Citalopram Biogaran 20 mg — posologie et mode d'emploi
Substance active : Bromhydrate de citalopram. comprimé pelliculé sécable — voie orale.
Indications thérapeutiques
·Episodes dépressifs majeurs (c'est-à-dire caractérisés).
·Prévention des attaques de panique avec ou sans agoraphobie.
Posologie et mode d'administration
Posologie
EPISODES DEPRESSIFS MAJEURS (C'EST-A-DIRE CARACTERISES)
Chez l'adulte :
20 à 40 mg par jour.
La posologie minimale efficace est de 20 mg par jour et sera utilisée comme dose de départ. Une augmentation pourra se faire en fonction de la réponse clinique individuelle jusqu'à 40 mg par jour, dose maximale.
Durée du traitement
L’effet antidépresseur apparaît habituellement après 2 à 4 semaines de traitement.
Le traitement par antidépresseur est symptomatique. Le traitement d'un épisode est de plusieurs mois (habituellement de l'ordre de 6 mois) afin de prévenir les risques de rechute.
PREVENTION DES ATTAQUES DE PANIQUE AVEC OU SANS AGORAPHOBIE
Chez l'adulte :
La posologie recommandée est de 20 à 30 mg par jour. Le traitement doit être débuté à dose faible, 10 mg par jour la première semaine avant d’augmenter la dose jusqu’à 20 mg par jour. La posologie peut être augmentée jusqu’à un maximum de 40 mg par jour en fonction de la réponse clinique individuelle.
Durée du traitement
Le traitement sera prolongé plusieurs mois. Une étude clinique fait apparaître que l'efficacité maximale est atteinte à 3 mois de traitement et que la réponse est maintenue pendant toute la durée du traitement.
Personnes âgées de plus de 65 ans :
La posologie initiale chez le sujet âgé correspond à la moitié de la posologie habituellement recommandée, soit 10-20 mg par jour. La posologie maximum recommandée chez le sujet âgé est de 20 mg/jour.
Population pédiatrique
Enfants et adolescents (< 18 ans) :
CITALOPRAM BIOGARAN ne doit pas être utilisé pour traiter l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans.
**Insuffisance hépatique :**
Une posologie initiale de 10 mg par jour est recommandée pendant les deux premières semaines de traitement chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. En fonction de la réponse individuelle, la posologie pourra être augmentée à 20 mg par jour. La vigilance est de mise chez les patients présentant une fonction hépatique sévèrement réduite et l’augmentation posologique sera particulièrement prudente (voir rubrique 5.2).
**Insuffisance rénale :**
Aucune adaptation posologique n’est nécessaire en cas d'insuffisance rénale légère ou modérée. La prudence est recommandée chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (ClCR inférieure à 30 mL/min), (voir rubrique 5.2).
**Symptômes observés lors de l’arrêt du traitement :**
L’arrêt brutal doit être évité. Lors de l’arrêt de traitement par citalopram, la posologie sera réduite progressivement sur une période d’au moins une à deux semaines afin de diminuer le risque de symptômes liés à l’arrêt du traitement (voir rubriques 4.4 et 4.8). Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou à l’arrêt du traitement, le retour à la dose précédemment prescrite pourra être envisagé. Le médecin pourra ultérieurement reprendre la décroissance posologique, mais de façon plus progressive.
Mode d’administration
Les comprimés de citalopram peuvent être administrés en une seule prise journalière à n'importe quel moment de la journée, indépendamment de la prise alimentaire.
Contre-indications
Ce médicament NE DOIT JAMAIS être prescrit dans les cas suivants :
·hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
·insuffisance rénale sévère avec clairance de la créatinine inférieure à 20 mL/min, en l'absence de données ;
·association aux inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) irréversibles en raison du risque de syndrome sérotoninergique (voir rubrique 4.5) ;
·le citalopram ne doit pas être administré pendant 14 jours après l’arrêt d’un IMAO irréversible ou pendant le temps spécifié dans les mentions légales d’un IMAO réversible après l’arrêt de celui‑ci ;
·les IMAO ne doivent pas être administrés pendant sept jours après l’arrêt du citalopram ;
·association avec le pimozide (voir rubrique 4.5) ;
·chez les patients présentant un allongement acquis ou congénital de l’intervalle QT ;
·association avec un autre médicament qui pourrait entraîner un allongement du QT (voir rubrique 4.5).
Mises en garde et précautions
Traitement des personnes âgées et des patients présentant une insuffisance rénale et une insuffisance hépatique, voir rubrique 4.2.
Utilisation chez l’enfant et l’adolescent de moins de 18 ans
L’utilisation de CITALOPRAM BIOGARAN est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d’opposition et colère) ont été plus fréquemment observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l’objet d’une surveillance attentive pour détecter l’apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d’aucune donnée de tolérance à long terme chez l’enfant et l’adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et comportemental.
Anxiété paradoxale
Certains patients souffrant de trouble panique peuvent présenter une exacerbation des symptômes anxieux en début de traitement par antidépresseur. Cette réaction paradoxale s’estompe généralement au cours des 2 premières semaines de traitement. Il est donc conseillé de débuter le traitement à faible dose afin de réduire le risque de survenue de cet effet anxiogène (voir rubrique 4.2).
Hyponatrémie
De rares cas d’hyponatrémie, probablement dus à une sécrétion inappropriée de l’hormone antidiurétique (SIADH) ont été décrits avec les ISRS. Cette hyponatrémie disparaît généralement à l’arrêt du traitement. Les femmes âgées semblent être plus à risque.
Suicides/idées suicidaires ou aggravation clinique
La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à l'obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients devront être surveillés étroitement jusqu'à l'obtention de cette amélioration. L'expérience clinique montre que le risque suicidaire peut augmenter en tout début de rétablissement.
Les autres troubles psychiatriques dans lesquels CITALOPRAM BIOGARAN est prescrit peuvent également être associés à un risque accru de comportement suicidaire. De plus, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques.
Les patients ayant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite pendant le traitement. Une méta-analyse d'essais cliniques contrôlés _versus_ placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25 ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo. Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement médicamenteux, particulièrement au début du traitement et lors des changements de dose. Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique, l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et de prendre immédiatement un avis médical si ces symptômes survenaient.
Akathisie/agitation psychomotrice
L’utilisation des ISRS/IRSNA a été associée au développement d’une akathisie, caractérisée par une agitation ressentie comme désagréable ou pénible et un besoin de bouger souvent, ainsi que par une impossibilité à rester assis ou debout tranquillement. Ces troubles surviennent le plus souvent au cours des toutes premières semaines de traitement. Une augmentation de posologie peut être préjudiciable aux patients ayant développé ces symptômes.
Episodes maniaques
Une phase maniaque peut survenir chez les patients atteints de troubles bipolaires. Le citalopram doit être interrompu en cas d’accès maniaque.
Convulsions
Les convulsions sont un risque potentiel avec les traitements antidépresseurs. Le citalopram devra être interrompu chez tout patient présentant des convulsions. Le citalopram devra être évité chez les patients présentant une épilepsie instable. En cas d’épilepsie contrôlée, une surveillance particulière des patients est recommandée. Le citalopram doit être interrompu en cas d’augmentation de la fréquence des convulsions.
Diabète
Un traitement par ISRS chez les patients diabétiques peut perturber l’équilibre glycémique. Un ajustement posologique de l’insuline ou des antidiabétiques oraux peut s’avérer nécessaire.
Syndrome sérotoninergique
Des rares cas de syndromes sérotoninergiques ont été décrits chez les patients traités par ISRS. Des symptômes tels qu’une agitation, des tremblements, des myoclonies et une hyperthermie peuvent indiquer la survenue d’un tel syndrome. Le traitement par citalopram devra être interrompu immédiatement et un traitement symptomatique instauré.
Traitements sérotoninergiques
L’association du citalopram à des traitements sérotoninergiques tels que les triptans (incluant le sumatriptan et l’oxytriptan), les opioïdes (incluant le tramadol) et le tryptophane doit être évitée.
Hémorragie
Des cas de saignements cutanés, tels que des ecchymoses, des anomalies du temps de saignement, des hémorragies gynécologiques, des saignements gastro-intestinaux, et d’autres saignements cutanés ou muqueux ont été décrits avec les ISRS (voir rubrique 4.8). Les ISRS et IRSNA peuvent augmenter le risque d’hémorragie d
Interactions médicamenteuses
INTERACTIONS PHARMACODYNAMIQUES
Médicaments à l’origine d’un syndrome sérotoninergique
Certains surdosages ou certains médicaments peuvent donner lieu à un syndrome sérotoninergique justifiant l’arrêt immédiat du traitement.
Ces médicaments sont essentiellement représentés par :
·le linézolide ;
·le bleu de méthylène ;
·le millepertuis ;
·la péthidine et le tramadol ;
·la plupart des antidépresseurs ;
·la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ;
·certains tricycliques (clomipramine, amitriptyline, imipramine, trimipramine) ;
·les mixtes (venlafaxine, milnacipran, sibutramine) ;
·avec indications autres que la dépression : atomoxétine, duloxétine, oxitriptan) ;
·les IMAO, essentiellement non sélectifs, voire les IMAO-A sélectifs.
Le syndrome sérotoninergique se manifeste par l’apparition (éventuellement brutale) simultanée ou séquentielle, d’un ensemble de symptômes pouvant nécessiter l’hospitalisation voire entraîner le décès.
Ces symptômes peuvent être d'ordre :
·neuropsychique (agitation, confusion, hypomanie) ;
·moteur (myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité) ;
·végétatif (hypo‑ ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs, éventuellement coma) ;
·digestif (diarrhée).
Le strict respect des doses préconisées constitue un facteur essentiel dans la prévention de l'apparition de ce syndrome.
Associations contre-indiquées
\+ IMAO irréversibles (iproniazide)
**Risque d’apparition d’un syndrome sérotoninergique : diarrhée, tachycardie, sueurs, tremblements, confusion voire coma, potentiellement mortel (voir rubrique 4.4).**
Respecter un délai de deux semaines entre l'arrêt de l'IMAO et le début du traitement par le citalopram, et d'au moins une semaine entre l'arrêt du citalopram et le début du traitement par l'IMAO.
\+ Allongement de l’intervalle QT
Aucune étude pharmacocinétique et pharmacodynamique entre le citalopram et des traitements allongeant l’intervalle QT n’a été réalisée. Un effet cumulatif du citalopram et de ces traitements ne peut pas être exclu. Une administration concomitante de citalopram et de traitements allongeant l’intervalle QT, comme des antiarythmiques des groupes IA et III, des antipsychotiques (par exemple les phénothiazines, le pimozide, l’halopéridol), les antidépresseurs tricycliques, certains agents anti‑microbiens (par exemple sparfloxacine, moxifloxacine, érythromycine IV, pentamidine, traitements antipaludiques en particulier l’halofantrine), certains antihistaminiques (astémizole, hydroxyzine, mizolastine, etc.) est donc contre-indiquée.
\+ Pimozide
L’administration concomitante d’une dose unique de pimozide 2 mg chez des sujets traités avec du citalopram racémique 40 mg/jour pendant 11 jours a entraîné une augmentation de l’ASC (aire sous la courbe) et de la Cmax de pimozide, bien que cela n’ait pas été systématiquement noté dans les études. L’administration concomitante de pimozide et de citalopram entraîne un allongement moyen de l’intervalle QTc d’approximativement 10 msec. Du fait de cette interaction observée avec de faibles doses de pimozide, l’administration concomitante de citalopram et de pimozide est contre-indiquée.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Associations déconseillées
\+ IMAO-A réversibles, y compris linézolide, bleu de méthylène et moclobémide
Risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique\* (voir supra).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique très étroite. Débuter l'association aux posologies minimales recommandées.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
\+ Médicaments sérotoninergiques
Lithium et tryptophane
Aucune interaction pharmacodynamique n’a été observée dans les études cliniques où le citalopram a été administré de façon concomitante à du lithium. Cependant, une potentialisation des effets a été rapportée lors de l’administration concomitante d’ISRS et de lithium ou de tryptophane, justifiant des précautions d’emploi lors de telles associations. Une surveillance clinique régulière du taux de lithium doit être réalisée.
L’administration concomitante à des médicaments sérotoninergiques ex. opioïdes (incluant le tramadol) et triptans (incluant le sumatriptan et l’oxytriptan) peut entraîner l’augmentation des effets 5-HT associés. En attendant la disponibilité de données complémentaires, l’utilisation concomitante de citalopram et d’agonistes du 5-HT, tels que le sumatriptan et les autres triptans, n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).
\+ Millepertuis (voie orale) (inducteur enzymatique)
Des interactions pharmacodynamiques entre les ISRS et les préparations à base de plante contenant du millepertuis ( _Hypericum perforatum_) peuvent se produire, entraînant une augmentation des effets indésirables (voir rubrique 4.4). Les interactions pharmacocinétiques n’ont pas été étudiées.
\+ Hémorragie
La prudence est recommandée chez les patients traités simultanément avec des anticoagulants, des médicaments qui modifient la fonction plaquettaire, tels que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), l’acide acétylsalicylique, le dipyridamole, et la ticlopidine ou les autres traitements (ex. antipsychotiques atypiques, phénothiazines, antidépresseurs tricycliques) pouvant augmenter le risque hémorragique (voir rubrique 4.4).
\+ E.C.T. (électroconvulsivothérapie)
Il n’existe pas d’études cliniques permettant d’établir les risques et les bénéfices de l’utilisation combinée de l’électroconvulsivothérapie et du citalopram (voir rubrique 4.4).
\+ Alcool
Aucune interaction pharmacodynamique ou pharmacocinétique n’est attendue entre le citalopram et l’alcool. Néanmoins, l’association citalopram et alcool est déconseillée.
\+ Médicaments entraînant un allongement du QT ou une hypokaliémie/hypomagnésémie
La prudence est recommandée lors de l’utilisation concomitante de traitements qui allongent l’intervalle QT ou qui induisent une hypokaliémie/hypomagnésémie.
\+ Médicaments qui abaissent le seuil
Grossesse et allaitement
Grossesse
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. Des données publiées chez la femme enceinte (plus de 2500 naissances exposées pendant la grossesse) ne montrent pas de toxicité malformative fœtale. Cependant, le citalopram ne doit pas être utilisé pendant la grossesse sauf s'il est clairement nécessaire et après avoir évalué le rapport bénéfice/risque.
Des données épidémiologiques suggèrent que l'utilisation d'ISRS pendant la grossesse, en particulier en fin de grossesse, pourrait augmenter le risque d'hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAP) du nouveau-né. Le risque observé a été d’environ 5 cas pour 1000 grossesses. Dans la population générale, le risque d'HTAP est de 1 à 2 cas pour 1000 grossesses.
Les données issues d’études observationnelles indiquent un risque accru (moins de 2 fois supérieur) d’hémorragie du post-partum faisant suite à une exposition aux ISRS/IRSNA dans le mois précédant la naissance (voir rubriques 4.4, 4.8).
Les symptômes suivants ont été rapportés chez le nouveau-né après utilisation de IRS/INRS en fin de grossesse : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions, température instable, difficultés d'alimentation, vomissements, hypoglycémie, hypertonie, hypotonie, hyperréflexie, tremblement, trémulation, irritabilité, léthargie, pleurs constants, somnolence, troubles du sommeil. Ces symptômes peuvent traduire soit la survenue d'une imprégnation, soit la survenue d'un sevrage. Dans la majorité des cas, les complications débutent immédiatement ou rapidement (< 24 heures) après l'accouchement.
Les nouveau-nés doivent être surveillés en conséquence si le traitement a été poursuivi jusqu'à un stade tardif de la grossesse.
Un arrêt brutal au cours de la grossesse doit être évité.
Allaitement
Bien que le passage du citalopram dans le lait maternel soit très faible, en l'absence de données suffisantes, la prudence est recommandée en cas d'allaitement au cours d'un traitement par le citalopram.
Fertilité
Des données chez l’animal ont montré que le citalopram pourrait affecter la qualité du sperme (voir rubrique 5.3).
Des cas rapportés chez l’homme traité par ISRS ont montré que l’effet sur la qualité du sperme était réversible.
L’impact sur la fécondité humaine n’a pas été observé à ce jour.
Effets indésirables
Les effets indésirables observés durant le traitement par citalopram sont en général d'intensité peu sévère et transitoires et sont plus fréquemment observés durant la première voire les deux premières semaines du traitement et s'estompent par la suite en intensité et en fréquence.
Pour les effets indésirables suivants, il a été noté un effet dose-dépendant : augmentation de la transpiration, bouche sèche, insomnie, somnolence, diarrhée, nausées et fatigue.
Les effets indésirables observés lors d'un traitement par ISRS et/ou par citalopram des patients dans des études contrôlées _versus_ placebo ou depuis la commercialisation, sont listés ci-dessous par classe système‑organe MedDRA et selon leur fréquence.
Les fréquences sont ainsi définies : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000) ou fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
| Classes de Systèmes organes | Fréquence | Effet indésirable |
| --- | --- | --- |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | Fréquence indéterminée | Thrombocytopénie. |
| Affections du système immunitaire | Fréquence indéterminée | Hypersensibilité,<br>réaction anaphylactique. |
| Affections endocriniennes | Fréquence indéterminée | Sécrétion inappropriée d’ADH, hyperprolactinémie. |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Fréquent | Diminution de l’appétit, diminution du poids. |
| Peu fréquent | Augmentation de l’appétit, augmentation du poids. |
| Rare | Hyponatrémie. |
| Fréquence indéterminée | Hypokaliémie. |
| Affections psychiatriques | Fréquent | Agitation, baisse de la libido, anxiété, nervosité, confusion, anorgasmie chez la femme, rêves anormaux. |
| Peu fréquent | Agression, dépersonnalisation, hallucinations, manie. |
| Fréquence indéterminée | Attaque de panique, bruxisme, impatience, troubles du sommeil, idées suicidaires, comportements suicidaires1. |
| Affections du système nerveux | Très fréquent | Somnolence, insomnie, céphalées. |
| Fréquent | Tremblements, paresthésie, étourdissements, difficulté d’attention. |
| Peu fréquent | Syncope. |
| Rare | Convulsions type grand mal, dyskinésie, perturbation du goût. |
| Fréquence indéterminée | Convulsions, syndrome sérotoninergique, syndrome extrapyramidal, akathisie, mouvements anormaux. |
| Affections oculaires | Peu fréquent | Mydriase. |
| Fréquence indéterminée | Troubles visuels. |
| Affections de l’oreille et du labyrinthe | Fréquent | Acouphènes. |
| Affections cardiaques | Peu fréquent | Bradycardie (chez les patients ayant une fréquence cardiaque basse), tachycardie. |
| Fréquence indéterminée | Allongement du QT2.<br>Arythmie ventriculaire incluant des torsades de pointe. |
| Affections vasculaires | Fréquence indéterminée | Hypotension orthostatique. |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Fréquent | Bâillements. |
| Peu fréquent | Epistaxis. |
| Affections gastro-intestinales | Très fréquent | Sécheresse buccale, nausées. |
| Fréquent | Diarrhée, vomissements, constipation. |
| Fréquence indéterminée | Hémorragies gastro-intestinales (incluant des rectorragies). |
| Affections hépatobiliaires | Rare | Hépatite. |
| Fréquence indéterminée | Tests de la fonction hépatique anormaux. |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Très fréquent | Hypersudation. |
| Fréquent | Prurit. |
| Peu fréquent | Urticaire, alopécie, rash, purpura, photosensibilité. |
| Fréquence indéterminée | Ecchymoses, angiœdème. |
| Affections musculo‑squelettiques et systémiques | Fréquent | Myalgie, arthralgie. |
| Affections du rein et des voies urinaires | Peu fréquent | Rétention urinaire. |
| Affections des organes de reproduction et du sein | Fréquent | Chez l’homme : impuissance, troubles de l’éjaculation. |
| Peu fréquent | Chez la femme : ménorragie. |
| Fréquence indéterminée | Galactorrhée.<br>Chez la femme : métrorragie, hémorragie du post-partum3<br>Chez l’homme : priapisme. |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Fréquent | Fatigue. |
| Peu fréquent | Œdème. |
| Rare | Pyrexie. |
Nombre de patients ayant reçu citalopram/placebo = 1346/545.
1 Des cas d'idées suicidaires et de comportements suicidaires ont été rapportés au cours du traitement par citalopram ou peu après l'arrêt du traitement (voir rubrique 4.4).
_2 Allongement de_ _l'intervalle QT_
Des cas d'allongement de l'intervalle QT et d'arythmies ventriculaires incluant des torsades de pointes ont été rapportés depuis la commercialisation, en particulier chez les femmes et les patients présentant une hypokaliémie, un allongement de l’intervalle QT préexistant ou d’autres pathologies cardiaques (voir rubriques 4.3, 4.5 et 5.1).
3 Cet événement a été rapporté pour la classe thérapeutique des ISRS et IRSNA (voir rubriques 4.4, 4.6).
Ont été retrouvés, en monothérapie ou lors d'associations avec d'autres psychotropes :
·de rares cas d'ecchymoses, d'hémorragies gynécologiques, de saignements gastro‑intestinaux ou autres saignements cutanéo‑muqueux ;
·très rarement : syndrome sérotoninergique en association (voir rubrique 4.5) ;
·de très rares cas d'élévation des enzymes hépatiques et d'exceptionnelles hépatites cytolytiques, cholestatiques ou mixtes ont été rapportées lors d'un traitement par le citalopram.
Des cas d'hyponatrémie réversibles à l'arrêt du traitement et pouvant se révéler par une confusion voire une crise convulsive ont été observés notamment chez le sujet âgé.
Fractures osseuses
Des études épidémiologiques, réalisées principalement chez des patients âgés de 50 ans et plus, montrent un risque accru de fractures osseuses chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou des antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu.
Symptômes observés lors de l'arrêt du traitement
L'arrêt du traitement par citalopram (particulièrement lorsqu'il est brutal) conduit
Conduite à tenir en cas de surdosage
Toxicité
Les données cliniques sur le surdosage en citalopram sont limitées et comprennent souvent un surdosage concomitant en plusieurs médicaments et/ou alcool. Des cas mortels de surdosage en citalopram ont été rapportés avec le citalopram seul. Cependant, la majorité des cas comprenait un surdosage concomitant en plusieurs médicaments.
Symptômes
Les symptômes suivants ont été rapportés en cas de surdosage avec le citalopram : convulsion, tachycardie, somnolence, allongement de l’espace QT, coma, vomissements, tremblements, hypotension, arrêt cardiaque, nausées, syndrome sérotoninergique, agitation, bradycardie, sensations vertigineuses, bloc de branche, allongement du complexe QRS, hypertension et mydriase, torsades de pointe, stupeur, sueurs, cyanose, hyperventilation, et arythmie auriculaire et ventriculaire.
Traitement
On ne connaît pas d’antidote spécifique du citalopram. Le traitement doit être symptomatique. L’administration de charbon activé, de laxatifs osmotiques (tels que le sulfate de sodium) et le lavage gastrique doivent être envisagés. Si la conscience est altérée le patient devra être intubé. La surveillance médicale portera sur les constantes vitales et sur la fonction cardiaque.
Un contrôle de l’électrocardiogramme est recommandé en cas de surdosage chez des patients souffrant d’insuffisance cardiaque congestive/bradyarythmie, chez des patients utilisant des traitements allongeant l’intervalle QT ou chez des patients présentant une insuffisance métabolique (par exemple une insuffisance hépatique).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.