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Posologie officielle

Cosimprel 5 mg/5 mg — posologie et mode d'emploi

Substances actives : Fumarate de bisoprolol, Périndopril arginine. comprimé pelliculé sécable — voie orale.

Indications thérapeutiques

COSIMPREL est indiqué en substitution dans le traitement de l’hypertension artérielle et/ou de la maladie coronaire stable (chez les patients ayant un antécédent d’infarctus du myocarde et/ou de revascularisation), et/ou de l’insuffisance cardiaque chronique stable avec réduction de la fonction ventriculaire systolique gauche, chez les patients adultes déjà contrôlés par périndopril et bisoprolol pris simultanément aux mêmes posologies.

Posologie et mode d'administration

Posologie La posologie usuelle est de un comprimé une fois par jour. Les patients doivent être contrôlés avec bisoprolol et périndopril pris simultanément aux mêmes posologies pendant au moins 4 semaines. L’association fixe n’est pas adaptée pour le traitement initial. Pour les patients contrôlés par bisoprolol 2.5 mg et périndopril 2.5 mg : la posologie est de ½ comprimé de COSIMPREL 5mg /5 mg une fois par jour. Si un changement de posologie est nécessaire, l’adaptation posologique doit être effectuée avec chaque mono-composant pris séparément. Population particulières Patients insuffisants rénaux (voir rubriques 4.4 et 5.2) En cas d’insuffisance rénale, la dose recommandée de COSIMPREL 5mg /5 mg doit être ajustée en fonction de la clairance de la créatinine comme indiqué dans le tableau 1 ci-dessous : Tableau 1 : adaptation posologique en cas d’insuffisance rénale | | | | --- | --- | | Clairance de la créatinine (ml/min) | Posologie journalière recommandée | | ClCR ≥ 60 | 1 comprimé de COSIMPREL 5 mg/ 5 mg | | 30 < ClCR < 60 | 1/2 comprimé de COSIMPREL 5 mg/ 5 mg | | ClCR < 30 | Non approprié. L’adaptation posologique avec chaque mono-composant est recommandée | Patients insuffisants hépatiques (voir rubriques 4.4 et 5.2) Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients atteints d’insuffisance hépatique. Sujets âgés COSIMPREL doit être administré selon la fonction rénale. Population pédiatrique La sécurité d’emploi et l’efficacité du COSIMPREL n’ont pas été établies chez les enfants et les adolescents. Aucune donnée n’est disponible. De ce fait, l’utilisation chez l’enfant et l’adolescent n'est pas recommandée. Mode d’administration Il est recommandé de prendre COSIMPREL en une prise quotidienne le matin avant le repas.

Contre-indications

·Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à un autre inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC). ·Insuffisance cardiaque aiguë ou épisodes de décompensation de l’insuffisance cardiaque nécessitant un traitement inotrope par voie intraveineuse. ·Choc cardiogénique. ·Bloc auriculo-ventriculaire des 2ème et 3ème degrés (sans pacemaker). ·Maladie du sinus. ·Bloc sino-auriculaire. ·Bradycardie symptomatique. ·Hypotension symptomatique. ·Asthme sévère, ou broncho-pneumopathie chronique obstructive sévère. ·Troubles artériels périphériques occlusifs ou syndrome de Raynaud dans leurs formes sévères. ·Phéochromocytome non traité (voir rubrique 4.4). ·Acidose métabolique. ·Antécédent d’angioedème lié à la prise d’un IEC (voir rubrique 4.4). ·Angioedème héréditaire ou idiopathique. ·2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6). ·L’association de COSIMPREL à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG \[débit de filtration glomérulaire\] < 60 ml/min/1.73 m²) (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1). ·Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan, le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5). ·Traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5). ·Sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique, (voir rubrique 4.4).

Mises en garde et précautions

Toutes les mises en garde et les précautions d’emploi relatives à chaque composant sont applicables à COSIMPREL. Hypotension Les IEC peuvent provoquer une chute de la pression artérielle. L’hypotension symptomatique est rarement observée chez les patients hypertendus sans complication, mais se produit préférentiellement chez les patients ayant une déplétion volémique c’est-à-dire traités par un diurétique, sous régime restrictif en sel, sous dialyse, ayant des diarrhées ou vomissements, ou chez ceux ayant une hypertension sévère rénine-dépendante (voir rubrique 4.5 et 4.8). Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque symptomatique, avec ou sans insuffisance rénale associée, une hypotension symptomatique a été observée. Elle se produit préférentiellement chez ces patients qui présentent un degré sévère d’insuffisance cardiaque, se traduisant par l’utilisation de fortes doses de diurétiques de l’anse, une hyponatrémie ou une insuffisance rénale fonctionnelle. L’initiation du traitement et l’adaptation posologique devront être réalisées sous stricte surveillance médicale chez les patients à haut risque d’hypotension symptomatique. Les mêmes précautions s’appliquent aux patients souffrant d’ischémie cardiaque ou de maladie cérébrovasculaire chez lesquels une chute tensionnelle excessive peut conduire à un infarctus du myocarde ou à un accident vasculaire cérébral. Si une hypotension se produit, le patient doit être placé en décubitus dorsal et, si nécessaire, recevoir une perfusion intraveineuse d’une solution de chlorure de sodium 9 mg/ml (0.9%). Une hypotension transitoire n’est pas une contre-indication à la poursuite du traitement, qui pourra être généralement poursuivi sans problème une fois la pression artérielle remontée suite à l’augmentation de la volémie. Une diminution supplémentaire de la pression artérielle peut se produire avec le périndopril chez certains patients en insuffisance cardiaque, ayant une pression artérielle normale ou basse. Cet effet attendu ne nécessite généralement pas l’arrêt du traitement. Si l’hypotension devient symptomatique, une diminution de la posologie ou un arrêt progressif du traitement, en utilisant les monocomposants, peut être nécessaire. Hypersensibilité/ Angioedème Des angioedèmes de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx ont été rarement signalés chez les patients traités par un IEC, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut se produire à n’importe quel moment du traitement. Dans de tels cas, COSIMPREL doit être arrêté immédiatement. Le traitement par béta-bloquant doit être poursuivi. Une surveillance appropriée doit être instaurée et poursuivie jusqu’à disparition complète des symptômes. Lorsque l’œdème est limité à la face et aux lèvres, l’évolution est en général régressive sans traitement, bien que des antihistaminiques aient été utiles pour soulager les symptômes. L’angioedème associé à un œdème laryngé peut être fatal. Lorsqu’il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, un traitement d’urgence doit être administré rapidement. Ce dernier peut inclure l’administration d’adrénaline et/ou le dégagement des voies aériennes. Le patient doit être maintenu sous surveillance médicale stricte jusqu’à disparition complète et durable des symptômes. Les patients ayant des antécédents d’angioedème non liés à la prise d’un IEC peuvent être sujets à un risque accru d’angioedème sous IEC (voir rubrique 4.3). Un angioedème intestinal a été rarement rapporté chez des patients traités par IEC. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n’était pas précédé d’angioedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors d’une chirurgie et les symptômes ont disparu à l’arrêt de l’IEC. L’angioedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez les patients sous IEC. L’association de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison d’un risque accru d’angioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas d’arrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). L’utilisation concomitante d’IEC avec les inhibiteurs de l’EPN (par exemple racécadotril), les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entrainer un risque accru d’angio-œdème (par exemple gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) chez un patient prenant déjà un IEC. Insuffisance hépatique Les IEC ont été rarement associés à un syndrome commençant par une jaunisse cholestatique et pouvant conduire à une hépatite nécrosante fulminante et (parfois) à la mort. Le mécanisme de ce syndrome n’est pas élucidé. Les patients sous IEC qui développent une jaunisse ou qui présentent une élévation marquée des enzymes hépatiques doivent arrêter le traitement par IEC et bénéficier d’une surveillance médicale appropriée (voir rubrique 4.8). Particularités ethniques Les IEC provoquent un plus grand taux d’angioedème chez les patients noirs. De même que pour les autres IEC, le périndopril peut être moins efficace sur la diminution de la pression artérielle chez les patients noirs, en raison de la possibilité d’une plus g

Interactions médicamenteuses

Aucune interaction entre le bisoprolol et le périndopril n’a été observée au cours d’une étude réalisée chez des volontaires sains. Seules les informations concernant les interactions avec d’autres produits connues pour les substances actives prises individuellement sont fournies ci-après. **Médicaments augmentant le risque d’angio-œdème** L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-œdème (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de traitement contenant du périndopril. Le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4) L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (voir rubrique 4.4). Médicaments entrainant une hyperkaliémie : Bien que la kaliémie reste généralement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités avec le COSIMPREL. Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter l’apparition d’hyperkaliémie comme : l’aliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium (par ex : spironolactone, triamtérène ou amiloride), les IEC, les ARA II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus, et le triméthoprimeet le cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole), le triméthoprime étant connu pour agir comme un diurétique épargneur de potassium comme l’amiloride. L’association de ces médicaments augmente le risque d’hyperkaliémie. Par conséquent, l’association de COSIMPREL avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie. Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3) ·**Aliskiren** Le traitement concomitant de COSIMPREL avec l’aliskiren est contre-indiqué chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux en raison de l’augmentation du risque d’hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire. ·**Traitements par circulation extra-corporelle** Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou l’hémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et l’aphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison d’un risque de réactions anaphylactoïdes (voir rubrique 4.3). Si ce type de traitement est nécessaire, l’utilisation d’un autre type de membrane de dialyse ou d’une classe d’agent antihypertenseur différente doit être envisagée. Associations déconseillées LIEES AU BISOPROLOL ·**Antihypertenseurs d’action centrale comme la clonidine et d’autres médicaments (par exemple méthyldopa, moxonidine, rilmenidine)** L’utilisation concomitante avec des antihypertenseurs d’action centrale peut aggraver l’insuffisance cardiaque par diminution du tonus central sympathique (diminution de la fréquence et du débit cardiaques, vasodilatation). L’arrêt brutal du traitement, en particulier s’il a lieu avant l’arrêt du bêta-bloquant, peut augmenter le risque «d’hypertension rebond». ·**Anti-arythmiques de classe I (par exemple quinidine, disopyramide, lidocaïne, phénytoïne, flécaïnide, propafenone)** L’effet sur le temps de conduction auriculo-ventriculaire peut être potentialisé et l’effet inotrope négatif augmenté. ·**Antagonistes calciques de type vérapamil, ou, dans une moindre mesure, de type diltiazem** Effet négatif sur la contractilité et la conduction auriculo-ventriculaire. L’administration intraveineuse de vérapamil chez les patients sous bêta-bloquants peut induire une hypotension sévère et un bloc auriculo-ventriculaire. LIEES AU PERINDOPRIL ·**Aliskiren** Le risque d’hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et de la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. ·**Traitement associant un IEC avec un ARA II** Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension, l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1). Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints d’athérosclérose diagnostiquée, d’insuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée d’hypotension, de syncope, d’hyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (ex : association d’un IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de la fonction rénale, du taux de potassium et de la pression artérielle. ·**Estramustine** Risque d’augmentation des effets indésirables tel qu’un œdème angioneurotique (angioedème). ·**Diurétiques épargneurs de potassium (ex : triamtérène, amiloride…), potassium (sels)** Hyperkaliém

Grossesse et allaitement

Grossesse Sur la base des données existantes concernant les monocomposants, COSIMPREL est déconseillé durant le 1er trimestre de la grossesse et contre-indiqué durant les 2ème et 3ème trimestres de la grossesse. Bisoprolol Le bisoprolol possède des propriétés pharmacologiques susceptibles d’entraîner des effets nocifs sur la grossesse et/ou le fœtus/nouveau-né (une diminution de la perfusion placentaire associée à des retards de croissance, des morts intra-utérines, des avortements ou un travail précoce, et des effets indésirables (par exemple hypoglycémie et bradycardie) peuvent survenir chez le fœtus et le nouveau-né). Si le traitement par bêta-bloquant est nécessaire, les agents bêta-1 sélectifs doivent être privilégiés. Le bisoprolol ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf en cas de nécessité. Si le traitement par le bisoprolol s’avère nécessaire, le flux sanguin utéro-placentaire et la croissance fœtale doivent être surveillés. En cas d’effets nocifs sur la grossesse ou sur le fœtus, un traitement alternatif doit être envisagé. Le nouveau-né doit faire l’objet d’une surveillance étroite. Les symptômes d’hypoglycémie et de bradycardie apparaissent généralement dans les 3 premiers jours de la vie. Périndopril L’utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L’utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de tératogénicité après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté. L’exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une fœtotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d’ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d’exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d’effectuer une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4). Allaitement COSIMPREL est déconseillé durant l’allaitement. L’excrétion du bisoprolol dans le lait maternel est inconnue. Par conséquent, l’allaitement n’est pas recommandé pendant l’administration du bisoprolol. En raison de l’absence d’information disponible sur l’utilisation du périndopril au cours de l’allaitement, celui-ci est déconseillé. Il est préférable d’utiliser d’autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l’allaitement, particulièrement pour le nouveau-né ou le prématuré. Fertilité Aucune donnée sur la fécondité n’est disponible par rapport à l’utilisation de COSIMPREL.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquents du bisoprolol sont : céphalées, étourdissements, aggravation de l’insuffisance cardiaque, hypotension, sensation de froid dans les extrémités, nausée, vomissement, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, asthénie et fatigue. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans les essais cliniques et observés avec le périndopril sont : céphalées, vertiges, étourdissement, paresthésie, troubles visuels, acouphènes, hypotension, toux, dyspnée, nausée, vomissement, douleurs abdominales, diarrhée, constipation, dysgueusie, dyspepsie, rash, prurit, crampes musculaires et asthénie. Tableau des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont été observés lors des essais cliniques et/ou de l’utilisation post-AMM du bisoprolol et du périndopril pris séparément et sont classés selon la classification MedDRA par système-organe et en fonction de leur fréquence. Très fréquent (³1/10); fréquent (³1/100, <1/10); peu fréquent (³1/1000, <1/100); rare (³1/10000, <1/1000); très rare (<1/10000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). | **Classification MedDRA**<br>**Système Organe Classe** | **Effets indésirables** | **Fréquence** | | --- | --- | --- | | **Bisoprolol** | **Périndopril** | | --- | --- | | **Infection** | Rhinite | Rare | Très rare | | **Affections hématologiques et du système lymphatique** | Eosinophilie | - | Peu fréquent\* | | Agranulocytose (voir rubrique 4.4) | - | Très rare | | Pancytopénie | - | Très rare | | Leucopénie | - | Très rare | | Neutropénie (voir rubrique 4.4) | - | Très rare | | Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4) | - | Très rare | | Anémie hémolytique chez les patients ayant un déficit congénital en G6PDH | - | Très rare | | **Troubles endocriniens** | Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) | - | Rare | | **Affections du métabolisme et de la nutrition** | Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) | - | Peu fréquent\* | | Hyperkaliémie, réversible à l’arrêt du traitement | - | Peu fréquent\* | | Hyponatrémie | - | Peu fréquent\* | | **Affections psychiatriques** | Humeur modifiée | - | Peu fréquent | | Troubles du sommeil | Peu fréquent | Peu fréquent | | Dépression | Peu fréquent | Peu fréquent\* | | Cauchemars, hallucinations | Rare | - | | Confusion | - | Très rare | | **Affections du système nerveux** | Céphalées\*\* | Fréquent | Fréquent | | Etourdissements\*\* | Fréquent | Fréquent | | Vertiges | - | Fréquent | | Dysgueusie | - | Fréquent | | Paresthésie | - | Fréquent | | Somnolence | - | Peu fréquent\* | | Syncope | Rare | Peu fréquent\* | | **Affections oculaires** | Troubles visuels | - | Fréquent | | Sécheresse lacrymale (à prendre en compte si le patient porte des lentilles). | Rare | - | | Conjonctivite | Très rare | - | | **Affections de l’oreille et du labyrinthe** | Acouphènes | - | Fréquent | | Troubles de l’audition | Rare | - | | Affections cardiaques | Palpitations | - | Peu fréquent\* | | Tachycardie | - | Peu fréquent\* | | Bradycardie | Très fréquent | - | | Aggravation de l’insuffisance cardiaque | Fréquent | - | | Troubles de la conduction auriculo-ventriculaire | Peu fréquent | - | | Arythmie | - | Très rare | | Angine de poitrine | - | Très rare | | Infarctus du myocarde, possiblement secondaire à une forte hypotension chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) | - | Très rare | | **Affections vasculaires** | Hypotension et effets liés à une hypotension | Fréquent | Fréquent | | Sensation de froid ou d’engourdissement dans les extrémités | Fréquent | - | | Hypotension orthostatique | Peu fréquent | - | | Vascularite | - | Peu fréquent\* | | Bouffée congestive | - | Rare\* | | Accident vasculaire cérébral, possiblement secondaire à une hypotension excessive chez des patients à haut risque (voir rubrique 4.4) | - | Très rare | | Syndrome de Raynaud | - | Indéterminée | | **Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales** | Toux | - | Fréquent | | Dyspnée | - | Fréquent | | Bronchospasme | Peu fréquent | Peu fréquent | | Pneumopathie à éosinophiles | - | Très rare | | **Affections gastro-intestinales** | Douleurs abdominales | Fréquent | Fréquent | | Constipation | Fréquent | Fréquent | | Diarrhée | Fréquent | Fréquent | | Nausée | Fréquent | Fréquent | | Vomissement | Fréquent | Fréquent | | Dyspepsie | - | Fréquent | | Sécheresse buccale | - | Peu fréquent | | Pancréatite | - | Très rare | | **Affections hépatobiliaires** | Hépatite cytolytique ou cholestatique (voir rubrique 4.4) | Rare | Très rare | | **Affections de la peau et du tissu sous-cutané** | Rash | - | Fréquent | | Prurit | - | Fréquent | | Angioedème de la face, des extrémités, des lèvres, des muqueuses, de la langue, de la glotte et/ou du larynx (voir rubrique 4.4) | - | Peu fréquent | | Urticaire | - | Peu fréquent | | Réactions de photosensibilité | - | Peu fréquent\* | | Aggravation du psoriasis | - | Rare\* | | Pemphygoïde | - | Peu fréquent\* | | Hyperhidrose | - | Peu fréquent | | Réactions d’hypersensibilité (prurit, bouffée congestive, rash, angio-œdème). | Rare | - | | Erythème multiforme | - | Très rare | | Alopécie | Très rare | - | | Les bêta-bloquants peuvent provoquer ou aggraver un psoriasis ou induire un rash psoriasiforme | Très rare | - | | **Affections musculo-squelettiques et systémiques** | Crampes musculaires | Peu fréquent | Fréquent | | Faiblesse musculaire | Peu fréquent | - | | Arthralgie | - | Peu fréquent\* | | Myalgie | - | Peu fréquent\* | | **Affections du rein et des voies urinaires** | Insuffisance rénale | - | Peu fréquent | | Insuffisance rénale aiguë | - | Rare | | Anurie/oligurie | - | Rare\* | | **Affections des organes de reproduction et du sein** | Dysérection | Rare | Peu fréquent | | **Troubles généraux et anomalies au site d’administration** | Asthénie | Fréquent | Fréquent | | Fatigue | Fréquent | - | | Douleur thoracique | - | Peu fréquent\* | | Malaise | -

Conduite à tenir en cas de surdosage

Aucune donnée n’est disponible en cas de surdosage par COSIMPREL chez l’Homme. Bisoprolol Symptômes En général, les signes les plus couramment rencontrés en cas de surdosage d'un bêta-bloquant sont la bradycardie, l'hypotension, le bronchospasme, l'insuffisance cardiaque aiguë, et l'hypoglycémie. A ce jour, quelques cas de surdosage (maximum 2 000 mg) avec le bisoprolol ont été rapportés chez les patients souffrant d'hypertension et/ou de cardiopathie ischémique, et se sont traduits par une bradycardie et/ou une hypotension. Tous les patients se sont rétablis. De larges variations inter-individuelles de la sensibilité à une dose unique élevée de bisoprolol peuvent être observées ; les patients insuffisants cardiaques étant probablement très sensibles. Prise en charge En cas de surdosage, le traitement par bisoprolol doit être arrêté et un traitement symptomatique doit être administré. Des données limitées suggèrent que le bisoprolol est peu dialysable. Compte-tenu des actions pharmacologiques attendues et des recommandations pour les autres bêta-bloquants, les mesures générales suivantes doivent être envisagées lorsqu'elles sont justifiées au plan clinique. _Bradycardie_: administration d'atropine, par voie I.V. Si la réponse est inadaptée, l'isoprénaline ou un autre médicament ayant des propriétés chronotropes positives peut être administré avec précaution. Dans certaines circonstances, la pose d'un pacemaker peut s'avérer nécessaire. _Hypotension_: des solutés intraveineux et des vasopresseurs doivent être administrés. Le glucagon par voie intraveineuse peut être utile. _Bloc auriculo-ventriculaire_: (du 2ème ou 3ème degré): les patients doivent être surveillés attentivement et traités par perfusion d'isoprénaline ou pose d'un pacemaker. _Aggravation aiguë de l'insuffisance cardiaque_: administration, par I.V., de diurétiques, d'agents inotropes, de vasodilatateurs. _Bronchospasme:_ administration d'un traitement bronchodilatateur, tel que isoprénaline, médicaments bêta-2 sympathomimétiques et/ou aminophylline. _Hypoglycémie:_ administration I.V. de glucose. Périndopril Symptômes Peu de données sont disponibles en cas de surdosage chez l’Homme. Les symptômes associés à un surdosage aux IEC peuvent comprendre une hypotension, un choc circulatoire, des troubles électrolytiques, une insuffisance rénale, une hyperventilation, une tachycardie, des palpitations, une bradycardie, des étourdissements, de l’anxiété et de la toux. Prise en charge Le traitement recommandé en cas de surdosage est la perfusion intraveineuse d’une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %). Si une hypotension se produit, le patient devra être placé en décubitus. Si possible, une perfusion intraveineuse d’angiotensine II et/ou de catécholamines peut aussi être réalisée. Le périndopril peut être retiré de la circulation générale par hémodialyse (voir rubrique 4.4). Un pacemaker est indiqué lors d’une bradycardie résistante au traitement. Les signes cliniques vitaux, les concentrations sériques en électrolytes et en créatinine doivent être continuellement contrôlés. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.