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comprimé sécableSur ordonnanceATC C07AA07⏱ Lecture ~ 15 min

Sotalol Biogaran 80 mg

Sotalol Biogaran 80 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Chlorhydrate de sotalol, présenté sous forme de comprimé sécable pour la voie orale. Remboursé à 65% (2,22 €). Laboratoire biogaran.

En résumé

D'après la monographie officielle, Sotalol Biogaran 80 mg est utilisé pour :

  • Prévention des récidives des : ·tachycardies ventriculaires menaçant le pronostic vital : le traitement doit être instauré en milieu hospitalier sous monitorage ; ·tachycardies ventriculaires documentées symptomatiques et invalidantes en…

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Sotalol Biogaran 80 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Grossesse Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène. Il a été montré que le sotalol traversait le…

Allaitement
Éviter

Grossesse Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène. Il a été montré que le sotalol traversait le…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
Prudence

Sans objet.

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Sotalol Biogaran 80 mg : sur ou sans ordonnance ?

Sotalol Biogaran 80 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Sotalol Biogaran 80 mg

Prix public indicatif : 2,22, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

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Questions fréquentes sur Sotalol Biogaran 80 mg

Sotalol Biogaran 80 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Sotalol Biogaran 80 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Sotalol Biogaran 80 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Chlorhydrate de sotalol80 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2001-10-10
Voieorale
CIS61678318

Présentation principale

Conditionnementplaquette(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
Remboursement65%
Prix2,22 €
CIP 133400935794147

Indications

Prévention des récidives des :

  • tachycardies ventriculaires menaçant le pronostic vital : le traitement doit être instauré en milieu hospitalier sous monitorage ;
  • tachycardies ventriculaires documentées symptomatiques et invalidantes en l'absence d'insuffisance cardiaque non contrôlée ;
  • tachycardies supra-ventriculaires documentées en l'absence d'insuffisance cardiaque non contrôlée lorsque la nécessité d'un traitement est établie.

Posologie et mode d'administration

Posologie L'initiation du traitement ou le changement de posologie se feront après une évaluation médicale appropriée incluant contrôle ECG avec mesure du QT corrigé ainsi que le dosage de la kaliémie, évaluation de la fonction rénale en tenant compte des traitements associés (voir rubrique 4.5). Comme avec les autres agents antiarythmiques, il est recommandé que le traitement par le sotalol soit initié et les doses augmentées sous surveillance ECG, car les effets pro-arythmiques peuvent survenir non seulement à l'initiation du traitement mais également à chaque changement de posologie. Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de sotalol chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Mode d’administration La dose initiale sera de 80 mg en 1 ou 2 prises. La posologie doit être adaptée avec un intervalle de 2 ou 3 jours entre chaque augmentation afin d'obtenir l'état d'équilibre et permettre la surveillance de l'intervalle QT. La plupart des patients répondent à une posologie comprise entre 160 et 320 mg en 2 prises par jour. Chez certains patients ayant des troubles du rythme menaçant le pronostic vital, la posologie pourra être portée à 480 mg voire 640 mg. Pour ces patients, le rapport bénéfice/risque sera évalué. Chez l'insuffisant rénal, la posologie sera ajustée en fonction de la clairance de la créatinine, le sotalol étant excrété principalement par le rein.

Clairance de la créatinine (ml/min)Posologie recommandée
> 60dose usuelle
------
30 - 60demi-dose
------
10 - 30quart de dose
------
< 10éviter le traitement
------

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Formule de Cockcroft et Gault :

  • Homme : (140 - âge) x poids (kg) / 72 x créatinine (mg/dl)
  • Femme : idem x 0,85 Si la créatinine est exprimée en µmol/l, diviser sa valeur par 88,4 (1 mg/dl = 88,4 µmol/l). Chez l'insuffisant hépatique, aucun ajustement posologique n'est nécessaire.

Contre-indications

Ce médicament EST CONTRE-INDIQUE dans les situations suivantes :

  • hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
  • syndromes du QT long, congénitaux ou acquis ;
  • torsades de pointes ;
  • asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives ;
  • insuffisance cardiaque non contrôlée ;
  • choc cardiogénique ;
  • blocs auriculo-ventriculaires des 2ème et 3ème degrés non appareillés ;
  • angor de Prinzmetal ;
  • maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire) non appareillée ;
  • bradycardie (< 45 – 50 battements/minute) ;
  • phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques ;
  • phéochromocytome non traité ;
  • hypotension artérielle (exceptée celle due aux troubles du rythme) ;
  • anesthésie entraînant une dépression myocardique ;
  • insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min) ;
  • acidose métabolique ;
  • association avec l’un des médicaments suivants donnant des torsades de pointes : oantiarythmiques de classe Ia (hydroquinidine, quinidine, disopyramide) ; oantiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone) ; oinhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, escitalopram ; oet autres médicaments tels que : dompéridone, érythromycine IV, hydroxyzine, méquitazine, moxifloxacine, pipéraquine, spiramycine, torémifène, vandétanib, vincamine IV (voir rubrique 4.5)

Mises en garde et précautions

Mises en garde Ce médicament EST GENERALEMENT DECONSEILLE dans les situations suivantes :

  • en association avec : ocertains neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes : phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, pipotiazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol, pipampérone), autres neuroleptiques (flupentixol, fluphénazine, pimozide, zuclopenthixol), oles antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes : chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine, ocertains antagonistes des canaux calciques : diltiazem, vérapamil, ole fingolimod, ol’hydroxychloroquine, ola méthadone, ol’arsénieux, ole crizotinib, ole délamanid, ol’association sulfaméthoxazole/triméthoprime (voir rubrique 4.5).
  • au cours de l'allaitement.
Ne jamais interrompre brutalement le traitement chez les angineux : l'arrêt brusque peut entraîner des troubles du rythme graves, un infarctus du myocarde ou une mort subite.

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L'effet indésirable le plus sérieux des médicaments antiarythmiques est l'aggravation des arythmies préexistantes ou le déclenchement de nouveaux troubles du rythme. Les produits qui allongent l'intervalle QT, dont le sotalol, peuvent provoquer des torsades de pointes. Les facteurs favorisant cet effet ont été identifiés :

  • intervalle QT spontanément long (> 450 ms) avant le traitement ;
  • bradycardies (< 60 battements par minute) ;
  • hypokaliémie ou hypomagnésémie, (notamment sous diurétiques proximaux) ;
  • taux sériques élevés de sotalol, soit par surdosage, soit par accumulation au cours d'une insuffisance rénale ;
  • associations à d'autres produits favorisant des torsades de pointes (voir rubriques 4.3 et 4.5) ;
  • troubles graves du rythme ventriculaire. Les femmes paraissent avoir un risque accru de survenue de torsades de pointes. Les torsades de pointes sont dose-dépendantes et de ce fait surviennent le plus souvent lors de l'initiation du traitement ou lors d'une augmentation de la posologie. Elles peuvent être symptomatiques (syncopes), elles peuvent régresser spontanément, plus rarement dégénérer en fibrillation ventriculaire. Dans les essais cliniques, chez des patients ayant des troubles du rythme ventriculaire comportant un risque vital (tachycardies ventriculaires soutenues ou fibrillations ventriculaires), l'incidence des pro-arythmies sévères (torsades de pointes ou nouvelles tachycardies ventriculaires ou fibrillations ventriculaires) fut inférieur à 2 % à des doses ≤ à 320 mg. L'incidence a plus que doublé pour des posologies plus élevées.
Dose journalière (mg)Incidence des pro-arythmies sévères (torsades de pointe)Nombre de patients (n)
1 - 800 %(0/72)
81 - 1600.5 %(4/838)
161 - 3201.8 %(17/960)
321 - 4804.5 %(21/471)
481 - 6404.6 %(15/327)
> 6406.8 %(7/103)

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Les patients qui présentent le risque le plus marqué de développer des effets pro-arythmiques graves sous sotalol (7 %) sont ceux qui ont une tachycardie ventriculaire soutenue et une insuffisance cardiaque. Une initiation du traitement à 80 mg et une adaptation posologique progressive permettent de réduire le risque de survenue d'effets pro-arythmiques. Un allongement de QTc supérieur à 450 ms nécessite une surveillance étroite et une réévaluation du rapport bénéfice/risque. Précautions d'emploi Arrêt du traitement Une hypersensibilité aux catécholamines est observée chez les patients ayant arrêté les bêta-bloquants. Des cas occasionnels d’exacerbations d’angor, d’arythmie et quelques cas d’infarctus du myocarde ont été rapportés après l’interruption brutale du traitement par un bêta-bloquant. Il est donc prudent de surveiller attentivement l’arrêt du traitement, en particulier chez les patients présentant une cardiopathie ischémique. Si possible, le dosage doit être diminué progressivement sur une période de 1 à 2 semaines. L’arrêt brutal chez des patients présentant une arythmie peut démasquer une insuffisance coronaire latente. Bradycardie Si la fréquence s'abaisse au-dessous de 50 – 55 pulsations par minute au repos et que le patient présente des symptômes liés à la bradycardie, la posologie doit être diminuée. La bradycardie majore le risque de survenue de torsades de pointes. Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré Etant donné son effet dromotrope négatif, le sotalol doit être administré avec prudence aux patients présentant un bloc auriculo-ventriculaire du premier degré. Insuffisance cardiaque Des précautions lors de l'initiation et de l'ajustement posologique avec le sotalol chez les patients avec dysfonction ventriculaire gauche contrôlés par un traitement (tel que inhibiteur de l'enzyme de conversion, diurétique, digitalique etc.) doivent être prises. Le sotalol du fait de ses propriétés bêta-bloquantes peut diminuer la contractilité myocardique et entraîner une décompensation brutale de l'insuffisance cardiaque sévère. Infarctus du myocarde récent Chez les patients en post-infarctus, avec dysfonction ventriculaire gauche, le bénéfice/risque d'un traitement par le sotalol doit être évalué. Si ce traitement s'avère nécessaire, l'initiation ainsi que l'adaptation posologique doivent être étroitement suivies. Le sotalol devra être évité chez les patients ayant une fraction d'éjection ≤ 40 % sans arythmie ventriculaire grave. Perturbations électrolytiques Le sotalol ne devra pas être utilisé chez les patients présentant une hypokaliémie ou une hypomagnésémie avant correction préalable du déséquilibre. L'équilibre électrolytique et acido-basique sera particulièrement suivi chez les patients en cas de diarrhée sévère ou prolongée ou chez les sujets recevant un traitement hypokaliémiant ou hypomagnésémiant. Réactions allergiques Chez les patients susceptibles de faire une réaction anaphylactique sévère, quelle qu'en soit l'origine, en particulier avec des produits de contraste iodés ou en cours de traite

Interactions médicamenteuses

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C’est le cas notamment des antiarythmiques de la classe Ia, des bêta-bloquants, de certains antiarythmiques de la classe III, de certains antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques etc. De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques. L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l’ECG. L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol etc.) est contre-indiquée. L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d’effets indésirables cardiaques. L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l’ECG. La torsade de pointes, trouble du rythme cardiaque grave, peut être provoquée par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L’hypokaliémie est un facteur favorisant, de même que la bradycardie ou un allongement préexistant de l’intervalle QT, congénital ou acquis. Les médicaments à l’origine de cet effet indésirable sont notamment les antiarythmiques de classe Ia et III et certains neuroleptiques. D’autres molécules n’appartenant pas à ces classes sont également en cause. L’utilisation d’un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Toutefois certains d’entre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s’agit de la méthadone, de l’hydroxychloroquine, des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), de l'arsénieux, du crizotinib, du cotrimoxazole et des neuroleptiques. A noter que le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone, l'hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes, suite à un arbitrage européen. Associations contre-indiquées + Torsadogènes (sauf arsénieux, antiparasitaires, neuroleptiques, méthadone, hydroxychloroquine) : amiodarone, citalopram, cocaïne, disopyramide, dompéridone, dronédarone, érythromicine par voie IV, escitalopram, hydroquinidine, hydroxyzine, méquitazine, moxifloxacine, pipéraquine, quinidine, spiramycine, torémifène, vandétanib, vincamine par voie IV Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Associations déconseillées + Fingolimod Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Les bêta-bloquants sont d’autant plus à risque qu’ils empêchent les mécanismes de compensation adrénergique. Surveillance clinique et ECG continu pendant 24 heures suivant la première dose. + Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupentixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, tiapride, zuclopenthixol) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Antagonistes des canaux calciques bradycardisants (diltiazem et vérapamil) Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement. + Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l’un des deux traitements. Si l’association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée. + Crizotinib Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers. + Délamanid Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique réguliers. + Hydroxychloroquine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Méthadone Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Sulfaméthoxazole/triméthoprime Risque de troubles ventriculaires, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier. Associations faisant l'objet de précautions d’emploi + Anesthésiques volatils halogénés (desflurane, halothane, isoflurane, methoxyflurane, sévoflurane) Réduction des réactions cardiovasculaires de compensation par les bêta-bloquants. L'inhibition bêta-adrénergique peut être levée durant l'intervention par les bêta-mimétiques. En règle générale, ne pas arrêter le sotalol et, de toute façon, éviter l'arrêt brutal. Informer l'anesthésiste de ce traitement. + Macrolides (azithromycine, clarithromycine, roxithromycine) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association. + Propafénone Troubles de la contractilité, de l'automatisme et de la conduction (suppression des mécanismes sympathiques compensateurs). Surveillance clinique et ECG. + Autres bradycardisants (acébutolol, ambénonium, amiodarone, aténolol, bétaxolol, bisoprolol, cartéolol, carvédilol, céliprolol, clonidine, crizotinib, digoxine,diltiazem, disopyra

Grossesse et allaitement

Grossesse Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène. Il a été montré que le sotalol traversait le placenta. En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêta‑bloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance. D’autre part, chez le nouveau-né de mère traitée, l'action bêta-bloquante persiste plusieurs jours après la naissance et peut se traduire par une bradycardie, une hypotension, une détresse respiratoire, ou une hypoglycémie ; mais le plus souvent, cette rémanence est sans conséquence clinique. Il peut néanmoins survenir, par réduction des réactions cardiovasculaires de compensation, une défaillance cardiaque nécessitant une hospitalisation en soins intensifs (voir rubrique 4.9), tout en évitant les solutés de remplissage (risque d'OAP). En conséquence, ce médicament, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrit pendant la grossesse si besoin. Cependant, en cas de traitement jusqu'à l'accouchement, une surveillance attentive du nouveau-né (fréquence cardiaque et glycémie pendant les 3 à 5 premiers jours de vie) est recommandée. Allaitement Le sotalol est fortement excrété dans le lait (voir rubrique 5.2). La survenue d'hypoglycémie et de bradycardie a été décrite pour certains bêta-bloquants peu liés aux protéines plasmatiques. En conséquence, l’allaitement est déconseillé au cours du traitement par sotalol. La décision d’arrêter l’allaitement ou le traitement par sotalol sera prise en tenant compte du bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et du bénéfice du traitement pour la mère. Fertilité Aucune donnée sur la fertilité n’est disponible.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables les plus fréquents du sotalol viennent de ses propriétés bêta-bloquantes. Ils sont habituellement de nature transitoire et nécessitent rarement l'interruption du traitement. Ils disparaissent habituellement avec une réduction de posologie. Les effets indésirables les plus graves sont ceux dus aux effets pro-arythmiques, comprenant notamment les torsades de pointes (voir rubrique 4.4). Tableau résumant les effets indésirables Les effets indésirables sont listés par classe de système d’organes et par fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, <1/10), peu fréquent (> 1/1000, <1/100), rare (> 1/10 000, <1000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Classe de systèmes d’organesFréquenceEffet(s) indésirable(s)
Affections hématologiques et du système lymphatiqueFréquence indéterminéeThrombocytopénie
Troubles du métabolisme et de la nutritionFréquence indéterminéeHypoglycémie
Affections psychiatriquesTrès fréquentTroubles du sommeil
FréquentDépression Anxiété Sautes d’humeur
Affections du système nerveuxTrès fréquentCéphalée Vertiges
FréquentParesthésies Syncope Prodromes de syncope Dysgueusie
Affections oculairesFréquence indéterminéeVision trouble
Affections cardiaquesTrès fréquentBradycardie Douleur thoracique Palpitations
FréquentTorsade de pointes Insuffisance cardiaque Hypotension Arythmie
Fréquence indéterminéeBloc auriculoventriculaire Angine de poitrine
Affections vasculairesFréquentHypotension Maladie vasculaire périphérique (syndrome de Raynaud, claudication intermittente)
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesTrès fréquentDyspnée
Fréquence indéterminéeBronchospasme
Affections gastro-intestinalesTrès fréquentVomissement Diarrhée
FréquentDouleur abdominale Dyspepsie Nausées Flatulence
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéFréquentRash Psoriasis
Fréquence indéterminéeAlopécie Prurit Hyperhidrose
Affections musculosquelettiques et systémiquesFréquentContractures musculaires Myalgie Arthralgie
Affections des organes de reproduction et du seinFréquentDysfonction sexuelle
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationTrès fréquentŒdème
FréquentAsthénie Fièvre Fatigue
Conditions socio-environnementalesFréquentDéficience auditive
InvestigationsTrès fréquentElectrocardiogramme anormal

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Au plan biologique On a pu observer, dans de rares cas, l'apparition d'anticorps antinucléaires ne s'accompagnant qu'exceptionnellement de manifestations cliniques à type de syndrome lupique et cédant à l'arrêt du traitement. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr/.

En cas de surdosage

Le surdosage accidentel ou intentionnel avec le sotalol a rarement été cause de décès. La réduction des taux plasmatiques de sotalol obtenue par hémodialyse est importante. Les signes les plus courants notés en cas de surdosage sont les suivants : bradycardie, insuffisance cardiaque congestive, hypotension, bronchospasme, hypoglycémie, convulsions (y compris les convulsions hypoglycémiques). En cas de surdosage massif intentionnel (2 à 16 g) les symptômes suivants ont été rapportés : hypotension, bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire, allongement de l'intervalle QT, complexes d'extrasystoles, tachycardie ventriculaire, torsades de pointes. En cas de :

  • bradycardie ou de baisse tensionnelle excessive, on aura recours à l'administration d'atropine 0,5 à 2 mg par voie IV, de glucagon à la dose de 1 mg renouvelable, suivis si nécessaire d'isoprénaline 25 microgrammes en injection lente ou de dobutamine 2,5 à 10 microgrammes/kg/min ;
  • bloc auriculo-ventriculaire de 2ème ou 3ème degré : traitement par entraînement électrosystolique ;
  • bronchospasme : traitement par théophylline ou aérosol bêta-2-stimulant ;
  • torsades de pointes : traitement par choc électrique externe, entraînement électrosystolique et/ou sulfate de magnésium. En cas de décompensation cardiaque chez le nouveau-né de mère traitée par sotalol :
  • glucagon sur la base de 0,3 mg/kg ;
  • hospitalisation en soins intensifs ;
  • isoprénaline et dobutamine : les posologies en général élevées et le traitement prolongé nécessitent une surveillance spécialisée (voir rubrique 4.6).
  1. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Biodisponibilité
90 % et montre peu de variations interindividuelles
Demi-vie d'élimination
10 à 20 heures
Pic plasmatique (Tmax)
2,5 à 4 heures
Élimination urinaire
voie principale

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : Bêta-bloquants non sélectifs, code ATC : C07AA07. Mécanisme d’action Le sotalol est un antiarythmique possédant à la fois des propriétés de classe II (bêta-bloquant non sélectif dépourvu d'activité sympathomimétique intrinsèque et d'effet stabilisant de membrane) et des propriétés de classe III (prolongation de la durée des potentiels d'action cardiaques). Effets pharmacodynamiques Electrophysiologie Le sotalol ralentit la fréquence cardiaque, la vitesse de conduction auriculo‑ventriculaire (allongement de l'intervalle PR) augmente la période réfractaire de la jonction auriculo‑ventriculaire, prolonge l'intervalle QT et QTc, sans modifier la dépolarisation ventriculaire (absence de modification significative de la durée de QRS). Il prolonge la durée des périodes réfractaires auriculaires, ventriculaires et celles des voies accessoires (dans le sens antérograde et rétrograde). Hémodynamique Du fait de ses propriétés bêta-bloquantes le sotalol diminue la force de contraction cardiaque. Ses propriétés de classe III à l'inverse entraînent un effet inotrope positif. Bien que le sotalol soit habituellement bien toléré d'un point de vue hémodynamique, la prudence s'impose en cas de fonction ventriculaire altérée. Comme tous les bêta‑bloquants, le sotalol entraîne une baisse des pressions systolique et diastolique de l'hypertendu. Efficacité et sécurité clinique Dans une étude (ESVEM), l'objectif était de comparer le choix d'un traitement antiarythmique (sotalol, procaïnamide, quinidine, mexilétine, propafénone, imipramine et pirménol) guidé par la stimulation ventriculaire programmée (SVP) ou le Holter ECG chez 486 patients ayant des antécédents de tachycardie ventriculaire (TV) soutenue ou fibrillation ventriculaire (FV). Ces épisodes de TV soutenue et FV devaient être inductibles à la SVP et les patients devaient avoir au moins 10 extrasystoles ventriculaires par heure documentées par Holter ECG. Parmi les 296 patients ayant une réponse positive en aiguë à l'un des 7 anti-arythmiques et recevant cette thérapeutique au long cours, les patients traités par sotalol ont par rapport aux autres médicaments le taux de mortalité à 2 ans le plus bas (13 % vs 22 %), le taux de récidive à 2 ans des TV le plus bas (30 % vs 60 %) et le taux d'arrêt de traitement le plus faible (38 % vs 75 – 80 %).

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Absorption La concentration plasmatique maximale est atteinte en 2,5 à 4 heures après l'administration orale et l'état d'équilibre plasmatique est atteint en 2 à 3 jours. La biodisponibilité est supérieure à 90 % et montre peu de variations interindividuelles. On note une bonne corrélation entre la dose administrée et les taux plasmatiques. La biodisponibilité est réduite de 20 % environ lorsque le produit est administré avec un repas. Distribution Le volume apparent de distribution est de 1,2 à 2,4 l/kg. Le taux de liaison aux protéines est négligeable, facilitant la diffusion tissulaire du sotalol. Le sotalol passe faiblement la barrière hématoencéphalique (concentration cérébrospinale < 10 % des concentrations plasmatiques). Biotransformation Le sotalol n'est pas métabolisé. Demi-vie plasmatique 10 à 20 heures chez un sujet à fonction rénale normale. Elimination Le sotalol est éliminé par le rein. 80 à 90 % de la dose administrée sont retrouvés dans les urines sous forme inchangée. Un ajustement posologique est nécessaire en cas d'insuffisance rénale (voir rubrique 4.2). L'âge ne modifie pas de façon significative les paramètres pharmacocinétiques bien que l'altération de la fonction rénale chez les personnes âgées puisse diminuer le taux d'élimination favorisant ainsi une accumulation croissante du sotalol. Passage placentaire Le sotalol passe la barrière placentaire. Le rapport concentration sang du cordon/sang maternel est de 1,05/1. L'excrétion dans le lait maternel est importante. Le rapport concentration dans le lait/concentration plasmatique est de 5/1.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Très fréquent| Electrocardiogramme anormal | Au plan biologique On a pu observer, dans de
Fréquent| Hypotension<br>Maladie vasculaire périphérique (syndrome de Raynaud, claudication intermittente) | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales |
Rarement l'interruption du traitement. Ils disparaissent habituellement avec une réduction de posologie. Les effets indésirables les plus graves sont ceux dus aux effets pro-arythmiques, comprenant notamment les torsades de pointes (voir rubrique 4.4). Tableau résumant les effets indésirables Les effets indésirables sont listés par classe de système d’organes et par fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, <1/10), peu fréquent (> 1/1000, <1/100), rar
Fréquence indéterminée| Classe de systèmes d’organes | Fréquence | Effet(s) indésirable(s) | | --- | --- | --- | | Affections hématologiques et du système lymphatique |

Questions fréquentes sur Sotalol Biogaran 80 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Sotalol Biogaran 80 mg ?

Prévention des récidives des : ·tachycardies ventriculaires menaçant le pronostic vital : le traitement doit être instauré en milieu hospitalier sous monitorage ; ·tachycardies ventriculaires documentées symptomatiques et invalidantes en l'absence d'insuffisance cardiaque non contrôlée ; ·tachycardies supra-ventriculaires documentées en l'absence d'insuffisance cardiaque non contrôlée lorsque la nécessité d'un traitement est établie.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Sotalol Biogaran 80 mg ?

Posologie L'initiation du traitement ou le changement de posologie se feront après une évaluation médicale appropriée incluant contrôle ECG avec mesure du QT corrigé ainsi que le dosage de la kaliémie, évaluation de la fonction rénale en tenant compte des traitements associés (voir rubrique 4.5). Comme avec les autres agents antiarythmiques, il est recommandé que le traitement par le sotalol soit initié et les doses augmentées sous surveillance ECG, car les effets pro-arythmiques peuvent survenir non seulement à l'initiation du traitement mais également à chaque changement de posologie. Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de sotalol chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Sotalol Biogaran 80 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène. Il a été montré que le sotalol traversait le placenta. En clinique, aucun effet tératogène n'a été rapporté à ce jour et les résultats d'études prospectives contrôlées avec quelques bêta‑bloquants n'ont pas fait état de malformations à la naissance.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Sotalol Biogaran 80 mg ?

Sans objet.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Que faire en cas de surdosage de Sotalol Biogaran 80 mg ?

Le surdosage accidentel ou intentionnel avec le sotalol a rarement été cause de décès. La réduction des taux plasmatiques de sotalol obtenue par hémodialyse est importante.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Sotalol Biogaran 80 mg ?

Ce médicament EST CONTRE-INDIQUE dans les situations suivantes : ·hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ; ·syndromes du QT long, congénitaux ou acquis ; ·torsades de pointes ; ·asthme et broncho-pneumopathies chroniques obstructives ; ·insuffisance cardiaque non contrôlée ; ·choc cardiogénique ; ·blocs auriculo-ventriculaires des 2ème et 3ème degrés non appareillés ; ·angor de Prinzmetal ; ·maladie du sinus (y compris bloc sino-auriculaire) non appareillée ; ·bradycardie (< 45 – 50 battements/minute) ; ·phénomène de Raynaud et troubles artériels périphériques ; ·phéochromocytome non traité ; ·hypotension artérielle (exceptée celle due aux troubles du rythme) ; ·anesthésie entraînant une dépression myocardique ; ·insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine inférieure à 10 ml/min) ; ·acidose métabolique ; ·association avec l’un des médicaments suivants donnant des torsades de pointes : oantiarythmiques de classe Ia (hydroquinidine, quinidine, disopyramide) ; oantiarythmiques de classe III (amiodarone, dronédarone) ; oinhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine : citalopram, escitalopram ; oet autres médicaments tels que : dompéridone, érythromycine IV, hydroxyzine, méquitazine, moxifloxacine, pipéraquine, spiramycine, torémifène, vandétanib, vincamine IV (voir rubrique 4.5)

Source : Contre-indications RCP.

Sotalol Biogaran 80 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Sotalol Biogaran 80 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Sotalol Biogaran 80 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Sotalol Biogaran 80 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 2,22 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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  • plaquette(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)65%2,223400935794147
  • 30 comprimés en flacon(s) (polyéthylène) avec bouchon (polypropylène)65%2,223400935794208

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.