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Posologie officielle

Sertraline Sandoz 25 mg — posologie et mode d'emploi

Substance active : Chlorhydrate de sertraline. gélule — voie orale.

Indications thérapeutiques

La sertraline est indiquée dans le traitement de : ·Episodes dépressifs majeurs. ·Prévention des récidives d’épisodes dépressifs majeurs. ·Trouble panique, avec ou sans agoraphobie. ·Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) chez l’adulte ainsi que chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans. ·Trouble Anxiété Sociale. ·Etat de stress post-traumatique (ESPT).

Posologie et mode d'administration

Posologie La sertraline doit être administrée une fois par jour, le matin ou le soir. Les gélules de sertraline doivent être administrées pendant le repas. Traitement initial Dépression et TOC Le traitement par la sertraline doit être débuté à la dose de 50 mg/jour. Trouble panique, ESPT et Trouble Anxiété Sociale Le traitement sera débuté à la dose de 25 mg/jour. Après une semaine, la dose sera augmentée à 50 mg une fois par jour. Ce schéma posologique a montré qu'il réduisait la fréquence des effets indésirables précoces caractéristiques du trouble panique. Adaptation posologique Dépression, TOC, trouble panique, Trouble Anxiété Sociale et ESPT Chez les patients ne répondant pas à une dose de 50 mg, une augmentation de dose est possible. Les modifications de dose doivent être effectuées par paliers de 50 mg à des intervalles d'au moins une semaine, jusqu'à un maximum de 200 mg/jour. Les changements de dose ne doivent pas être effectués plus d'une fois par semaine, compte tenu de la demi-vie d'élimination de la sertraline qui est de 24 heures. L'effet thérapeutique peut se manifester dans les 7 jours. Cependant, des périodes plus longues sont généralement nécessaires pour obtenir une réponse thérapeutique, en particulier pour les TOCs. Entretien La dose administrée au cours d'un traitement à long terme doit correspondre à la dose minimale efficace, les adaptations posologiques étant fonction de la réponse thérapeutique individuelle. Dépression Un traitement à plus long terme peut également être approprié pour la prévention des récidives d'épisodes dépressifs majeurs (EDM). Dans la majorité des cas, la dose recommandée pour la prévention des récidives d'EDM est identique à celle utilisée pendant l'épisode en cours. Les patients dépressifs doivent être traités sur une période suffisamment longue d'au moins 6 mois pour assurer la disparition des symptômes. Trouble panique et TOC Tout traitement continu dans le trouble panique ou les TOC doit être réévalué régulièrement, car la prévention des rechutes n'a pas été démontrée dans ces troubles. Population pédiatrique Enfants et adolescents présentant un trouble obsessionnel compulsif Entre 13 et 17 ans : dose initiale de 50 mg une fois par jour. Entre 6 et 12 ans : dose initiale de 25 mg une fois par jour. La dose peut être augmentée jusqu'à 50 mg une fois par jour après une semaine. En cas de réponse insuffisante, une augmentation secondaire de la dose est possible par paliers de 50 mg sur une période de plusieurs semaines si nécessaire. La dose maximale est de 200 mg par jour. Il faut cependant tenir compte du poids généralement plus faible des enfants par rapport à celui des adultes en cas d'augmentation de dose au-delà de 50 mg. Les modifications de dose ne doivent pas être effectuées à des intervalles de moins d'une semaine. L'efficacité n'est pas démontrée dans le trouble dépressif majeur de l'enfant. Aucune donnée n'est disponible chez l'enfant de moins de 6 ans (voir aussi rubrique 4.4). Utilisation chez le sujet âgé Chez le sujet âgé, la dose doit être soigneusement adaptée en raison du risque accru d'hyponatrémie (voir rubrique 4.4). Utilisation en cas d'insuffisance hépatique L'utilisation de sertraline chez les patients présentant une maladie hépatique doit être effectuée avec précaution. Les insuffisants hépatiques doivent recevoir des doses plus faibles ou plus espacées (voir rubrique 4.4). La sertraline ne doit pas être utilisée en cas d'insuffisance hépatique sévère, compte tenu de l'absence de données cliniques disponibles (voir rubrique 4.4). Utilisation en cas d'insuffisance rénale Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4). Symptômes de sevrage observés lors de l'interruption du traitement par la sertraline Une interruption brutale doit être évitée. Lors de l'arrêt du traitement par la sertraline, la dose doit être progressivement réduite sur une période d'au moins une à deux semaines, afin de réduire les risques de réactions de sevrage (voir rubriques 4.4 et 4.8). Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou lors de l'interruption du traitement, une reprise de la dose précédemment prescrite peut être envisagée. Par la suite, le médecin pourra continuer à diminuer la dose, mais de façon plus progressive.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Un traitement concomitant par inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) est contre-indiqué en raison du risque de syndrome sérotoninergique avec des symptômes tels qu'agitation, tremblement et hyperthermie. Le traitement par la sertraline ne doit pas être débuté dans les 14 jours suivant l'arrêt d'un traitement par un IMAO irréversible. Le traitement par sertraline doit être interrompu au moins 7 jours avant le début d'un traitement par un IMAO irréversible (voir rubrique 4.5). La prise concomitante d’IMAO irréversible ou de pimozide est contre-indiquée (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

Syndrome Sérotoninergique (SS) ou Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) Le développement de syndromes potentiellement fatals tels que le Syndrome Sérotoninergique (SS) ou le Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) a été rapporté avec les ISRS, dont la sertraline. Le risque de SS ou de SMN avec les ISRS est augmenté en cas d’utilisation simultanée d’autres médicaments sérotoninergiques (y compris d’autres antidépresseurs sérotoninergiques, les triptans), de médicaments qui affectent le métabolisme de la sérotonine (y compris les IMAO tel que le bleu de méthylène), d’antipsychotiques et d’autres antagonistes dopaminergiques, et avec les opioïdes (comme la buprénorphine). Une surveillance de ces patients devra être assurée afin de détecter l’apparition de signes et symptômes de SS ou SMN (voir rubrique 4.3). Relais d'un traitement par inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), antidépresseurs ou médicaments anti-obsessionnels L'expérience clinique est limitée concernant le moment optimal de passage d'un ISRS, d'un antidépresseur ou d'un médicament anti-obsessionnel à la sertraline. Des précautions et un avis médical prudent sont nécessaires pour décider du moment du changement, en particulier pour les médicaments à action prolongée comme la fluoxétine. Autres médicaments sérotoninergiques, comme le tryptophane, la fenfluramine et les agonistes de la 5-HT La co-administration de sertraline et d'autres médicaments favorisant les effets de la neurotransmission sérotoninergique, comme le tryptophane, la fenfluramine ou les agonistes de la 5-HT, ou encore un médicament de phytothérapie tel que le millepertuis ( _Hypericum perforatum_) doit être effectuée avec précaution, et même évitée dans la mesure du possible, à cause du risque d'interaction pharmacodynamique. Allongement de l’intervalle QTc/torsade de pointes (TdP) Des cas d’allongement de l’intervalle QTc et TdP ont été observés lors de l’utilisation de la sertraline après sa commercialisation. Dans la plupart des cas, les patients présentaient d’autres facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QTc / de TdP. Par conséquent, la sertraline doit être utilisée avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QTc et en cas d’association avec d’autres médicaments qui allongent l’intervalle QTc (voir rubriques 4.5 et 5.1). Il est nécessaire de corriger toute anomalie électrolytique (notamment hypokaliémie) avant de débuter un traitement par sertraline. Activation de l'hypomanie ou de la manie Des symptômes maniaques ou hypomaniaques ont été rapportés chez une faible proportion de patients traités par des médicaments antidépresseurs et anti-obsessionnels commercialisés, notamment la sertraline. La sertraline doit donc être utilisée avec prudence chez les patients présentant des antécédents de manie/hypomanie. Une surveillance attentive par le médecin est nécessaire. La prise de sertraline doit être interrompue chez tout patient entrant dans une phase maniaque. Schizophrénie Les symptômes psychotiques peuvent être aggravés chez les patients schizophrènes. Convulsions Des convulsions peuvent survenir au cours du traitement par sertraline : la sertraline ne doit pas être utilisée chez les patients présentant une épilepsie instable et les patients présentant une épilepsie bien contrôlée doivent être attentivement surveillés. La prise de sertraline doit être interrompue chez tout patient développant des convulsions. Suicide/pensées suicidaires/tentatives de suicide ou aggravation clinique La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter en tout début de rétablissement. Les autres troubles psychiatriques dans lesquels la sertraline est prescrite, peuvent être également associés à un risque accru de comportement suicidaire. En outre, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques. Les patients présentant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite au cours du traitement. Une méta-analyse d'études cliniques contrôlées versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement en début de traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et, si ces symptômes survenaient, de prendre immédiatement un avis médical. Population pédiatrique La sertraline est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, à l'exception des patients présentant des troubles obsessionnels compulsifs âgés de 6 à 17 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère)

Interactions médicamenteuses

HYPONATRÉMIANTS Certains médicaments sont plus fréquemment impliqués dans la survenue d’une hyponatrémie. Ce sont les diurétiques, la desmopressine, les antidépresseurs inhibant la recapture de la sérotonine, la carbamazépine et l’oxcarbazépine. L’association de ces médicaments majore le risque d’hyponatrémie. INHIBITEURS SÉLECTIFS DE LA RECAPTURE DE LA SÉROTONINE (notamment sertraline) MÉDICAMENTS À L'ORIGINE D'UN SYNDROME SÉROTONINERGIQUE Certains surdosages ou certains médicaments peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant l'arrêt immédiat du traitement. Ces médicaments sont essentiellement représentés par : ·le linézolide, ·le bleu de méthylène, ·le millepertuis, ·la péthidine, le tramadol et la buprénorphine, ·la plupart des antidépresseurs, ·la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, ·certains tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine, trimipramine), ·les mixtes (venlafaxine, milnacipran, sibutramine), ·avec indications d’autres que la dépression (atomoxétine, duloxétine, oxitriptan), ·les IMAO, essentiellement non sélectifs, voire les IMAO-A sélectifs. Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l'apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d'un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l'hospitalisation, voire exceptionnellement entraîner le décès. Ces symptômes peuvent être d'ordre : ·digestifs (diarrhée), ·neuropsychiques (agitation, confusion, hypomanie), ·moteurs (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité), ·végétatifs (variations tensionnelles, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma). Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome. Le niveau de risque est très variable selon les associations. Le tableau est sévère, voire fatal, notamment avec les IMAO non sélectifs. MÉDICAMENTS ABAISSANT LE SEUIL ÉPILEPTOGÈNE L'utilisation conjointe de médicaments proconvulsivants, ou abaissant le seuil épileptogène, devra être soigneusement pesée, en raison de la sévérité du risque encouru. Ces médicaments sont représentés notamment par la plupart des antidépresseurs (imipraminiques, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), les neuroleptiques (phénothiazines et butyrophénones), la méfloquine, la chloroquine, les fluoroquinolones, le bupropion, le tramadol. Associations contre-indiquées **\+ Inhibiteurs de la monoamine oxydase** IMAO irréversibles Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion voire coma. Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par l'antidépresseur sérotoninergique, et d'au moins une semaine entre l'arrêt de l'antidépresseur sérotoninergique et le début. IMAO irréversibles non sélectifs (sélégiline) La sertraline ne doit pas être utilisée en association avec les IMAO irréversibles, comme la sélégiline. Le traitement par la sertraline ne doit pas être débuté dans les 14 jours suivant l'arrêt du traitement par un IMAO irréversible. Le traitement par la sertraline doit être interrompu au moins 7 jours avant le début d'un traitement par un IMAO irréversible (voir rubrique 4.3). Inhibiteur réversible sélectif de la MAO (moclobémide) En raison du risque de syndrome sérotoninergique, la sertraline ne doit pas être administrée en association avec un IMAO réversible et sélectif comme le moclobémide. Après traitement par un inhibiteur réversible de la MAO, la durée de sevrage avant l'instauration du traitement par la sertraline peut être inférieure à 14 jours. Il est recommandé d'interrompre le traitement par la sertraline au moins 7 jours avant d'instaurer un traitement par un IMAO réversible (voir rubrique 4.3). IMAO-A réversibles, y compris linézolide et bleu de méthylène Risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion voire coma. Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l’association aux posologies minimales recommandées. L'antibiotique linézolide est un IMAO faible réversible et non sélectif qui ne doit pas être administré aux patients traités par la sertraline (voir rubrique 4.3). Des réactions indésirables graves ont été rapportées chez les patients ayant récemment interrompu un traitement par un IMAO (par exemple le bleu de méthylène) et initié un traitement par la sertraline ou ayant récemment stoppé un traitement par la sertraline avant initiation d'un traitement par un IMAO. Ces réactions ont inclus : des tremblements, myoclonies, diaphorèse, nausées, vomissements, bouffées vasomotrices, étourdissements et hyperthermie, avec caractéristiques similaires à un syndrome malin des neuroleptiques, crises convulsives et décès. **\+ Pimozide** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Une augmentation des concentrations de pimozide d'environ 35 % a été mise en évidence au cours d'une étude portant sur l'administration d'une dose unique et faible de pimozide (2 mg). Cette augmentation n'a pas été associée à des changements de l'ECG. Le mécanisme de cette interaction reste inconnu, mais, compte tenu de l'index thérapeutique étroit du pimozide, l'administration concomitante de sertraline et de pimozide est contre-indiquée (voir rubrique 4.3). Associations déconseillées **\+ Autres médicaments sérotoninergiques** Voir rubrique 4.4. Voir également la section Syndrome Sérotoninergique (SS) – (fentanyl et ses analogues, tramadol, tapentadol, mépéridine, méthadone, pentazocine) La prudence est également conseillée lors de l’utilisation d’opioïdes (par exemple le fentanyl utilisé en anesthésie générale ou dans le traitement de la douleur chronique) et d’autres médicaments sérotoninergiques (y compris d’autres antidépresseurs sérotoninergiques, les triptans). **\+ Dépresseurs du système nerveux central et alcool** L'administration concomitan

Grossesse et allaitement

Grossesse Aucune étude bien contrôlée n'a été effectuée chez la femme enceinte. Cependant, les nombreuses données disponibles n'ont pas démontré d'induction de malformations congénitales par la sertraline. Les études animales ont mis en évidence des effets sur la reproduction, probablement dus à la toxicité maternelle liée à l'action pharmacodynamique du produit et/ou à l'effet pharmacodynamique direct du produit sur le fœtus (voir rubrique 5.3). Lors de l'utilisation de la sertraline pendant la grossesse, la survenue de symptômes, compatibles avec des réactions de sevrage, a été rapportée chez certains nouveau-nés dont les mères avaient été traitées par la sertraline. Ce phénomène a également été observé avec d'autres antidépresseurs de type ISRS. L'utilisation de la sertraline n'est pas recommandée pendant la grossesse, sauf si le bénéfice attendu du traitement pour la mère l'emporte sur le risque potentiel. Les données issues d’études observationnelles indiquent un risque accru (moins de 2 fois supérieur) d’hémorragie du post-partum faisant suite à une exposition aux ISRS/IRSNA dans le mois précédant la naissance (voir rubriques 4.4, 4.8). Les nouveau-nés doivent être surveillés en cas d'utilisation de sertraline par la mère à un stade ultérieur de la grossesse, en particulier le troisième trimestre. Les symptômes suivants peuvent survenir chez le nouveau-né en cas d'utilisation maternelle de sertraline au cours des stades ultérieurs de la grossesse : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, instabilité thermique, troubles de l'alimentation, vomissement, hypoglycémie, hypertonie, hypotonie, hyperréflexie, tremblements, nervosité, irritabilité, léthargie, pleurs constants, somnolence et troubles du sommeil. Ces symptômes pourraient être dus aux effets sérotoninergiques ou aux symptômes de sevrage. Dans la majorité des cas, les complications débutent immédiatement ou peu de temps (< 24 heures) après l'accouchement. Les données épidémiologiques ont suggéré que l’utilisation des ISRS durant la grossesse, plus particulièrement en fin de grossesse, peuvent accroître le risque d’hypertension artérielle pulmonaire persistante chez le nouveau-né (HTAP). Le risque observé a été d’environ 5 cas pour 1000 grossesses. Dans la population générale 1 ou 2 cas d’hypertension artérielle pulmonaire persistante surviennent pour 1000 grossesses. Une méthode fiable de contraception doit être utilisée chez la femme en âge de procréer lorsqu’un traitement avec la sertraline lui est prescrit. Allaitement Les données de la littérature concernant les concentrations de sertraline dans le lait maternel montrent que de faibles quantités de sertraline et de son métabolite, la N-desméthylsertraline, sont excrétées dans le lait. Les nourrissons ont généralement présenté des taux sériques négligeables ou indétectables, à l'exception d'un nourrisson dont les taux sériques étaient égaux à environ 50 % du taux maternel (mais sans effet notable sur la santé de ce nourrisson). A ce jour, aucun effet indésirable sur la santé des nourrissons allaités par des mères utilisant la sertraline n'a été rapporté, mais un risque ne peut être exclu. L'utilisation chez la mère allaitante est déconseillée sauf, si selon l'avis du médecin, les bénéfices l'emportent sur les risques. Fertilité Les données chez l’animal n’ont pas révélé que la sertraline modifiait les paramètres de fécondité (voir rubrique 5.3). Des cas rapportés chez l’homme traité par ISRS ont montré que l’effet sur la qualité du sperme est réversible. L’impact sur la fécondité humaine n’a pas été observé à ce jour.

Effets indésirables

Les nausées constituent l'effet indésirable le plus fréquent. Dans le traitement du trouble anxiété sociale, des dysfonctionnements sexuels (échec à l'éjaculation) chez l'homme sont survenus chez 14 % des sujets sous sertraline contre 0 % des patients recevant le placebo. Ces effets indésirables sont dépendants de la dose et souvent de nature transitoire lorsque le traitement se poursuit. Le profil des effets indésirables fréquemment observé au cours des études en double aveugle contrôlées par placebo, effectuées chez les patients atteints de TOC, de trouble panique, d'ESPT et de trouble anxiété sociale a été similaire à celui observé au cours des études cliniques menées chez les patients atteints de dépression. Le tableau 1 présente les effets indésirables observés au cours de l'expérience post-commercialisation (fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)) et des études cliniques contrôlées par placebo (portant sur un total de 2542 patients sous sertraline et de 2145 patients sous placebo) portant sur la dépression, le TOC, le trouble panique, l'ESPT et le trouble anxiété sociale. L'intensité et la fréquence de certains des effets indésirables figurant dans le tableau 1 peuvent diminuer avec la poursuite du traitement, et ne conduisent généralement pas à l'interruption du traitement. **Tableau 1: Effets indésirables** Fréquence des effets indésirables observés au cours des études cliniques contrôlées par placebo portant sur la dépression, le TOC, le trouble panique, l'ESPT et le trouble anxiété sociale. Analyse groupée et expérience post-commercialisation. | Très fréquent<br>(≥ 1/10) | Fréquent<br>(≥ 1/100 à < 1/10) | Peu fréquent<br>(≥ 1/1 000 à < 1/100) | Rare<br>(≥ 1/10 000 à < 1/1 000) | Très rare<br>(< 1/10 000) | Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) | | --- | --- | --- | --- | --- | --- | | Infections et infestations | | | Infection du tractus respiratoire supérieur, pharyngite, rhinite. | Gastro-entérite, otite moyenne. | Diverticulite§. | | | | Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes) | | | | Néoplasme. | | | | | Affections hématologiques et du système lymphatique | | | | | Lymphadénopathie, thrombocytopénie\*§, leucopénie\*§. | | . | | Affections du système immunitaire | | | | Hypersensibilité\*, allergie saisonnière\*. | Réaction anaphylactoïde\*. | | . | | Affections endocriniennes | | | | Hypothyroïdie\*. | Hyperprolactinémie\*§, sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique\*§. | | | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | | | Diminution de l’appétit, augmentation de l'appétit\*. | | Hypercholestérolémie, diabète sucré\*, hypoglycémie\*, hyperglycémie \*§, hyponatrémie\*§. | | . | | Affections psychiatriques | | Insomnie. | Anxiété\*, dépression\*, agitation\*, diminution de la libido\*, nervosité, dépersonnalisation, cauchemars, bruxisme\*. | Idées/comportement suicidaires\*\*, trouble psychotique\*, pensées anormales, apathie, hallucinations\*, agressivité\*,humeur euphorique\*, paranoïa. | Trouble de conversion\*§, rêves morbides\*§, toxicomanie, somnambulisme, éjaculation précoce. | | | | Affections du système nerveux | | Sensations vertigineuses, maux de tête\*, somnolence. | Tremblements, perturbation des mouvements (y compris symptômes extrapyramidaux, notamment hyperkinésie, hypertonie, dystonie, grincements de dents ou troubles de la marche), paresthésies\*, hypertonie\*, troubles de l’attention, dysgueusie. | Amnésie, hypoesthésie\*, contractions musculaires involontaires\*, syncope\*, hyperkinésie\*, migraine\*, convulsions\*, vertiges orthostatiques, coordination anormale, troubles du langage. | Coma\*, akathisie (voir rubrique 4.4), dyskinésie, hyperesthésie, spasmes cérébro-vasculaires (y compris syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible et un syndrome de Call-Fleming)\*§, agitation psychomotrice\*§ ( [voir rubrique 4.4](http://afssaps-prd.afssaps.fr/php/ecodex/rcp/R0168181.htm#Rcp_4_4_MisesEnGarde_3)), troubles sensoriels, choréo-athétose§ ; ont également été rapportés des signes et des symptômes associés au Syndrome Sérotoninergique\* ou au Syndrome Malin des Neuroleptiques : dans certains cas associés à l'utilisation concomitante de médicaments sérotoninergiques et incluant agitation, confusion, diaphorèse, diarrhée, fièvre, hypertension, rigidité et tachycardie§. | | | | Affections oculaires | | | Troubles visuels\*. | Mydriase\*. | Scotome, glaucome, diplopie, photophobie, hyphéma\*§, pupilles inégales\*§, troubles de la vision§, trouble de la sécrétion lacrymale. | | Maculopathie. | | Affections de l'oreille et du labyrinthe | | | Acouphènes\*. | Douleur auriculaire. | | | | | Affections cardiaques | | | Palpitations\*. | Tachycardie\*, troubles cardiaques. | Infarctus du myocarde\*§, torsade de pointes\*§ (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1), bradycardie, allongement de l’intervalle QTC\*(voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1). | | | | Affections vasculaires | | | Bouffées de chaleur\*. | Saignements anormaux (notamment saignement gastro-intestinal)\*, hypertension\*, bouffées vasomotrices, hématurie\*. | Ischémie périphérique. | | | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | | | Bâillement\*. | Dyspnée, épistaxis\*, bronchospasme. | Hyperventilation, pneumopathie interstitielle\*§ , <br>pneumonie éosinophile\*§ laryngospasme, dysphonie, stridor\*§,hypoventilation, hoquet. | | | | Affections gastro-intestinales | | Nausées, diarrhée, sécheresse buccale. | Dyspepsie, constipation\*, douleur abdominale\*, vomissements\*, flatulences. | Méléna, pathologie des dents, œsophagite, glossite, hémorroïdes, hypersécrétion salivaire, dysphagie, éructations, pathologie de la langue. | Ulcérations buccales, pancréatite\*§, rectorragie, ulcérations de la langue, stomatite. | | Colite microscopique\*. | | Affections hépatobiliaires | | | | | Anomalies de la fonction hépatique, effets hépatiques sévères (notamment hépatite, ictère et

Conduite à tenir en cas de surdosage

Toxicité La sertraline présente une marge de sécurité dépendant de la population de patients et/ou des traitements concomitants. Des décès ont été rapportés en relation avec un surdosage de sertraline, seul ou en association avec d'autres médicaments et/ou de l'alcool. Par conséquent, tout surdosage doit être traité par des mesures médicales agressives. Symptômes Les symptômes d'un surdosage comprennent les effets indésirables médiés par la sérotonine, notamment somnolence, troubles gastro-intestinaux (par exemple nausées et vomissements), tachycardie, tremblements, agitation et sensations vertigineuses. Des cas de coma ont été rapportés moins fréquemment. Des cas d’allongement de l’intervalle QTc/Torsade de Pointes ont été observés lors de surdosages de sertraline ; par conséquent, une surveillance par ECG est recommandée dans tous les cas de surdosage par ingestion de sertraline (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.1). Prise en charge Il n'existe aucun antidote spécifique à la sertraline. Il est recommandé d’établir et de maintenir la perméabilité des voies respiratoires et, si nécessaire, d’assurer une oxygénation et une ventilation adéquates. Le charbon activé, qui peut être utilisé avec un cathartique, peut être autant, voire plus efficace qu'un lavage, et doit être envisagé dans le traitement du surdosage. L'induction de vomissements n'est pas recommandée. La surveillance des paramètres cardiaques (par exemple ECG) et des signes vitaux est également recommandée, parallèlement à la mise en place de mesures générales de traitement symptomatique et de soutien. Compte tenu du large volume de distribution de la sertraline, une diurèse forcée, une dialyse, une hémoperfusion ou une exsanguino-transfusion risquent de s'avérer inefficaces. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.