MedFacile
gélule gastro-résistant(e)Sur ordonnanceATC A02BC05⏱ Lecture ~ 19 min

Esomeprazole Viatris 20 mg

Esomeprazole Viatris 20 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Ésoméprazole magnésique dihydraté, présenté sous forme de gélule gastro-résistant(e) pour la voie orale. Remboursé à 65% (3,86 €). Laboratoire viatris sante.

En résumé

D'après la monographie officielle, Esomeprazole Viatris 20 mg est utilisé pour :

  • Les gélules de ESOMEPRAZOLE VIATRIS sont indiquées dans : Adultes : ·**Reflux gastro-œsophagien (RGO)** oTraitement de l'œsophagite érosive par reflux oTraitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagi…

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Esomeprazole Viatris 20 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Grossesse Les données cliniques lors de grossesses exposées à l’ésoméprazole sont insuffisantes. Les données issues d'études…

Allaitement
Éviter

Grossesse Les données cliniques lors de grossesses exposées à l’ésoméprazole sont insuffisantes. Les données issues d'études…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
Prudence

L’ésoméprazole a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des effets…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Esomeprazole Viatris 20 mg : sur ou sans ordonnance ?

Esomeprazole Viatris 20 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste ii). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Esomeprazole Viatris 20 mg

Prix public indicatif : 3,86, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

Vérifier votre ordonnance →

Chargement des interactions…

Questions fréquentes sur Esomeprazole Viatris 20 mg

Esomeprazole Viatris 20 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Esomeprazole Viatris 20 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Esomeprazole Viatris 20 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Ésoméprazole magnésique dihydraté

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2010-12-15
Voieorale
CIS60454662

Présentation principale

Conditionnementflacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 28 gélule(s)
Remboursement65%
Prix3,86 €
CIP 133400927366338

Avis HAS (SMR)

SMR ImportantInscription (CT)

Le service médical rendu par ces spécialités est important.

Indications

Les gélules de ESOMEPRAZOLE VIATRIS sont indiquées dans : Adultes :

  • Reflux gastro-œsophagien (RGO) o Traitement de l'œsophagite érosive par reflux o Traitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien o Traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO)
  • En association à une antibiothérapie appropriée, éradication de Helicobacter pylori opour cicatrisation de l'ulcère duodénal en cas d'infection par Helicobacter pylori et oprévention de la récidive de l'ulcère gastro-duodénal en cas d'infection par Helicobacter pylori.
  • Patients chez lesquels un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) doit être poursuivi: o Cicatrisation des ulcères gastriques associés à la prise d'AINS. o Prévention des ulcères gastro-duodénaux associés à la prise d'AINS, chez les patients à risque.
  • Poursuite du traitement après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.
  • Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison. Adolescents à partir de l'âge de 12 ans
  • Reflux gastro-œsophagien érosif (RGO) o Traitement de l'œsophagite érosive par reflux. o Traitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien. o Traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO).
  • En association à des antibiotiques dans le traitement de l'ulcère duodénal dû à Helicobacter pylori.

Posologie et mode d'administration

Posologie Adultes

  • Reflux gastro-œsophagien (RGO) : o Traitement de l'œsophagite érosive par reflux 40 mg une fois par jour pendant 4 semaines. Un traitement supplémentaire de 4 semaines est recommandé chez les patients dont l'œsophagite n'est pas cicatrisée ou dont les symptômes persistent. o Traitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien 20 mg une fois par jour. o Traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO) 20 mg une fois par jour chez les patients sans œsophagite. Si les symptômes persistent après 4 semaines, des investigations complémentaires peuvent être nécessaires. Après résolution symptomatique, 20 mg une fois par jour administré à la demande, en fonction des besoins, permet d'assurer le contrôle des récidives symptomatiques. Chez les patients traités par un AINS, susceptibles de développer un ulcère gastro-duodénal, l'administration à la demande n'est pas recommandée pour le contrôle ultérieur des symptômes.
  • En association à une antibiothérapie appropriée, éradication de Helicobacter pylori pour ocicatrisation de l'ulcère duodénal en cas d'infection par Helicobacter pylori et oprévention de la récidive de l'ulcère gastro-duodénal en cas d'infection par Helicobacter pylori. 20 mg de ESOMEPRAZOLE VIATRIS associé à amoxicilline 1 g et à clarithromycine 500 mg, le tout deux fois par jour pendant 7 jours.
  • Patients chez lesquels un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) doit être poursuivi o Cicatrisation des ulcères gastriques associés à la prise d'AINS : la dose habituelle est de 20 mg une fois par jour. La durée de traitement est de 4 à 8 semaines. o Prévention des ulcères gastro-duodénaux associés à la prise d'AINS chez les patients à risque : 20 mg une fois par jour.
  • Poursuite du traitement après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal 40 mg une fois par jour pendant 4 semaines après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.
  • Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison La dose initiale recommandée est de 40 mg deux fois par jour. La posologie doit être ajustée individuellement et le traitement poursuivi aussi longtemps que nécessaire cliniquement. Sur la base des données cliniques disponibles, la majorité des patients est contrôlée avec des doses entre 80 et 160 mg d'ésoméprazole par jour. Pour des posologies supérieures à 80 mg par jour, la dose journalière devra être divisée et donnée en 2 prises. Populations spécifiques Patients atteints d’une Insuffisance rénale Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en cas d'insuffisance rénale. En raison de l'expérience limitée chez les patients atteints d'insuffisance rénale sévère, l'utilisation devra être prudente chez ces patients (voir rubrique 5.2). Patients atteints d’une Insuffisance hépatique Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée. Il convient de ne pas dépasser la dose maximale de 20 mg d’ésoméprazole chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 5.2). Sujets âgés Aucune adaptation posologique chez le sujet âgé. Population pédiatrique Adolescents à partir de l'âge de 12 ans
  • Reflux Gastro -Œsophagien (RGO) o Traitement de l’œsophagite érosive par reflux 40 mg une fois par jour pendant 4 semaines. Un traitement additionnel de 4 semaines est recommandé chez les patients dont l’œsophagite n’est pas cicatrisée ou dont les symptômes persistent. o Traitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien, 20 mg une fois par jour. o Traitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO) 20 mg une fois par jour chez les patients sans œsophagite. Si les symptômes persistent après 4 semaines, des investigations complémentaires peuvent être nécessaires. Après résolution symptomatique, 20 mg une fois par jour administré à la demande, en fonction des besoins, permet d'assurer le contrôle des récidives symptomatiques.
  • Traitement de l'ulcère duodénal dû à une infection par Helicobacter pylori : Lors du choix des antibiotiques à utiliser, il conviendra de tenir compte des recommandations officielles nationales, régionales et locales, concernant la résistance bactérienne, la durée du traitement (le plus souvent 7 jours, mais cette durée peut atteindre parfois 14 jours), et l'utilisation adéquate de ces antibiotiques. Le traitement devra être surveillé par un spécialiste. La posologie recommandée est la suivante :
PoidsPosologie
30 - 40 kgAssociation avec deux antibiotiques : ésoméprazole 20 mg, amoxicilline 750 mg et clarithromycine 7,5 mg/kg de poids corporel sont tous administrés simultanément deux fois par jour pendant 1 semaine.
---------
>40 kgAssociation avec deux antibiotiques : ésoméprazole 20 mg, amoxicilline 1 g et clarithromycine 500 mg sont tous administrés simultanément deux fois par jour pendant 1 semaine.
---------

Faites défiler horizontalement pour voir tout le tableau →

Enfants de moins de 12 ans ESOMEPRAZOLE VIATRIS ne doit pas être utilisé chez les enfants de moins de 12 ans en l'absence de données disponibles. Mode d’administration Les gélules doivent être avalées entières avec une boisson. Elles ne doivent pas être mâchées ni croquées. Chez les patients ayant des difficultés pour avaler, les gélules peuvent aussi être ouvertes et leur contenu dispersé dans un demi-verre d'eau non gazeuse. Aucun autre liquide ne doit être utilisé car l'enrobage entérique peut être dissous. Remuer et boire le liquide avec les granules immédiatement ou dans les 30 minutes qui suivent. Rincer le verre avec un demi-verre d'eau et le boire. Les granules ne doivent pas être mâchés ni croqués. Pour les patients ne pouvant pas avaler, le contenu des gélules peut être dispersé dans de l'eau non gazeuse et administré par sonde gastrique. Il est im

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, aux dérivés benzimidazolés ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. L'ésoméprazole ne doit pas être administré de façon concomitante avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

En présence de tout symptôme alarmant suivant (tel que perte de poids importante et involontaire, vomissements répétés, dysphagie, hématémèse ou méléna) et en cas de suspicion ou de présence d'un ulcère gastrique, l'éventualité d'une lésion maligne doit être écartée car la prise d’ésoméprazole peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic. Traitement à long terme Les patients recevant un traitement d'entretien (et ceux, plus particulièrement, traités pendant plus d'un an) doivent être suivis régulièrement. Traitement à la demande Les patients ayant un traitement à la demande doivent être avertis de la nécessité de contacter leur médecin en cas de modification de leur symptomatologie. Eradication de Helicobacter pylori En cas de prescription de l'ésoméprazole pour une éradication de Helicobacter pylori, les interactions médicamenteuses possibles de tous les composants du traitement d'éradication doivent être prises en considération. La clarithromycine est un puissant inhibiteur du CYP3A4 et donc, les contre-indications et les interactions de la clarithromycine doivent être prises en compte lorsqu'un traitement d'éradication est pris concomitamment avec des médicaments métabolisés par le CYP3A4, tel que le cisapride. Infections gastro-intestinales Un traitement par des inhibiteurs de la pompe à protons peut conduire à une légère augmentation du risque d’infections gastro-intestinales, telles que Salmonella et Campylobacter(voir rubrique 5.1). Absorption de la vitamine B12 L’ésoméprazole, comme tous médicaments anti-acides, peut diminuer l’absorption de la vitamine B12 (cyanocobalamine) en raison d’une hypo- ou achlorhydrie. Ceci doit être pris en compte chez les patients ayant de faibles réserves ou un facteur de risque d’absorption réduite en vitamine B12 lors de thérapies à long terme. Hypomagnésémie Des cas d’hypomagnésémie sévères ont été rapportés chez les patients traités par des Inhibiteurs de la Pompe à Protons (IPPs) comme l’ésoméprazole. Des symptômes graves d’hypomagnésémie, tels que fatigue, tétanie, délires, convulsions, vertiges et trouble ventriculaire du rythme cardiaque peuvent survenir mais leur survenue peut aussi être progressive et ils peuvent passer inaperçus. Chez la plupart des patients concernés l’hypomagnésémie peut être améliorée par une supplémentation en magnésium et l’arrêt de l’IPP. Pour les patients nécessitant un traitement prolongé avec un IPP ou prenant un IPP et de la digoxine ou un d’autre médicament pouvant provoquer une hypomagnésémie (par exemple un diurétique), le professionnel de santé doit prévoir de doser le magnésium avant d’initier le traitement par IPP et ensuite de façon régulière pendant toute la durée du traitement. Risque de fracture Les inhibiteurs de la pompe à protons, en particulier lorsqu’ils sont administrés à des doses élevées et sur une longue période (> 1 an), peuvent augmenter légèrement le risque de fracture de la hanche, du poignet et du rachis, principalement chez les personnes âgées ou chez les personnes présentant des facteurs de risque connus. Des études observationnelles suggèrent une augmentation du risque global de fracture de 10 à 40 % en lien avec les IPP. D'autres facteurs de risque pourraient toutefois intervenir dans cette augmentation. Les patients présentant un risque d’ostéoporose doivent être traités selon les recommandations officielles en vigueur et doivent recevoir un apport adéquat en vitamine D et en calcium. Lupus érythémateux cutané subaigu (LECS) Les inhibiteurs de la pompe à protons sont associés à des cas très occasionnels de LECS. Si des lésions se développent, notamment sur les zones cutanées exposées au soleil, et si elles s'accompagnent d'arthralgie, le patient doit consulter un médecin rapidement et le professionnel de santé doit envisager d'arrêter ésoméprazole. La survenue d’un LECS après traitement par un inhibiteur de la pompe à protons peut augmenter le risque de LECS avec d'autres inhibiteurs de la pompe à protons. Associations avec d’autres médicaments L’administration concomitante d’ésoméprazole avec l’atazanavir n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5). Si l’association de l’atazanavir avec un inhibiteur de la pompe à protons est jugée indispensable, une surveillance clinique étroite est recommandée en association avec une augmentation de la dose d’atazanavir à 400 mg avec 100 mg de ritonavir ; la dose de 20 mg d’ésoméprazole ne doit pas être dépassée. L’ésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Au début et à la fin d’un traitement avec l’ésoméprazole, le risque d’interactions avec les produits métabolisés par le CYP2C19 doit être envisagé. Une interaction entre le clopidogrel et l’ésoméprazole a été observée (voir rubrique 4.5). La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. Par précaution, l’utilisation concomitante d’ésoméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée. Lors de la prescription d’ésoméprazole pour un traitement de la demande, les interactions avec les autres médicaments doivent être envisagées, en raison des fluctuations des concentrations plasmatiques de l'ésoméprazole. Voir section 4.5. Réactions indésirables cutanées sévères Des réactions indésirables cutanées sévères (SCAR) telles que l’érythème polymorphe (EP), le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), la nécrolyse épidermique toxique (NET), la réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), qui peuvent mettre en jeu le pronostic vital ou être mortelles, ont été rapportées dans de très rares cas en association avec un traitement par ésoméprazole. Les patients doivent être informés des signes cliniques et symptômes des réactions cutanées sévères EP/SSJ/NET/DRESS et consulter leur médecin immédiatement s’ils les observent. L’ésoméprazole doit être immédiatement arrêté en cas de signes et symptômes de réactions cutanées sévères et une surveillance étroite/des soins médicaux supplémentaires doivent être assurés au besoin. Le traitement ne doit pas être repris chez

Interactions médicamenteuses

Effets de l'ésoméprazole sur la pharmacocinétique des autres médicaments Inhibiteurs de la protéase Des interactions entre l’oméprazole et certains inhibiteurs de la protéase ont été rapportées. L’importance clinique et les mécanismes de ces interactions ne sont pas toujours connus. L’augmentation du p H gastrique durant le traitement avec l’oméprazole pourrait modifier l’absorption des inhibiteurs de la protéase. D’autres mécanismes d’interactions potentiels pourraient impliquer une inhibition du CYP2C19. Pour l’atazanavir et le nelfinavir, des diminutions des taux plasmatiques ont été rapportées lors de l’administration concomitante avec l’oméprazole et la co-administration n’est donc pas recommandée. L'administration concomitante d’oméprazole (40 mg une fois par jour) et d'atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg, chez des volontaires sains, a entraîné une diminution substantielle des concentrations plasmatiques d'atazanavir (approximativement une diminution de 75 % de l'ASC Cmax et Cmin). L'augmentation de la dose d’atazanavir à 400 mg n'a pas compensé l'effet de l'oméprazole sur les concentrations plasmatiques d'atazanavir. L'administration concomitante d’oméprazole (20 mg une prise par jour) et d'atazanavir 400 mg/ritonavir 100 mg, chez des volontaires sains, a entraîné une diminution de 30% de l’exposition d’atazanavir en comparaison de l’exposition observée après administration de l'atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg (une prise par jour) sans oméprazole 20 mg. La co-administration d’oméprazole (40 mg une prise par jour) a entraîné une diminution de 36-39% des ASC, Cmax et Cmin moyens du nelfinavir et de 75-92% des ASC, Cmax et Cmin moyens de son métabolite actif M8. Du fait de la similarité des effets pharmacodynamiques et des propriétés pharmacocinétiques de l'oméprazole et de l'ésoméprazole, une administration concomitante d'ésoméprazole et d'atazanavir n'est pas recommandée (voir section 4.4), et une administration concomitante d'ésoméprazole et de nelfinavir est contre-indiquée (voir section 4.3). Pour le saquinavir (associé au ritonavir), une augmentation des taux plasmatiques (80-100%) a été rapportée lors de l’administration concomitante avec l’oméprazole (40 mg une prise par jour). Un traitement par oméprazole (20 mg une prise par jour) n’a pas eu d’effet sur l’exposition de darunavir (associé au ritonavir), ni sur l’exposition d’amprénavir (associé au ritonavir). Un traitement par ésoméprazole 20 mg une prise par jour n’a pas eu d’effet sur l’exposition d’amprénavir (associé ou non au ritonavir). Un traitement par oméprazole 40 mg en une prise par jour n’a pas eu d’effet sur l’exposition de lopinavir (associé au ritonavir). Méthotrexate Une augmentation des concentrations de méthotrexate a été observée chez certains patients en cas d’administration concomitante de méthotrexate avec les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP). Lors de l'administration de fortes doses de méthotrexate, un arrêt provisoire du traitement par ésoméprazole peut être nécessaire. Tacrolimus Une augmentation des concentrations sériques de tacrolimus a été observée lors d’une administration concomitante avec l’ésoméprazole. Une surveillance renforcée des concentrations de tacrolimus ainsi que de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être effectuée, et la posologie du tacrolimus doit être ajustée si nécessaire. Médicaments dont l’absorption est dépendante du p H L’inhibition de l’acidité gastrique au cours du traitement avec l’ésoméprazole et d’autres IPP pourrait diminuer ou augmenter l’absorption de médicaments si celle-ci est dépendante du p H gastrique. Comme avec les autres médicaments qui diminuent l’acidité intragastrique, l’absorption de certains médicaments, tels que le kétoconazole, l’itraconazole et l’erlotinib peut être diminuée alors que l’absorption de médicaments tels que la digoxine peut augmenter pendant le traitement par ésoméprazole. Un traitement concomitant avec de l’oméprazole (20 mg par jour) et de la digoxine chez des sujets sains a augmenté la biodisponibilité de la digoxine de 10 % (jusqu’à 30 % chez deux des dix sujets). La toxicité de la digoxine a été rarement rapportée. Cependant une attention particulière doit être portée lorsque l’ésoméprazole est donné à fortes doses chez des patients âgés. La surveillance thérapeutique de la digoxine doit donc être renforcée. Médicaments métabolisés par le CYP2C19 L'ésoméprazole inhibe le CYP2C19, principal enzyme de métabolisation de l'ésoméprazole. De ce fait, lors d'une administration concomitante avec des médicaments métabolisés par le CYP2C19, tels que le diazépam, le citalopram, l'imipramine, la clomipramine, la phénytoïne, etc, les concentrations plasmatiques de ces médicaments peuvent être augmentées et une réduction des doses peut être nécessaire. Ceci doit être particulièrement pris en compte lorsque l'ésoméprazole est prescrit pour un traitement à la demande. Diazépam Une administration concomitante de 30 mg d'ésoméprazole entraîne une diminution de 45 % de la clairance du diazépam, métabolisé par le CYP2C19. Phénytoïne L'administration concomitante de 40 mg d'ésoméprazole conduit à une augmentation de 13 % des concentrations plasmatiques de phénytoïne chez les patients épileptiques. Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de la phénytoïne lors de la mise en œuvre ou à l'arrêt du traitement avec l'ésoméprazole. Voriconazole L'oméprazole (à la dose de 40 mg en une prise par jour) a entraîné une augmentation des concentrations plasmatiques de voriconazole (un substrat du CYP2C19), avec Cmax et ASCt augmentées respectivement de 15 et 41 %. Cilostazol Comme l'oméprazole, l'ésoméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Dans une étude croisée, l'oméprazole, administré à la dose de 40 mg à des sujets sains a augmenté la Cmax et l'ASC du cilostazol de 18% et 26% respectivement, et de l'un de ses métabolites actifs de 29% et 69% respectivement. Cisapride Chez les volontaires sains, l’

Grossesse et allaitement

Grossesse Les données cliniques lors de grossesses exposées à l’ésoméprazole sont insuffisantes. Les données issues d'études épidémiologiques sur un nombre élevé de grossesses exposées à l'oméprazole, mélange racémique, n'ont révélé aucun effet malformatif ni fœtotoxique. Les études chez l'animal avec l'ésoméprazole n'ont révélé aucun effet direct ou indirect malformatif ou fœtotoxique. Les études chez l'animal avec le mélange racémique n'ont pas montré d'effets délétères directs ou indirects quant à la grossesse, l'accouchement ou le développement postnatal. ESOMEPRAZOLE VIATRIS doit être prescrit avec précaution au cours de la grossesse. Un nombre modéré de données chez la femme enceinte (entre 300 et 1000 grossesses) n’a mis en évidence aucun effet malformatif, ni toxique pour le fœtus ou le nouveau-né dû à l’ésoméprazole. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3) Allaitement L'excrétion dans le lait maternel de l'ésoméprazole n'est pas connue. Il n'y pas d'étude chez la femme allaitante. Il n’existe pas de données suffisantes sur les effets de l’ésoméprazole chez le nouveau-né/nourrisson. En conséquence, ESOMEPRAZOLE VIATRIS ne doit pas être utilisé au cours de l'allaitement. Fertilité Des études conduites chez l’animal avec un mélange racémique d’oméprazole, administré par voie orale, n’indiquent pas d’effets sur la fertilité.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Maux de tête, douleur abdominale, diarrhées et nausées sont, entre autres, les réactions qui ont été le plus fréquemment rapportées dans les études cliniques (et également lors de son utilisation en post-commercialisation). De plus, le profil de sécurité est similaire pour les différentes formulations, les indications de traitement, les groupes d’âges et les populations de patients. Aucune réaction indésirable liée à la dose n’a été identifiée. Tableau des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont été rapportés ou suspectés au cours des essais cliniques de l'ésoméprazole et depuis sa mise sur le marché. Aucun des effets n'a été dose-dépendant. Les effets indésirables sont classés par fréquence (très fréquent >1/10, fréquent ≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, <1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000, très rare < 1/10 000, fréquence non déterminée (ne peut pas être estimée d’après les données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatiqueRareLeucopénie, thrombocytopénie
Très rareAgranulocytose, pancytopénie
Affections du système immunitaireRareRéactions d'hypersensibilité telles que fièvre, angio-œdème, réaction/choc anaphylactique
Troubles du métabolisme et de la nutritionPeu fréquentœdème périphérique
RareHyponatrémie
Fréquence non déterminéeHypomagnésémie, Hypomagnésémie aiguë pouvant être corrélée à une hypocalcémie (voir rubrique 4.4). L’hypomagnésémie peut aussi être associée à une hypokaliémie.
Affections psychiatriquesPeu fréquentInsomnie
RareAgitation, confusion, dépression
Très rareAgressivité, hallucinations
Affections du système nerveuxFréquentCéphalées
Peu fréquentEtourdissements, paresthésie, somnolence
RareTroubles du goût
Affections oculairesRareVision trouble
Affections de l'oreille et du labyrinthePeu fréquentVertiges
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesRareBronchospasme
Affections gastro-intestinalesFréquentDouleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées /vomissements, polypes de glandes fundiques (bénins)
Peu fréquentSécheresse buccale
RareStomatite et candidose gastro-intestinale
Fréquence indéterminéeColite microscopique
Affections hépatobiliairesPeu fréquentAugmentation des enzymes hépatiques
RareHépatite avec ou sans ictère
Très rareInsuffisance hépatique, encéphalopathie chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère préexistante
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Peu fréquentDermatite, prurit, rash, urticaire
RareAlopécie, photosensibilisation
Très rareErythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique (NET), réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)
Fréquence indéterminéeLupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4)
Affections musculo-squelettiques et systémiquesPeu fréquentFracture de la hanche, du poignet et du rachis
RareArthralgies, myalgies
Très rareFaiblesses musculaires
Affections du rein et des voies urinairesTrès rareNéphrite interstitielle ; dans certains cas une insuffisance rénale concomitante a été rapportée.
Affections des organes de reproduction et du seinTrès rareGynécomastie
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationRareMalaise, augmentation de la sudation

Faites défiler horizontalement pour voir tout le tableau →

Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.

En cas de surdosage

A ce jour, l'expérience relative à un surdosage volontaire est très limitée. Les symptômes décrits lors d'une prise de 280 mg sont des symptômes gastro-intestinaux et des signes de fatigue. Des doses uniques d’ésoméprazole de 80 mg par jour ont été bien tolérées. Il n'existe pas d'antidote spécifique connu. L'ésoméprazole est fortement lié aux protéines plasmatiques et donc n'est pas aisément dialysable. En cas de surdosage, le traitement sera symptomatique et visera à préserver les fonctions vitales. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Biodisponibilité
64 % après administration unique de 40 mg et augmente à 89 % apr
Demi-vie d'élimination
1,3 heure
Métabolisme
voie hépatique · CYP2C19
Élimination urinaire
voie principale

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : médicaments pour les troubles liés à l’acidité, inhibiteurs de la pompe à protons, code ATC : A02BC05. L'ésoméprazole est l'isomère S de l'oméprazole et diminue la sécrétion gastrique acide par un mécanisme d'action spécifiquement ciblé. C'est un inhibiteur spécifique de la pompe à protons au niveau de la cellule pariétale. Les deux isomères R et S de l'oméprazole ont une activité pharmacodynamique similaire. Mécanisme d'action L'ésoméprazole est une base faible. Il est concentré et converti en forme active dans l'environnement acide des canalicules sécrétoires des cellules pariétales, où il inhibe l'enzyme H+K+-ATPase (la pompe à protons), la sécrétion acide basale et la sécrétion acide stimulée. Effets pharmacodynamiques Après une prise orale de 20 et 40 mg d'ésoméprazole, l'apparition de l'effet anti-sécrétoire survient dans un délai d'une heure. Après administrations répétées de 20 mg d'ésoméprazole en une prise par jour pendant 5 jours, le débit acide maximal de sécrétion gastrique obtenu après stimulation par la pentagastrine est réduit en moyenne de 90 % au 5ème jour, 6 à 7 heures après la prise. Après 5 jours de prises orales de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, un p H intragastrique supérieur à 4 était maintenu respectivement pendant en moyenne 13 et 17 heures sur 24 heures chez les patients ayant un reflux gastro-œsophagien (RGO) symptomatique. Les pourcentages de patients dont le p H est > 4, pendant au moins 8, 12 et 16 heures sont respectivement de 76 %, 54 % et 24 % avec 20 mg d'ésoméprazole et de 97 %, 92 % et 56 % avec 40 mg d'ésoméprazole. En utilisant l'aire sous la courbe (ASC), comme paramètre reflétant la concentration plasmatique, une relation entre l'inhibition de la sécrétion gastrique acide et l'aire sous la courbe (ASC) a été démontrée. La cicatrisation de l'œsophagite par reflux avec l'ésoméprazole 40 mg est obtenue chez environ 78 % des patients après 4 semaines de traitement et chez 93 % des patients après 8 semaines de traitement. Une semaine de traitement avec ésoméprazole 20 mg deux fois par jour associé à des antibiotiques appropriés, aboutit à une éradication d’ Helicobacter pylori chez environ 90 % des patients. Après un traitement d'éradication d'une semaine, il n'est pas nécessaire de poursuivre une monothérapie par anti-sécrétoire pour obtenir la cicatrisation et la disparition des symptômes en cas d'ulcère duodénal non compliqué. Dans une étude clinique randomisée, en double aveugle, contrôlée versus placebo, des patients avec une hémorragie d’un ulcère gastro-duodénal confirmée par endoscopie (Forrest Ia, Ib, IIa ou IIb pour respectivement 9%, 43%, 38% et 10% des patients) ont été randomisés pour recevoir une solution d’ésoméprazole en perfusion (n=375) ou un placebo (n=389). Après hémostase endoscopique, les patients recevaient soit 80 mg d'ésoméprazole en perfusion intraveineuse de 30 minutes suivi par une perfusion continue de 8 mg/h pendant 72 heures, soit un placebo. Après la période initiale de 72 heures, tous les patients recevaient de l'ésoméprazole 40 mg per os en ouvert pendant 27 jours pour supprimer la sécrétion acide. La survenue d'une récidive hémorragique dans les 3 jours était de 5,9% dans le groupe traité par l’ésoméprazole, comparé à 10,3% dans le groupe placebo. Après 30 jours de traitement, la survenue d'une récidive hémorragique dans le groupe traité par l’ésoméprazole était de 7,7% versus 13,6% dans le groupe placebo. Pendant le traitement par des médicaments anti-sécrétoires, la concentration sérique de gastrine augmente en réaction à la diminution de la sécrétion gastrique acide. De même, le taux de Cg A augmente à cause de la diminution de l’acide gastrique. L’augmentation du taux de Cg A peut interférer avec les tests réalisés pour l’exploration des tumeurs neuroendocrines. D’après des données publiées, la prise d’inhibiteurs de la pompe à protons devrait être interrompue entre 5 jours et 2 semaines avant de mesurer le taux de Cg A. Le but est de permettre un retour à la normale des taux de Cg A qui auraient été artificiellement augmentés par la prise d’IPP. Une augmentation du nombre de cellules ECL en relation possible avec l'augmentation des concentrations sériques de la gastrine a été observée chez les enfants et les adultes traités au long cours avec l'ésoméprazole. Lors d'un traitement au long cours par les anti-sécrétoires, des kystes glandulaires gastriques ont été rapportés avec une fréquence légèrement augmentée. Ces modifications sont une conséquence physiologique d'une inhibition prononcée de la sécrétion acide: elles sont bénignes et apparaissent réversibles. La diminution de la sécrétion acide gastrique, quelle qu'en soit la cause notamment celle induite par les inhibiteurs de la pompe à protons, augmente la quantité de bactéries gastriques normalement présentes dans le tube digestif. Le traitement par les inhibiteurs de la pompe à protons pourrait légèrement augmenter le risque d'infections gastro-intestinales dues à des germes tels que Salmonella et Campylobacter, et chez les patients hospitalisés, une éventuelle infection par le Clostridium difficile également. Efficacité clinique Dans deux études versus ranitidine, utilisée comme comparateur actif, une meilleure efficacité avec ésoméprazole a été démontrée dans la cicatrisation des ulcères gastriques chez les patients traités par AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2. Dans deux études versus placebo, utilisé comme comparateur, une meilleure efficacité avec ésoméprazole a été démontrée dans la prévention des ulcères gastroduodénaux chez les patients traités par AINS (âge > 60 ans et/ou antécédents d'ulcère), y compris les inhibiteurs sélectifs de COX-2. Population pédiatrique Dans une étude réalisée dans une population pédiatrique (enfants âgés de moins de 1 an à 17 ans) atteints de RGO et recevant un traitement par IPP au long cours, 61% des enfants ont présenté des niveaux faibles d’hyperplasie des cellules EC

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Absorption L'ésoméprazole est instable en milieu acide. Il s'administre par voie orale sous forme de granules gastro-résistants. In vivo, la conversion en isomère R est négligeable. L'absorption de l'ésoméprazole est rapide, avec un pic plasmatique survenant environ 1 à 2 heures après la prise. La biodisponibilité absolue est de 64 % après administration unique de 40 mg et augmente à 89 % après administrations répétées d'une prise par jour. Les valeurs correspondantes pour 20 mg d'ésoméprazole sont 50 % et 68 % respectivement. La prise d’aliments retarde et diminue l’absorption de l’ésoméprazole bien que cela n’ait pas d’influence significative sur l’effet anti-sécrétoire de l’ésoméprazole. Distribution Le volume de distribution apparent à l'état d'équilibre chez le sujet sain est d'environ 0,22 l/kg de poids corporel. La liaison de l'ésoméprazole aux protéines plasmatiques est de 97 %. Biotransformation L'ésoméprazole est totalement métabolisé par le complexe du cytochrome P450 (CYP). La majeure partie de son métabolisme est dépendante de l'enzyme polymorphe CYP2C19, responsable de la formation des métabolites hydroxy et déméthyl de l'ésoméprazole. La partie restante est dépendante d’une autre isoenzyme spécifique, le CYP3A4, responsable de la formation de sulfone d’ésoméprazole, principal métabolite plasmatique. Élimination Les paramètres ci-dessous reflètent principalement la pharmacocinétique chez les individus ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel ou des « métaboliseurs rapides ». La clairance plasmatique totale est d'environ 17 l/h après une dose unique et d'environ 9 l/h après administrations répétées. La demi-vie plasmatique d'élimination est d'environ 1,3 heure après administrations répétées d'une prise par jour. L’ésoméprazole est éliminé totalement du plasma entre deux administrations sans tendance à l’accumulation lors d’une prise par jour. Les principaux métabolites de l’ésoméprazole n’ont pas d’effet sur la sécrétion gastrique acide. Environ 80 % d’une dose d’ésoméprazole administré par voie orale sont éliminés sous forme de métabolites dans les urines, le reste étant retrouvé dans les fèces. Moins de 1 % de la molécule mère est retrouvé dans les urines. Linéarité/non-linéarité La pharmacocinétique de l'ésoméprazole a été étudiée pour des doses allant jusqu'à 40 mg deux fois par jour. L'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques augmente avec des administrations répétées d'ésoméprazole. Cette augmentation est dose-dépendante et résulte en une augmentation supérieure à la dose-proportionnalité de l'aire sous la courbe après administrations répétées. Cet effet temps-dépendant et dose-dépendant est dû à une diminution du métabolisme de premier passage et de la clairance systémique probablement causée par une inhibition de l'enzyme CYP2C19 par l'ésoméprazole et /ou son métabolite sulfone. Populations spécifiques Métaboliseurs lents Environ 2,9 ± 1,5 % de la population sont déficients en enzyme CYP2C19 fonctionnel et sont appelés "métaboliseurs lents". Chez ces individus, le métabolisme de l'ésoméprazole est probablement catalysé principalement par le CYP3A4. Après administrations répétées d'une prise par jour de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques (ASC) est environ 100 % plus élevée chez les métaboliseurs lents que chez les sujets ayant un enzyme CYP2C19 fonctionnel (métaboliseurs rapides). Le pic plasmatique moyen est augmenté d'environ 60 %. Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole. Genre Après administration d'une dose unique de 40 mg d'ésoméprazole, la moyenne de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques est d'environ 30 % supérieure chez la femme comparativement à l'homme. Aucune différence entre les sexes n'a été observée après administrations répétées quotidiennes d'ésoméprazole. Ces observations n'ont pas de conséquence sur la posologie de l'ésoméprazole. Insuffisance hépatique Le métabolisme de l'ésoméprazole des patients ayant une insuffisance hépatique légère à modérée peut être altéré. Le taux de métabolisation est diminué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère, résultant en un doublement de l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques de l'ésoméprazole. Par conséquent, une dose maximale de 20 mg ne doit pas être dépassée chez les patients ayant une insuffisance hépatique sévère. L'ésoméprazole ou ses principaux métabolites ne montrent pas de tendance à l'accumulation avec une seule prise par jour. Insuffisance rénale Aucune étude n'a été réalisée chez les patients ayant une fonction rénale altérée. Comme le rein est responsable de l'élimination des métabolites de l'ésoméprazole mais pas de l'élimination de la molécule mère, le métabolisme de l'ésoméprazole n'est pas modifié chez les patients avec insuffisance rénale. Personnes âgées Le métabolisme de l’ésoméprazole n’est pas significativement modifié chez le sujet âgé (71-80 ans). Population pédiatrique Adolescents 12 - 18 ans Après administration de doses répétées de 20 mg et 40 mg d'ésoméprazole, l'exposition totale (ASC) et le temps d'atteinte des concentrations plasmatiques maximales (t max) chez les enfants de 12 à 18 ans sont similaires à ceux observés chez les adultes avec les deux doses d'ésoméprazole.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Fréquent| Douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence, nausées /vomissements, polypes de glandes fundiques (bénins) | |
Peu fréquent| Vertiges | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rare| Malaise, augmentation de la sudation | Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigila
Très rare< 1/10 000, fréquence non déterminée (ne peut pas être estimée d’après les données disponibles). | | | | | --- | --- | --- | | Affections hématologiques et du système lymphatique |
Fréquence indéterminée| Lupus érythémateux cutané subaigu (voir rubrique 4.4) | | Affections musculo-squelettiques et systémiques |

Questions fréquentes sur Esomeprazole Viatris 20 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Esomeprazole Viatris 20 mg ?

Les gélules de ESOMEPRAZOLE VIATRIS sont indiquées dans : Adultes : ·**Reflux gastro-œsophagien (RGO)** oTraitement de l'œsophagite érosive par reflux oTraitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien oTraitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO) ·**En association à une antibiothérapie appropriée, éradication de _Helicobacter pylori_** opour cicatrisation de l'ulcère duodénal en cas d'infection par Helicobacter pylori et oprévention de la récidive de l'ulcère gastro-duodénal en cas d'infection par Helicobacter pylori. ·**Patients chez lesquels un traitement anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) doit être poursuivi:** oCicatrisation des ulcères gastriques associés à la prise d'AINS. oPrévention des ulcères gastro-duodénaux associés à la prise d'AINS, chez les patients à risque. ·**Poursuite du traitement après prévention par voie intraveineuse de la récidive hémorragique d'un ulcère gastro-duodénal.** ·**Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison.** Adolescents à partir de l'âge de 12 ans ·**Reflux gastro-œsophagien érosif (RGO)** oTraitement de l'œsophagite érosive par reflux. oTraitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien. oTraitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO). ·**En association à des antibiotiques dans le traitement de l'ulcère duodénal dû à _Helicobacter pylori_.**

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Esomeprazole Viatris 20 mg ?

Posologie _Adultes_ ·_Reflux gastro-œsophagien (RGO) :_ oTraitement de l'œsophagite érosive par reflux 40 mg une fois par jour pendant 4 semaines. Un traitement supplémentaire de 4 semaines est recommandé chez les patients dont l'œsophagite n'est pas cicatrisée ou dont les symptômes persistent. oTraitement d'entretien et prévention des récidives après cicatrisation d'une œsophagite par reflux gastro-œsophagien 20 mg une fois par jour. oTraitement symptomatique du reflux gastro-œsophagien (RGO) 20 mg une fois par jour chez les patients sans œsophagite. Si les symptômes persistent après 4 semaines, des investigations complémentaires peuvent être nécessaires.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Esomeprazole Viatris 20 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse Les données cliniques lors de grossesses exposées à l’ésoméprazole sont insuffisantes. Les données issues d'études épidémiologiques sur un nombre élevé de grossesses exposées à l'oméprazole, mélange racémique, n'ont révélé aucun effet malformatif ni fœtotoxique. Les études chez l'animal avec l'ésoméprazole n'ont révélé aucun effet direct ou indirect malformatif ou fœtotoxique.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Esomeprazole Viatris 20 mg ?

L’ésoméprazole a une influence mineure sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des effets indésirables tels que des étourdissements (peu fréquent) et une vision trouble (rare) ont été rapportés (voir rubrique 4.8).

Source : Effets sur la conduite RCP.

Que faire en cas de surdosage de Esomeprazole Viatris 20 mg ?

A ce jour, l'expérience relative à un surdosage volontaire est très limitée. Les symptômes décrits lors d'une prise de 280 mg sont des symptômes gastro-intestinaux et des signes de fatigue.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Esomeprazole Viatris 20 mg ?

Hypersensibilité à la substance active, aux dérivés benzimidazolés ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. L'ésoméprazole ne doit pas être administré de façon concomitante avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5).

Source : Contre-indications RCP.

Esomeprazole Viatris 20 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Esomeprazole Viatris 20 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste II).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Esomeprazole Viatris 20 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Esomeprazole Viatris 20 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 3,86 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

Explorer plus loin

Aller plus loin sur Esomeprazole Viatris 20 mg

Toutes les présentations (4)

  • flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 28 gélule(s)65%3,863400927366338
  • plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 7 gélule(s)65%1,23400949719013
  • plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 14 gélule(s)65%2,13400949719181
  • plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 28 gélule(s)65%3,863400949719242

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.