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Posologie officielle

Omeprazole Zentiva Lab 20 mg — posologie et mode d'emploi

Substance active : Oméprazole. gélule gastro-résistant(e) — voie orale.

Indications thérapeutiques

Les gélules d’OMEPRAZOLE ZENTIVA LAB sont indiquées dans : Adultes : ·Traitement des ulcères duodénaux. ·Prévention des récidives d’ulcères duodénaux. ·Traitement des ulcères gastriques. ·Prévention des récidives d’ulcères gastriques. ·En association à des antibiotiques appropriés, éradication de _Helicobacter pylori_ ( _H. pylori_) dans la maladie ulcéreuse gastroduodénale. ·Traitement des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). ·Prévention des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les patients à risque. ·Traitement de l’œsophagite par reflux. ·Traitement d’entretien des patients après cicatrisation d’une œsophagite par reflux. ·Traitement du reflux gastro-œsophagien symptomatique. ·Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison. Utilisation pédiatrique : Enfants à partir d’un an et ≥ à 10 kg ·Traitement de l’œsophagite par reflux. ·Traitement symptomatique du pyrosis et des régurgitations acides en cas de reflux gastro-œsophagien. Enfants de plus de 4 ans et adolescents ·En association à des antibiotiques, traitement de l’ulcère duodénal consécutif à une infection par _H. pylori._

Posologie et mode d'administration

Posologie Adultes Traitement des ulcères duodénaux La dose recommandée chez les patients ayant un ulcère duodénal évolutif est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Chez la plupart des patients, la cicatrisation survient dans les 2 semaines. Chez les patients avec une cicatrisation incomplète après le traitement initial, la cicatrisation sera généralement obtenue après 2 semaines supplémentaires de traitement. Chez les patients faiblement répondeurs, la dose de 40 mg d’oméprazole une fois par jour est recommandée et la cicatrisation est généralement obtenue en 4 semaines. Prévention des récidives des ulcères duodénaux Pour la prévention des récidives de l’ulcère duodénal chez les patients non infectés par _H. pylori_ ou lorsque l’éradication de _H. pylori_ n’est pas possible, la dose recommandée est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Chez certains patients, une dose journalière de 10 mg peut être suffisante. En cas d’échec thérapeutique, la dose peut être augmentée à 40 mg. Traitement des ulcères gastriques La dose recommandée est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Chez la plupart des patients, la cicatrisation survient dans les 4 semaines. Chez les patients non cicatrisés après le traitement initial, la cicatrisation sera obtenue au cours des 4 semaines supplémentaires de traitement. Chez les patients faiblement répondeurs, la dose recommandée est 40 mg d’oméprazole une fois par jour et la cicatrisation est généralement obtenue dans les 8 semaines. Prévention des récidives des ulcères gastriques Pour la prévention de la récidive chez les patients faiblement répondeurs, la dose recommandée est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 40 mg d’oméprazole une fois par jour. Eradication de _H. pylori_ dans la maladie ulcéreuse gastroduodénale Pour l’éradication de _H. pylori_, le choix des antibiotiques devra prendre en compte la tolérance individuelle du patient et devra tenir compte des profils de résistance locaux, régionaux et nationaux, ainsi que des recommandations en vigueur. ·oméprazole 20 mg + clarithromycine 500 mg + amoxicilline 1 000 mg, chacun deux fois par jour pendant une semaine, ou ·oméprazole 20 mg + clarithromycine 250 mg (ou 500 mg) + métronidazole 400 mg (ou 500 mg ou tinidazole 500 mg), chacun deux fois par jour pendant une semaine, ou ·oméprazole 40 mg une fois par jour avec l’amoxicilline 500 mg et le métronidazole 400 mg (ou 500 mg ou tinidazole 500 mg) chacun des deux trois fois par jour pendant une semaine. Si le patient présente encore _H.pylori_ après cette trithérapie, le traitement peut être répété. Traitement des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’AINS Pour le traitement des ulcères gastriques et duodénaux induits par les AINS, la dose recommandée est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Chez la plupart des patients, la cicatrisation survient dans les 4 semaines. Chez les patients non cicatrisés après le traitement initial, la cicatrisation sera généralement obtenue au cours des 4 semaines supplémentaires de traitement. Prévention des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’AINS chez les patients à risque Pour la prévention des ulcères gastriques ou duodénaux associés à la prise d’AINS chez les patients à risque (âge > 60 ans, antécédents d’ulcères gastriques et duodénaux, antécédent d’hémorragie digestive haute) la dose recommandée est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Traitement de l’œsophagite par reflux La dose recommandée est 20 mg d’oméprazole une fois par jour. Chez la plupart des patients, la cicatrisation survient dans les 4 semaines. Chez les patients non cicatrisés après le traitement initial, la cicatrisation sera généralement obtenue au cours de 4 semaines supplémentaires de traitement. Chez les patients ayant une œsophagite sévère, la dose recommandée est 40 mg d’oméprazole une fois par jour, et la cicatrisation est généralement obtenue dans les 8 semaines. Traitement d’entretien des patients après cicatrisation d’une œsophagite par reflux Après cicatrisation des œsophagites par reflux, le traitement d’entretien recommandé est 10 mg d’oméprazole une fois par jour. Si nécessaire, la dose peut être augmentée à 20 – 40 mg d’oméprazole une fois par jour. Traitement du reflux gastro-œsophagien symptomatique La dose recommandée est 20 mg d’oméprazole par jour. Certains patients répondent convenablement à la dose de 10 mg par jour et par conséquent, la posologie peut être ajustée individuellement. Si les symptômes ne sont pas contrôlés après 4 semaines de traitement par 20 mg d’oméprazole par jour, des investigations supplémentaires sont recommandées. Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison Chez les patients ayant un syndrome de Zollinger-Ellison, la posologie doit être ajustée individuellement et le traitement poursuivi aussi longtemps que nécessaire. La dose initiale journalière recommandée est 60 mg d’oméprazole. Tous les patients ayant une maladie sévère et une réponse inadaptée aux autres traitements ont été efficacement contrôlés, et plus de 90 % d’entre eux ont été maintenus à des doses comprises entre 20 et 120 mg d’oméprazole par jour. Pour des posologies supérieures à 80 mg d’oméprazole par jour, la dose journalière devra être divisée et donnée en 2 prises. Population pédiatrique Chez l’enfant à partir d’un an et ≥ à 10 kg Traitement de l’œsophagite par reflux. Traitement symptomatique du pyrosis et des régurgitations acides en cas de reflux gastro-œsophagien. Les posologies recommandées sont les suivantes : | | | | | --- | --- | --- | | Âge | Poids | Posologie | | ≥ 1 an | 10 à 20 kg | 10 mg une fois par jour. La posologie peut être augmentée à 20 mg une fois par jour si nécessaire. | | ≥ 2 ans | \> 20 kg | 20 mg une fois par jour. La posologie peut être augmentée à 40 mg une fois par jour si nécessaire. | Œsophagite par reflux : la durée du traitement est de 4 à 8 semaines. Traitement symptomatique du pyrosis et des régurgitations acides en cas de reflu

Contre-indications

·Hypersensibilité à la substance active, aux dérivés benzimidazolés ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ·L’oméprazole, comme les autres inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), ne doit pas être administré de façon concomitante avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

En présence de tout symptôme alarmant (tel que perte de poids importante et involontaire, vomissements répétés, dysphagie, hématémèse ou méléna) et en cas de suspicion ou de présence d’un ulcère gastrique, l’éventualité d’une lésion maligne doit être écartée car le traitement peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic. La prise concomitante d’atazanavir avec des inhibiteurs de la pompe à proton n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5). Si l’association de l’atazanavir avec un inhibiteur de la pompe à proton est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite (ex : surveillance de la charge virale) est recommandée associée à une augmentation de la dose de l’atazanavir à 400 mg avec 100 mg de ritonavir ; une dose maximale de 20 mg d’oméprazole ne doit pas être dépassée. L’oméprazole, comme tous les médicaments anti-sécrétoires gastriques acides, peut réduire l’absorption de la vitamine B12 (cyanocobalamine), en raison de l’hypo– ou achlorhydrie. Ceci devra être pris en compte lors d’un traitement au long cours chez les patients disposant de réserves réduites ou présentant des facteurs de risques de diminution de l’absorption de la vitamine B12. L’oméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Au début et à la fin d’un traitement avec l’oméprazole, le risque d’interactions avec les produits métabolisés par le CYP2C19 doit être envisagé. Une interaction entre le clopidogrel et l’oméprazole a été observée (voir rubrique 4.5). La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. Par précaution, l’utilisation concomitante d’oméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée. Des cas d’hypomagnésémie sévères ont été rapportés chez des patients traités par des Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPPs) tels que l’oméprazole pendant au moins trois mois et, dans la plupart des cas pendant un an. L’hypomagnésémie peut se manifester par des signes cliniques graves tels que fatigue, tétanie, bouffées délirantes, convulsions, sensations vertigineuses, arythmie ventriculaire, mais elle peut débuter de façon insidieuse et passer inaperçue. Chez la plupart des patients, l’hypomagnésémie s’est améliorée après supplémentation en magnésium et arrêt de l’IPP. Chez les patients nécessitant un traitement prolongé ou en cas d’association des IPPs avec de la digoxine ou avec des médicaments pouvant induire une hypomagnésémie (par exemple des diurétiques), un dosage du taux de magnésium sanguin doit être envisagé par les professionnels de santé avant de commencer le traitement par l’IPP puis régulièrement pendant le traitement. Des réactions cutanées indésirables graves (SCAR), notamment le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la nécrolyse épidermique toxique (NET), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou être fatales, ont été rapportées très rarement et rarement, respectivement, en association avec le traitement par oméprazole. Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier s’ils sont utilisés à fortes doses et sur une durée prolongée (> 1 an), peuvent augmenter modérément le risque de fracture de la hanche, du poignet et des vertèbres, principalement chez les patients âgés ou en présence d’autres facteurs de risque identifiés. Des études observationnelles suggèrent que les inhibiteurs de la pompe à protons peuvent augmenter le risque global de fracture de 10 à 40 %. Cette augmentation peut être en partie due à d’autres facteurs de risque. Les patients présentant un risque d’ostéoporose doivent être pris en charge conformément aux recommandations en vigueur, et recevoir un apport approprié en vitamine D et en calcium. Lupus érythémateux cutané Subaigu (LECS) Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à de très rares cas de LECS. Si des lésions surviennent, en particulier sur les zones de la peau exposées au soleil, et si elles sont accompagnées d’arthralgies, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de la santé devrait envisager l’arrêt de OMEPRAZOLE ZENTIVA LAB. L’apparition d’un LECS après un traitement antérieur avec un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe à protons. _Atteinte de la fonction rénale_ Une néphrite tubulo-interstitielle (NTI) aiguë a été observée chez des patients prenant de l’oméprazole et peut survenir à tout moment durant le traitement par l’oméprazole (voir rubrique 4.8). La néphrite tubulo-interstitielle aiguë peut évoluer vers une insuffisance rénale. L’oméprazole doit être interrompu en cas de suspicion de NTI, et un traitement approprié doit être rapidement instauré. Interférence avec les tests de laboratoire L’augmentation du taux de Chromogranine A (CgA) peut interférer avec les tests réalisés pour l’exploration des tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par oméprazole doit être interrompu au moins 5 jours avant de mesurer le taux de CgA (voir rubrique 5.1). Si les taux de CgA et de gastrine ne sont pas normalisés après la mesure initiale, les mesures doivent être répétées 14 jours après l’arrêt du traitement par inhibiteur de la pompe à protons. Certains enfants atteints d’affections chroniques peuvent nécessiter un traitement à long terme bien que cela ne soit pas recommandé. Un traitement par inhibiteurs de la pompe à protons pourrait légèrement augmenter le risque d’infections gastro-intestinales, comme une infection par _Salmonella_ et par _Campylobacter_ et possiblement par _Clostridium difficile_ chez les patients hospitalisés (voir rubrique 5.1). Comme dans tous les traitements à long terme, en particulier lorsque la période de traitement est supérieure à un an, une surveillance régulière des patients est nécessaire. Excipients Les patients présentant une intolérance au galactose ou au fructose, un déficit total en lactase, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou

Interactions médicamenteuses

Effets de l’oméprazole sur la pharmacocinétique des autres substances actives Substances actives dont l’absorption est dépendante du pH La diminution de l’acidité intragastrique au cours du traitement par l’oméprazole peut diminuer ou augmenter l’absorption des substances actives dont l’absorption est dépendante du pH. Nelfinavir, atazanavir Les concentrations plasmatiques de l'atazanavir et du nelfinavir diminuent en cas de co-administration avec l'oméprazole. L'administration concomitante d'oméprazole avec le nelfinavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). L'administration concomitante d'oméprazole (40 mg une fois par jour) a entraîné une diminution de l’exposition moyenne au nelfinavir de 40 % et une diminution de l’exposition moyenne de son métabolite pharmacologiquement actif M8 de 75-90 %. L’interaction pourrait également entraîner une inhibition du CYP2C19. L'administration concomitante d'oméprazole avec l’atazanavir n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4). L’oméprazole (40 mg en une prise par jour) administré en association avec l’atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg, chez des volontaires sains, a entraîné une diminution de 75 % de l’exposition à l’atazanavir. L’augmentation de la posologie de l’atazanavir à 400 mg n’a pas compensé l’impact de l’oméprazole sur l’exposition à l’atazanavir. L’association d’oméprazole (20 mg une fois par jour) avec l’atazanavir 400 mg/ritonavir 100 mg chez des volontaires sains a diminué approximativement de 30 % l’exposition à l’atazanavir en comparaison à l’exposition observée avec l’atazanavir 300 mg/ ritonavir 100 mg une fois par jour. Digoxine Un traitement concomitant par oméprazole (20 mg par jour) et digoxine chez des sujets sains augmente la biodisponibilité de la digoxine de 10 %. La toxicité de la digoxine est rarement rapportée. Cependant, il faut être prudent chez les patients âgés lorsque l’oméprazole est administré à de fortes doses. La surveillance thérapeutique de la digoxine doit alors être renforcée. Clopidogrel Les résultats des études menées chez des sujets sains ont montré une interaction pharmacocinétique (PK)/ pharmacodynamique (PD) entre le clopidogrel (dose de charge de 300 mg / dose d’entretien de 75 mg par jour) et l’oméprazole (80 mg par jour par voie orale) entrainant une diminution moyenne 46 % de l’exposition au métabolite actif du clopidogrel et entrainant une diminution de l’inhibition maximale de l’agrégation plaquettaire (induite par l’ADP) de 16 % en moyenne. Des données contradictoires sur les conséquences cliniques d’une interaction PK/PD de l’oméprazole en termes d’événements cardiovasculaires majeurs ont été rapportées à la fois dans les études observationnelles et cliniques. Par mesure de précaution, l’utilisation concomitante d’oméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée (voir rubrique 4.4). Autres substances actives L’absorption du posaconazole, de l’erlotinib, du kétoconazole et de l’itraconazole est significativement diminuée et l’efficacité clinique peut donc être affaiblie. L’association concomitante du posaconazole et de l’erlotinib avec l’oméprazole doit être évitée. Substances actives métabolisées par le CYP2C19 L’oméprazole est un inhibiteur modéré du CYP2C19, principal enzyme de métabolisation de l’oméprazole. De ce fait, lors d’une administration concomitante avec des substances actives métabolisées par le CYP2C19, la métabolisation peut être diminuée et l’exposition systémique de ces substances augmentée. Des exemples de tels médicaments sont la R-warfarine et les autres anti-vitamines K, le cilostazol, le diazépam et la phénytoïne. Cilostazol L’oméprazole administré à la dose de 40 mg à des sujets sains dans une étude en cross-over, a augmenté la Cmax et l’ASC pour le cilostazol de 18 % et 26 % respectivement, et pour l’un de ses métabolites actifs de 29 % et 69 % respectivement. Phénytoïne Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de phénytoïne durant les deux premières semaines qui suivent l’initiation d’un traitement par oméprazole, et si un ajustement de dose de phénytoïne est réalisé, une surveillance et des ajustements de doses successifs peuvent être nécessaires jusqu’à la fin du traitement par oméprazole. Mécanisme inconnu Saquinavir Il résulte de l'administration concomitante d'oméprazole avec du saquinavir/ritonavir une augmentation des concentrations plasmatiques d’environ 70 % pour le saquinavir, ceci associé à une bonne tolérance chez les patients infectés par le VIH. Tacrolimus L’administration concomitante d’oméprazole augmente les concentrations sériques du tacrolimus. Une surveillance renforcée des concentrations du tacrolimus et de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être réalisée ainsi qu’un ajustement du dosage du tacrolimus si nécessaire. Méthotrexate En association avec les inhibiteurs de la pompe à protons, une augmentation du taux de méthotrexate a été rapportée chez certains patients. Un arrêt momentané du traitement par oméprazole doit être envisagé lorsqu’il est administré avec de fortes doses de méthotrexate. Effets des autres substances actives sur la pharmacocinétique de l’oméprazole Inhibiteurs du CYP2C19 et/ou du CYP3A4 Comme l’oméprazole est métabolisé par CYP2C19 et CYP3A4, des substances actives connues pour inhiber CYP2C19 ou CYP3A4 (telles que la clarithromycine et le voriconazole) peuvent conduire à une augmentation des taux sériques d’oméprazole par diminution de sa métabolisation. L’administration concomitante du voriconazole a entraîné plus d’un doublement de l’exposition à l’oméprazole. L’oméprazole à forte dose a été bien toléré, l’ajustement des doses d’oméprazole n’est généralement pas nécessaire. Cependant, un ajustement de dose peut être nécessaire chez les patients souffrant d’une insuffisance hépatique sévère et si un traitement à long terme est indiqué. Inducteurs du CYP2C19 et/ou du CYP3A4 Des substances actives connues pour être inductrices du CYP2C19 ou du CYP3A4 ou des deux (comme la rifampi

Grossesse et allaitement

Grossesse Les résultats de trois études épidémiologiques prospectives (plus de 1000 résultats d’expositions) indiquent qu’il n’y a aucun effet indésirable de l’oméprazole lors de la grossesse ou sur la santé du fœtus/nouveau-né. L’oméprazole peut être utilisé lors de la grossesse. Allaitement L’oméprazole est excrété dans le lait maternel, mais n’a probablement pas d’influence sur l’enfant s’il est utilisé à dose thérapeutique. Fertilité Des études conduites chez l’animal avec un mélange racémique d’oméprazole, administré par voie orale, n’indiquent pas d’effets sur la fertilité.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquents (1-10 % des patients) sont les céphalées, les douleurs abdominales, la constipation, la diarrhée, les flatulences et les nausées/vomissements. Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR), incluant le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la nécrolyse épidermique toxique (NET), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) et la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportées en association avec le traitement par oméprazole (voir rubrique 4.4). Tableau des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont été rapportés ou suspectés au cours des essais cliniques de l’oméprazole et depuis sa mise sur le marché. Aucun des effets n’a été dose-dépendant. Les effets indésirables sont classés par fréquence et par classe de système d’organes. Les catégories de fréquence sont définies par la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). | Fréquence et classe de système d’organes | Effet indésirable | | --- | --- | | Affections hématologiques et du système lymphatique | | Rare : | Leucopénie, thrombocytopénie | | Très rare : | Agranulocytose, pancytopénie | | Affections du système immunitaire | | Rare : | Réactions d’hypersensibilité telles que fièvre, angio-œdème et réaction/choc anaphylactique | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | | Rare : | Hyponatrémie | | Indéterminée : | Hypomagnésémie ; une hypomagnésémie sévère peut conduire à une hypocalcémie. Une hypomagnésémie peut également être associée à une hypokaliémie. | | Affections psychiatriques | | Peu fréquent : | Insomnie | | Rare : | Agitation, confusion, dépression | | Très rare : | Agressivité, hallucinations | | Affections du système nerveux | | Fréquent : | Céphalées | | Peu fréquent : | Étourdissements, paresthésie, somnolence | | Rare : | Troubles du goût | | Affections oculaires | | Rare : | Vision trouble | | Affections de l’oreille et du labyrinthe | | Peu fréquent : | Vertiges | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | | Rare : | Bronchospasme | | Affections gastro-intestinales | | Fréquent : | Douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées/vomissements, polypes des glandes fundiques (bénins) | | Rare : | Sécheresse buccale, stomatite, candidose gastro-intestinale | | Indéterminée : | Colite microscopique | | Affections hépatobiliaires | | Peu fréquent : | Augmentation des enzymes hépatiques | | Rare : | Hépatite avec ou sans ictère | | Très rare : | Insuffisance hépatique, encéphalopathie chez les patients ayant une insuffisance hépatique préexistante | | Affections de la peau et du tissu sous-cutané | | Peu fréquent : | Dermatite, prurit, rash, urticaire | | Rare : | Alopécie, photosensibilité, pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) | | Très rare : | Erythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (NET) | | Indéterminée : | Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) | | Affections musculo-squelettiques et systémiques | | Peu fréquent : | Fracture de la hanche, du poignet ou des vertèbres | | Rare : | Arthralgies, myalgies | | Très rare : | Faiblesses musculaires | | Affections du rein et des voies urinaires | | Rare : | Néphrite tubulo-interstitielle (avec évolution possible vers une insuffisance rénale) | | Affections des organes de reproduction et du sein | | Très rare : | Gynécomastie | | Troubles généraux et anomalies au site d’administration | | Peu fréquent : | Malaise, œdème périphérique | | Rare : | Augmentation de la sudation | Population pédiatrique : La tolérance de l’oméprazole a été évaluée chez 310 enfants âgés de 0 à 16 ans souffrant de maladies liées à l’acidité gastrique. Les données sur l’usage à long terme sont limitées et proviennent de 46 enfants ayant reçu un traitement d’entretien par oméprazole lors d’une étude clinique dans l’œsophagite érosive sévère pendant une durée allant jusqu’à 749 jours. Le profil des événements indésirables a été généralement identique à celui observé chez les adultes, aussi bien dans les traitements à court et long terme. Il n’existe pas de données à long terme concernant les effets d’un traitement par oméprazole sur la puberté et la croissance. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [https://signalement.social-sante.gouv.fr/](https://signalement.social-sante.gouv.fr/)

Conduite à tenir en cas de surdosage

Il y a peu d’information disponible relative aux effets d’un surdosage d’oméprazole chez les humains. Dans la littérature, des doses allant jusqu’à 560 mg ont été décrites, et des administrations de doses uniques orales d’oméprazole allant jusqu’à 2 400 mg (120 fois la dose clinique usuelle recommandée) ont été rapportées de façon occasionnelle. Nausées, vomissements, étourdissements, douleurs abdominales, diarrhées et céphalées ont été rapportés. De même des cas d’apathie, de dépression et de confusion ont été décrits dans des cas isolés. Les symptômes décrits sont transitoires, et aucun effet grave n’a été rapporté. Le taux d’élimination est resté inchangé (cinétique de premier ordre) avec l’augmentation des doses. Le traitement, s’il est nécessaire, est symptomatique. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.