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Posologie officielle

Sotalol Viatris 80 mg — posologie et mode d'emploi

Substance active : Chlorhydrate de sotalol. comprimé sécable — voie orale.

Indications thérapeutiques

Prévention des récidives des : ·tachycardies ventriculaires menaçant le pronostic vital: le traitement doit être instauré en milieu hospitalier sous monitorage ; ·tachycardies ventriculaires documentées symptomatiques et invalidantes en l'absence d'insuffisance cardiaque non contrôlée ; ·tachycardies supra-ventriculaires documentées en l'absence d'insuffisance cardiaque non contrôlée lorsque la nécessité d'un traitement est établie.

Posologie et mode d'administration

Posologie L'initiation du traitement ou le changement de posologie se feront après une évaluation médicale appropriée incluant contrôle ECG avec mesure du QT corrigé ainsi que le dosage de la kaliémie, évaluation de la fonction rénale en tenant compte des traitements associés (voir rubrique 4.5). Comme avec les autres agents antiarythmiques, il est recommandé que le traitement par le sotalol soit initié et les doses augmentées sous surveillance ECG, car les effets pro-arythmiques peuvent survenir non seulement à l'initiation du traitement mais également à chaque changement de posologie. Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de SOTALOL VIATRIS chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Mode d’administration La dose initiale sera de 80 mg en 1 ou 2 prises. La posologie doit être adaptée avec un intervalle de 2 ou 3 jours entre chaque augmentation afin d'obtenir l'état d'équilibre et permettre la surveillance de l'intervalle QT. La plupart des patients répondent à une posologie, comprise entre 160 et 320 mg en 2 prises par jour. Chez certains patients ayant des troubles du rythme menaçant le pronostic vital, la posologie pourra être portée à 480 mg voire 640 mg. Pour ces patients, le rapport bénéfice/risque sera évalué. _Chez l'insuffisant rénal_, la posologie sera ajustée en fonction de la clairance à la créatinine, le sotalol étant excrété principalement par le rein. | Clairance de la créatinine (mL/min) | Posologie recommandée | | --- | --- | | \> 60 | dose usuelle | | --- | --- | | 30 - 60 | demi-dose | | --- | --- | | 10 - 30 | quart de dose | | --- | --- | | < 10 | éviter le traitement | | --- | --- | Formule de Cockcroft et Gault ·Homme : (140 - âge) x poids (kg) / 72 x créatinine (mg/dL) ·Femme : idem x 0,85 Si la créatinine est exprimée en µmol/L, diviser sa valeur par 88,4 (1 mg/dL = 88,4 µmol/L). _Chez l'insuffisant hépatique_, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Contre-indications

Ce médicament EST CONTRE-INDIQUE dans les situations suivantes : ·hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ; ·syndromes du QT long, congénitaux ou acquis ; ·torsades de pointes ; ·asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives ; ·insuffisance cardiaque non contrôlée ; ·choc cardiogénique ; ·blocs auriculo-ventriculaires des 2ème et 3ème degrés non appareillés ; ·angor de Prinzmétal ; ·maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire) non appareillée ; ·bradycardie (< 45-50 battements/minute) ; ·phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques ; ·phéochromocytome non traité ; ·hypotension artérielle (exceptée celle due aux troubles du rythme) ; ·anesthésie entraînant une dépression myocardique ; ·insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 10 mL/min) ; ·acidose métabolique ; ·association avec l’un des médicaments suivants donnant des torsades de pointes : oantiarythmiques de classe Ia (hydroquinidine, quinidine, disopyramide), oantiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone), oinhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, escitalopram, oet autres médicaments tels que : domperidone, érythromycine IV, hydroxyzine, mequitazine, moxifloxacine, pipéraquine, spiramycine, toremifene, vandétanib, vincamine IV (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

Mises en garde Ce médicament EST GENERALEMENT DECONSEILLE dans les situations suivantes : ·en association avec : ocertains neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, pipotiazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol, pipampérone), autres neuroleptiques (flupentixol, fluphenazine, pimozide, zuclopenthixol), oles antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, lumefantrine,pentamidine), ocertains antagonistes des canaux calciques: diltiazem, vérapamil. ole fingolimod, ol’hydroxychloroquine, ola méthadone, ol’arsénieux, ole crizotinib, ole délamanid, ol’association sulfaméthoxazole/triméthoprime (voir rubrique 4.5) ; ·au cours de l'allaitement. | | | --- | | Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : l'arrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite. | L'effet indésirable le plus sérieux des médicaments antiarythmiques est l'aggravation des arythmies pré-existantes ou le déclenchement de nouveaux troubles du rythme. Les produits qui allongent l'intervalle QT, dont le sotalol, peuvent provoquer des torsades de pointes. Les facteurs favorisant cet effet ont été identifiés : ·intervalle QT spontanément long (> 450 ms) avant le traitement ; ·bradycardies (< 60 battements par minute) ; ·hypokaliémie ou hypomagnésémie (notamment sous diurétiques proximaux) ; ·taux sériques élevés de sotalol, soit par surdosage, soit par accumulation au cours d'une insuffisance rénale ; ·associations à d'autres produits favorisant des torsades de pointes (voir rubriques 4.3 et 4.5) ; ·troubles graves du rythme ventriculaire. ·les femmes paraissent avoir un risque accru de survenue de torsades de pointes. Les torsades de pointes sont dose-dépendantes et de ce fait surviennent le plus souvent lors de l'initiation du traitement ou lors d'une augmentation de la posologie. Elles peuvent être symptomatiques (syncopes), elles peuvent régresser spontanément, plus rarement dégénérer en fibrillation ventriculaire. Dans les essais cliniques, chez des patients ayant des troubles du rythme ventriculaire comportant un risque vital (tachycardies ventriculaires soutenues ou fibrillations ventriculaires), l'incidence des pro-arythmies sévères (torsades de pointes ou nouvelles tachycardies ventriculaires ou fibrillations ventriculaires) fut inférieur à 2 % à des doses ≤ à 320 mg. L'incidence a plus que doublé pour des posologies plus élevées. | | | | | --- | --- | --- | | Dose journalière<br>(mg) | Incidence des pro-arythmies sévères (torsades de pointe) | Nombre de patients<br>(n) | | 1 - 80 | 0 % | (0/72) | | 81 - 160 | 0.5 % | (4/838) | | 161 - 320 | 1.8 % | (17/960) | | 321 - 480 | 4.5 % | (21/471) | | 481 - 640 | 4.6 % | (15/327) | | \> 640 | 6.8 % | (7/103) | Les patients qui présentent le risque le plus marqué de développer des effets pro-arythmiques graves sous sotalol (7 %) sont ceux qui ont une tachycardie ventriculaire soutenue et une insuffisance cardiaque. Une initiation du traitement à 80 mg et une adaptation posologique progressive permettent de réduire le risque de survenue d'effets pro-arythmiques. Un allongement de QTc supérieur à 450 ms nécessite une surveillance étroite et une réévaluation du rapport bénéfice/risque. Précautions d'emploi ·_Arrêt du traitement_ Une hypersensibilité aux catécholamines est observée chez les patients ayant arrêté les bêta-bloquants. Des cas occasionnels d’exacerbations d’angor, d’arythmie et quelques cas d’infarctus du myocarde ont été rapportés après l’interruption brutale du traitement par un bêta-bloquant. Il est donc prudent de surveiller attentivement l’arrêt du traitement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. Si possible, le dosage doit être diminué progressivement sur une période de 1 à 2 semaines. L’arrêt brutal chez des patients présentant une arythmie peut démasquer une insuffisance coronaire latente. ·_Bradycardie_ Si la fréquence s'abaisse au-dessous de 50-55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée. La bradycardie majore le risque de survenue de torsades de pointes. ·_Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré_ Etant donné son effet dromotrope négatif, le sotalol doit être administré avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré. ·_Insuffisance cardiaque_ Des précautions lors de l'initiation et de l'ajustement posologique avec le sotalol chez les patients avec dysfonction ventriculaire gauche contrôlés par un traitement (tel que inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique, digitalique...) doivent être prises. Le sotalol du fait de ses propriétés bêta-bloquantes peut diminuer la contractilité myocardique et entraîner une décompensation brutale de l'insuffisance cardiaque sévère. ·_Infarctus du myocarde récent_ Chez les patients en post-infarctus, avec dysfonction ventriculaire gauche, le bénéfice/risque d'un traitement par le sotalol doit être évalué. Si ce traitement s'avère nécessaire, l'initiation ainsi que l'adaptation posologique doivent être étroitement suivies. Le sotalol devra être évité chez les patients ayant une fraction d'éjection ≤ 40 % sans arythmie ventriculaire grave. ·_Perturbations électrolytiques_ Le sotalol ne devra pas être utilisé chez les patients présentant une hypokaliémie ou une hypomagnésémie avant correction préalable du déséquilibre. L'équilibre électrolytique et acido-basique sera particulièrement suivi chez les patients en cas de diarrhée sévère ou prolongée ou chez les sujets recevant un traitement hypokaliémiant ou hypomagnésémiant. ·_Réactions allergiques_ Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle qu'en soit l'origine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou e

Interactions médicamenteuses

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C'est le cas notamment des antiarythmiques de la classe Ia, des béta-bloquants, de certains antiarythmiques de la classe III, de certains antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques …etc. De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques. L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l’ECG. L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol…) est contre-indiquée. L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d’effets indésirables cardiaques. L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l’ECG. La torsade de pointe, trouble du rythme cardiaque grave, peut être provoquée par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L’hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de l’intervalle QT, congénital ou acquis. Les médicaments à l’origine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III et certains neuroleptiques. D’autres molécules n’appartenant pas à ces classes sont également en cause. L’utilisation d’un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois certains d’entre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s’agit de la méthadone, de l’hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), de l'arsénieux, du crizotinib, du cotrimoxazole et des neuroleptiques. A noter que le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l'hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes, suite à un arbitrage européen. Associations contre-indiquées **\+ Torsadogènes (sauf****arsénieux,** **antiparasitaires, neuroleptiques, méthadone, hydroxychloroquine) : amiodarone, citalopram, cocaïne, disopyramide, dompéridone, dronédarone, érythromycine par voie IV, escitalopram, hydroquinidine, hydroxyzine, méquitazine, moxifloxacine, pipéraquine, quinidine, spiramycine, toremifène, vandétanib, vincamine par voie IV).** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Associations déconseillées **\+ Fingolimod.** Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêtabloquants sont d’autant plus à risque qu’ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique. Surveillance clinique et ECG continu pendant 24 heures suivant la première dose. **\+** **Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol).** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. **\+ Antagonistes des canaux calciques****bradycardisants** **(diltiazem et vérapamil**). Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculoventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement. **\+ Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine).** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l’un des deux traitements. Si l’association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée. **\+** **Crizotinib.** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers. **\+** **Délamanid.** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers. **\+ Hydroxychloroquine.** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. **\+ Méthadone.** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. **\+** **Sulfaméthoxazole / triméthoprime.** Risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier. Associations faisant l'objet de précautions d’emploi **\+ Anesthésiques volatils halogénés (desflurane, halothane, isoflurane, méthoxyflurane, sévoflurane).** Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêtabloquants. L'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par les bêta-mimétiques. En règle générale, ne pas arrêter le sotalol et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement. **\+****Macrolides** **(azithromycine** **, clarithromycine, roxithromycine).** Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association. **\+ Propafénone.** Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG. **\+ Autres bradycardisants (acébutolol, ambémonium, amiodarone, aténolol, béta

Grossesse et allaitement

Grossesse Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène. Il a été montré que le sotalol traversait le placenta. En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêta-bloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance. D’autre part, chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêta-bloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une hypotension, une détresse respiratoire, ou une hypoglycémie ; mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique. Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique 4.9), tout en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP). En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrit pendant la grossesse si besoin. Cependant, en cas de traitement jusqu'à l'accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée. Allaitement Le sotalol est fortement excrété dans le lait (voir rubrique 5.2). La survenue d'hypoglycémie et de bradycardie a été décrite pour certains bêta-bloquants peu liés aux protéines plasmatiques. En conséquence, l’allaitement est déconseillé au cours du traitement par sotalol. La décision d’arrêter l’allaitement ou le traitement par sotalol sera prise en tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéficedu traitement pour la mère. Fertilité Aucune donnée sur la fertilité n’est disponible.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquents du sotalol viennent de ses propriétés bêta-bloquantes. Ils sont habituellement de nature transitoire et nécessitent rarement l'interruption du traitement. Ils disparaissent habituellement avec une réduction de posologie. Les effets indésirables les plus graves sont ceux dus aux effets pro-arythmiques, comprenant notamment les torsades de pointes (voir rubrique 4.4). Tableau résumant les effets indésirables Les effets indésirables sont listés par classe de système d’organes et par fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10000, < 1 000), très rare (< 1/10000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). | **Classe de système d’organes** | **Fréquence** | **Effet(s) indésirables(s)** | | --- | --- | --- | | **Affections hématologiques et du système lymphatique** | Fréquence indéterminée | Thrombocytopénie | | **Troubles du métabolisme et de la nutrition** | Fréquence indéterminée | Hypoglycémie | | **Affections psychiatriques** | Très fréquent | Troubles du sommeil | | Fréquent | Dépression, anxiété, sautes d’humeur | | **Affections du système nerveux** | Très fréquent | Céphalées, vertiges | | Fréquent | Paresthésie, syncope, prodromes de syncope, dysgueusie | | **Affections oculaires** | Fréquence indéterminée | Vision trouble | | **Affections cardiaques** | Très fréquent | Bradycardie, douleur thoracique, palpitations | | Fréquent | Torsade de pointes, insuffisance cardiaque, hypotension, arythmie | | Fréquence indéterminée | Bloc auriculoventriculaire, angine de poitrine | | **Affections vasculaires** | Fréquent | Hypotension, maladie vasculaire périphérique (syndrome de Raynaud, claudication intermittente) | | **Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales** | Très fréquent | Dyspnée | | Fréquence indéterminée | Bronchospasme | | **Affections gastro-intestinales** | Très fréquent | Vomissement, diarrhée | | Fréquent | Douleur abdominale, dyspepsie, nausées, flatulence | | **Affections de la peau et du tissu sous-cutané** | Fréquent | Rash, psoriasis | | Fréquence indéterminée | Alopécie, prurit, hyperhidrose | | **Affections musculo-squelettique et systémiques** | Fréquent | Contractures musculaires, myalgie, arthralgie | | **Affections des organes de reproduction et du sein** | Fréquent | Dysfonction sexuelle | | **Troubles généraux et anomalies au site d'administration** | Très fréquent | Œdème | | Fréquent | Asthénie, fièvre, fatigue | | **Caractéristiques socio-environnementales** | Fréquent | Déficience auditive | | **Investigations** | Très fréquent | ECG anormal | Au plan biologique On a pu observer, dans de rares cas, l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [https://signalement.social-sante.gouv.fr/](https://signalement.social-sante.gouv.fr/)

Conduite à tenir en cas de surdosage

Le surdosage accidentel ou intentionnel avec le sotalol a rarement été cause de décès. La réduction des taux plasmatiques de sotalol obtenue par hémodialyse est importante. Les signes les plus courants notés en cas de surdosage sont les suivants : bradycardie, insuffisance cardiaque congestive, hypotension, bronchospasme, hypoglycémie, convulsions (y compris les convulsions hypoglycémiques). En cas de surdosage massif intentionnel (2 à 16 g) les symptômes suivants ont été rapportés : hypotension, bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, complexes d'extrasystoles, tachycardie ventriculaire, torsades de pointes. En cas de : ·bradycardie ou de baisse tensionnelle excessive, on aura recours à l'administration d'atropine 0,5 à 2 mg par voie IV, de glucagon à la dose de 1 mg renouvelable, suivis si nécessaire d'isoprénaline 25 µg en injection lente ou de dobutamine 2,5 à 10 µg/kg/min ; ·bloc auriculo-ventriculaire de 2ème ou 3ème degré: traitement par entraînement électrosystolique; ·bronchospasme: traitement par théophylline ou aérosol Bêta2- stimulant ; ·torsades de pointes : traitement par choc électrique externe, entraînement électrosystolique et/ou sulfate de magnésium. En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par sotalol : ·glucagon sur la base de 0,3 mg/kg ; ·hospitalisation en soins intensifs ; ·isoprénaline et dobutamine: les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée (voir rubrique 4.6). 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.