Texte officiel du RCP
Les essais cliniques contrôlés ayant comparé l’effet de l’atorvastatine à un placebo chez 16.066 patients (8755 patients traités par atorvastatine versus 7311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53 semaines, 5,2% des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, contre 4,0% des patients recevant un placebo. Les effets indésirables avec l’atorvastatine, présentés ci-dessous ont été observés lors des essais cliniques et depuis la mise sur le marché. Les effets indésirables sont listés selon la classification Med DRA par système-organe et par ordre de fréquence selon la convention suivante : fréquents (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1.000, < 1/100) ; rares (≥ 1/10.000, < 1/1.000) ; très rares (≤ 1/10.000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimé à partir des données disponibles). Infections et infestations Fréquents : rhinopharyngite. Affections hématologiques et du système lymphatique Rares : thrombocytopénie. Affections du système immunitaire Fréquents : réactions allergiques. Très rares : anaphylaxie (hypersensibilité). Affections du métabolisme et de la nutrition Fréquent : hyperglycémie. Peu fréquents : hypoglycémie, prise de poids, anorexie. Affections psychiatriques Peu fréquents : cauchemar, insomnie. Affections du système nerveux Fréquents : céphalées. Peu fréquents : vertiges, paresthésie, hypoesthésie, amnésie, dysgueusie. Rares : neuropathie périphérique. Fréquence indéterminée : myasthénie. Affections oculaires Peu fréquents : vision trouble. Rares: troubles visuels. Indéterminée : myasthénie oculaire. Affections de l'oreille et du labyrinthe Peu fréquents : acouphènes. Très rares : perte d'audition. Affections vasculaires Rare : vascularite Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquents : douleurs laryngo-pharyngées, épistaxis. Affections gastro-intestinales Fréquents : constipation, flatulence, dyspepsie, nausée, diarrhée. Peu fréquents : vomissements, douleurs abdominales hautes et basses, éructation, pancréatite. Affections hépatobiliaires Peu fréquents : hépatite. Rares : cholestase. Très rares : insuffisance hépatique. Affections de la peau et des tissus sous-cutanés Peu fréquents : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie. Rares : œdème angioneurotique, dermatite bulleux dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrose épidermique toxique, réaction lichénoïde d’origine médicamenteuse. Affections musculo-squelettiques et systémiques Fréquents : myalgie, arthralgie, douleur des extrémités, spasmes musculaires, douleur dorsale, œdème des articulations. Peu fréquents : douleur cervicale, fatigue musculaire. Rares : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, déchirure musculaire, tendinopathies parfois compliquées de rupture. Très rare : Syndrome lupique Indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir section 4.4). Affections des organes de reproduction et du sein Très rares : gynécomastie. Troubles généraux et anomalies au site d'administration Peu fréquents: malaise, asthénie, douleur thoracique, œdème périphérique, fatigue, fièvre. Investigations Fréquents : modifications des tests hépatiques, augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase (voir rubrique 4.4). Peu fréquents : leucocyturie. Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMGCo A réductase, des augmentations des taux de transaminases sériques ont été rapportées chez des patients traités par l’atorvastatine. Ces augmentations étaient généralement légères et transitoires, et ne nécessitaient pas l’interruption du traitement. Des augmentations des transaminases sériques cliniquement significatives (> 3 fois la limite supérieure de la normale) ont été observées chez 0,8% des patients traités par atorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients. Des taux sériques élevés de créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la limite supérieure de la normale ont été observés chez 2,5% des patients traités par atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec d’autres inhibiteurs de l’HMGCo A rédustase lors d’essais cliniques. Des taux 10 fois supérieurs à la limite ont été rapportés chez 0,4% des patients traités par atorvastatine (voir rubrique 4.4). Population pédiatrique Des enfants âgés de 10 à 17 ans traités par atorvastatine ont un profil d’effets indésirables généralement similaire à celui des patients traités par placebo ; les effets indésirables le plus fréquemment observés dans les deux groupes étaient des infections, indépendamment de l’évaluation de la causalité. Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la maturation sexuelle n’a été observé au cours d’une étude de 3 ans basée sur l’évaluation de la maturation et du développement globaux, l’évaluation selon la classification de Tanner et la mesure de la taille et du poids. Le profil de sécurité et de tolérance chez les patients pédiatriques était similaire au profil de sécurité connu de l’atorvastatine chez les patients adultes. La base de données clinique de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 520 patients pédiatriques ayant reçu de l’atorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 121 patients étaient dans une tranche d’âge de 6 à 9 ans, et 392 patients étaient dans une tranche d’âge de 10 à 17 ans. Sur la base des données disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables sont similaires chez l’enfant et l’adulte. Les évènements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :
- Troubles sexuels.
- Dépression.
- Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors des traitements de longue durée ont également été observés (voir rubrique 4.4).
- Diabète : la fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux des triglycérides, antécédents d’hypertension artériel
