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Posologie officielle

Flammazine — posologie et mode d'emploi

Substance active : Sulfadiazine argentique. crème — voie cutanée.

Indications thérapeutiques

FLAMMAZINE crème est indiqué chez les adultes et les enfants de plus de 2 mois pour la prévention et traitement des infections dans le cadre de la prise en charge des brûlures à partir du 2nd degré. Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

Posologie et mode d'administration

Posologie **Population pédiatrique** FLAMMAZINE est contre-indiqué chez le prématuré, le nouveau-né, et le nourrisson de moins de 2 mois (voir rubrique 4.3). Mode d’administration Voie cutanée. ·La crème peut être, soit préalablement appliquée sur une gaze stérile, soit étalée directement sur la plaie en couche de 2 à 3 mm d’épaisseur environ. Avant de renouveler les applications (en principe toutes les 24 heures), il convient de nettoyer la plaie par lavage à l’eau ou avec une solution saline isotonique. ·Les brûlures n’ayant pas cicatrisé après 15 jours d’un traitement par FLAMMAZINE doivent faire l’objet d’un avis médical auprès d’un service de soins hospitalier spécialisé dans la prise en charge des brûlés.

Contre-indications

Hypersensibilité à la sulfadiazine argentique aux sulfamides ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Enfant de moins de 2 mois : prématuré, nouveau-né, nourrisson de moins de 2 mois (Cf. rubrique 4.8). Pendant l’allaitement si l’enfant est atteint d’un déficit en G6PD et/ou si l’enfant a moins d’un mois (Cf. rubriques 4.6 et 4.8).

Mises en garde et précautions

Mise en garde ·En raison d’un risque de dyschromie cutanée, il doit être conseillé aux patients d’éviter de s’exposer au soleil (voir section 4.8). ·Des réactions cutanées mettant en jeu le pronostic vital telles que syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et nécrolyse épidermique toxique (NET) ont été rapportées avec la sulfadiazine. ·Il convient de rappeler aux patients les signes et les symptômes associés et de surveiller étroitement toutes réactions cutanées. ·Le risque de survenue est le plus élevé durant les premières semaines de traitement. En cas de survenue de symptômes ou signes de SJS ou NET (par exemple éruption cutanée progressive souvent associée à des cloques ou lésions des muqueuses), le traitement par FLAMMAZINE doit être arrêté. ·Les meilleurs résultats dans la gestion d’un SJS ou d’une NET dépendent d’un diagnostic précoce et de l’arrêt immédiat de tout médicament suspect. L’arrêt précoce est associé à un meilleur pronostic. ·Si le patient a développé un SJS ou une NET sous FLAMMAZINE, FLAMMAZINE ne doit jamais être ré-administré à ce patient. ·En raison de la variabilité de la résorption transcutanée, le risque d’effets systémiques ne peut être exclu. Ceux-ci sont d’autant plus à redouter que FLAMMAZINE est utilisée sur une grande surface et/ou en traitement prolongé, sous pansement occlusif, sur une peau lésée (notamment brûlée), sur une muqueuse ou sur une peau de nourrisson (en raison du rapport surface/poids et de l’effet de l’occlusion des couches au niveau du siège). Aussi, FLAMMAZINE doit être utilisée avec prudence chez le jeune enfant de moins de 2 ans en raison du passage systémique accru. ·Le passage systémique de la sulfadiazine expose au risque de complications générales des sulfamides : hématologiques, rénales, immunologiques et cutanées ; une insuffisance rénale ou hépatique majore ce risque (voir rubrique 4.8). ·Des cas d’hémolyse aiguë ont été rapportés chez des sujets déficitaires en G6PD avec la sulfadiazine administrée par voie locale. Sa prescription doit donc être de principe écartée, et le recours à une alternative thérapeutique, si elle existe, est fortement recommandé. En l’absence d’alternative, la décision doit prendre en compte pour chaque patient, le risque d’hémolyse et le bénéfice potentiel attendu du traitement. Si la prescription de ce médicament est nécessaire, la survenue d’une hémolyse éventuelle devra être dépistée. ·Dès l’ouverture du conditionnement d’une préparation à visée antiseptique, une contamination microbienne est possible. Précautions d’emploi ·Utiliser avec précaution chez les patients souffrants d’une insuffisance rénale sévère. ·Utiliser avec précaution chez les acétyleurs lents et chez les patients souffrants d’une insuffisance hépatique sévère. ·Ce médicament contient du propylèneglycol et peut causer des irritations cutanées. ·Ce médicament contient de l’alcool cétylique et peut provoquer des réactions cutanées locales (par exemple dermatite de contact). ·Les taches **de crème sur le linge ou la literie disparaissent facilement au lavage.**

Interactions médicamenteuses

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi **\+ METHOTREXATE** Augmentation des effets et de la toxicité hématologique du méthotrexate. Précaution d’emploi : Dosage des concentrations de méthotrexate. Adaptation posologique si nécessaire pendant l’association et après son arrêt. Associations à prendre en compte **\+ AUTRES MÉDICAMENTS MÉTHÉMOGLOBINISANTS** (acetylsulfafurazol, benzocaïne, dapsone, flutamide, metoclopramide, prilocaine, sodium (nitroprussiate de), sulfadoxine, sulfafurazol, sulfaguanidine, sulfamethizol, sulfamethoxazole) : Risque d'addition des effets méthémoglobinisants. **\+ ANTIVITAMINES K** (acenocoumarol, fluindione, warfarine) : ANTI-INFECTIEUX ET INR De nombreux cas d’augmentation de l’activité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il s’agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines, qui imposent, dans ces conditions, de renforcer la surveillance de l'INR. **\+ VACCIN ORAL VIVANT ATTENUE CONTRE LA TYPHOÏDE** : FLAMMAZINE doit être évité 3 jours avant et 3 jours après l’administration de ce vaccin.

Grossesse et allaitement

Grossesse _Données liées à l’argent_ Les données animales et cliniques liées à l’argent sont insuffisantes. La survenue d’effets indésirables fœtaux et néonatals en cas d’administration prolongée n’a pas été évaluée. _Données liées à la sulfadiazine_ La sulfadiazine passe le placenta à tous les stades de la grossesse. Il existe des données limitées sur l’utilisation de la sulfadiazine chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal sont insuffisantes pour permettre de conclure à une toxicité de la reproduction avec la sulfadiazine. Certains sulfamides ont mis en évidence un effet tératogène (fentes palatines). Par conséquent, l’utilisation de FLAMMAZINE ne peut être envisagée qu’en l’absence d’alternative thérapeutique, et plus particulièrement durant le 3ème trimestre de grossesse. En effet, une exposition pendant le dernier trimestre de grossesse expose au risque potentiel d’ictère grave voire nucléaire chez le nouveau-né par déplacement de la bilirubine. De plus, en cas de déficit congénital en G6PD, la survenue d’une hémolyse néonatale est possible si le traitement est administré en fin de grossesse. Dans le cas d’un traitement en fin de grossesse, une surveillance néonatale (ictère, hyperbilirubinémie) s’impose. Allaitement Le passage de l’argent dans le lait maternel est inconnu. La sulfadiazine passe dans le lait maternel. L’allaitement est contre-indiqué dans le cas où l’enfant présente un déficit en G6PD afin de prévenir la survenue d’hémolyse (Cf. rubrique 4.3). Des ictères graves voire nucléaires ont été rapportés chez le nouveau-né avec certains sulfamides. En conséquence, l’allaitement est contre-indiqué chez le nouveau-né de moins d’un mois en raison de l’immaturité de son système enzymatique (Cf. rubriques 4.3 et 4.8). Au-delà de cet âge, l’allaitement est déconseillé en cas de traitement prolongé ou sur des surfaces étendues.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont listés ci-dessous par discipline médicale (System Organ Class (SOC)) et par fréquence. Les fréquences sont définies ci-après : très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquents (≥ 1/1 000, < 1/100), rares (≥1/10 000, < 1/1 000), très rares (< 1/10 000), et fréquence inconnue (impossible à estimer sur la base des données disponibles). | | | | --- | --- | | Classification par discipline médicale (SOC) | Effets indésirables | | Affections hématologiques et du système lymphatique | _Fréquence inconnue_ | | Cytopénie (leucopénie, neutropénie, agranulocytose) | | Affections du système immunitaire | _Fréquence inconnue_ | | Hypersensibilité à type d’urticaire, œdème, réaction anaphylactoïde | | Affections de la peau et du tissus sous-cutané | _Fréquence inconnue_ | | Argyrie, dyschromie cutanée, rash, prurit, éruption cutanée, eczéma | | _Très rare_ | | Réactions bulleuses sévères à type de syndrome de Stevens-Johnson (SJS) et nécrolyse épidermique toxique (NET) (Cf. rubrique 4.4) | | Troubles généraux et anomalies au site d'administration | _Fréquence inconnue_<br>Brûlure au site d’application, suintement | | Affections du rein et des voies urinaires | _Fréquence inconnue_<br>Insuffisance rénale aiguë | Population pédiatrique Des effets indésirables hématologiques graves (cytopénie) ont été observés notamment chez les enfants de moins de 2 ans; dans cette catégorie d’âge, FLAMMAZINE doit être utilisée avec prudence (Cf. rubrique 4.4). En raison de l'immaturité de leurs systèmes enzymatiques et du risque consécutif d’ictère nucléaire, FLAMMAZINE est contre-indiqué chez le nouveau-né, le prématuré, le nourrisson de moins de 2 mois et chez la femme durant le 1er mois d’allaitement (Cf. rubriques 4.3 et 4.6). **Description des effets indésirables sélectionnés** Une osmolalité sérique élevée a été rapportée après une application particulièrement prolongée, étendue et à forte dose de FLAMMAZINE en raison de l'absorption du propylène glycol (excipient entrant dans la composition de base de la crème). **Déclaration des effets indésirables suspectés** La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [https://signalement.social-sante.gouv.fr/](https://signalement.social-sante.gouv.fr/).

Conduite à tenir en cas de surdosage

Un passage systémique n’est pas exclu et dépendra de l’étendue de la gravité de lésions traitées, des doses et de la durée du traitement. Symptômes : L’augmentation des niveaux sériques d’argent après une utilisation prolongée de doses élevées de sulfadiazine argentique peut entrainer des symptômes d’origine neurologique, rénale, hépatique, respiratoire, gastro-intestinale, hématologique. Par ailleurs, une coloration bleu-gris de la peau et des yeux peut être observée. Traitement : Le traitement du surdosage doit comprendre l’arrêt du médicament et un traitement symptomatique. Si nécessaire, une surveillance ambulatoire de la fonction rénale et de l’hémogramme doit être instaurée. La sulfadiazine absorbée est rapidement dialysable, par hémodialyse ou dialyse péritonéale. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.