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Posologie officielle

ABACAVIR/LAMIVUDINE Viatris 600 mg/300 mg — posologie et mode d'emploi

Substances actives : Lamivudine, Abacavir (sulfate d'). comprimé pelliculé — voie orale.

Indications thérapeutiques

ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS est indiqué dans le traitement antirétroviral combiné de l’infection par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) chez les adultes, les adolescents et les enfants pesant au moins 25 kg (voir rubriques 4.4 et 5.1). Avant de débuter un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B\*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B\*5701.

Posologie et mode d'administration

La prescription doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH. Posologie _Adultes, adolescents et enfants pesant au moins 25 kg_ La posologie recommandée d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS est d’un comprimé une fois par jour. _Enfants pesant moins de 25 kg_ ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS ne doit pas être administré aux enfants pesant moins de 25 kg, car ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS est une association fixe ne permettant pas de réduction de la posologie. ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS est un comprimé d'une association fixe et ne doit pas être prescrit chez les patients nécessitant un ajustement posologique. Chaque substance active (abacavir ou lamivudine) est disponible séparément au cas où une interruption du traitement ou un ajustement de la posologie de l’une des substances actives est nécessaire. Dans ces deux cas, le médecin devra se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de chacun de ces médicaments. Populations particulières _Sujets âgés :_ Aucune donnée pharmacocinétique n’est actuellement disponible chez les patients âgés de plus de 65 ans. Chez le sujet âgé, une attention particulière devra être portée en raison de modifications liées à l’âge, telles qu'une diminution de la fonction rénale et une altération des paramètres hématologiques. _Insuffisance rénale :_ L'administration d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS n'est pas recommandée chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 30 mL/min (voir rubrique 5.2), Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère ou modérée. Cependant, l'exposition à la lamivudine est significativement augmentée chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 50 mL/min (voir rubrique 4.4). _Insuffisance hépatique :_ L'abacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Aucune donnée clinique n'est disponible chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, par conséquent l'utilisation d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS n'est pas recommandée, à moins qu'elle ne soit estimée nécessaire. Les patients ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5-6) devront faire l'objet d'une étroite surveillance, incluant si possible un contrôle des concentrations plasmatiques d'abacavir (voir rubriques 4.4 et 5.2). Population pédiatrique : La sécurité et l'efficacité d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS chez les enfants pesant moins de 25 kg n’ont pas été établies. Les informations actuellement disponibles sont présentées aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune posologie ne peut être préconisée. Mode d’administration Voie orale. ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS peut être pris avec ou sans nourriture.

Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Voir rubriques 4.4 et 4.8.

Mises en garde et précautions

Les mises en garde et précautions particulières d’emploi liées à l’abacavir et à la lamivudine sont décrites ci-dessous. Il n’y a pas de mise en garde ni de précaution supplémentaire spécifique à l’association ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS. | | | --- | | **Réactions d’hypersensibilité**(voir rubrique 4.8)<br>L’abacavir est associé à un risque de réactions d’hypersensibilité (voir rubrique 4.8) caractérisées par de la fièvre et/ou une éruption cutanée ainsi que d’autres symptômes traduisant une atteinte multi-organe. Des réactions d’hypersensibilité ont été observées avec l’abacavir ; certaines d’entre elles ont mis en jeu le pronostic vital du patient et, dans de rares cas, ont été fatales lorsqu’elles n’ont pas été prises en charge de façon appropriée. <br>Le risque de développer une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir est élevé chez les patients porteurs de l’allèle HLA-B\*5701. Cependant, des réactions d’hypersensibilité à l’abacavir ont été rapportées chez des patients non porteurs de cet allèle mais avec une fréquence faible. <br>Par conséquent, les recommandations suivantes doivent être respectées :<br>·Le statut HLA-B\*5701 du patient doit toujours être recherché avant de débuter le traitement. <br>·Un traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS ne doit jamais être débuté chez les patients ayant un statut HLA-B\*5701 positif, ni chez les patients ayant un statut HLA-B\*5701 négatif qui ont présenté une suspicion de réaction d’hypersensibilité à l’abacavir au cours d’un traitement précédent contenant de l’abacavir (ex : Ziagen, Trizivir, Triumeq). <br>·Le traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS doit être immédiatement interrompu si une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir est suspectée, même en l’absence de l’allèle HLA-B\*5701. Retarder l’arrêt du traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS après l’apparition d’une réaction d’hypersensibilité peut entraîner une réaction menaçant le pronostic vital. <br>·Après l’arrêt du traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS lié à une suspicion de réaction d’hypersensibilité, ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS ou tout autre médicament contenant de l’abacavir (ex : Ziagen, Trizivir, Triumeq) ne doit jamais être réintroduit.<br>·La reprise d’un traitement contenant de l’abacavir après une suspicion de réaction d'hypersensibilité à l’abacavir peut entraîner une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et conduire au décès. <br>·Afin d'éviter toute reprise d’abacavir, il sera demandé aux patients ayant présenté une suspicion de réaction d'hypersensibilité, de restituer les comprimés restants d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS. <br>·**_Description clinique_** _d’une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir_<br>Les réactions d’hypersensibilité à l’abacavir ont été bien caractérisées au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation. Les symptômes apparaissent généralement au cours des six premières semaines de traitement par l'abacavir (le délai médian de survenue est de 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement. <br>La quasi-totalité des réactions d’hypersensibilité à l’abacavir comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée. Les autres signes et symptômes observés dans le cadre de réactions d’hypersensibilité à l’abacavir sont détaillés dans la rubrique 4.8 (« Description de certains effets indésirables »), notamment les symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. Attention, de tels symptômes peuvent conduire à une erreur diagnostique entre réaction d’hypersensibilité et affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou gastro-entérite. <br>Les symptômes liés à cette réaction d’hypersensibilité s’aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital. Ces symptômes disparaissent généralement à l’arrêt du traitement par l’abacavir. <br>Dans de rares cas, des patients qui avaient arrêté un traitement par l’abacavir pour des raisons autres que des symptômes de réaction d’hypersensibilité, ont également présenté des réactions mettant en jeu le pronostic vital dans les heures suivant la réintroduction du traitement par l’abacavir (voir rubrique 4.8 « Description de certains effets indésirables »). La reprise de l’abacavir chez ce type de patients doit être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible. | Poids corporel et paramètres métaboliques Une augmentation du poids corporel ainsi que des taux de lipides et de glucose sanguins peuvent survenir au cours d'un traitement antirétroviral. De telles modifications peuvent en partie être liées au contrôle de la maladie et au mode de vie. Si pour les augmentations des taux de lipides, il est bien établi dans certains cas qu’il existe un effet du traitement, aucun lien n’est clairement établi entre une prise de poids et un quelconque traitement antirétroviral. Le contrôle des taux de lipides et de glucose sanguins devra tenir compte des recommandations en vigueur encadrant les traitements contre le VIH. Les troubles lipidiques devront être pris en charge en fonction du tableau clinique. Pancréatite Des pancréatites ont été rapportées, mais la relation de causalité au traitement par la lamivudine ou l'abacavir est incertaine. Risque d’échec virologique - Trithérapie comportant deux analogues nucléosidiques et un analogue nucléotidique : Des taux élevés d'échec virologique et d’émergence de résistance ont été rapportés à un stade précoce lorsque l'abacavir et la lamivudine étaient associés au ténofovir disoproxil fumarate selon un schéma posologique d’une prise par jour. - Par rapport à d’autres options thérapeutiques, ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS pourrait entraîner un risque d’échec virologique supérieur (voir rubrique 5.1). Atteinte hépatique La tolérance et l’efficacité d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS n’ont pas été établies chez

Interactions médicamenteuses

ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS contient de l’abacavir et de la lamivudine. A ce titre, les interactions médicamenteuses observées pour chacun des deux composants peuvent se produire avec ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS. Les études cliniques ont montré qu'il n'y a pas d'interaction cliniquement significative entre l'abacavir et la lamivudine. L’abacavir est métabolisé par l’UDP-glucuronyltransférase (UGT) et l'alcool déshydrogénase ; la co-administration d'inducteurs ou d'inhibiteurs de l’UGT ou de composés éliminés via l'alcool déshydrogénase pourrait modifier l’exposition à l’abacavir. La lamivudine est excrétée par voie rénale. La sécrétion tubulaire active de la lamivudine dans les urines se fait par l’intermédiaire du système de transport cationique organique (OCT) ; la co-administration de lamivudine et d’inhibiteurs du système OCT peut augmenter l’exposition à la lamivudine. Les enzymes du cytochrome P450 (tels que CYP 3A4, CYP 2C9 ou CYP 2D6) ne jouent pas un rôle majeur dans le métabolisme de l’abacavir ni dans celui de la lamivudine qui ne sont pas eux-mêmes inducteurs de ce système enzymatique. La lamivudine n'inhibe pas les enzymes du cytochrome P450. L'abacavir présente un potentiel limité à inhiber le métabolisme médié par le CYP3A4 et aucune inhibition des enzymes CYP2C9 ou CYP2D6 n’a été observée _in vitro._ Des études _in vitro_ ont montré que l'abacavir a le potentiel d'inhiber le cytochrome P450 1A1 (CYP1A1). Par conséquent, le risque d'interaction avec les antirétroviraux inhibiteurs de la protéase, les analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse et les autres médicaments métabolisés par les principales enzymes du cytochrome P450 est faible. ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS ne doit pas être administré avec un autre médicament contenant de la lamivudine (voir rubrique 4.4). La liste ci-dessous, bien que non exhaustive, est représentative des classes étudiées. | | | | | --- | --- | --- | | Médicaments par Classe Thérapeutique | Effets sur la concentration des médicaments<br>Modification quantitative (%) de la Cmax, l’ASC, la Cmin<br>(Mécanisme possible) | Recommandations concernant la co-administration | | MEDICAMENTS ANTIRETROVIRAUX | | Didanosine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. | | Didanosine/Lamivudine | Interaction non étudiée. | | Zidovudine/Abacavir | Interaction non étudiée. | | Zidovudine/Lamivudine <br>Dose unique de 300 mg de zidovudine <br>Dose unique de 150 mg de lamivudine | Lamivudine : ASC ↔ <br>Zidovudine : ASC ↔ | | Emtricitabine/Lamivudine | Interaction non étudiée | ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS ne doit pas être administré en association avec d'autres analogues de la cytidine, tels que l'emtricitabine, en raison de leurs similarités. | | MEDICAMENTS ANTI-INFECTIEUX | | Triméthoprime/sulfaméthoxazole (Cotrimoxazole)/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS n’est nécessaire. <br>Les patients chez lesquels l’administration concomitante de cotrimoxazole est absolument nécessaire doivent faire l'objet d'une surveillance clinique. L’administration de doses élevées de triméthoprime/ sulfaméthoxazole dans le traitement de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii (PCP) et de la toxoplasmose n’a pas été étudiée et doit être évitée. | | Triméthoprime/sulfaméthoxazole <br>(Cotrimoxazole)/Lamivudine <br>(160 mg/800 mg une fois par jour pendant 5 jours/dose unique de 300 mg) | Lamivudine : ASC ↑40 % <br>Triméthoprime : ASC ↔ <br>Sulfaméthoxazole : ASC ↔ <br>(Inhibition du système de transport cationique organique) | | ANTIMYCOBACTERIENS | | Rifampicine/Abacavir | Interaction non étudiée. <br>Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. | | Rifampicine/Lamivudine | Interaction non étudiée. | | ANTICONVULSIVANTS | | Phénobarbital/Abacavir | Interaction non étudiée. <br>Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. | | Phénobarbital/Lamivudine | Interaction non étudiée. | | Phénytoïne/Abacavir | Interaction non étudiée. <br>Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. <br>Surveiller les concentrations de phénytoïne. | | Phénytoïne /Lamivudine | Interaction non étudiée. | | ANTIHISTAMINIQUES (ANTAGONISTES DU RECEPTEUR H2 DE L’HISTAMINE) | | Ranitidine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. | | Ranitidine/Lamivudine | Interaction non étudiée. <br>Interaction cliniquement significative peu probable. La ranitidine n’est que partiellement éliminée par le système de transport cationique organique rénal. | | Cimétidine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. | | Cimétidine/Lamivudine | Interaction non étudiée. <br>Interaction cliniquement significative peu probable. La cimétidine n’est que partiellement éliminée par le système de transport cationique organique rénal. | | CYTOTOXIQUES | | Cladribine/Lamivudine | Interaction non étudiée. <br>In vitro, la lamivudine inhibe la phosphorylation intracellulaire de la cladribine, entraînant un risque potentiel de perte d’efficacité de la cladribine en cas d’association de ces deux molécules en pratique clinique. Des données cliniques sont également en faveur d’une possible interaction entre la lamivudine et la cladribine. | Par conséquent, l'utilisation concomitante de lamivudine et de cladribine n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4). | | OPIOÏDES | | | | Méthadone/Abacavir <br>(40 à 90 mg une fois par jour pendant 14 jours/dose unique de 600 mg, puis 600 mg deux fois par jour pendant 14 jours) | Abacavir : ASC ↔ <br>Cmax ↓35 % <br

Grossesse et allaitement

Grossesse En règle générale, l’utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l’expérience clinique acquise avec les antirétroviraux chez les femmes enceintes. Les études réalisées chez l'animal avec l'abacavir ont montré une toxicité sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat, mais pas chez le lapin. Les études réalisées chez l'animal avec la lamivudine ont montré une augmentation de la mortalité embryonnaire précoce chez le lapin mais pas chez le rat (voir rubrique 5.3). Les substances actives d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS peuvent inhiber la réplication cellulaire de l’ADN et l’abacavir s’est révélé carcinogène dans des modèles animaux (voir rubrique 5.3). La pertinence clinique de ces résultats est inconnue. Le passage placentaire de l'abacavir et de la lamivudine a été démontré dans l'espèce humaine. Chez les femmes enceintes traitées par l'abacavir, les données issues de plus de 800 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de l'abacavir sur le fœtus ou le nouveau-né. Chez les femmes enceintes traitées par la lamivudine, les données issues de plus de 1000 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de la lamivudine sur le fœtus ou le nouveau-né. Compte-tenu de ces résultats, et malgré l'absence de donnée concernant l'utilisation d’ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS pendant la grossesse, le risque malformatif est peu probable dans l'espèce humaine. Dans le cas d'une grossesse survenant chez une patiente co-infectée par le virus de l’hépatite et traitée par un médicament contenant de la lamivudine tel que ABACAVIR/LAMIVUDINE VIATRIS, la possibilité d'une récidive de l'hépatite à l'arrêt de la lamivudine devra être prise en considération. Dysfonctionnement mitochondrial Il a été démontré que les analogues nucléosidiques ou nucléotidiques entraînent, in vitro et in vivo, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH et exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique 4.4). Allaitement L'abacavir et ses métabolites sont excrétés dans le lait des rates allaitantes. L'abacavir est également excrété dans le lait maternel humain. Les données issues de plus de 200 paires "mère/enfant" traitées pour le VIH indiquent que les concentrations sériques de lamivudine chez les nourrissons allaités par une mère traitée pour le VIH sont très faibles (< 4 % des concentrations sériques de la mère), et diminuent progressivement jusqu'à être indétectables lorsque les nourrissons allaités atteignent l'âge de 24 semaines. Aucune donnée n'est disponible concernant l'innocuité de l'abacavir et de la lamivudine administrés à des nourrissons de moins de trois mois. Il est recommandé aux femmes vivants avec le VIH de ne pas allaiter leur nourrisson afin d’éviter la transmission du VIH. Fertilité Des études réalisées chez l’animal ont montré que ni l'abacavir, ni la lamivudine n'avaient d’effet sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables rapportés avec l’association abacavir/lamivudine correspondent aux profils de tolérance connus pour l'abacavir et la lamivudine lorsque ceux-ci sont administrés séparément. Pour la plupart de ces effets indésirables, l’étude de causalité n’a pas pu formellement déterminer les responsabilités respectives des substances actives, de large gamme d’autres médicaments utilisés dans la prise en charge de l’infection par le VIH, ou s’ils résultent du processus pathologique sous-jacent La plupart des effets listés dans le tableau ci-après surviennent fréquemment (nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, léthargie, éruption cutanée) chez les patients présentant une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir. Par conséquent, chez les patients présentant un de ces symptômes, la présence d’une réaction d’hypersensibilité doit être soigneusement recherchée (voir rubrique 4.4). Des cas d'érythème polymorphe, de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de Lyell, pour lesquels l'hypothèse d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir n'a pu être exclue, ont été très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés. Tableau récapitulatif des effets indésirables Les effets indésirables considérés comme pouvant être liés à l'abacavir ou à la lamivudine sont listés ci-dessous par classe d’organe et par fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : Très fréquent (³ 1/10), Fréquent (³ 1/100 à <1/10), Peu fréquent (³ 1/1000 à <1/100), Rare (³1/10 000 à <1/1000) et Très rare (< 1/10 000). | | | | | --- | --- | --- | | Classe Organe | Abacavir | Lamivudine | | Affections hématologiques et du système lymphatique | | Peu fréquent : neutropénie et anémie (toutes deux parfois sévères), thrombocytopénie <br>Très rare : érythroblastopénie | | Affections du système immunitaire | Fréquent : réaction d'hypersensibilité | | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | Fréquent : anorexie <br>Très rare : acidose lactique | Très rare : acidose lactique | | Affections du système nerveux | Fréquent : céphalées | Fréquent : céphalées, insomnie <br>Très rare : des cas de neuropathie périphérique (ou paresthésie) ont été rapportés | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | | Fréquent : toux, symptomatologie nasale | | Affections gastro-intestinales | Fréquent : nausées, vomissements, diarrhée <br>Rare : des pancréatites ont été rapportées mais la relation de causalité au traitement par l’abacavir est incertaine | Fréquent : nausées, vomissements, douleurs ou crampes abdominales, diarrhée <br>Rare : élévation de l'amylase sérique. Des cas de pancréatite ont été rapportés | | Affections hépatobiliaires | | Peu fréquent : élévation transitoire des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT) <br>Rare : hépatite | | Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Fréquent : éruption cutanée (sans symptôme systémique) <br>Très rare : érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell | Fréquent : éruption cutanée, alopécie <br>Rare : angio-œdème | | Affections musculo-squelettiques et systémiques | | Fréquent : arthralgie, troubles musculaires <br>Rare : rhabdomyolyse | | Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Fréquent : fièvre, léthargie, fatigue | Fréquent : fatigue, malaise, fièvre | Description de certains effets indésirables Hypersensibilité à l’abacavir Les signes et symptômes associés à une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir sont listés ci-dessous. Ceux-ci ont été identifiés au cours des essais cliniques ou lors du suivi après commercialisation. Les effets indésirables rapportés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité apparaissent en gras. Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction d’hypersensibilité, le syndrome comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne), cependant certains patients ont présenté une réaction sans fièvre ni éruption cutanée. D’autres symptômes évocateurs d’une hypersensibilité comprennent des symptômes gastro- intestinaux, respiratoires ou généraux tels que léthargie et malaises. | | | | --- | --- | | Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Eruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne) | | Affections gastro-intestinales | Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, ulcérations buccales | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Dyspnée, toux, maux de gorge, syndrome de détresse respiratoire de l’adulte, insuffisance respiratoire | | Effets divers | Fièvre, léthargie, malaise, œdème, lymphadénopathie, hypotension artérielle, conjonctivite, anaphylaxie | | Affections du système nerveux / Affections psychiatriques | Céphalées, paresthésie | | Affections hématologiques et du système lymphatique | Lymphopénie | | Affections hépatobiliaires | Perturbations du bilan hépatique, hépatite, insuffisance hépatique | | Affections musculo-squelettiques et systémiques | Myalgie, rarement rhabdomyolyse, arthralgie, élévation de la créatine phosphokinase | | Affections du rein et des voies urinaires | Elévation de la créatinine, insuffisance rénale | Les symptômes liés à cette réaction d’hypersensibilité s’aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital ; dans de rares cas, ils ont été fatals. La reprise du traitement par abacavir après une réaction d’hypersensibilité entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l’épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital, et conduire au décès. Dans de rares cas, des réactions similaires sont également apparues chez des patients après reprise du traitement par abacavir, alors que ceux-ci n’avaient présenté qu’un seul des symptômes évocateurs d’une réaction d’hypersensibilité (voir ci-dessus) préalable

Conduite à tenir en cas de surdosage

A l'exception des effets indésirables préalablement mentionnés, aucun symptôme ou signe spécifique n’a été identifié suite à un surdosage aigu à l'abacavir ou à la lamivudine. En cas de surdosage, une surveillance médicale avec un éventuel traitement symptomatique est nécessaire (voir rubrique 4.8). La lamivudine étant dialysable, une hémodialyse continue peut être réalisée en cas de surdosage, bien que cela n’ait pas été étudié. L’intérêt de la dialyse péritonéale ou de l’hémodialyse sur l’élimination de l’abacavir n’est pas connu. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.