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Posologie officielle

Trophigil — posologie et mode d'emploi

Substances actives : Lactobacillus casei, Estriol, Progestérone. gélule — voie vaginale.

Indications thérapeutiques

Traitement des symptômes d’atrophie vaginale due à une déficience en oestrogènes chez les femmes ménopausées. Soins pré et postopératoires en chirurgie gynécologique par voie vaginale en période ménopausique.

Posologie et mode d'administration

Posologie Réservé à l’adulte 1 gélule par voie vaginale matin et soir pendant 20 jours, puis 1 gélule par jour. La posologie doit être adaptée en fonction de l’amélioration obtenue. Des cures d’entretien peuvent être nécessaires. Introduire la gélule profondément dans le vagin après l’avoir humectée dans un peu d’eau pour en hâter la désagrégation. Pour l'initiation et la poursuite du traitement des symptômes post-ménopausiques, il convient d'utiliser la dose efficace la plus faible pour la durée la plus courte (voir également rubrique 4.4).

Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes : ·Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédent de cancer du sein. ·Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées ou antécédent de tumeur maligne estrogéno-dépendante (par exemple : cancer de l’endomètre). ·Hémorragie génitale non diagnostiquée. ·Hyperplasie endométriale non traitée. ·Antécédent de thromboembolie veineuse ou thromboembolie veineuse en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire). ·Troubles thrombophiliques connus (par exemple : déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine (voir rubrique 4.4)). ·Antécédent d’accident thromboembolique artériel ou accident thromboembolique artériel en évolution (par exemple : angor, infarctus du myocarde). ·Affection hépatique aiguë ou antécédent d’affection hépatique, jusqu’à normalisation des tests hépatiques. ·Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ·Porphyrie.

Mises en garde et précautions

**Mises en garde spéciales** ·L’intérêt de la progestérone n’est pas prouvé dans cette association. ·En cas de métrorragies, la recherche d’une étiologie s’impose. ·Dans le traitement des symptômes post ménopausiques, le traitement hormonal substitutif (THS) ne doit être instauré que si ces symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente. Dans tous les cas, une réévaluation du rapport bénéfice/risque doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que le bénéfice est supérieur au risque encouru ·Les données concernant le risque associé aux THS dans le traitement de la ménopause prématurée sont limitées. Toutefois, en raison du faible niveau de risque absolu chez les femmes plus jeunes, la balance bénéfice/risque pour ces femmes pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées. Examen clinique/surveillance ·Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable d’effectuer un examen clinique et gynécologique complet (incluant le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications et précautions d’emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers sont recommandés, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente. Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant ou à l’infirmier/ère (voir paragraphe « Cancer du sein » ci-dessous). Les examens, incluant les outils d’imagerie appropriés, par exemple une mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente. Conditions nécessitant une surveillance ·Si l’une des conditions suivantes est présente, s’est déjà produite et/ou a été aggravée au cours d’une grossesse ou d’un précédent traitement hormonal, la patiente doit être étroitement supervisée. Il convient de tenir compte du fait que ces conditions peuvent se reproduire ou s’aggraver au cours du traitement par TROPHIGIL, gélule vaginale, en particulier : oLéiomyome (fibromes utérins) ou endométriose oFacteurs de risque thromboembolique (voir ci-après) oFacteurs de risque de tumeurs oestrogéno-dépendantes, par exemple, 1er degré d’hérédité pour le cancer du sein oHypertension oTroubles hépatiques (par exemple, adénome hépatique) oDiabète sucré avec ou sans complications vasculaires oLithiase biliaire oMigraine ou céphalée (sévère) oLupus érythémateux disséminé oAntécédents d’hyperplasie endométriale (voir ci-après) oEpilepsie oAsthme oOtospongiose. Arrêt immédiat du traitement Le traitement doit être arrêté immédiatement, en cas où une contre-indication est découverte, et dans l’un des cas suivants : oIctère ou altération de la fonction hépatique oAugmentation significative de la pression artérielle oCéphalée de type migraine inhabituelle oGrossesse. Hyperplasie endométriale et cancer de l’endomètre ·Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d’hyperplasie endométriale et de cancer de l’endomètre augmente lorsque des œstrogènes exogènes sont administrés sur des périodes prolongées ·La sécurité endométriale des œstrogènes administrés par voie vaginale à long terme (plus d'un an) ou de façon répétée est incertaine. Par conséquent, si le traitement est répété, il convient de le réévaluer au moins une fois par an ·Si des saignements ou des « spotting » surviennent à tout moment pendant le traitement, il faut en rechercher la cause, ce qui peut nécessiter une biopsie de l’endomètre afin d’exclure une tumeur maligne de l’endomètre. _Les risques ci-après ont été associés à un (THS) **systémique** et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d’œstrogènes pour application vaginale pour lesquels l’exposition systémique aux œstrogènes reste dans les valeurs normales post-ménopausiques. Cependant, ces risques doivent être pris en compte en cas d’utilisation prolongée ou répétée du produit._ Cancer du sein L'ensemble des données disponibles montre un risque accru de cancer du sein chez les femmes prenant un traitement œstroprogestatif ou chez celles prenant un THS à base d’œstrogènes seuls, ce risque étant dépendant de la durée du traitement. _Traitement par une association estro-progestative_ L’essai randomisé contrôlé versus placebo Women’s Health Initiative study (WHI) et une méta-analyse des études épidémiologiques prospectives montrent tous deux une augmentation du risque de survenue de cancer du sein chez les femmes traitées par un THS oestroprogestatif combiné, apparaissant au bout d’environ 3 (1-4) ans de traitement (voir rubrique 4.8). _Traitement par des estrogènes seuls_ L’étude WHI n’a pas montré d’augmentation du risque de survenue du cancer du sein chez les femmes hystérectomisées utilisant des estrogènes seuls comme THS. Les études observationnelles ont surtout mis en évidence une légère augmentation des diagnostics de cancer du sein qui est sensiblement plus faible que chez les femmes utilisant un traitement par une association estro-progestative (voir rubrique 4.8). Les résultats d’une importante méta-analyse ont montré qu’après avoir arrêté le traitement, le risque additionnel diminue dans le temps et la durée nécessaire pour qu’il revienne à la normale dépend de la durée de la prise du THS. Lorsqu’un THS a été suivi pendant plus de 5 ans, le risque peut perdurer 10 ans ou plus. Le THS, en particulier le traitement combiné œstrogène-progestatif, augmente la densité des clichés de mammographie, ce qui peut gêner la détection radiographique des cancers du sein. Cancer de l’ovaire ·Le cancer de l’ovaire est beaucoup plus rare que le cancer du sein ·Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque chez les femmes prenant un THS par œstrogènes seuls ou par une combinaison d'œstrogènes et de progestatifs, qui apparaît dans les cinq ans suivant le début de l'utilisation du produit et diminue progressivement après l'arrêt du traite

Interactions médicamenteuses

En raison de l'administration vaginale et de l'absorption systémique minimale, il est peu probable que des interactions médicamenteuses cliniquement pertinentes se produisent avec TROPHIGIL, gélule vaginale. Cependant, les interactions avec d'autres traitements vaginaux appliqués localement de manière concomitante doivent être prises en compte. Associations déconseillées **\+ Spermicides** Tout traitement local vaginal est susceptible d'inactiver une contraception locale spermicide.

Grossesse et allaitement

Grossesse Ce médicament n’est pas indiqué pendant la grossesse. En cas de survenue d’une grossesse au cours du traitement par TROPHIGIL, gélule vaginale, le traitement doit être interrompu immédiatement. Les résultats de la plupart des études épidémiologiques à ce jour relatives à l'exposition involontaire du fœtus à des œstrogènes n'indiquent aucun effet tératogène ni foetotoxique. Allaitement TROPHIGIL, gélule vaginale n’est pas indiqué pendant l’allaitement.

Effets indésirables

Rares cas d'irritation vaginale et de prurit locaux. Possibilités de pertes vaginales et d'allergie. Exceptionnellement, ont été rapportées des mastodynies. Effets de classe associés au THS systémique Les risques suivants ont été associés au THS systémique et s'appliquent dans une moindre mesure aux produits à base d'œstrogène pour application vaginale dont l'exposition systémique à l'œstrogène reste dans la plage normale de la postménopause. Risque de cancer du sein ·Une augmentation jusqu’à 2 fois du risque de cancer du sein a été rapportée chez les femmes ayant pris une association œstroprogestative pendant plus de cinq ans ·L’augmentation du risque avec les traitements œstrogéniques seuls est inférieure à celle observée avec la prise de traitements combinant œstrogènes et progestatifs ·Le niveau de risque dépend de la durée d’utilisation (voir rubrique 4.4) ·Les estimations du risque absolu basées sur les résultats du plus grand essai randomisé contrôlé contre placebo (étude WHI) et de la plus large méta-analyse des études épidémiologiques prospectives sont présentées ci-après. Plus importante méta-analyse d’études épidémiologiques prospectives ·Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2) | | | | | | --- | --- | --- | --- | | Age au début du THS (ans) | Incidence pour 1 000 patientes n’ayant jamais pris de THS sur une période de 5 ans (50-54 ans) \* | Risque relatif | Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS après 5 ans | | | **THS par estrogènes seuls** | | 50 | 13,3 | 1,2 | 2,7 | | | Association oestroprogestative | | 50 | 13,3 | 1,6 | 8,0 | | \\* Issu des taux d’incidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m²)<br>Remarque : étant donné que l’incidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de l’Union européenne (UE), le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement. | ·Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 10 ans de traitement chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2) | | | | | | --- | --- | --- | --- | | Age au début du THS (ans) | Incidence pour 1 000 patientes n’ayant jamais pris de THS sur une période de 5 ans (50-59 ans) \* | Risque relatif | Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS après 10 ans | | | THS par estrogènes seuls | | 50 | 26,6 | 1,3 | 7,1 | | | Association oestroprogestative | | 50 | 26,6 | 1,8 | 20,8 | | \\* Issu des taux d’incidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m²)<br>Remarque : étant donné que l’incidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de l’Union européenne (UE), le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement. | Etude WHI US – risque augmenté de cancer du sein après 5 ans de prise | Tranche d’âge (années) | Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans | Risque ratio et IC 95% | Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS sur 5 ans (IC 95%) | | --- | --- | --- | --- | | | **estrogène seul (CEE)** | | --- | --- | | 50-79 | 21 | 0,8 (0,7-1,0) | -4 (-6 - 0)\* | | --- | --- | --- | --- | | | **estrogène / progestatifs (CEE + MPA)§** | | --- | --- | | 50-79 | 17 | 1,2 (1,0-1,5) | +4 (0 - 9) | | --- | --- | --- | --- | | \\* Etude WHI chez des femmes hystérectomisées, qui n’a pas montré d’augmentation du cancer du sein.<br>§ Quand l’analyse était restreinte aux femmes qui n’avaient pas reçu de THS avant l’étude, il n’y avait pas d’augmentation du risque visible pendant les 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non-utilisatrices. | | --- | Cancer de l’ovaire L'utilisation d'un THS par œstrogènes seuls ou par une combinaison d'œstrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4). Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes n'en ayant jamais pris (RR 1.43, IC 95 % 1.31-1.56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne l'apparition d'un cas supplémentaire pour 2000 utilisatrices. Chez les femmes âgées entre 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2000 sur une période de cinq ans. Risque thromboembolique veineux Le THS **systémique** est associé à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé d’évènements thromboemboliques veineux (TEV), comme la thrombose veineuse ou l’embolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année d’utilisation (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés ci-après : Etude WHI – Risque augmenté de TEV après 5 ans de prise | Tranche d’âge (années) | Incidence pour 1000 femmes dans le bras placebo sur 5 ans | Risque ratio et IC 95% | Cas supplémentaires pour 1000 femmes utilisatrices de THS | | --- | --- | --- | --- | | THS oral à base d’estrogène seul\* | | --- | | 50-59 | 7 | 1,2 (0,6-2,4) | 1 (-3 - 10) | | --- | --- | --- | --- | | THS oral combiné estrogène/progestérone | | --- | | 50-59 | 4 | 2,3 (1,2-4,3) | 5 (1 - 13) | | --- | --- | --- | --- | | \\* Etude chez des femmes hystérectomisées. | | --- | Risque de maladie des artères coronaires Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS **systémique** combiné estrogène/progestatif après l’âge de 60 ans (voir rubrique 4.4). Risque d’AVC ischémique ·Les THS **systémiques** sont associés à une augmentation du risque relatif d’AVC ischémique d’environ 1,5 fois. Le risque d’AVC hémorragique n’est pas augmenté par la prise de THS ·Ce risque relatif ne dépend pas de l’âge ni de la durée du traitement, mais comme le risque de base est fortement lié à l’âge, le risque global d’AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l’âge, voir rubrique 4.4. Et

Conduite à tenir en cas de surdosage

Non renseigné. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.