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Posologie officielle

Gibiter Easyhaler — posologie et mode d'emploi

Substances actives : Budésonide, Fumarate de formotérol dihydraté. poudre pour inhalation — voie inhalée.

Indications thérapeutiques

ASTHME GIBITER EASYHALER 160 microgrammes/4,5 microgrammes/dose est indiqué chez l'adulte et l'adolescent âgé de 12 et plus, pour le traitement régulier de l'asthme lorsque l'utilisation d'une association d'un corticoïde inhalé et d'un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de longue durée d'action est justifiée : ·chez les patients insuffisamment contrôlés par une corticothérapie inhalée et la prise d'un bronchodilatateur bêta-2 agoniste de courte durée d'action par voie inhalée à la demande. ou ·chez les patients contrôlés par l'administration d'une corticothérapie inhalée associée à un traitement continu par bêta-2 agoniste de longue durée d'action par voie inhalée. BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE (BPCO) GIBITER EASYHALER 160 microgrammes/4,5 microgrammes/dose est indiqué chez l'adulte (à partir de 18 ans) en traitement symptomatique chez les patients présentant une BPCO avec un volume expiratoire maximal par seconde (VEMS) post-bronchodilatateur < 70 % de la valeur théorique et des antécédents d'exacerbations répétées malgré un traitement régulier par bronchodilatateur (voir aussi rubrique 4.4).

Posologie et mode d'administration

Posologie ASTHME GIBITER EASYHALER n'est pas indiqué en traitement initial de l'asthme. La posologie est individuelle et le dosage utilisé de GIBITER EASYHALER sera adapté en fonction de la sévérité de la maladie. Que ce soit à l'initiation du traitement ou pendant la phase d'adaptation de la dose d'entretien, si les dosages disponibles de l'association fixe de GIBITER EASYHALER ne permettent pas d'ajuster la posologie de chacun des principes actifs en fonction de l'état clinique du patient, les doses adaptées de bêta-2-agonistes et/ou de corticoïdes devront être administrées avec des spécialités séparées contenant chacun des principes actifs. Il convient de toujours rechercher la posologie minimale efficace permettant d'obtenir le contrôle des symptômes de l'asthme. Le médecin vérifiera régulièrement que le dosage prescrit de GIBITER EASYHALER reste adapté pour un traitement optimal du patient. Lorsque le contrôle des symptômes est maintenu avec la dose recommandée la plus faible, l'administration d'un corticoïde inhalé seul pourra être envisagée comme étape suivante dans la recherche du traitement minimal efficace. Deux modalités de traitement sont possibles: A. GIBITER EASYHALER est utilisé en **traitement d'entretien régulier uniquement** avec un médicament supplémentaire bronchodilatateur d'action rapide utilisé à la demande pour traiter les symptômes aigus d'asthme. B. GIBITER EASYHALER est utilisé à la fois en **traitement d'entretien régulier ainsi qu'en cas de besoin** pour soulager les symptômes aigus d'asthme. A. GIBITER EASYHALER utilisé uniquement pour le traitement d'entretien régulier de l'asthme Les patients devront être informés qu'ils doivent avoir en permanence à leur disposition leur bronchodilatateur inhalé d'action rapide en traitement de secours pour soulager les symptômes aigus d'asthme. Posologie préconisée : _Adultes (18 ans et plus) :_ 1– 2 inhalations 2 fois par jour. Certains patients peuvent nécessiter 4 inhalations 2 fois par jour. _Adolescents (12-17 ans) :_ 1– 2 inhalations 2 fois par jour. En pratique courante, lorsque les symptômes ont régressé avec 2 prises quotidiennes, un rythme d'administration en 1 prise par jour peut éventuellement être envisagé dans le cadre de la recherche de la dose minimale efficace si le médecin estime nécessaire de maintenir un traitement par bêta-2 adrénergique longue durée d'action en association avec un corticoïde inhalé pour le contrôle des symptômes. Une augmentation de l’utilisation du bronchodilatateur d'action rapide pour soulager les symptômes aigus d'asthme est le signe d'une déstabilisation de l'asthme et nécessite une réévaluation du traitement. Enfants _(6 ans et plus)_ : un dosage plus faible (80 microgrammes/4,5 microgrammes/dose) est disponible pour les enfants de 6 à 11 ans. Enfants _de moins de 6 ans_ : comme seules des données limitées sont disponibles, GIBITER EASYHALER n'est pas recommandé chez les enfants de moins de 6 ans. B. GIBITER EASYHALER utilisé à la fois en traitement d’entretien régulier de l’asthme et, en cas de besoin, pour soulager les symptômes aigus d’asthme GIBITER EASYHALER est utilisé à la fois en traitement d'entretien régulier et en traitement à la demande pour traiter les symptômes aigus d'asthme. Les patients devront être informés qu'ils doivent avoir GIBITER EASYHALER en permanence à leur disposition pour une utilisation en cas de besoin. Pour les patients qui prennent Gibiter Easyhaler comme traitement de secours, l’utilisation préventive de Gibiter Easyhaler pour la bronchoconstriction induite par les allergènes ou par l’effort doit être discutée entre le médecin et le patient : l’utilisation recommandée doit tenir compte de la fréquence des besoins. En cas de besoin fréquent de bronchodilatation sans qu’une dose élevée de corticoïde inhalé soit nécessaire, un autre traitement de secours doit être utilisé. L'utilisation de GIBITER EASYHALER à la fois en traitement régulier d'entretien et pour soulager les symptômes aigus d'asthme sera envisagée notamment dans les cas suivants: ·contrôle insuffisant de l'asthme et besoin fréquent de traitement de secours par bêta-2 adrénergiques ·antécédents d'exacerbations d'asthme ayant nécessité une intervention médicalisée. Une surveillance étroite des effets indésirables dose-dépendants est nécessaire chez les patients ayant recours fréquemment à un nombre important d'inhalations de GIBITER EASYHALER pour traiter les symptômes aigus d'asthme. Posologie préconisée: _Adultes et adolescents (12 ans et plus) :_ La dose recommandée en traitement régulier d'entretien est de 2 inhalations par jour, administrées en deux prises par jour (1 inhalation matin et soir), ou en 1 prise par jour (2 inhalations le matin ou le soir). Chez certains patients, une dose quotidienne de fond de 2 inhalations deux fois par jour peut être nécessaire. En cas de besoin, les patients pourront prendre 1 inhalation supplémentaire de GIBITER EASYHALER pour traiter les symptômes aigus d'asthme. Si les symptômes persistent après quelques minutes, l'inhalation sera renouvelée. Ne pas prendre plus de 6 inhalations en 1 seule fois. Une dose totale quotidienne de plus de 8 inhalations n'est généralement pas nécessaire. Toutefois, une dose totale journalière allant jusqu'à 12 inhalations pourra être utilisée sur une période limitée. Il convient de fortement recommander aux patients utilisant plus de 8 inhalations par jour de prendre un avis médical. Leur traitement d'entretien devra être réévalué. _Enfant de moins de 12 ans :_ L'utilisation de GIBITER EASYHALER selon les modalités décrites ci-dessus au paragraphe B (à la fois en traitement d’entretien régulier de l’asthme et, en cas de besoin, pour soulager les symptômes aigus d’asthme) n'est pas recommandée chez les enfants. BPCO : Posologie préconisée: _Adultes :_ 2 inhalations deux fois par jour. Informations générales _Populations spécifiques :_ _Sujets âgés :_ pas de recommandation posologique spécifique. _Patients avec insuf

Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 (présence de lactose qui peut contenir des petites quantités de protéines de lait).

Mises en garde et précautions

Avant l'arrêt du traitement, les doses devront être diminuées progressivement; le traitement ne devant pas être arrêté brutalement. L’arrêt total des corticostéroïdes inhalés ne doit pas être envisagé à moins qu’il ne soit provisoirement nécessaire à la confirmation du diagnostic d’asthme. Si le contrôle des symptômes reste insuffisant à la suite du traitement par GIBITER EASYHALER ou si le patient dépasse les doses maximales recommandées de GIBITER EASYHALER, la conduite thérapeutique devra être réévaluée ( [voir rubrique 4.2](https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/64579414/extrait#Rcp_4_2_PosoAdmin_1)). Une détérioration soudaine ou progressive du contrôle des symptômes d'asthme ou de BPCO nécessite un avis médical urgent car elle peut annoncer une évolution engageant le pronostic vital. Il conviendra alors d'envisager une augmentation de la corticothérapie (avec éventuellement une cure de corticoïdes oraux) ou une antibiothérapie en cas d'infection. Il convient d'informer les patients qu'ils doivent avoir en permanence à leur disposition leur inhalateur de secours : soit GIBITER EASYHALER (pour les patients asthmatiques utilisant GIBITER EASYHALER à la fois en traitement d'entretien régulier de l’asthme et pour soulager les symptômes aigus d'asthme), soit un autre médicament bronchodilatateur d'action rapide (pour tous les patients utilisant GIBITER EASYHALER uniquement pour le traitement d'entretien régulier de l’asthme). Il conviendra de rappeler aux patients qu'ils doivent prendre la dose d'entretien régulièrement en respectant la prescription médicale, même en l'absence de symptômes. Dès que les symptômes de l'asthme sont bien contrôlés, une diminution progressive de la dose de GIBITER EASYHALER doit être envisagée. Il est important que les patients soient suivis régulièrement lors de la phase de réduction du traitement. La dose minimale efficace de GIBITER EASYHALER doit être utilisée ( [voir rubrique 4.2](https://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/medicament/64579414/extrait#Rcp_4_2_PosoAdmin_1)). Le traitement par GIBITER EASYHALER ne doit pas être initié pendant une exacerbation, une aggravation significative ou une détérioration aiguë de l'asthme. Des événements indésirables graves liés à l'asthme et des exacerbations peuvent survenir au cours du traitement par GIBITER EASYHALER. Il convient d'informer les patients de la nécessité de consulter un médecin tout en poursuivant leur traitement si les symptômes de l'asthme persistent ou s'aggravent. Aucune étude clinique n'est disponible avec l'association budésonide/formotérol chez les patients présentant une BPCO et un VEMS pré-bronchodilatateur > 50 % de la valeur prédite et un VEMS post-bronchodilatateur < 70 % de la valeur prédite (voir rubrique 5.1). Comme avec d'autres traitements administrés par voie inhalée, une augmentation des sibilants bronchiques et de la dyspnée juste après l'administration du produit traduit un bronchospasme paradoxal qui doit conduire à l'arrêt immédiat du traitement par GIBITER EASYHALER. La conduite thérapeutique devra être réévaluée pour envisager si nécessaire les traitements alternatifs. Le bronchospasme paradoxal sera traité immédiatement par un bronchodilatateur inhalé d'action rapide (voir rubrique 4.8). La corticothérapie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitements prolongés à fortes doses. La survenue de ces effets est néanmoins beaucoup moins probable avec la corticothérapie inhalée qu'avec la corticothérapie par voie systémique. Les effets systémiques possibles incluent un syndrome de Cushing, un tableau cushingoïde, une inhibition de la fonction surrénalienne, un retard de croissance chez les enfants et les adolescents, une diminution de la densité minérale osseuse, une cataracte et un glaucome et, plus rarement, des troubles psychologiques et comportementaux, notamment hyperactivité psychomotrice, troubles du sommeil, anxiété, dépression ou agressivité (en particulier chez l'enfant) (voir rubrique 4.8). Des troubles visuels peuvent apparaitre lors d'une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou d'apparition de tout autre symptôme visuel survenant au cours d'une corticothérapie, un examen ophtalmologique est requis à la recherche notamment d'une cataracte, d'un glaucome ou d'une lésion plus rare telle qu'une choriorétinopathie séreuse centrale, qui sont des troubles rapportés avec l'administration de corticoïdes par voie systémique ou locale. L'effet potentiel de la corticothérapie sur la densité minérale osseuse, en particulier lors de traitements prolongés à fortes doses, doit être pris en considération chez les patients présentant des facteurs de risque associés d'ostéoporose. Des études long terme conduites chez des enfants recevant des doses quotidiennes moyennes de 400 µg ou chez des adultes recevant des doses quotidiennes de 800 µg de budésonide par voie inhalée n'ont pas montré d'effets significatifs sur la densité minérale osseuse. Il n'y a pas de donnée disponible concernant les effets de doses plus élevées. En cas de suspicion d’inhibition de la fonction surrénalienne en relation avec une corticothérapie préalable par voie systémique, une attention particulière sera portée lors de la mise en route d’un traitement par GIBITER EASYHALER. L’administration de budésonide par voie inhalée favorise la diminution du recours aux corticoïdes oraux pour le traitement des symptômes de l’asthme, mais elle ne prévient pas le risque d'insuffisance surrénale qui peut persister longtemps lors du sevrage des patients notamment corticodépendants traités préalablement par une corticothérapie orale. Dans ces situations, la fonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) doit être surveillée régulièrement. Le traitement prolongé par corticoïdes inhalés à fortes doses, notamment à des doses supérieures aux doses recommandées, peut également entraîner une inhibition de la fonction surrénalien

Interactions médicamenteuses

Interactions pharmacocinétiques Les inhibiteurs puissants du CYP3A (tels que: kétoconazole, itraconazole, voriconazole, posaconazole, clarithromycine, télithromycine, néfazodone, cobicistat et inhibiteurs de la protéase du VIH) peuvent entraîner une augmentation significative des concentrations plasmatiques de budésonide. L'administration concomitante doit être évitée. Si ces traitements ne peuvent être évités, l'intervalle de temps entre l'administration des médicaments doit être le plus long possible (voir rubrique 4.4). L'utilisation de GIBITER EASYHALER à la fois pour le traitement régulier d'entretien et "à la demande" pour traiter les symptômes aigus d'asthme, n'est pas recommandée chez les patients traités par des inhibiteurs puissants du CYP3A. Le kétoconazole, inhibiteur puissant du CYP3A4, administré à la dose quotidienne de 200 mg, a entraîné une augmentation de 6 fois, en moyenne, des concentrations plasmatiques du budésonide administré par voie orale (dose unique de 3 mg). Lorsque le kétoconazole a été administré 12 heures après le budésonide, la concentration a été, en moyenne, multipliée seulement par 3, ce qui suggère qu'une administration en respectant un intervalle de temps permet de réduire l'augmentation des concentrations plasmatiques de budésonide. Les données limitées disponibles avec le budésonide inhalé administré à des doses élevées (dose unique de 1 000 µg) ont mis en évidence une augmentation marquée des concentrations plasmatiques de budésonide (augmentation d'un facteur 4 en moyenne) lors de l'administration concomitante d'itraconazole, à la dose de 200 mg une fois par jour. Une augmentation du risque d'effets indésirables systémiques est attendue avec l'administration concomitante de cobicistat. L'association de budésonide avec des produits contenant du cobicistat doit donc être évitée, sauf si le bénéfice attendu avec la corticothérapie est supérieur au risque d'effets indésirables systémiques des corticoïdes. Dans ce cas, une surveillance accrue des effets indésirables des corticoïdes est nécessaire. Interactions pharmacodynamiques Les inhibiteurs bêta-adrénergiques peuvent diminuer ou antagoniser l'activité du formotérol. Sauf en cas de nécessité absolue, l'administration concomitante de GIBITER EASYHALER avec les inhibiteurs bêta-adrénergiques (y compris en collyres) n'est pas recommandée. Un traitement concomitant avec la quinidine, le disopyramide, le procaïnamide, les phénothiazines, les anti-histaminiques (terfénadine) et les antidépresseurs tricycliques peut prolonger l'intervalle QTc et augmenter le risque d'arythmies ventriculaires. De plus, la L-Dopa, la L-thyroxine, l'ocytocine et l'alcool peuvent diminuer la tolérance cardiaque envers les β2 adrénergiques. L'administration concomitante des inhibiteurs de la monoamine oxydase, y compris les produits exerçant une activité similaire tels que la furazolidone et la procarbazine, peut favoriser les poussées hypertensives. Le risque d'arythmie est augmenté en cas d'anesthésie concomitante par hydrocarbures halogénées. L'utilisation concomitante d'autres médicaments bêta-adrénergiques ou anticholinergiques peut potentialiser l'effet bronchodilatateur. L'hypokaliémie favorise le risque d'arythmies chez les patients traités par glycosides digitaliques. L'hypokaliémie peut être entraînée par un traitement par bêta-2 agoniste et peut être potentialisée par un traitement concomitant avec des dérivés de la xanthine, des corticoïdes et des diurétiques (voir rubrique 4.4). Il n'a pas été observé d'interaction entre le budésonide et le formotérol et d'autres médicaments utilisés dans le traitement de l'asthme. Populations pédiatriques Les études d’interaction n’ont été réalisées que chez l’adulte.

Grossesse et allaitement

Grossesse Il n'y a pas d'étude clinique évaluant les effets de GIBITER EASYHALER ou d'un traitement associant formotérol et budésonide chez les femmes enceintes. Les données issues d'une étude du développement embryonnaire et fœtal chez le rat n'ont pas mis en évidence d'effets spécifiques liés à l'association de formotérol et de budésonide. Il n'existe pas de données pertinentes concernant l'utilisation du formotérol chez la femme enceinte. Dans des études de la reproduction conduites chez l'animal, le formotérol a provoqué des effets indésirables à des niveaux d'exposition systémique très élevés (voir rubrique 5.3). Les données portant sur environ 2 000 grossesses exposées indiquent l'absence d'augmentation du risque tératogène associé à l'utilisation du budésonide inhalé. Les études animales ont mis en évidence l'apparition de malformations avec les glucocorticoïdes (voir rubrique 5.3). La pertinence de ces observations pour l'homme aux doses préconisées n'est pas établie. Des études conduites chez l'animal avec de fortes doses de glucocorticoïdes administrés en période prénatale ont mis en évidence une augmentation du risque de retard de croissance intra-utérine, d'atteintes cardiovasculaires à l'âge adulte et des modifications irréversibles de la densité en récepteurs aux glucocorticoïdes, de la recapture des neurotransmetteurs et du comportement avec des expositions systémiques inférieures à celles obtenues aux doses tératogènes. GIBITER EASYHALER ne doit être utilisé pendant la grossesse que lorsque les bénéfices sont supérieurs aux risques potentiels. Il conviendra d'utiliser la dose efficace de budésonide la plus faible possible nécessaire au contrôle de l'asthme. Allaitement Le budésonide passe dans le lait maternel. Cependant, à des doses thérapeutiques, aucun effet n'est attendu pour l'enfant allaité. Le passage du formotérol dans le lait maternel n'est pas connu. Chez le rat, de petites quantités de formotérol ont été détectées dans le lait maternel. L'administration de GIBITER EASYHALER chez la femme qui allaite ne doit être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère est supérieur au risque potentiel pour l'enfant. Fertilité Aucune donnée n'est disponible concernant l'effet potentiel du budésonide sur la fertilité. Des études de la reproduction chez l'animal menées avec le formotérol ont montré une légère réduction de la fertilité chez les rats mâles avec des expositions systémiques élevées (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Les effets indésirables de GIBITER EASYHALER sont ceux susceptibles de survenir avec chacune des substances actives qu'il contient : budésonide et formotérol. Il n'a pas été observé d'augmentation de l'incidence des effets indésirables après administration concomitante des deux composés. Les effets indésirables les plus fréquents sont les effets indésirables connus des β2 agonistes, tels que tremblements et palpitations. Ces effets indésirables sont en général d'intensité légère et disparaissent le plus souvent rapidement après quelques jours de traitement. Les effets indésirables associés au budésonide ou au formotérol sont énumérés ci-dessous par classe de systèmes d'organes et par fréquence. La fréquence de survenue est définie comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000). | Classe d'organe | Fréquence | Événement indésirable médicamenteux | | --- | --- | --- | | Infections et infestations | Fréquent | Candidose oropharyngée, pneumonie (chez les patients présentant une BPCO) | | Troubles du système immunitaire | Rare | Réactions d'hypersensibilité immédiate et retardée, tels que exanthème, urticaire, prurit, dermatite, angiœdème et réactions anaphylactiques | | Troubles endocriniens | Très rare | Syndrome de Cushing, inhibition surrénalienne, retard de croissance, diminution de la densité minérale osseuse | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | Rare | Hypokaliémie | | Très rare | Hyperglycémie | | Troubles psychiatriques | Peu fréquent | Agressivité, hyperactivité psychomotrice, anxiété, troubles du sommeil | | Très rare | Dépression, trouble du comportement (principalement chez l'enfant) | | Troubles du système nerveux | Fréquent | Céphalées, tremblement | | Peu fréquent | Sensations d'étourdissements | | Très rare | Dysgueusie | | Troubles oculaires | Peu fréquent | Vision trouble (voir rubrique 4.4) | | Très rare | Cataracte et glaucome | | Troubles cardiaques | Fréquent | Palpitations | | Peu fréquent | Tachycardie | | Rare | Troubles du rythme cardiaque, tels que fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire, extrasystoles | | Très rare | Angor, allongement de l'intervalle QTc | | Troubles vasculaires | Très rare | Variations de la pression artérielle | | Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux | Fréquent | Légère irritation de la gorge, toux, dysphonie, y compris l’enrouement | | Rare | Bronchospasme | | Troubles gastro-intestinaux | Peu fréquent | Nausées | | Troubles cutanés et du tissu sous-cutané | Peu fréquent | Ecchymoses | | Troubles musculo-squelettiques et systémiques | Peu fréquent | Crampes musculaires | La candidose oropharyngée est liée au dépôt du budésonide. Il convient de recommander au patient de se rincer la bouche avec de l'eau après chaque prise du traitement de fond afin de réduire le risque. Les candidoses oropharyngées peuvent en général être traitées par antifongiques locaux sans qu'il soit nécessaire d'interrompre la corticothérapie inhalée. Si une candidose oropharyngée survient, les patients devront également se rincer la bouche à l'eau après les inhalations prises en cas de besoin. Comme avec d'autres traitements par voie inhalée, un bronchospasme peut survenir, très rarement (moins de 1 personne sur 10 000), se manifestant par une augmentation des sibilants bronchiques et de la dyspnée immédiatement après l'administration. Le bronchospasme paradoxal devra être immédiatement traité par un bronchodilatateur inhalé d'action rapide. Le traitement par GIBITER EASYHALER sera interrompu immédiatement et la conduite thérapeutique devra être réévaluée pour envisager, si nécessaire, les alternatives thérapeutiques (voir rubrique 4.4). La corticothérapie par voie inhalée peut entraîner des effets systémiques, en particulier lors de traitements à fortes doses ou prolongés. La survenue de ces effets est moins probable qu’au cours d’une corticothérapie par voie orale. Les effets systémiques possibles sont: syndrome de Cushing, tableau cushingoïde, inhibition de la fonction surrénalienne, retard de croissance chez les enfants et les adolescents, diminution de la densité minérale osseuse, cataracte et glaucome. Une augmentation du risque d'infection et une diminution de la capacité d'adaptation au stress sont également possibles. Les effets semblent dépendants de la dose administrée, de la durée d'exposition, de l'effet cumulé avec une corticothérapie associée ou antérieure et à une sensibilité individuelle. Un traitement par bêta-2 agoniste peut entraîner une augmentation des taux sanguins d'insuline, des acides gras libres, du glycérol et des corps cétoniques. Population pédiatrique Il est recommandé de surveiller régulièrement la taille des enfants recevant une corticothérapie inhalée au long cours (voir rubrique 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :www.signalement-sante.gouv.fr.

Conduite à tenir en cas de surdosage

Les effets attendus lors d'un surdosage en formotérol correspondent à une exacerbation de l'activité agoniste des récepteurs β2 adrénergiques, tels que tremblement, céphalées, palpitations. Les symptômes rapportés dans le cadre de cas isolés sont : tachycardie, hyperglycémie, hypokaliémie, allongement de l'intervalle QTc, arythmies, nausées et vomissements. Une surveillance clinique et un traitement symptomatique sont préconisés. L'administration de 90 microgrammes de formotérol sur une période de 3 heures à des patients présentant une obstruction bronchique aiguë n'a pas entraîné d'effet délétère cliniquement significatif. Il n'est pas attendu d'effets délétères cliniquement significatifs en cas de surdosage aigu de budésonide, même à des doses excessives. En cas d'utilisation chronique à des doses excessives, les effets systémiques des glucocorticoïdes peuvent apparaître, tels que hypercorticisme et inhibition de la fonction surrénalienne. Si le traitement par GIBITER EASYHALER doit être arrêté en raison d'une dose trop importante de formotérol, il convient d'envisager un traitement adapté par corticoïde inhalé seul. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.