MedFacile
comprimé pelliculéSur ordonnanceATC C10AA05⏱ Lecture ~ 19 min

Atorvastatine Zentiva 10 mg

Atorvastatine Zentiva 10 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Atorvastatine calcique trihydratée, présenté sous forme de comprimé pelliculé pour la voie orale. Remboursé à 65% (3,18 €). Laboratoire zentiva france.

En résumé

D'après la monographie officielle, Atorvastatine Zentiva 10 mg est utilisé pour :

  • Hypercholestérolémie ATORVASTATINE ZENTIVA est indiquée en complément d'un régime alimentaire adapté dans la réduction des taux de cholestérol total, du LDL-cholestérol, de l’apolipoprotéine B et des triglycérides chez l’adulte, l’adoles…
  • ATORVASTATINE ZENTIVA est également indiquée dans la réduction des taux de cholestérol total et LDL-Cholestérol chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d’autres traitements hypolipémiants…
  • Prévention des maladies cardiovasculaires Prévention des évènements cardiovasculaires chez les patients considérés à haut risque de survenue d'un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des …

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Atorvastatine Zentiva 10 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge d’avoir des enfants doivent utiliser des mesures de contraception fiables…

Allaitement
Éviter

Femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge d’avoir des enfants doivent utiliser des mesures de contraception fiables…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
OK

ATORVASTATINE ZENTIVA n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Atorvastatine Zentiva 10 mg : sur ou sans ordonnance ?

Atorvastatine Zentiva 10 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Atorvastatine Zentiva 10 mg

Prix public indicatif : 3,18, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

Vérifier votre ordonnance →

Chargement des interactions…

Questions fréquentes sur Atorvastatine Zentiva 10 mg

Atorvastatine Zentiva 10 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Atorvastatine Zentiva 10 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Atorvastatine calcique trihydratée

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2017-11-22
Voieorale
CIS62866294

Présentation principale

Conditionnementplaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
Remboursement65%
Prix3,18 €
CIP 133400930124277

Indications

Hypercholestérolémie ATORVASTATINE ZENTIVA est indiquée en complément d'un régime alimentaire adapté dans la réduction des taux de cholestérol total, du LDL-cholestérol, de l’apolipoprotéine B et des triglycérides chez l’adulte, l’adolescent et l’enfant de plus de 10 ans présentant une hypercholestérolémie primaire familiale (hétérozygote) ou mixte (correspondant aux type IIa et IIb de la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime alimentaire et aux autres mesures non pharmacologiques est inadéquate. ATORVASTATINE ZENTIVA est également indiquée dans la réduction des taux de cholestérol total et LDL-Cholestérol chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d’autres traitements hypolipémiants (notamment aphérèse des LDL) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles. Prévention des maladies cardiovasculaires Prévention des évènements cardiovasculaires chez les patients considérés à haut risque de survenue d'un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des autres facteurs de risque.

Posologie et mode d'administration

Posologie Le patient doit suivre un régime hypocholestérolémiant standard avant la prise d’ATORVASTATINE ZENTIVA et doit le poursuivre pendant toute la durée du traitement. La posologie devra être adaptée en fonction du taux initial de LDL-cholestérol (LDL-C), de l'objectif thérapeutique et de la réponse au traitement du patient. La dose usuelle initiale est de 10 mg une fois par jour. L'ajustement de la posologie se fera à intervalles d’au moins 4 semaines. La posologie maximale est de 80 mg une fois par jour. Hypercholestérolémie primaire et hypercholestérolémie mixte Une dose d’ATORVASTATINE ZENTIVA 10 mg, une fois par jour permet un contrôle satisfaisant chez la majorité des patients. La réponse thérapeutique s’observe en deux semaines et est habituellement maximale après 4 semaines. Elle se maintient pendant le traitement chronique. Hypercholestérolémie familiale hétérozygote La dose initiale est de 10 mg une fois par jour. La dose sera individualisée et adaptée à intervalles de 4 semaines jusqu’à la dose de 40 mg par jour. Ensuite, la dose pourra être augmentée jusqu’à un maximum de 80 mg/jour. Un chélateur des acides biliaires peut être également prescrit en association tout en maintenant une posologie de 40 mg d'atorvastatine par jour. Hypercholestérolémie familiale homozygote Il existe peu de données disponibles (voir rubrique 5.1). Dans l’hypercholestérolémie familiale homozygote, la dose d’atorvastatine est comprise entre 10 mg et 80 mg par jour (voir rubrique 5.1). Chez ces patients, l’atorvastatine doit être administrée en complément d’autres traitements hypolipémiants (notamment l’aphérèse des LDL) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles. Prévention des maladies cardiovasculaires Dans les études de prévention primaire, la posologie utilisée était de 10 mg par jour. Des posologies plus élevées peuvent s'avérer nécessaires afin d'atteindre les objectifs de LDL-C fixés par les recommandations en vigueur. Posologie chez les patients insuffisants rénaux. Aucun ajustement de la posologie n'est nécessaire (voir rubrique 4.4). Posologie chez les patients insuffisants hépatiques ATORVASTATINE ZENTIVA doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir rubriques 4.4 et 5.2). ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiquée chez les patients présentant une affection hépatique évolutive (voir rubrique 4.3). Personnes âgées Chez les patients âgés de plus de 70 ans traités aux doses recommandées, l'efficacité et la sécurité d'emploi sont similaires à celles observées dans la population générale. Population pédiatrique Hypercholestérolémie : L'utilisation de l’atorvastatine chez l’enfant doit être mise en œuvre uniquement par des médecins expérimentés dans le traitement de l’hyperlipidémie pédiatrique et la réponse au traitement doit être régulièrement réévaluée. Pour les patients atteints d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 10 ans et plus, la dose initiale recommandée d’atorvastatine est de 10 mg par jour (voir rubrique 5.1). La dose peut être augmentée jusqu’à 80 mg par jour, en fonction de la réponse et de la tolérance. Les doses doivent être individualisées selon l’objectif thérapeutique recommandé. Des ajustements doivent être effectués à un intervalle d’au moins 4 semaines. L’augmentation de la dose jusqu’à 80 mg par jour est étayée par des données d’études effectuées chez l’adulte et par des données cliniques limitées d’études menées chez l’enfant atteint d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (voir rubriques 4.8 et 5.1).Les données de tolérance et d’efficacité disponibles chez les enfants atteints d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 6 à 10 ans sont limitées et proviennent d’études en ouvert. L’atorvastatine n’est pas indiquée dans le traitement de patients âgés de moins de 10 ans. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation posologique ne peut être faite. D’autres formes pharmaceutiques /dosages peuvent être plus appropriés pour cette population. Mode d’administration ATORVASTATINE ZENTIVA est destiné à la voie orale. La prise d'atorvastatine se fera en une seule prise, quel que soit le moment de la journée, pendant ou en dehors des repas. Co-administration avec d’autres médicaments Chez les patients prenant les médicaments antiviraux contre l’hépatite C elbasvir/grazoprévir ou létermovir en prophylaxie d’une infection au cytomégalovirus de façon concomitante avec l’atorvastatine, la dose d’atorvastatine ne doit pas dépasser 20 mg/jour (voir rubriques 4.4 et 4.5). L'utilisation d’atorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la ciclosporine (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Contre-indications

ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiquée chez les patients présentant :

  • une hypersensibilité à l’atorvastatine ou à l'un des excipients du médicament listés à la rubrique 6.1.
  • une affection hépatique évolutive ou une augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale.
  • les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer et n’utilisant pas de méthodes contraceptives fiables (voir rubrique 4.6).
  • traités par les antiviraux contre l’hépatite C glécaprévir/pibrentasvir

Mises en garde et précautions

Insuffisance hépatique Des tests hépatiques doivent être réalisés avant le début du traitement, puis régulièrement après l’instauration de celui-ci, ainsi qu’en cas de signes ou de symptômes évocateurs d’une atteinte hépatique. Les patients présentant une augmentation du taux sérique des transaminases doivent être surveillés jusqu’à normalisation. En cas d'élévation persistante des transaminases au-delà de 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN), la réduction des doses, voire l’arrêt du traitement est recommandé (voir rubrique 4.8.). ATORVASTATINE ZENTIVA doit être utilisée avec précaution chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et/ou ayant des antécédents d’affection hépatique. Prévention des AVC par diminution agressive des taux de cholestérol (Etude SPARCL) Dans une analyse a posteriori réalisée dans des sous-groupes de patients ayant fait un AVC ou d’accident ischémique transitoire (AIT) récent, mais ne présentant pas d’insuffisance coronarienne, une fréquence plus élevée d'AVC hémorragique a été observée chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par rapport aux patients recevant un placebo. Ce risque élevé est particulièrement observé chez des patients ayant déjà fait un AVC hémorragique ou un infarctus lacunaire à l’inclusion dans l'étude. Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bénéfice/risque de l'atorvastatine 80 mg n’est pas établie. De ce fait, le risque potentiel de survenue d'AVC hémorragique devra être soigneusement évalué avant toute initiation de traitement (Voir rubrique 5.1). Effets sur les muscles squelettiques L'atorvastatine, comme les autres inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase peut, dans de rares cas affecter les muscles squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies qui peuvent, dans de rares cas, évoluer vers une rhabdomyolyse potentiellement fatale, caractérisée par des taux élevés de créatinine phosphokinase (CPK) (> 10 fois la LSN), une myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant évoluer vers une insuffisance rénale potentiellement grave. De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le traitement par certaines statines. L’IMNM est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale persistante et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré l’arrêt du traitement par la statine, un anticorps anti-HMG Co A réductase positif et une amélioration par des agents immunosuppresseurs. Myasthénie Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie préexistante ou une myasthénie oculaire (voir rubrique 4.8). ATORVASTATINE ZENTIVA doit être arrêté en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée. Avant initiation du traitement L’atorvastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse. Avant de débuter le traitement, le taux de créatine phosphokinase (CPK) doit être contrôlé dans les situations suivantes:

  • Insuffisance rénale,
  • Hypothyroïdie,
  • Antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires héréditaires,
  • Antécédents personnels de toxicité musculaire lors d'un traitement par une statine ou un fibrate,
  • Antécédents d'affections hépatiques et/ou en cas de consommation excessive d'alcool,
  • Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de contrôle du taux de CPK sera évaluée en fonction de la présence d'autres facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse.
  • Dans les situations pouvant s’accompagner d’une augmentation du taux plasmatique du produit, telles que les interactions médicamenteuses (voir rubrique 4.5), et certaines sous-populations possédant des marqueurs génétiques particuliers (voir rubrique 5.2) Dans ces situations, une évaluation du bénéfice/risque du traitement, ainsi qu’une surveillance clinique régulière sont recommandées. Si le taux initial de CPK est significativement élevé (> 5 fois LSN), le traitement ne doit pas être initié. Mesure de la créatine phosphokinase La créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être mesurée après un exercice physique important ni en présence d’autres facteurs susceptibles d'en augmenter le taux car cela rendrait difficile l'interprétation des résultats. En cas d'élévation significative de la CPK (> 5 LSN) avant traitement, un contrôle sera effectué systématiquement 5 à 7 jours plus tard pour confirmer les résultats. Pendant le traitement
  • Il faut demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse musculaire, en particulier si elles s'accompagnent de malaise ou de fièvre.
  • Si ces symptômes apparaissent sous atorvastatine, un dosage des CPK doit être effectué. Si le taux de CPK est significativement élevé (> 5 fois LSN), le traitement doit être interrompu.
  • Si ces symptômes musculaires sont sévères et entraînent une gêne quotidienne, l'arrêt du traitement devra être envisagé même si le taux de CPK ≤ 5 fois la LSN.
  • Si les symptômes disparaissent et le taux de CPK se normalise, la réintroduction du traitement par l’atorvastatine ou une autre statine à la dose la plus faible peut être envisagée sous surveillance étroite.
  • Le traitement par atorvastatine doit être interrompue en cas d'augmentation cliniquement significative des taux de CPK (> 10 fois la LSN), ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée. Association avec d’autres traitements médicamenteux Le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque l'atorvastatine est administrée en association avec des médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique d'atorvastatine tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou des transport protéique (par exemple : ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole, voriconazole, itraconazole, posaconazo

Interactions médicamenteuses

+ Effets de certains médicaments sur la concentration plasmatique de l’atorvastatine L’atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs d’anions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de l’atorvastatine sont des substrats de l’OATP1B1. L’atorvastatine est également identifiée comme étant un substrat du transporteur d’efflux P-glycoprotéine (P-gp) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter l’absorption intestinale et la clairance biliaire de l’atorvastatine (voir rubrique 5.2).L’administration concomitante de médicaments inhibant le CYP3A4 ou le transporteur protéique est susceptible d’entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques d’atorvastatine et d’accroître le risque de myopathie. Ce risque sera également augmenté lors de l’association de l’atorvastatine avec des produits pouvant induire des myopathies, tels que les fibrates et l’ézetimibe (voir rubrique 4.4). Inhibiteurs du cytochrome P450 3A4 Les inhibiteurs puissants du CYP3A4 entraînent une augmentation importante des concentrations plasmatiques de l’atorvastatine (voir Tableau 1). L’administration concomitante de ATORVASTATINE ZENTIVA et des inhibiteurs puissants du CYP3A4 (tels que la ciclosporine, la télithromycine, la clarithromycine, la delavirdine, le stiripentol, le kétoconazole, le voriconazole, l’itraconazole, le posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC (par ex., elbasvir/grazoprévir) et les inhibiteurs de la protéase du VIH, incluant le ritonavir, le lopinavir, l’atazanavir, l’indinavir et le darunavir) doit être évitée dans la mesure du possible. Lorsque cette association ne peut être évitée, une dose initiale plus faible et une dose maximale plus faible d’atorvastatine doivent être utilisées et une surveillance clinique des patients est recommandée (voir Tableau 1). Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que l’érythromycine, le diltiazem, le vérapamil et le fluconazole) peuvent également entraîner des augmentations des concentrations plasmatiques d’atorvastatine (voir tableau 1). Une augmentation du risque de myopathie a été observée lors de l’association de l’érythromycine avec les statines. Il n’existe pas, à ce jour, d’études d’interaction évaluant les effets de l’amiodarone et du vérapamil sur l’atorvastatine. Ces deux produits sont connus comme étant des inhibiteurs du CYP3A4, et leur association avec l’atorvastatine peut entrainer une augmentation de l’exposition à l’atorvastatine. Par conséquent, une dose maximale plus faible d’atorvastatine doit être utilisée et une surveillance clinique des patients est recommandée lorsque l’atorvastatine est utilisée avec des inhibiteurs modérés du cytochrome P450 3A4. Une surveillance clinique est recommandée après introduction de ces inhibiteurs modérés du cytochrome P450 3A4 ou après adaptation de leur posologie. Inducteurs du cytochrome P450 3A4 L'administration concomitante d'atorvastatine et d'inducteurs du cytochrome P450 3A4 (tels que l’efavirenz, la rifampicine, le millepertuis) peut entraîner des diminutions variables de la concentration plasmatique d'atorvastatine. En raison du double mécanisme d’interaction de la rifampicine (induction du CYP3A4 et inhibition du transporteur hépatocytaire OATP1B), l’administration simultanée d’atorvastatine et de rifampicine est conseillée, car une administration décalée dans le temps de l’atorvastatine et de la rifampicine a été associée à une diminution significative des concentrations plasmatiques d’atorvastatine. L’effet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires d’atorvastatine est toutefois inconnu. Si l’association s’avère nécessaire, l’efficacité doit être particulièrement surveillée. Toutefois, les effets de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires de l’atorvastatine ne sont pas connus et si l’administration concomitante ne peut être évitée, l’efficacité du traitement doit être particulièrement surveillée. Inhibiteurs des transporteurs Les inhibiteurs du transport protéique peuvent augmenter l’exposition systémique à l’atorvastatine. La ciclosporine et le létermovir sont tous deux des inhibiteurs des transporteurs impliqués dans l'élimination de l'atorvastatine, tels que OATP1B1/1B3, P-gp et BCRP, ce qui entraîne une exposition systémique accrue à l'atorvastatine (voir tableau 1). Les effets de l’inhibition des transporteurs hépatiques d’absorption sur l’exposition à l’atorvastatine dans les cellules ne sont pas connus. Dans le cas où l’administration concomitante des deux produits ne peut être évitée, une diminution de dose et un monitoring clinique de l’efficacité sont recommandés (voir tableau 1). L'utilisation d’atorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la ciclosporine (voir rubrique 4.4). Gemfibrozil / fibrates L’utilisation des fibrates seuls est occasionnellement associée à des effets secondaires musculaires, incluant une rhabdomyolyse. La probabilité de survenue de ces effets musculaires est susceptible d’augmenter en cas d’utilisation concomitante d’un fibrate et d’atorvastatine. Si une telle association ne peut être évitée, la plus faible dose d’atorvastatine permettant d’atteindre l’objectif thérapeutique doit être utilisée et les patients doivent être soumis à une surveillance appropriée (voir rubrique 4.4). Ezétimibe L'utilisation de l'ézétimibe seule peut entraîner des effets musculaires à type de rabdomyolyse. Le risque de myopathie est donc augmenté en cas d'utilisation concomitante d'ézétimibe et d'atorvastatine. Un suivi clinique de ces patients est recommandé. Colestipol Les concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont diminuées (ratio de la concentration en atorvastatine : 0,74) lorsque le colestipol est administré avec l’atorvastatine. Cependant, les effets hypolipémiants sont plus prononcés lorsque le

Grossesse et allaitement

Femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge d’avoir des enfants doivent utiliser des mesures de contraception fiables pendant le traitement (voir rubrique 4.3). Grossesse ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiqué pendant la grossesse. La sécurité d'emploi de l'atorvastatine n’a pas été établie chez la femme enceinte. Aucun essai clinique contrôlé avec l’atorvastatine n’a été réalisé chez la femme enceinte. De rares cas d’anomalies congénitales après exposition intra-utérine à des inhibiteurs de l’HMGCo A réductase ont été rapportés (voir rubrique 4.3). Les études chez l'animal ont mis en évidence une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Le traitement de la mère par atorvastatine est susceptible de réduire les taux fœtal de mévalonate, précurseur dans la biosynthèse du cholestérol. L’athérosclérose est une maladie lente et progressive et, habituellement, l’arrêt du traitement hypocholestérolémiant pendant la période de grossesse n’aura pas de répercussions sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire. Pour ces raisons, ATORVASTATINE ZENTIVA ne doit pas être utilisé chez la femme enceinte, ni chez une femme envisageant une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée. Le traitement par ATORVASTATINE ZENTIVA doit être interrompu pendant la durée de la grossesse ou jusqu’à la certitude d’absence de grossesse. Allaitement On ignore si l’atorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, les concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique 5.3). En raison de la possibilité d’effets indésirables graves, les femmes traitées par ATORVASTATINE ZENTIVA ne doivent pas allaiter leur nourrisson (voir rubrique 4.3). L’atorvastatine est contre-indiquée pendant l’allaitement (voir rubrique 4.3). Fertilité Aucun effet de l’atorvastatine sur la fertilité n’a été mis en évidence lors d’études conduites chez l’animal mâle ou femelle (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Les essais cliniques contrôlés ayant comparé l’effet de l’atorvastatine à un placebo chez 16.066 patients (8755 patients traités par atorvastatine versus 7311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53 semaines, 5,2% des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, contre 4,0% des patients recevant un placebo. Les effets indésirables avec l’atorvastatine, présentés ci-dessous ont été observés lors des essais cliniques et depuis la mise sur le marché. Les effets indésirables sont listés selon la classification Med DRA par système-organe et par ordre de fréquence selon la convention suivante : fréquents (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquents (≥ 1/1.000, < 1/100) ; rares (≥ 1/10.000, < 1/1.000) ; très rares (≤ 1/10.000) ; fréquence indéterminée (ne peut être estimé à partir des données disponibles). Infections et infestations Fréquents : rhinopharyngite. Affections hématologiques et du système lymphatique Rares : thrombocytopénie. Affections du système immunitaire Fréquents : réactions allergiques. Très rares : anaphylaxie (hypersensibilité). Affections du métabolisme et de la nutrition Fréquent : hyperglycémie. Peu fréquents : hypoglycémie, prise de poids, anorexie. Affections psychiatriques Peu fréquents : cauchemar, insomnie. Affections du système nerveux Fréquents : céphalées. Peu fréquents : vertiges, paresthésie, hypoesthésie, amnésie, dysgueusie. Rares : neuropathie périphérique. Fréquence indéterminée : myasthénie. Affections oculaires Peu fréquents : vision trouble. Rares: troubles visuels. Indéterminée : myasthénie oculaire. Affections de l'oreille et du labyrinthe Peu fréquents : acouphènes. Très rares : perte d'audition. Affections vasculaires Rare : vascularite Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Fréquents : douleurs laryngo-pharyngées, épistaxis. Affections gastro-intestinales Fréquents : constipation, flatulence, dyspepsie, nausée, diarrhée. Peu fréquents : vomissements, douleurs abdominales hautes et basses, éructation, pancréatite. Affections hépatobiliaires Peu fréquents : hépatite. Rares : cholestase. Très rares : insuffisance hépatique. Affections de la peau et des tissus sous-cutanés Peu fréquents : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie. Rares : œdème angioneurotique, dermatite bulleux dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrose épidermique toxique, réaction lichénoïde d’origine médicamenteuse. Affections musculo-squelettiques et systémiques Fréquents : myalgie, arthralgie, douleur des extrémités, spasmes musculaires, douleur dorsale, œdème des articulations. Peu fréquents : douleur cervicale, fatigue musculaire. Rares : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, déchirure musculaire, tendinopathies parfois compliquées de rupture. Très rare : Syndrome lupique Indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir section 4.4). Affections des organes de reproduction et du sein Très rares : gynécomastie. Troubles généraux et anomalies au site d'administration Peu fréquents: malaise, asthénie, douleur thoracique, œdème périphérique, fatigue, fièvre. Investigations Fréquents : modifications des tests hépatiques, augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase (voir rubrique 4.4). Peu fréquents : leucocyturie. Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMGCo A réductase, des augmentations des taux de transaminases sériques ont été rapportées chez des patients traités par l’atorvastatine. Ces augmentations étaient généralement légères et transitoires, et ne nécessitaient pas l’interruption du traitement. Des augmentations des transaminases sériques cliniquement significatives (> 3 fois la limite supérieure de la normale) ont été observées chez 0,8% des patients traités par atorvastatine. Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients. Des taux sériques élevés de créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la limite supérieure de la normale ont été observés chez 2,5% des patients traités par atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec d’autres inhibiteurs de l’HMGCo A rédustase lors d’essais cliniques. Des taux 10 fois supérieurs à la limite ont été rapportés chez 0,4% des patients traités par atorvastatine (voir rubrique 4.4). Population pédiatrique Des enfants âgés de 10 à 17 ans traités par atorvastatine ont un profil d’effets indésirables généralement similaire à celui des patients traités par placebo ; les effets indésirables le plus fréquemment observés dans les deux groupes étaient des infections, indépendamment de l’évaluation de la causalité. Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la maturation sexuelle n’a été observé au cours d’une étude de 3 ans basée sur l’évaluation de la maturation et du développement globaux, l’évaluation selon la classification de Tanner et la mesure de la taille et du poids. Le profil de sécurité et de tolérance chez les patients pédiatriques était similaire au profil de sécurité connu de l’atorvastatine chez les patients adultes. La base de données clinique de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 520 patients pédiatriques ayant reçu de l’atorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 121 patients étaient dans une tranche d’âge de 6 à 9 ans, et 392 patients étaient dans une tranche d’âge de 10 à 17 ans. Sur la base des données disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables sont similaires chez l’enfant et l’adulte. Les évènements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :

  • Troubles sexuels.
  • Dépression.
  • Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier lors des traitements de longue durée ont également été observés (voir rubrique 4.4).
  • Diabète : la fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux des triglycérides, antécédents d’hypertension artériel

En cas de surdosage

Il n’existe pas de traitement spécifique d’un surdosage en atorvastatine. En cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique : des mesures d’accompagnement adaptées doivent être mises en œuvre selon les besoins. La fonction hépatique et les taux de CPK doivent être contrôlés. En raison de l'importante liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques, l'hémodialyse ne devrait pas significativement augmenter la clairance de l'atorvastatine. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Biodisponibilité
95 % à 99 % en comparaison à une solution orale
Pic plasmatique (Tmax)
1 à 2 heures
Métabolisme
hépatique
Élimination fécale/biliaire
voie secondaire
Absorption
digestive rapide

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : Hypolipémiants, Inhibiteurs de HMG-Co A réductase, code ATC : C10AA05 L'atorvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de la HMG-Co A réductase, enzyme responsable du contrôle du taux de biotransformation de la 3-hydroxy-3-méthyl-glutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols et en particulier le cholestérol. Les triglycérides et le cholestérol synthétisés dans le foie sont incorporés aux lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et sont libérés dans le plasma pour atteindre les tissus périphériques. Les lipoprotéines de basse densité (LDL) se forment à partir des VLDL et sont essentiellement catabolisées au niveau des récepteurs de haute affinité pour les LDL (récepteurs LDL). L’atorvastatine abaisse la cholestérolémie et les taux plasmatiques de lipoprotéines par le biais d’une inhibition de la HMG-Co A réductase et de la biosynthèse hépatique du cholestérol. Elle accroît le nombre des récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes, amplifiant ainsi le captage et le catabolisme des LDL. L'atorvastatine diminue la synthèse des LDL et le nombre de particules de LDL. Elle entraîne une augmentation importante et prolongée de l'activité des récepteurs des LDL ainsi qu’une amélioration qualitative des particules de LDL circulantes. L’atorvastatine est efficace pour réduire le taux de LDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, population habituellement résistante aux traitements hypolipémiants. Une étude de dose-réponse a montré que l’atorvastatine réduit les concentrations de cholestérol total (de 30 à 46%) du LDL-C (de 41 à 61%), d’apolipoprotéine B (de 34 à 50 %) et des triglycérides (de 14 à 33%) et augmentait celles du HDL-C et de l’apolipoprotéine A1. Ces résultats sont également observés en cas d'hypercholestérolémie familiale hétérozygote, d'hypercholestérolémie non familiale, ou d'hyperlipidémie mixte, ainsi que chez les patients présentant un diabète non insulinodépendant. Il a été démontré que des diminutions du cholestérol total, du LDL-C et de l'apolipoprotéine B diminuaient le risque d’évènements cardiovasculaires et de décès d’origine cardiaque. Hypercholestérolémie familiale homozygote Une étude compassionnelle, multicentrique ouverte de 8 semaines, comprenant une phase facultative d’extension de durée a inclus 335 patients dont 89 étaient atteints d’une Hypercholestérolémie Familiale Homozygote. Chez ces 89 patients, la réduction moyenne du LDL-C a été de 20%. Les doses d’atorvastatine administrées allaient jusqu’à 80 mg par jour. Athérosclérose L’étude REVERSAL (Reversing Atherosceloris with Aggressive Lipid-Lowering Sudy), a étudié l’effet sur l’athérosclérose coronaire d’un traitement hypolipémiant intensif par 80 mg d’atorvastatine à celui d’un traitement hypolipémiant standard par 40 mg de pravastatine évaluée par échographie intravasculaire (IVUS) réalisée au cours d’une angiographie chez des patients atteints de coronaropathie. Dans cette étude clinique multicentrique contrôlée, randomisée et en double-aveugle, une angiographie ultrasonique intravasculaire a été réalisée chez 502 patients à l’état initial et après 18 mois de traitement. Aucune progression de l’athérosclérose n’a été observée dans le groupe atorvastatine (n = 253). Le pourcentage moyen de changement du volume total de l’athérome (critère principal de l’étude), par rapport aux valeurs initiales, était de -0,4% (p=0,98) dans le groupe atorvastatine et de +2,7% (p=0,001) dans le groupe pravastatine (n=249). En comparaison à la pravastatine, les effets de l’atorvastatine étaient statistiquement significatifs (p=0,02). Les effets de la diminution intensive des lipides sur les critères d’évaluation cardiovasculaires (tels que la nécessité de revascularisation, l’infarctus du myocarde non fatal, le décès d’origine coronaire) n’ont pas été évalués dans cette étude. Dans le groupe atorvastatine, le LDL-C a été réduit à un taux moyen de 2,04 mmol/l ± 0,8 (78,9 mg/dl ± 30) par rapport aux valeurs initiales de 3,89 mmol/l ± 0,7 (150 mg/dl ± 28) ; dans le groupe pravastatine, le LDL-C a été réduit à un taux moyen de 2,85 mmol/l ± 0,7 (110 mg/dl ± 26) par rapport aux valeurs initiales de 3,89 mmol/l ± 0,7 (150 mg/dl ± 28) (p<0,0001). L’atorvastatine a également significativement réduit les taux moyens de cholestérol total de 34,1% (pravastatine : -18,4%, p<0,0001), les taux moyens de triglycérides de 20% (pravastatine : - 6,8%, p<0,0009), et les taux moyens d’apolipoprotéines B de 39,1% (pravastatine : -22,0%, p<0,0001). L’atorvastatine a augmenté le taux moyen de HDL-C de 2,9% (pravastatine : +5,6%, p=NS). Une réduction moyenne de 36,4% de CRP a été observée dans le groupe atorvastatine, comparativement à une réduction de 5,2% dans le groupe pravastatine (p<0,0001). Les résultats de cette étude ont été obtenus avec le dosage 80 mg. Ils ne peuvent donc pas être extrapolés aux dosages plus faibles. Les profils de sécurité et de tolérance dans les deux groupes de traitement étaient comparables. Cette étude n’avait pas pour objectif d’évaluer l’effet d’un traitement hypolipémiant intensif sur la survenue des évènements cardiovasculaires majeurs. La relation entre les résultats d’imagerie obtenus dans cette étude et l’efficacité clinique en termes de prévention primaire et secondaire des évènements cardiovasculaires n’est pas établie. Syndrome coronaire aigu Dans l’étude MIRACL une dose de 80 mg d’atorvastatine a été évaluée chez 3086 patients (1538 dans le groupe atorvastatine ; 1548 patients dans le groupe placebo) présentant un syndrome coronaire aigu (angor ou infarctus du myocarde sans onde Q). Le traitement a été instauré au cours de la phase aiguë après hospitalisation et a été poursuivi pendant 16 semaines. Le traitement par Atorvastatine 80 mg/jour a augmenté le temps de survenue du critère composite principal, qui combinait la survenue d’un décès de toute cause d’un infarctus du myocarde non fatal, d’un arrêt cardiaque ré

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Absorption Après administration orale, l’atorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) étant atteintes en 1 à 2 heures. L’importance de l’absorption de l’atorvastatine est dose-dépendante. Après administration orale, les comprimés pelliculés d’atorvastatine ont une biodisponibilité de 95 % à 99 % en comparaison à une solution orale. La biodisponibilité absolue de l’atorvastatine est d’environ 12 % et la biodisponibilité systémique de l’inhibition de l’HMGCo A réductase est de l’ordre de 30 %. La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance pré-systémique dans la muqueuse gastro-intestinale précédant le passage systémique et à l’effet de premier passage hépatique. Distribution Le volume moyen de distribution de l'atorvastatine est d'environ 381 litres. La liaison de l'atorvastatine aux protéines plasmatiques est ≥ 98%. Biotransformation L'atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et para-hydroxylés et en divers produits de bêta-oxydation. A l’exception d’autres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuroconjugaison. L’inhibition in vitro de l’HMGCo A réductase par les métabolites ortho et para-hydroxylés est similaire à elle de l’atorvastatine. Les métabolites actifs sont responsables d’environ 70% de l’activité inhibitrice de l’HMGCo A réductase circulante. Élimination L'atorvastatine est principalement éliminée par voie biliaire, après métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Cependant, le produit ne semble pas subir un cycle entéro-hépatique significatif. La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique de l'atorvastatine est d'environ 14 heures chez l'homme. La demi-durée d’inhibition de l'HMG-Co A réductase est d'environ 20 à 30 heures, en raison de la contribution des métabolites actifs. L’atorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs d’anions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de l’atorvastatine sont des substrats de l’OATP1B1. L’atorvastatine est également identifiée comme étant un substrat des transporteurs d’efflux de type P-glycoprotéine (P-gp) et protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter l’absorption intestinale et la clairance biliaire de l’atorvastatine. Populations particulières Sujets âgés : les concentrations plasmatiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez le sujet âgé sain que chez l'adulte jeune sain ; les effets sur les paramètres lipidiques étant cependant comparables à ceux observés chez des patients plus jeunes. Population pédiatrique : Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des patients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans), étant au stade 1 de Tanner (n=15) ou à un stade de Tanner ≥ 2 (n=24), atteints d’hypercholestérolémie familiale homozygote et présentant un LDL-C initial ≥ 4 mmol/l, ont été traités respectivement avec 5 ou 10 mg une fois par jour d’atorvastatine sous forme de comprimé à croquer ou 10 ou 20 mg une fois par jour d’atorvastatine sous forme de comprimé pelliculé. Le poids corporel a été la seule covariable significative dans le modèle pharmacocinétique de l’atorvastatine dans cette population. La clairance apparente après administration orale de l’atorvastatine chez les sujets pédiatriques est apparue similaire à celle de l’adulte après mise à l’échelle allométrique par le poids corporel. Une diminution constante du LDL-C et du Cholestérol total a été observée quelle que soit l’exposition à l’atorvastatine et à l’ortho-hydroxyatorvastatine. Sexe : les concentrations d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes entre les femmes et les hommes (chez les femmes : Cmax environ 20% plus élevée et AUC environ 10% plus basse). Ces différences n'ont pas de significativité clinique ; aucune différence cliniquement significative d'effet sur les paramètres lipidiques étant observée entre les hommes et les femmes. Insuffisance rénale : l'insuffisance rénale n'a pas d'influence sur les concentrations plasmiques ou sur l'effet de l'atorvastatine et de ses métabolites actifs sur les paramètres lipidiques. Insuffisance hépatique : les concentrations plasmiques d'atorvastatine et de ses métabolites actifs sont très augmentées (environ 16 fois pour la Cmax et environ 11 fois pour l'AUC) chez les patients présentant une hépatopathie alcoolique chronique (Classe B de Childs-Pugh). Polymorphisme SLOC1B1 : le captage hépatique de tous les inhibiteurs de l’HMG-Co A réductase, dont l’atorvastatine, implique le transporteur OATP1B1. Chez les patients présentant un polymorphisme du gène codant pour le transporteur OATPB1 (SLOC1B c.521CC), il y a un risque de surexposition à l’atorvastatine, qui peut entraîner à une augmentation du risque de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Un polymorphisme au niveau du gène OATPB1 (SLOC1B c.521CC est associé à une exposition à l’atorvastatine 2,4 fois (AUC) supérieure à celle observée chez les individus sans ce variant génotypique (c.521TT). Un déficit génétique de captation hépatique de l’atorvastatine est également possible chez ces patients. Les conséquences sur l’efficacité du médicament ne sont pas connues.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Fréquentmodifications des tests hépatiques, augmentation du taux sanguin de créatine phosphokinase (voir rubrique 4.4).
Peu fréquentleucocyturie. Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMGCoA réductase, des augmentations des taux de transaminases sériques ont été rapportées chez des patients traités par l’atorvastatine. Ces augmentations étaient généralement légères et transitoires, et ne nécessitaient pas l’interruption du traitement. Des augmentations des transaminases sériques cliniquement significatives (> 3 fois la limite supérieure de la normale) ont été observées chez 0,8% des patients traités par atorvastatine. Ces a
Rareœdème angioneurotique, dermatite bulleux dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et nécrose épidermique toxique, réaction lichénoïde d’origine médicamenteuse. Affections musculo-squelettiques et systémiques
Très rareSyndrome lupique Indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir section 4.4). Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquence indéterminéemyasthénie. Affections oculaires

Questions fréquentes sur Atorvastatine Zentiva 10 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

Hypercholestérolémie ATORVASTATINE ZENTIVA est indiquée en complément d'un régime alimentaire adapté dans la réduction des taux de cholestérol total, du LDL-cholestérol, de l’apolipoprotéine B et des triglycérides chez l’adulte, l’adolescent et l’enfant de plus de 10 ans présentant une hypercholestérolémie primaire familiale (hétérozygote) ou mixte (correspondant aux type IIa et IIb de la classification de Fredrickson), lorsque la réponse au régime alimentaire et aux autres mesures non pharmacologiques est inadéquate. ATORVASTATINE ZENTIVA est également indiquée dans la réduction des taux de cholestérol total et LDL-Cholestérol chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, en complément d’autres traitements hypolipémiants (notamment aphérèse des LDL) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles. Prévention des maladies cardiovasculaires Prévention des évènements cardiovasculaires chez les patients considérés à haut risque de survenue d'un premier événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des autres facteurs de risque.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

Posologie Le patient doit suivre un régime hypocholestérolémiant standard avant la prise d’ATORVASTATINE ZENTIVA et doit le poursuivre pendant toute la durée du traitement. La posologie devra être adaptée en fonction du taux initial de LDL-cholestérol (LDL-C), de l'objectif thérapeutique et de la réponse au traitement du patient. La dose usuelle initiale est de 10 mg une fois par jour.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Atorvastatine Zentiva 10 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Femmes en âge d’avoir des enfants Les femmes en âge d’avoir des enfants doivent utiliser des mesures de contraception fiables pendant le traitement (voir rubrique 4.3). Grossesse ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiqué pendant la grossesse. La sécurité d'emploi de l'atorvastatine n’a pas été établie chez la femme enceinte.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

ATORVASTATINE ZENTIVA n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Peut-on boire de l'alcool en prenant Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

ATORVASTATINE ZENTIVA doit être utilisée avec précaution chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool et/ou ayant des antécédents d’affection hépatique.

Source : Mises en garde RCP.

Que faire en cas de surdosage de Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

Il n’existe pas de traitement spécifique d’un surdosage en atorvastatine. En cas de surdosage, le traitement doit être symptomatique : des mesures d’accompagnement adaptées doivent être mises en œuvre selon les besoins.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Atorvastatine Zentiva 10 mg ?

ATORVASTATINE ZENTIVA est contre-indiquée chez les patients présentant : ·une hypersensibilité à l’atorvastatine ou à l'un des excipients du médicament listés à la rubrique 6.1. ·une affection hépatique évolutive ou une augmentation persistante et inexpliquée des transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale. ·les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer et n’utilisant pas de méthodes contraceptives fiables (voir rubrique 4.6). ·traités par les antiviraux contre l’hépatite C glécaprévir/pibrentasvir

Source : Contre-indications RCP.

Atorvastatine Zentiva 10 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Atorvastatine Zentiva 10 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Atorvastatine Zentiva 10 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Atorvastatine Zentiva 10 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 3,18 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

Explorer plus loin

Aller plus loin sur Atorvastatine Zentiva 10 mg

Toutes les présentations (2)

  • plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)65%3,183400930124277
  • plaquette(s) OPA : polyamide orienté aluminium PVC-Aluminium de 90 comprimé(s)65%9,043400930124314

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.