Texte officiel du RCP
Les effets indésirables suivants ont été observés lors d’un traitement hormonal substitutif de la ménopause (études cliniques) :
| Fréquent | Peu fréquent | Rare | |
|---|---|---|---|
| Affections du système nerveux | Céphalée | Sensation vertigineuse Migraine | Aggravation d’une épilepsie |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | Intolérance au glucose | ||
| Affections vasculaires | Maladie thromboembolique veineuse | Hypertension artérielle | |
| Affections des organes de reproduction et du sein | Tension/douleur mammaire Hypertrophie mammaire Dysménorrhée Ménorragie Métrorragie Leucorrhée Hyperplasie endométriale (voir rubrique 4.4) | Tumeur bénigne du sein Augmentation de taille d’un léiomyome utérin Vaginite/candidose vaginale | Galactorrhée |
| Affections hépatobiliaires | Anomalie des tests de la fonction hépatique | ||
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Prurit | Décoloration de la peau Acné | |
| Troubles généraux et anomalies au site d’administration | Modification du poids (augmentation ou diminution) Rétention hydrique avec œdème périphérique | Asthénie | Réaction anaphylactique (chez des femmes ayant des antécédents de réaction allergique) |
| Affections psychiatriques | Dépression Troubles de l’humeur | Modification de la libido | |
| Affections gastro-intestinales | Nausée Douleur abdominale | Flatulence Vomissement |
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Risque de cancer du sein Une augmentation jusqu’à 2 fois du risque de cancer du sein a été rapportée chez les femmes ayant pris une association estroprogestative pendant plus de 5 ans. L’augmentation du risque est plus faible chez les utilisatrices d'estrogènes seuls comparativement aux utilisatrices d’associations estroprogestatives. Le niveau de risque est dépendant de la durée du traitement (voir rubrique 4.4). Les estimations du risque absolu basées sur les résultats du plus large essai randomisé contrôlé versus placebo (étude WHI) et de la plus large méta-analyse des études épidémiologiques prospectives sont présentées ci-après. Plus importante méta-analyse d’études épidémiologiques prospectives Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 5 ans d’utilisation chez les femmes avec un IMC de 27 (kg/m2)
| Âge au début du THS (ans) | Incidence pour 1000 patientes n'ayant jamais utilisé de THS sur une période de 5 ans (50 à 54 ans) * | Risque relatif | Nombre de cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS après 5 ans |
|---|---|---|---|
| THS par œstrogènes seuls | |||
| 50 | 13.3 | 1.2 | 2.7 |
| Associations estro-progestatives | |||
| 50 | 13.3 | 1.6 | 8.0 |
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\* Issu des taux d’incidence de base en Angleterre en 2015 chez dans les pays développés des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2) Remarque : étant donné que l’incidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de l’Union européenne (UE), le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement. Estimation du risque additionnel de cancer du sein après 10 ans d’utilisation chez les femmes avec un IMC de 27 (kg /m2)
| Âge au début du THS (ans) | Incidence pour 1000 patientes n'ayant jamais pris de THS sur une période de 10 ans (50-59 ans) * | Risque relatif | Nombre de cas supplémentaires pour 1 000 utilisatrices de THS après 10 ans |
|---|---|---|---|
| THS par oestrogènes seuls | |||
| 50 | 26.6 | 1.3 | 7.1 |
| Associations estro-progestatives | |||
| 50 | 26.6 | 1.8 | 20.8 |
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\* Issu des taux d’incidence de base en Angleterre en 2015 chez des femmes ayant un IMC de 27 (kg/m2) Remarque : étant donné que l’incidence de base du cancer du sein diffère selon les pays de l’UE, le nombre de cas supplémentaires de cancer du sein variera proportionnellement. Études WHI américaines – risque additionnel de cancer du sein après 5 ans d’utilisation
| Tranche d'âge (ans) | Incidence pour 1000 femmes dans le groupe placebo sur 5 ans | Risque relatif (IC à 95%) | Cas supplémentaires pour 1000 utilisatrices de THS sur 5 ans (IC à 95%) |
|---|---|---|---|
| Estrogènes seuls (estrogènes conjugués équins) | |||
| 50-79 | 21 | 0.8 (0.7 – 1.0) | -4 (-6 – 0)* |
| Associations estroprogestatives (CEE + MPA) | |||
| 50-79 | 17 | 1.2 (1.0 – 1.5) | +4 (0 – 9) |
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Lorsque l’analyse était limitée aux femmes n’ayant pas utilisé de THS avant l’étude, il n’était pas observé d’augmentation du risque au cours de 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus élevé que chez les non utilisatrices. \* Etude WHI chez les femmes sans utérus n’a pas montré d’augmentation du risque de cancer du sein. Risque de cancer de l’endomètre Chez les femmes non hystérectomisées, le risque est d’environ 5 diagnostics de cancer de l’endomètre sur 1000 femmes n’utilisant pas de THS. Chez les femmes non hystérectomisées, l’utilisation d’estrogènes seuls n’est pas recommandée en raison de l’augmentation du risque de cancer de l’endomètre (voir rubrique 4.4). D’après les études épidémiologiques, le risque de cancer de l’endomètre varie de 5 à 55 cas supplémentaires de diagnostics chez 1000 femmes entre 50 et 65 ans, en fonction de la durée d’utilisation et de la dose d’estrogène utilisée. L’association d’un progestatif à l’estrogène pendant au moins 12 jours par cycle prévient l’augmentation de ce risque. Dans l’étude Million Women Study, l’utilisation de THS combiné (séquentiel ou continu) n’a pas augmenté le risque de cancer de l’endomètre (RR de 1,0 (0,8 – 1,2)). Risque de cancer ovarien L’utilisation d’un THS par œstrogènes seuls ou par une combinaison d’œstrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4). Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes n’en ayant jamais pris (RR 1,43, IC 95% 1,31-1,5
