidaux peuvent survenir, en particulier chez l’enfant et l’adulte jeune, et/ou quand des doses élevées sont utilisées. Ces réactions surviennent, en général, en début de traitement et peuvent apparaître après une seule administration. En cas d’apparition de ces symptômes extrapyramidaux, il convient d’arrêter immédiatement le métoclopramide. Ces effets sont, en général, complètement réversibles après l’arrêt du traitement, mais peuvent nécessiter un traitement symptomatique (benzodiazépines chez l’enfant, et/ou antiparkinsoniens anticholinergiques chez l’adulte). Un intervalle d’au moins six heures doit être respecté entre chaque prise (voir rubrique 4.2), même en cas de vomissements ou de rejet de la dose, afin d’éviter un surdosage. Le traitement prolongé par métoclopramide peut entraîner des dyskinésies tardives, potentiellement irréversibles en particulier chez le sujet âgé. La durée de traitement ne doit pas être supérieure à 3 mois en raison du risque de dyskinésie tardive (voir rubrique 4.8). En cas d’apparition de signes cliniques de dyskinésie tardive, le traitement doit être arrêté. Un syndrome malin des neuroleptiques a été décrit avec le métoclopramide en association avec des neuroleptiques ou en monothérapie (voir rubrique 4.8). Le métoclopramide doit être arrêté immédiatement en cas de survenue de symptômes de syndrome malin des neuroleptiques et un traitement approprié doit être mis en œuvre. Une attention particulière sera portée chez les patients ayant des pathologies neurologiques sous-jacentes et chez les patients traités par d’autres médicaments ayant une action centrale (voir rubrique 4.3). Les symptômes de la maladie de Parkinson peuvent également être exacerbés par le métoclopramide. Méthémoglobinémie Des cas de méthémoglobinémie, pouvant être dus à un déficit en NADH cytochrome-b5 réductase, ont été rapportés. Dans ce cas, le traitement doit être arrêté immédiatement et définitivement, et les mesures appropriées doivent être prises (tel que le traitement par le bleu de méthylène). Troubles cardiaques Des effets indésirables cardiovasculaires graves incluant des cas de bradycardie sévère, de collapsus cardio-vasculaire, d’arrêt cardiaque et d’allongement de l’intervalle QT ont été rapportés lors de l’administration de métoclopramide par voie injectable, en particulier par voie intraveineuse (voir rubrique 4.8). Le métoclopramide doit être administré avec précaution, en particulier par voie intraveineuse chez les sujets âgés, les patients ayant des troubles de la conduction cardiaque (incluant un allongement de l’intervalle QT), les patients présentant un déséquilibre de la balance électrolytique, une bradycardie et ceux prenant d’autres médicaments connus pour allonger l’intervalle QT. Insuffisance rénale et hépatique En cas d’insuffisance rénale ou hépatique sévère, il est recommandé de diminuer la posologie (voir rubrique 4.2). Excipients Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase, ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Interactions médicamenteuses

Associations contre-indiquées Antagonisme réciproque entre les agonistes dopaminergiques ou la lévodopa et le métoclopramide (voir rubrique 4.3). Associations déconseillées Majoration par l’alcool de l’effet sédatif du métoclopramide. Associations à prendre en compte En raison de l’effet prokinétique du métoclopramide, l’absorption de certains médicaments peut être modifiée. _Rifampicine_ La publication d’une étude ayant été réalisée sur 12 volontaires sains, mentionne que l'administration de 600 mg de rifampicine pendant 6 jours a diminué l'exposition plasmatique au métoclopramide (ASC - Aire sous la courbe) et la concentration maximale (Cmax) de 68% et de 35%, respectivement. Bien que la signification clinique soit incertaine, les patients doivent être surveillés pour détecter toute absence d'effet antiémétique quand le métoclopramide est associé à la rifampicine ou à d'autres inducteurs puissants (par exemple carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne). _Anticholinergiques et dérivés morphiniques_ Antagonisme réciproque entre les anticholinergiques et dérivés morphiniques et le métoclopramide sur la motricité digestive. _Dépresseurs du système nerveux central (dérivés morphiniques anxiolytiques, antihistaminiques sédatifs H1, antidépresseurs sédatifs, barbituriques, clonidine et apparentés)._ Addition des effets sédatifs des dépresseurs du système nerveux central et du métoclopramide. _Neuroleptiques_ Risque d’addition des effets sur la survenue de troubles extrapyramidaux. _Médicaments sérotoninergiques_ Augmentation du risque de syndrome sérotoninergique en cas d’association avec les médicaments sérotoninergiques tels que les ISRS. _Digoxine_ Le métoclopramide peut diminuer la biodisponibilité de la digoxine. Une surveillance étroite des concentrations plasmatiques de la digoxine est nécessaire. _Ciclosporine_ Le métoclopramide augmente la biodisponibilité de la ciclosporine (Cmax augmentée de 46% et exposition systémique augmentée de 22%). Une surveillance étroite des concentrations plasmatiques de la ciclosporine est nécessaire. La conséquence clinique est incertaine. _Mivacurium et suxaméthonium_ L’injection de métoclopramide peut prolonger la durée du blocage neuromusculaire, par inhibition de la cholinestérase plasmatique. _Inhibiteurs puissants du CYP2D6_ Augmentation des paramètres d’exposition au métoclopramide en cas d’association avec les inhibiteurs puissants du CYP2D6 tels que la fluoxétine et la paroxétine. Bien que la pertinence clinique soit inconnue, une surveillance des effets indésirables est requise. Risque d'addition des effets méthémoglobinisants, en particulier chez le nouveau-né.

Grossesse et allaitement

Grossesse Un nombre important de données chez la femme enceinte (plus de 1000 grossesses) n’a mis en évidence aucun effet malformatif, ni fœtotoxique. Le métoclopramide peut être utilisé au cours de la grossesse si nécessaire. Pour des raisons pharmacologiques (par analogie avec d’autres neuroleptiques), si le métoclopramide est administré en fin de grossesse, un syndrome extrapyramidal néonatal ne peut être exclu. Le métoclopramide doit être évité en fin de grossesse. S’il est utilisé, une surveillance du nouveau-né doit être mise en œuvre. Allaitement Le métoclopramide passe faiblement dans le lait maternel. Des effets indésirables chez le nouveau-né allaité ne peuvent être exclus. Par conséquent, le métoclopramide n’est pas recommandé pendant l’allaitement. Une interruption du traitement pendant l’allaitement doit être envisagé.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont listés par système-organe. Les effets indésirables ont été classés par ordre de fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100 à <1/10) ; peu fréquent (³1/1000 à <1/100) ; rare (³ 1/10000 à <1/1000) ; très rare (<1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). | | | | | --- | --- | --- | | **Système Organe** | **Fréquence** | **Effets indésirables** | | **Affections du système immunitaire** | | | Peu fréquent | Hypersensibilité \*<br>_\\* Metoclopramide et réactions allergiques, rapport du 30 septembre 1997_ | | | Fréquence indéterminée | Réaction anaphylactique (incluant le choc anaphylactique) en particulier avec la voie intraveineuse \*\*<br>_\\*\\* CO Metoclopramide et choc anaphylactique en particulier après usage par voie intraveineuse, Patricia Fitas, 06 septembre 2013_ | | **Affections hématologiques et du système lymphatique** | | | Fréquence indéterminée | Méthémoglobinémie, pouvant être due à un déficit de la NADH cytochrome-b5 réductase, en particulier chez le nouveau-né (voir rubrique 4.4)<br>Sulfhémoglobinémie, essentiellement lors de l'administration concomitante de fortes doses de médicaments libérateurs de sulfate | | **Affections cardiaques** | | | Peu fréquent | Bradycardie, en particulier avec la voie intraveineuse | | | Fréquence indéterminée | Arrêt cardiaque, survenant rapidement après l’administration par voie injectable, et pouvant faire suite à une bradycardie (voir rubrique 4.4) ; bloc auriculo-ventriculaire, pause sinusale en particulier avec la voie intraveineuse ; allongement de l’intervalle QT à l’électrocardiogramme ; Torsades de Pointes | | **Affections endocriniennes\*** | | | Peu fréquent | Aménorrhée, hyperprolactinémie | | | Rare | Galactorrhée | | | Fréquence indéterminée | Gynécomastie | | **Affections gastro-intestinales** | | | Fréquent | Diarrhée | | **Troubles généraux et anomalies au site d’administration** | | | Fréquent | Asthénie | | **Affections du système nerveux** | | | Très fréquent | Somnolence | | | Fréquent | Troubles extrapyramidaux (en particulier chez les enfants et les jeunes adultes et/ou lorsque la dose conseillée est dépassée, y compris après administration d’une dose unique) (voir rubrique 4.4), syndrome parkinsonien, akathisie | | | Peu fréquent | Dystonie (y compris troubles de la vision et crise oculogyre), dyskinésie, troubles de la conscience | | | Rare | Convulsion en particulier chez les patients épileptiques | | | Fréquence indéterminée | Dyskinésie tardive pouvant être persistante, au cours ou après un traitement prolongé, en particulier chez les sujets âgés (voir rubrique 4.4), syndrome malin des neuroleptiques (voir rubrique 4.4) | | **Affections psychiatriques** | | | Fréquent | Dépression avec symptômes légers à sévères incluant l’apparition d’idées suicidaires | | | Peu fréquent | Hallucination | | | Rare | Etat confusionnel | | **Affections vasculaires** | | | Fréquent | Hypotension, en particulier avec la voie intraveineuse | | | Fréquence indéterminée | Augmentation transitoire de la pression artérielle.<br>Choc, syncope après utilisation de la forme injectable. <br>Crise hypertensive chez les patients ayant un phéochromocytome (voir rubrique 4.3). | \\* Affections endocriniennes pendant un traitement prolongé en relation avec une hyperprolactinémie (aménorrhée, galactorrhée, gynécomastie). Les effets suivants, parfois associés, surviennent plus fréquemment lors de l’utilisation de doses élevées : Symptômes extrapyramidaux : dystonie aiguë et dyskinésie, syndrome parkinsonien, akathisie, y compris après l’administration d’une dose unique du médicament, en particulier chez les enfants et les jeunes adultes (voir rubrique 4.4). Somnolence, troubles de la conscience, confusion, hallucination. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [https://signalement.social-sante.gouv.fr/](https://signalement.social-sante.gouv.fr/).

Conduite à tenir en cas de surdosage

Symptômes Des symptômes extrapyramidaux, une somnolence, des troubles de la conscience, une confusion, des hallucinations, une crise hypertensive, voire un arrêt cardio-respiratoire peuvent survenir. Conduite à tenir En cas de symptômes extra-pyramidaux liés ou non à un surdosage, le traitement est uniquement symptomatique (benzodiazépines chez l'enfant, et/ou antiparkinsoniens anticholinergiques chez l'adulte). Un traitement symptomatique et une surveillance continue des fonctions cardiovasculaire et respiratoire doivent être mis en œuvre en fonction de l'état clinique. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.