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comprimé pelliculé sécable à libération prolongéeSur ordonnanceATC N03AG01⏱ Lecture ~ 22 min

Depakine Chrono 500 mg

Depakine Chrono 500 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Sodium (valproate de), Acide valproïque, présenté sous forme de comprimé pelliculé sécable à libération prolongée pour la voie orale. Remboursé à 65% (6,81 €). Laboratoire sanofi winthrop industrie.

En résumé

D'après la monographie officielle, Depakine Chrono 500 mg est utilisé pour :

  • **Chez l'adulte :** soit en monothérapie, soit en association à un autre traitement antiépileptique : Traitement des épilepsies généralisées: crises cloniques, toniques, tonico-cloniques, absences, crises myocloniques, atoniques, et synd…
  • Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.
  • Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Depakine Chrono 500 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Le valproate est contre-indiqué (voir rubriques 4.3 et 4.4) : ·pendant la grossesse, sauf en l’absence d’alternative…

Allaitement
Éviter

Le valproate est contre-indiqué (voir rubriques 4.3 et 4.4) : ·pendant la grossesse, sauf en l’absence d’alternative…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
Prudence

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur le risque de…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Depakine Chrono 500 mg : sur ou sans ordonnance ?

Depakine Chrono 500 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (prescription réservée aux spécialistes et services neurologie ; prescription réservée aux spécialistes et services pediatrie ; médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement ; liste ii ; pour enfants et adolescents de sexe féminin, femmes susceptibles de procréer et femmes enceintes : prescription initiale annuelle réservée à certains spécialistes ; délivrance ne pouvant se faire qu'après vérification de l'attestation co-signée ; renouvellement non restreint ; pour adolescents de sexe masculin et hommes susceptibles de procréer : prescription initiale réservée à certains spécialistes ; prescription nécessitant la signature annuelle par le médecin et la patiente ou le patient d'une attestation d'information). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Depakine Chrono 500 mg

Prix public indicatif : 6,81, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

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Questions fréquentes sur Depakine Chrono 500 mg

Depakine Chrono 500 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Depakine Chrono 500 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Depakine Chrono 500 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Sodium (valproate de)333 mg
  • Acide valproïque145 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM1987-12-21
Voieorale
CIS61358994

Présentation principale

Conditionnementtube(s) polypropylène de 30 comprimé(s)
Remboursement65%
Prix6,81 €
CIP 133400933018023

Avis HAS (SMR)

SMR ImportantRenouvellement d'inscription (CT)

Le service médical rendu de ces spécialités reste important dans les indications de l’AMM.

Indications

Chez l'adulte : soit en monothérapie, soit en association à un autre traitement antiépileptique : Traitement des épilepsies généralisées: crises cloniques, toniques, tonico-cloniques, absences, crises myocloniques, atoniques, et syndrome de Lennox-Gastaut. Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire. Chez l'enfant : soit en monothérapie, soit en association à un autre traitement antiépileptique : Traitement des épilepsies généralisées: crises cloniques, toniques, tonico-cloniques, absences, crises myocloniques, atoniques, et syndrome de Lennox-Gastaut. Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

Posologie et mode d'administration

Enfants de sexe féminin et femmes en âge de procréer Le traitement par valproate doit être instauré et surveillé par un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l’épilepsie. Le valproate ne doit pas être utilisé chez les enfants de sexe féminin et les femmes en âge de procréer sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux autres traitements. Dans ce cas, le valproate doit être prescrit et dispensé conformément au programme de prévention de la grossesse du valproate (voir rubriques 4.3 et 4.4). Adolescents et hommes en âge de procréer Il est recommandé que le traitement par valproate soit instauré et surveillé par un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l’épilepsie (voir rubriques 4.4 et 4.6). DEPAKINE CHRONO est une formulation à libération prolongée de DEPAKINE qui réduit les pics de concentration plasmatique et assure des concentrations plasmatiques plus régulières dans le nycthémère. Compte tenu du dosage, ce médicament est réservé à l'adulte et l'enfant de plus de 17 kg. Cette forme n'est pas adaptée à l'enfant de moins de 6 ans (risque de fausse-route). Parmi les formes pharmaceutiques orales, les formes sirop, solution buvable et granulés LP sont particulièrement adaptées à l’administration chez les enfants de moins de 11 ans. Posologie La posologie quotidienne initiale est habituellement de 10-15 mg/kg, puis les doses sont augmentées jusqu'à la posologie optimale (voir Mise en route du traitement). La posologie moyenne est de 20 à 30 mg/kg par jour. Cependant, quand le contrôle des crises n'est pas obtenu à cette posologie, la dose peut être augmentée et les patients doivent être étroitement suivis. Chez l'enfant, la posologie usuelle est de 30 mg/kg par jour. Chez l'adulte, la posologie usuelle est de 20 à 30 mg/kg par jour. Chez la personne âgée, la posologie doit être déterminée en fonction du contrôle des crises. La posologie quotidienne doit être établie en fonction de l'âge et du poids corporel ; cependant, la large sensibilité individuelle au valproate doit être prise en compte. Il n'a pas été établi une bonne corrélation entre la dose journalière, les concentrations sériques et l'effet thérapeutique : la posologie doit être déterminée essentiellement en fonction de la réponse clinique. La détermination des taux plasmatiques d'acide valproïque peut être considérée en plus du suivi clinique quand le contrôle des crises n'est pas obtenu ou quand des effets indésirables sont suspectés. La fourchette d'efficacité thérapeutique est habituellement comprise entre 40 et 100 mg/l (300 à 700 micromole/l). Patients atteints d’insuffisance rénale Chez les patients atteints d’insuffisance rénale, il peut s’avérer nécessaire de diminuer la posologie, et chez les patients sous hémodialyse, il pourra être nécessaire de l’augmenter. Le valproate de sodium est dialysable (voir la rubrique 4.9). La posologie doit être modifiée selon la surveillance clinique du patient (voir la rubrique 4.4). Mode d’administration Voie orale. La dose quotidienne est à administrer en 1 ou 2 prises, de préférence au cours des repas. L'administration en une prise unique est possible dans le cas d'épilepsie bien équilibrée. Avaler le comprimé sans l'écraser ni le croquer. Mise en route du traitement Chez les patients pour lesquels un contrôle adapté a été obtenu avec les formes à libération immédiate de DEPAKINE, en cas de substitution par DEPAKINE CHRONO, la dose journalière doit être maintenue. S'il s'agit d'un malade déjà en traitement et recevant d'autres antiépileptiques, introduire progressivement DEPAKINE CHRONO pour atteindre la dose optimale en deux semaines environ, puis réduire éventuellement les thérapeutiques associées en fonction du contrôle obtenu. S'il s'agit d'un malade ne recevant pas d'autres antiépileptiques, l'augmentation de la posologie s'effectue de préférence par paliers successifs tous les 2 ou 3 jours de façon à atteindre la dose optimale en une semaine environ. En cas de nécessité, l'association d'autres antiépileptiques doit être réalisée de manière progressive (voir rubrique 4.5).

Contre-indications

  • Femmes enceintes, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée (voir rubriques 4.4 et 4.6).
  • Femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du programme de prévention de la grossesse sont remplies (voir rubriques 4.4 et 4.6).
  • Antécédent d’hypersensibilité au valproate, au divalproate, au valpromide ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
  • Hépatite aiguë.
  • Hépatite chronique.
  • Antécédent personnel ou familial d’hépatite sévère, notamment médicamenteuse.
  • Porphyrie hépatique.
  • Patient ayant des troubles connus du cycle de l’urée (voir rubrique 4.4).
  • Patient présentant une déficience systémique primaire en carnitine, non corrigée (voir rubrique 4.4 « Patients à risque d’hypocarnitinémie »).
  • Le valproate est contre-indiqué chez les patients souffrant de troubles mitochondriaux connus, causés par des mutations du gène nucléaire codant l’enzyme mitochondriale polymérase gamma (POLG), par exemple le syndrome d’Alpers-Huttenlocher, et chez les enfants de moins de deux ans suspectés d’avoir un trouble lié à la POLG (voir la rubrique 4.4).
  • Association au millepertuis (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

Mises en garde spéciales | Programme de prévention de la grossesse Le valproate est un tératogène puissant entraînant un risque élevé de malformations congénitales et de troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in ut e ro au valproate (voir rubrique 4.6). Le valproate ne doit pas être utilisé chez les enfants de sexe féminin et les femmes en âge de procréer sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux autres traitements. Si aucun autre traitement n’est possible, se conformer au programme de prévention de la grossesse ci-après. DEPAKINE CHRONO est contre-indiqué dans les cas suivants : •Chez les femmes enceintes, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée (voir rubriques 4.3 et 4.6). •Chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du programme de prévention de la grossesse sont remplies (voir rubriques 4.3 et 4.6). Conditions du programme de prévention de la grossesse Le prescripteur doit s’assurer que : •les situations individuelles sont évaluées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement, de discuter des options thérapeutiques et de s’assurer qu’elle a compris les risques et les mesures nécessaires pour réduire ces risques ; •le risque de survenue de grossesse est évalué chez toutes les patientes de sexe féminin ; •la patiente a bien compris et pris conscience des risques de malformations congénitales et de troubles neuro-développementaux, y compris l’ampleur de ces risques pour les enfants exposés in utero au valproate ; •la patiente comprend la nécessité d’effectuer un test de grossesse avant le début du traitement et pendant le traitement, en tant que de besoin ; •la patiente a été conseillée en matière de contraception et est capable de se conformer à la nécessité d’utiliser une contraception efficace (pour plus de détails, voir la sous-rubrique « Contraception » de cet encadré), sans interruption, pendant toute la durée du traitement par valproate ; •la patiente comprend la nécessité qu’un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l’épilepsie réévalue régulièrement (au moins chaque année) le traitement ; •la patiente comprend la nécessité de consulter son médecin dès qu’elle envisage une grossesse afin d’en discuter en temps voulu et de recourir à des options thérapeutiques alternatives avant la conception, et ceci avant d’arrêter la contraception ; •la patiente comprend la nécessité de consulter en urgence son médecin en cas de grossesse ; •la patiente a reçu la brochure d’information patiente ; •la patiente a reconnu avoir compris les risques et précautions nécessaires associés à l’utilisation du valproate (attestation d’information partagée). Ces conditions concernent également les femmes qui ne sont pas sexuellement actives, sauf si le prescripteur considère qu’il existe des raisons incontestables indiquant qu’il n’y a aucun risque de grossesse. Enfants de sexe féminin •Les prescripteurs doivent s’assurer que les parents/soignants des enfants de sexe féminin comprennent la nécessité de contacter le médecin spécialiste aussitôt que les premières menstruations surviennent chez l’enfant de sexe féminin qui utilise du valproate. •Le prescripteur doit s’assurer que les parents/soignants des enfants de sexe féminin ayant leurs premières menstruations, reçoivent une information complète sur les risques de malformations congénitales et de troubles neuro-développementaux, y compris l’ampleur de ces risques, pour les enfants exposés au valproate in utero. •Chez les patientes chez lesquelles les premières menstruations sont apparues, le médecin spécialiste prescripteur doit réévaluer annuellement la nécessité du traitement par valproate et envisager l’ensemble des options thérapeutiques alternatives. Si le valproate est le seul traitement approprié, la nécessité d’utiliser une contraception efficace et toutes les autres conditions du programme de prévention de la grossesse doivent être discutées. Tous les efforts doivent être faits par le médecin spécialiste pour passer à un traitement alternatif chez les enfants de sexe féminin, et cela avant la puberté ou l’âge adulte. Test de grossesse Une grossesse doit être exclue avant l’instauration du traitement par valproate. Le traitement par valproate ne doit pas être instauré chez les femmes en âge de procréer sans l’obtention d’un test de grossesse négatif (test de grossesse plasmatique d’une sensibilité d’au moins 25 m UI/m L), confirmé par un professionnel de santé, afin d’éliminer toute possibilité d’utilisation involontaire du produit pendant la grossesse. Ce test de grossesse doit être répété à intervalles réguliers pendant le traitement. Contraception Les femmes en âge de procréer qui reçoivent du valproate doivent utiliser une contraception efficace, sans interruption et pendant toute la durée du traitement par valproate. Ces patientes doivent recevoir une information complète sur la prévention de la grossesse, ainsi que des conseils en matière de contraception si elles n’utilisent pas de contraception efficace. Au moins une méthode de contraception efficace (de préférence une méthode dont l’efficacité ne dépend pas de l’utilisateur, telle qu’un dispositif intra-utérin ou un implant), ou deux méthodes de contraception complémentaires incluant une méthode barrière, doivent être utilisées. Lors du choix de la méthode de contraception, les situations individuelles doivent être examinées au cas par cas, en impliquant la patiente dans la discussion afin de garantir son engagement et son observance des mesures choisies. L’ensemble des conseils relatifs à une contraception efficace doivent être suivis, même en cas d’aménorrhée. Médicaments contenant des œstrogènes Une utilisation concomitante avec des médicaments contenant des œstrogènes, y compris les contraceptifs hormonaux contenant des œstrogènes, peut potentiellement entr

Interactions médicamenteuses

Associations contre-indiquées + Millepertuis Risque de diminution des concentrations plasmatiques et de l’efficacité de l’anticonvulsivant. Associations déconseillées + Lamotrigine Risque majoré des réactions cutanées graves (Syndrome de Lyell). Par ailleurs, augmentation des concentrations plasmatiques de lamotrigine (diminution de son métabolisme hépatique par le valproate de sodium). Si l’association s’avère nécessaire, surveillance clinique étroite. + Pénems (carbapénèmes) Risque de survenue de crises convulsives, par diminution rapide des concentrations plasmatiques de l’acide valproïque, pouvant devenir indétectables. L’administration d’acide valproïque en association à des carbapénèmes a entraîné une diminution des concentrations plasmatiques d’acide valproïque de l’ordre de 60 à 100 % en environ deux jours. En raison de l’apparition rapide et de l’importance de la diminution des concentrations plasmatiques, l’administration simultanée de carbapénèmes chez des patients stabilisés sous acide valproïque ne pouvant être surveillée doit donc être évitée (voir rubrique 4.4). Associations faisant l’objet de précautions d’emploi + Acetazolamide Augmentation de l’hyperammoniémie, avec risque accru d’encéphalopathie. Surveillance clinique et biologique régulière. + Aztreonam Risque de survenue de crises convulsives, par diminution des concentrations plasmatiques de l’acide valproïque. Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation éventuelle de la posologie de l’anticonvulsivant pendant le traitement par l’anti-infectieux et après son arrêt. + Carbamazépine Augmentation des concentrations plasmatiques du métabolite actif de la carbamazépine avec signes de surdosage. De plus, diminution des concentrations plasmatiques d’acide valproïque par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine. Surveillance clinique, dosages plasmatiques et adaptation des posologies des deux anticonvulsivants. + Clozapine Le traitement concomitant par valproate et clozapine peut augmenter le risque de neutropénie et de myocardite induite par la clozapine. Si l’utilisation concomitante de valproate et de clozapine est nécessaire, une surveillance attentive de ces deux effets est nécessaire. + Felbamate Augmentation des concentrations plasmatiques de l’acide valproïque, avec risque de surdosage. Surveillance clinique, contrôle biologique et adaptation éventuelle de la posologie du valproate pendant le traitement par le felbamate et après son arrêt. + Médicaments contenant des œstrogènes, y compris les contraceptifs hormonaux contenant des œstrogènes Les œstrogènes sont des inducteurs des isoformes de l’UDP-Glucuronosyl Transférase (UGT) impliquées dans la glucuro-conjugaison du valproate et peuvent augmenter sa clairance ; ceci pourrait entraîner une diminution de la concentration sérique du valproate et potentiellement une diminution de son efficacité (voir rubrique 4.4). Envisager une surveillance des concentrations sériques du valproate. A l’inverse, en raison de l’absence d’effet inducteur enzymatique, le valproate ne diminue pas l’efficacité des estroprogestatifs chez les femmes sous contraception hormonale. + Métamizole Le métamizole peut diminuer les concentrations sériques de valproate lorsqu’il est co-administré, ce qui peut entraîner une diminution potentielle de l’efficacité clinique du valproate. Surveillance de la réponse clinique (contrôle des crises ou contrôle de l’humeur) et envisager la surveillance des concentrations sériques de valproate, le cas échéant. + Méthotrexate Certains cas décrivent une diminution significative des taux sériques de valproate après l’administration de méthotrexate, avec survenue de convulsions. Les prescripteurs doivent surveiller la réponse clinique (contrôle des convulsions ou contrôle de l’humeur) et envisager une surveillance appropriée des taux sériques de valproate. + Nimodipine (voie orale et par extrapolation, voie injectable) Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de la nimodipine de 50 %. Par conséquent, la posologie de la nimodipine doit être réduite en cas d’hypotension. + Phénobarbital, et par extrapolation primidone Augmentation de l’hyperammoniémie, avec risque accru d’encéphalopathie. Surveillance clinique et biologique régulière. + Phénytoïne, et par extrapolation fosphénytoïne Augmentation de l’hyperammoniémie, avec risque accru d’encéphalopathie. Surveillance clinique et biologique régulière. + Propofol Possible augmentation des concentrations sanguines de propofol. Une réduction de la dose de propofol est à envisager en cas d’association avec le valproate. + Rifampicine Risque de survenue de crises convulsives, par augmentation du métabolisme hépatique du valproate par la rifampicine. Surveillance clinique et biologique et adaptation éventuelle de la posologie de l’anticonvulsivant pendant le traitement par rifampicine et après son arrêt. + Rufinamide Possible augmentation des concentrations de rufinamide, notamment chez l’enfant de moins de 30 kg. Chez l’enfant de moins de 30 kg : ne pas dépasser la dose totale de 600 mg/j après la période de titration. + Topiramate Augmentation de l’hyperammoniémie, avec risque accru d’encéphalopathie. Surveillance clinique et biologique régulière. + Zidovudine Risque d’augmentation des effets indésirables, notamment hématologiques, de la zidovudine par diminution de son métabolisme par l’acide valproïque. Surveillance clinique et biologique régulière. Un hémogramme à la recherche d’une anémie devrait être réalisé au cours des deux premiers mois de l’association. + Zonisamide Augmentation de l’hyperammoniémie, avec risque accru d’encéphalopathie. Surveillance clinique et biologique régulière. Autres formes d’interactions + Lithium DEPAKINE CHRONO n’a pas d’effet sur la lithémie. + Risque d’atteintes hépatiques L’utilisation concomitante de dérivés salicylés doit être évitée chez les enfants de moins de 3 ans en raison du risque de toxicité hépatique

Grossesse et allaitement

Le valproate est contre-indiqué (voir rubriques 4.3 et 4.4) :

  • pendant la grossesse, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée ;
  • chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du programme de prévention de la grossesse sont remplies. Utilisation chez les adolescents et hommes en âge de procréer : voir rubrique 4.4 « mise en garde » et le paragraphe « Adolescents et hommes en âge de procréer » ci-après. Grossesse et femmes en âge de procréer Tératogénicité et effets neuro-développementaux suite à une exposition in utero Chez les femmes, l’utilisation du valproate, qu’il soit en monothérapie ou en polythérapie avec d’autres antiépileptiques, est fréquemment associée à des issues de grossesses anormales. Les données disponibles montrent un risque accru de malformations congénitales majeures et de troubles neuro-développementaux, à la fois en monothérapie et en polythérapie avec le valproate, par rapport à la population non exposée au valproate. Il a été montré que le valproate traverse la barrière placentaire chez l’animal et chez l’Homme (voir rubrique 5.2). Chez l’animal, des effets tératogènes ont été démontrés chez la souris, le rat et le lapin (voir rubrique 5.3). Dans les études précliniques, une diminution dose-dépendante du poids fœtal a été démontrée chez les animaux exposés au valproate in utero en comparaison aux animaux non exposés (voir rubrique 5.3).
  • Malformations congénitales suite à une exposition in utero Une méta-analyse (incluant des registres et des études de cohortes) a montré qu’environ 11 % des enfants nés de mères épileptiques traitées par le valproate en monothérapie pendant leur grossesse avaient des malformations congénitales majeures. Ceci est supérieur au risque de malformations majeures rencontré dans la population générale, (environ 2 - 3 %). Le risque de malformations congénitales majeures chez les enfants exposés in utero à une polythérapie d’antiépileptiques incluant le valproate est plus élevé que celui lié à une polythérapie d’antiépileptiques sans le valproate. Ce risque est dose-dépendant lors d’une monothérapie avec le valproate et les données disponibles suggèrent qu’il est dose-dépendant lors d’une polythérapie avec le valproate. Cependant, aucune dose seuil excluant ce risque n’a pu être déterminée. Les données disponibles montrent une incidence accrue de malformations mineures et majeures. Les malformations le plus souvent rencontrées incluent des anomalies de fermeture du tube neural (de l’ordre de 2 à 3 %), des dysmorphies faciales, des fentes labiales et fentes palatines, des craniosténoses, des malformations cardiaques, rénales et uro-génitales (notamment hypospadias), des malformations des membres (notamment aplasie bilatérale du radius) et des syndromes polymalformatifs touchant diverses parties du corps. L’exposition in utero au valproate peut également entraîner un déficit auditif ou une surdité due aux malformations de l’oreille et/ou du nez (effet secondaire) et/ou à la toxicité directe sur la fonction auditive. Les cas décrivent une surdité ou un déficit auditif unilatéral€ et bilaté€(e). Les évolutions n’ont pas été rapportées pour tous les cas. Lorsque les évolutions sont rapportées, il n’y pas eu de rétablissement dans la majorité des cas. L’exposition in utero au valproate peut entraîner des malformations oculaires (notamment des colobomes et une microphtalmie), qui ont été rapportées conjointement à d’autres malformations congénitales. Ces malformations oculaires peuvent affecter la capacité visuelle.
  • Troubles neuro-développementaux suite à une exposition in utero Les études mettent en évidence que le valproate entraîne un risque accru des troubles neuro-développementaux chez les enfants exposés in utero. Le risque de troubles neuro- développementaux (y compris l'autisme) semble dose-dépendant lorsque le valproate est utilisé en monothérapie mais les données disponibles ne permettent pas de déterminer une dose excluant ce risque. Lorsque le valproate est administré en polythérapie avec d'autres médicaments antiépileptiques pendant la grossesse, les risques de troubles neuro-développementaux chez l’enfant ont également été significativement augmentés par rapport à ceux de la population générale ou ceux nés de mères épileptiques non traitées. La période à risque de ces effets est incertaine et la possibilité d'un risque pendant toute la grossesse ne peut être exclue. Lorsque le valproate est administré en monothérapie, les études menées chez des enfants d'âge préscolaire exposés in utero au valproate montrent que jusqu'à 30 à 40 % d'entre eux présentent des retards de développement dans la petite enfance, tels que des retards dans l’acquisition de la parole et de la marche, des capacités intellectuelles diminuées, des capacités verbales (parole et compréhension) diminuées ainsi que des troubles de la mémoire. Le quotient intellectuel (QI) mesuré chez des enfants d'âge scolaire (6 ans) exposés in utero au valproate est en moyenne de 7 à 10 points inférieur à celui des enfants exposés à d'autres antiépileptiques. Bien que le rôle des facteurs confondants ne puisse être exclu, il est prouvé que cette diminution de QI observée chez les enfants exposés in utero est indépendante du QI maternel. Les données sur l’évolution de ces troubles à long terme sont limitées. Les données disponibles provenant d’une étude basée sur la population montrent que les enfants exposés in utero au valproate ont un risque accru de présenter des troubles du spectre de l’autisme (environ 3 fois plus fréquent) et d'autisme infantile (environ 5 fois plus fréquent), par rapport à la population non exposée dans l'étude. Des données disponibles provenant d’une autre étude basée sur la population montrent que les enfants exposés in utero au valproate ont un risque accru de développer le trouble du déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) (environ 1,5 fois plus fréquent), par rapport à la population

Effets indésirables

Classification des fréquences attendues : Très fréquent (≥ 10 %) ; Fréquent (≥ 1 % - < 10 %) ; Peu fréquent (≥ 0,1 % - < 1 %) ; Rare (≥ 0,01 % - < 0,1 %) ; Très rare (< 0,01 %) ; Indéterminée (ne peut être estimée d’après les données disponibles). Affections congénitales, familiales et génétiques

  • Malformations congénitales, troubles neuro-développementaux (voir rubriques 4.4 et 4.6). Affections hématologiques et du système lymphatique
  • Fréquent : anémie, thrombopénie.
  • Des cas de thrombopénie dose-dépendante, généralement de découverte systématique et sans retentissement clinique, ont été décrits.
  • En cas de thrombopénie asymptomatique, si le taux de plaquettes et si le contrôle de la maladie le permettent, la seule diminution de posologie de ce médicament permet le plus souvent la régression de cette thrombopénie.
  • Peu fréquent : leucopénie, pancytopénie.
  • Rare : aplasie médullaire globale ou aplasie pure de la lignée rouge, agranulocytose, anémie macrocytaire, macrocytose. Investigations
  • Fréquent : prises de poids*.
  • Rare : diminution d’au moins un facteur de coagulation, tests de coagulation anormaux (tel que allongement du temps de prothrombine, allongement du temps de céphaline activée, allongement du temps de thrombine, augmentation de l’INR) (voir rubriques 4.4 et 4.6), déficit en vitamine B8 (biotine)/déficit en biotinidase.
  • Fréquence indéterminée : anomalie acquise de Pelger-Huët**. *Les prises de poids étant un facteur de risque de survenue du syndrome des ovaires polykystiques, le poids des patientes doit faire l’objet d’une surveillance attentive (voir rubrique 4.4). **Une anomalie acquise de Pelger-Huët a été rapportée, avec et sans syndrome myélodysplasique. Affections du système nerveux
  • Très fréquent : tremblements
  • Fréquent : troubles extrapyramidaux**, stupeur*, sédation, convulsion*, troubles de la mémoire, céphalées, nystagmus, sensations nauséeuses ou vertigineuses
  • Peu fréquent : coma*, encéphalopathie*, léthargie*, syndromes parkinsoniens réversibles**, ataxie, paresthésie
  • Rare : diplopie, troubles cognitifs d’installation insidieuse et progressive (pouvant réaliser un tableau complet de syndrome démentiel) réversibles quelques semaines à quelques mois après l’arrêt du traitement** *Des cas d'états stuporeux ou de léthargie aboutissant parfois à un coma transitoire (encéphalopathie) sous valproate, ont été observés, régressant à l'arrêt du traitement ou à la diminution des doses. Ces états surviennent le plus souvent lors de polythérapies (phénobarbital ou topiramate en particulier) ou d'augmentation brusque des doses de valproate. **Ces symptômes peuvent être associés à une imagerie d’atrophie cérébrale. Affections de l’oreille et du labyrinthe
  • Fréquent : pertes d’audition. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
  • Peu fréquent : épanchement pleural (éosinophilique). Affections gastro-intestinales
  • Très fréquent : nausées.
  • Fréquent : vomissements, troubles gingivaux (principalement hyperplasie gingivale), stomatite, douleurs épigastriques, diarrhées qui peuvent survenir chez certains patients en début de traitement, mais qui cèdent en général au bout de quelques jours sans interruption du traitement.
  • Peu fréquent : pancréatite dont l’évolution peut être fatale et qui nécessite un arrêt précoce du traitement (voir rubrique 4.4). Affections du rein et des voies urinaires
  • Fréquent : incontinence urinaire.
  • Peu fréquent : insuffisance rénale.
  • Rare : énurésie, néphrite tubulo-interstitielle, syndrome de Fanconi. Affections de la peau et du tissu sous-cutané
  • Fréquent : chute des cheveux passagère et/ou dose-dépendante, troubles de l’ongle et du lit de l’ongle.
  • Peu fréquent : angioœdème, réactions cutanées, troubles capillaires (tels que texture anormale des cheveux, changements de la couleur des cheveux, pousse anormale des cheveux).
  • Rare : syndrome de Lyell, syndrome de Stevens-Johnson, érythème polymorphe, syndrome DRESS (Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptoms) ou syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse.
  • Fréquence indéterminée : hyperpigmentation. Affections endocriniennes
  • Peu fréquent : syndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique (SIADH), hyperandrogénie (hirsutisme, virilisme, acné, alopécie de type androgénique, et/ou augmentation du taux d’hormones androgènes).
  • Rare : hypothyroïdie (voir rubrique 4.6). Troubles du métabolisme et de la nutrition
  • Fréquent : hyponatrémie.
  • Rare : hyperammoniémie* (voir rubrique 4.4), obésité. *Une hyperammoniémie isolée et modérée sans modification des tests biologiques hépatiques peut être observée, surtout en cas de polythérapie, et ne doit pas faire interrompre le traitement. Toutefois, des cas d'hyperammoniémie avec symptômes neurologiques (pouvant aller jusqu'au coma) ont aussi été rapportés, nécessitant alors des investigations complémentaires (voir les rubriques 4.3 et 4.4 : « Troubles du cycle de l’urée et risque d’hyperammoniémie et Patients à risque d’hypocarnitinémie »).
  • Fréquence indéterminée : hypocarnitinémie (voir rubriques 4.3 et 4.4). Tumeurs bénignes, malignes, et non précisées (incl. kystes et polypes)
  • Rare : syndrome myélodysplasique. Affections vasculaires
  • Fréquent : hémorragie (voir rubriques 4.4 et 4.8).
  • Peu fréquent : vascularite cutanée, essentiellement vascularite leucocytoclasique. Troubles généraux et anomalies au site d’administration
  • Peu fréquent : hypothermie, œdème périphérique non sévère. Affections hépatobiliaires
  • Fréquent : hépatopathies (voir rubrique 4.4). Affections des organes de reproduction et du sein
  • Fréquent : irrégularités menstruelles.
  • Peu fréquent : aménorrhées.
  • Rare : troubles de la fertilité masculine, (voir rubrique 4.6), ovaires polykystiques. Affections musculo-squelettiques et systémiques
  • Peu fréquent : diminution de la densité minérale osseuse, ostéopénie, ostéoporose et fractures chez des patients traités au long cours par DEPAKINE CHRONO. Le mode d’action de DEPAKINE CHRONO sur le mé

En cas de surdosage

Le tableau de l'intoxication aiguë massive comporte habituellement un coma calme, plus ou moins profond, avec hypotonie musculaire, hyporéflexie, myosis, diminution de l'autonomie respiratoire, acidose métabolique, hypotension et collapsus/choc cardio-vasculaire. Quelques cas d'hypertension intracrânienne liée à un œdème cérébral ont été décrits. Les mesures à entreprendre en milieu hospitalier sont : évacuation gastrique si indiquée, maintien d'une diurèse efficace, surveillance cardiorespiratoire. Dans les cas très graves, on pratiquera éventuellement une épuration extra- rénale. Le pronostic de ces intoxications est généralement favorable, cependant quelques décès ont été rapportés. La présence de sodium dans les formulations contenant du valproate peut entraîner une hypernatrémie en cas de surdosage. Traitement En cas de surdosage en valproate entraînant une hyperammoniémie, de la carnitine peut être administrée par voie IV pour tenter de normaliser les taux d’ammonium. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Demi-vie d'élimination
15 à 17 heures

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : ANTIEPILEPTIQUE, code ATC : N03AG01. Le valproate exerce ses effets pharmacologiques essentiellement au niveau du système nerveux central. Ces propriétés anticonvulsivantes s'exercent contre des types très variés de crises convulsives chez l'animal et d'épilepsies chez l'homme. Les études expérimentales et cliniques du valproate suggèrent deux types d'action anticonvulsivantes. Le premier est un effet pharmacologique direct en relation avec les concentrations en valproate du plasma et du cerveau. Le second est apparemment indirect et vraisemblablement en relation avec des métabolites du valproate persistant dans le cerveau ou avec des modifications des neurotransmetteurs ou avec des effets membranaires directs. L'hypothèse la plus généralement admise est l'hypothèse de l'acide gamma-aminobutyrique (GABA) dont le taux augmente après administration de valproate. Le valproate diminue la durée des phases intermédiaires de sommeil avec une augmentation concomitante de sommeil lent.

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Les différentes études pharmacocinétiques effectuées pour le valproate, ont montré que : La biodisponibilité sanguine du valproate après administration orale est proche de 100 %. Le volume de distribution est limité essentiellement au sang et aux liquides extra-cellulaires à échange rapide. Le valproate diffuse dans le L.C.R. et dans le cerveau. Passage de la barrière placentaire (voir rubrique 4.6) : Le valproate traverse la barrière placentaire chez l’animal et chez l’Homme :

  • chez l’animal, le valproate traverse le placenta, de manière similaire à l’Homme,
  • chez l’Homme, plusieurs publications ont évalué la concentration du valproate dans le cordon ombilical des nouveau-nés à l’accouchement. La concentration sérique du valproate dans le cordon ombilical, représentant la concentration sérique du valproate chez les fœtus, était similaire ou légèrement supérieure à celle des mères. La demi-vie est de 15 à 17 heures. L'efficacité thérapeutique nécessite habituellement une concentration sérique minimale de 40 - 50 mg/l, avec une large fourchette comprise entre 40 et 100 mg/l. Si des taux plasmatiques supérieurs s'avèrent nécessaires, les bénéfices attendus doivent être pesés par rapport au risque de survenue d'effets indésirables en particulier dose-dépendants. Toutefois, des taux se maintenant au-delà de 150 mg/l nécessitent une réduction de la posologie. La concentration plasmatique d'équilibre est atteinte en 3 à 4 jours. La fixation protéique du valproate est très importante. Elle est dose-dépendante et saturable. La voie majeure du métabolisme du valproate est la glucuro-conjugaison (environ 40%), principalement via l’UGT1A6, l’UGT1A9 et l’UGT2B7. L'excrétion du valproate est essentiellement urinaire après métabolisation par glucuro-conjugaison et bêta-oxydation. La molécule de valproate est dialysable, mais l'hémodialyse ne touche que la fraction libre de valproate sanguin (environ 10 %). Le valproate n'est pas inducteur des enzymes impliquées dans le système métabolique du cytochrome P450 contrairement à la plupart des autres antiépileptiques, il n'accélère pas de ce fait sa propre dégradation, ni celle d'autres substances telles que les œstroprogestatifs et les antivitamines K. Comparativement à la forme gastrorésistante de valproate, la forme à libération prolongée se caractérise, à dose équivalente par :
  • une disparition du temps de latence à l’absorption;
  • une absorption prolongée;
  • une biodisponibilité identique;
  • des concentrations maximales (Cmax) plasmatiques totales et libres moins élevées (Cmax abaissées de 25 % environ mais relativement stables en plateau, entre la 4ème et la 14ème heure); cet écrêtement des pics permet d'obtenir des concentrations d'acide valproïque plus régulières et réparties de façon plus homogène dans le nycthémère: après administration biquotidienne d'une même dose, l'amplitude des fluctuations plasmatiques est réduite de moitié ;
  • une corrélation entre la dose et la concentration plasmatique (totale et libre) plus linéaire. Population pédiatrique A partir de l'âge de 10 ans, les enfants et les adolescents ont des clairances de valproate similaires à celles rapportées chez les adultes. Chez les patients pédiatriques de moins de 10 ans, la clairance systémique du valproate varie avec l'âge. Chez les nouveau-nés et les nourrissons jusqu'à l'âge de 2 mois, la clairance du valproate est diminuée par rapport à celle des adultes et elle est la plus faible immédiatement après la naissance. Dans une revue de la littérature scientifique, la demi-vie du valproate chez les nourrissons de moins de deux mois a montré une variabilité considérable allant de 1 à 67 heures. Chez les enfants âgés de 2 à 10 ans, la clairance du valproate est 50 % plus élevée que chez les adultes.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Très fréquenttremblements ·
Fréquentanémie, thrombopénie. ·Des cas de thrombopénie dose-dépendante, généralement de découverte systématique et sans retentissement clinique, ont été décrits. ·En cas de thrombopénie asymptomatique, si le taux de plaquettes et si le contrôle de la maladie le permettent, la seule diminution de posologie de ce médicament permet le plus souvent la régression de cette thrombopénie. ·
Peu fréquentsyndrome de sécrétion inappropriée de l'hormone anti-diurétique (SIADH), hyperandrogénie (hirsutisme, virilisme, acné, alopécie de type androgénique, et/ou augmentation du taux d’hormones androgènes). ·
Rarediplopie, troubles cognitifs d’installation insidieuse et progressive (pouvant réaliser un tableau complet de syndrome démentiel) réversibles quelques semaines à quelques mois après l’arrêt du traitement\*\* \*Des cas d'états stuporeux ou de léthargie aboutissant parfois à un coma transitoire (encéphalopathie) sous valproate, ont été observés, régressant à l'arrêt du traitement ou à la diminution des doses. Ces états surviennent le plus souvent lors de polythérapies (phénobarbital ou topiramate
Fréquence indéterminéeanomalie acquise de Pelger-Huët\*\*. \*Les prises de poids étant un facteur de risque de survenue du syndrome des ovaires polykystiques, le poids des patientes doit faire l’objet d’une surveillance attentive (voir rubrique 4.4). \*\*Une anomalie acquise de Pelger-Huët a été rapportée, avec et sans syndrome myélodysplasique. Affections du système nerveux ·

Questions fréquentes sur Depakine Chrono 500 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Depakine Chrono 500 mg ?

**Chez l'adulte :** soit en monothérapie, soit en association à un autre traitement antiépileptique : Traitement des épilepsies généralisées: crises cloniques, toniques, tonico-cloniques, absences, crises myocloniques, atoniques, et syndrome de Lennox-Gastaut. Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire. **Chez l'enfant** : soit en monothérapie, soit en association à un autre traitement antiépileptique : Traitement des épilepsies généralisées: crises cloniques, toniques, tonico-cloniques, absences, crises myocloniques, atoniques, et syndrome de Lennox-Gastaut. Traitement des épilepsies partielles: crises partielles avec ou sans généralisation secondaire.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Depakine Chrono 500 mg ?

Enfants de sexe féminin et femmes en âge de procréer Le traitement par valproate doit être instauré et surveillé par un médecin spécialiste expérimenté dans la prise en charge de l’épilepsie. Le valproate ne doit pas être utilisé chez les enfants de sexe féminin et les femmes en âge de procréer sauf en cas d’inefficacité ou d’intolérance aux autres traitements. Dans ce cas, le valproate doit être prescrit et dispensé conformément au programme de prévention de la grossesse du valproate (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Depakine Chrono 500 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Le valproate est contre-indiqué (voir rubriques 4.3 et 4.4) : ·pendant la grossesse, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée ; ·chez les femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du programme de prévention de la grossesse sont remplies. Utilisation chez les adolescents et hommes en âge de procréer : voir rubrique 4.4 « mise en garde » et le paragraphe « Adolescents et hommes en âge de procréer » ci-après. Grossesse et femmes en âge de procréer Tératogénicité et effets neuro-développementaux suite à une exposition in utero Chez les femmes, l’utilisation du valproate, qu’il soit en monothérapie ou en polythérapie avec d’autres antiépileptiques, est fréquemment associée à des issues de grossesses anormales.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Depakine Chrono 500 mg ?

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur le risque de somnolence, particulièrement en cas de polythérapie anticonvulsivante ou d'association à d'autres médicaments pouvant majorer la somnolence.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Que faire en cas de surdosage de Depakine Chrono 500 mg ?

Le tableau de l'intoxication aiguë massive comporte habituellement un coma calme, plus ou moins profond, avec hypotonie musculaire, hyporéflexie, myosis, diminution de l'autonomie respiratoire, acidose métabolique, hypotension et collapsus/choc cardio-vasculaire. Quelques cas d'hypertension intracrânienne liée à un œdème cérébral ont été décrits.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Depakine Chrono 500 mg ?

·Femmes enceintes, sauf en l’absence d’alternative thérapeutique appropriée (voir rubriques 4.4 et 4.6). ·Femmes en âge de procréer, sauf si toutes les conditions du programme de prévention de la grossesse sont remplies (voir rubriques 4.4 et 4.6). ·Antécédent d’hypersensibilité au valproate, au divalproate, au valpromide ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. ·Hépatite aiguë. ·Hépatite chronique. ·Antécédent personnel ou familial d’hépatite sévère, notamment médicamenteuse. ·Porphyrie hépatique. ·Patient ayant des troubles connus du cycle de l’urée (voir rubrique 4.4). ·Patient présentant une déficience systémique primaire en carnitine, non corrigée (voir rubrique 4.4 « Patients à risque d’hypocarnitinémie »). ·Le valproate est contre-indiqué chez les patients souffrant de troubles mitochondriaux connus, causés par des mutations du gène nucléaire codant l’enzyme mitochondriale polymérase gamma (POLG), par exemple le syndrome d’Alpers-Huttenlocher, et chez les enfants de moins de deux ans suspectés d’avoir un trouble lié à la POLG (voir la rubrique 4.4). ·Association au millepertuis (voir rubrique 4.5).

Source : Contre-indications RCP.

Depakine Chrono 500 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Depakine Chrono 500 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (prescription réservée aux spécialistes et services NEUROLOGIE ; prescription réservée aux spécialistes et services PEDIATRIE ; médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement ; liste II ; pour enfants et adolescents de sexe féminin, femmes susceptibles de procréer et femmes enceintes : prescription initiale annuelle réservée à certains spécialistes ; délivrance ne pouvant se faire qu'après vérification de l'attestation co-signée ; renouvellement non restreint ; pour adolescents de sexe masculin et hommes susceptibles de procréer : prescription initiale réservée à certains spécialistes ; prescription nécessitant la signature annuelle par le médecin et la patiente ou le patient d'une attestation d'information).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Depakine Chrono 500 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Depakine Chrono 500 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 6,81 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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  • tube(s) polypropylène de 30 comprimé(s)65%6,813400933018023
  • plaquette(s) thermoformée(s) aluminium PVC-Aluminium de 100 comprimé(s)3400958489471

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.