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poudre et solvant pour solution injectable et pour perfusionSur ordonnanceATC B01AD02⏱ Lecture ~ 19 min

Actilyse

Actilyse est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Altéplase, présenté sous forme de poudre et solvant pour solution injectable et pour perfusion pour la voie intraveineuse. Laboratoire boehringer ingelheim france.

En résumé

D'après la monographie officielle, Actilyse est utilisé pour :

  • Traitement thrombolytique de l'infarctus du myocarde (IDM) aigu.
  • L'altéplase permet de réduire le taux de mortalité à 30 jours après infarctus du myocarde.
  • Traitement thrombolytique après embolie pulmonaire (EP) massive à la phase aiguë avec instabilité hémodynamique.
  • Le diagnostic devra être confirmé dans la mesure du possible par des méthodes objectives (angiographie, scanner).
  • Il n'existe pas de preuve d'un bénéfice en termes de morbi-mortalité dans cette indication.
  • Traitement thrilbolytique de l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique à la phase aiguë dans les 4 heures 30 suivant le dernier moment où le patient a été vu en bonne santé, et après exclusion d’une hémorragie intracrânienne.

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Actilyse
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Prudence

Grossesse Les données sur l'administration d'altéplase à des femmes enceintes sont limitées. Des études non-cliniques réalisées…

Allaitement
Prudence

Grossesse Les données sur l'administration d'altéplase à des femmes enceintes sont limitées. Des études non-cliniques réalisées…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
Prudence

Sans objet.

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Actilyse : sur ou sans ordonnance ?

Actilyse n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (réservé à l'usage hospitalier ; réservé à l'usage en situation d'urgence selon l'article r5121-96 du code de la santé publique ; liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix de Actilyse

Le prix public de Actilyse n'est pas publié dans la base officielle. Demandez le prix exact en pharmacie — il peut varier selon la présentation et le titulaire (boehringer ingelheim france).

Interactions médicamenteuses connues

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Chargement des interactions…

Questions fréquentes sur Actilyse

Actilyse est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Actilyse nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Actilyse ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Altéplase10 mg ou 20 mg ou 50 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM1991-04-11
Voieintraveineuse
CIS63617876

Présentation principale

Conditionnement1 flacon(s) en verre - 1 flacon(s) en verre de 10 ml
CIP 133400955718420

Avis HAS (SMR)

SMR ImportantExtension d'indication

Le service médical rendu par ACTILYSE est important dans la nouvelle indication : traitement fibrinolytique de l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë dans le délai de 4h30 suivant l’apparition des symptômes, au lieu du délai de 3 heures dans la précédente indication.

Indications

Traitement thrombolytique de l'infarctus du myocarde (IDM) aigu.

  • Schéma thérapeutique dit"accéléré" (90 minutes) (voir rubrique 4.2) : destiné aux patients chez qui le traitement peut être débuté dans les 6 heures suivant l'apparition des symptômes.
  • Schéma thérapeutique dit "des 3 heures"(voir rubrique 4.2) : destiné aux patients chez qui le traitement peut être débuté entre 6 et 12 heures après l'apparition des symptômes, à condition que l'indication soit évidente. L'altéplase permet de réduire le taux de mortalité à 30 jours après infarctus du myocarde. Traitement thrombolytique après embolie pulmonaire (EP) massive à la phase aiguë avec instabilité hémodynamique. Le diagnostic devra être confirmé dans la mesure du possible par des méthodes objectives (angiographie, scanner). Il n'existe pas de preuve d'un bénéfice en termes de morbi-mortalité dans cette indication. Traitement thrilbolytique de l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique à la phase aiguë dans les 4 heures 30 suivant le dernier moment où le patient a été vu en bonne santé, et après exclusion d’une hémorragie intracrânienne.

Posologie et mode d'administration

ACTILYSE doit être prescrit par des médecins familiarisés avec l’utilisation des traitements thrombolytiques et ayant à leur disposition les moyens de surveillance adéquats. Le traitement par ACTILYSE devra être instauré aussitôt que possible après l'apparition des symptômes. Les recommandations suivantes concernant la posologie doivent être appliquées : Infarctus du myocarde à la phase aiguë Posologie a) Schéma posologique dit "accéléré" (90 minutes) adapté aux patients à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde pouvant être traités dans les 6 heures suivant l'apparition des symptômes. Chez les patients de poids corporel ≥ 65 kg :

| | Volume à administrer en fonction de la concentration d'altéplase | | --- | --- | --- | | 1 mg/ml | 2 mg/ml | | Bolus intraveineux de 15 mg, suivi immédiatement par | 15 ml | 7,5 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant de 50 mg sur les 30 premières minutes, immédiatement suivi par | 50 ml | 25 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant de 35 mg sur 60 minutes, sans dépasser la dose maximale totale de 100 mg | 35 ml | 17,5 ml |

Chez les patients de poids corporel < 65 kg, la dose totale doit être adaptée en fonction du poids selon le schéma d’administration suivant :

| | Volume à administrer en fonction de la concentration d'altéplase | | --- | --- | --- | | 1 mg/ml | 2 mg/ml | | Bolus intraveineux de 15 mg, suivi immédiatement par | 15 ml | 7,5 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant, de 0,75 mg/kg de poids corporel (pc) sur les 30 premières minutes, suivi immédiatement par | 0,75 ml/kg pc | 0,375 ml/kg pc | | Perfusion intraveineuse à débit constant, de 0,5 mg/kg de poids corporel (pc) sur 60 minutes | 0,5 ml/kg pc | 0,25 ml/kg pc |

b) Schéma posologique dit "des 3 heures" adapté aux patients souffrant d’un infarctus du myocarde en phase aiguë, chez qui le traitement est mis en œuvre entre la 6e et la 12e heure suivant l'apparition des symptômes. Chez les patients de poids corporel ≥ 65 kg :

| | Volume à administrer en fonction de la concentration d'altéplase | | --- | --- | --- | | 1 mg/ml | 2 mg/ml | | Bolus intraveineux de 10 mg, suivi immédiatement par | 10 ml | 5 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant de 50 mg sur les 60 premières minutes, suivi immédiatement par | 50 ml | 25 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant de 40 mg sur 2 heures jusqu’à une dose maximale totale de 100 mg | 40 ml | 20 ml |

Chez les patients de poids corporel < 65 kg :

| | Volume à administrer en fonction de la concentration d'altéplase | | --- | --- | --- | | 1 mg/ml | 2 mg/ml | | Bolus intraveineux de 10 mg, suivi immédiatement par | 10 ml | 5 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant sur 3 heures, jusqu’à la dose maximale totale de 1,5 mg/kg pc | 1,5 ml/kg pc | 0,75 ml/kg pc |

Traitements associés Un traitement adjuvant anti-thrombotique est recommandé conformément aux recommandations internationales actuelles concernant la prise en charge des patients présentant un infarctus du myocarde avec sus-décalage du segment ST. Mode d’administration La solution reconstituée doit être administrée par voie intraveineuse et doit être utilisée immédiatement. Le flacon de 2 mg d’altéplase n’est pas adapté pour une utilisation dans cette indication. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6. Embolie pulmonaire massive à la phase aiguë Posologie Chez les patients de poids corporel ≥ 65 kg : Une dose totale de 100 mg d’altéplase doit être administrée en 2 heures. L'expérience acquise porte essentiellement sur le schéma posologique suivant :

| | Volume à administrer en fonction de la concentration d'altéplase | | --- | --- | --- | | 1 mg/ml | 2 mg/ml | | Bolus intraveineux de 10 mg sur 1 à 2 minutes, suivi immédiatement par | 10 ml | 5 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant de 90 mg sur 2 heures jusqu’à une dose maximale de 100 mg | 90 ml | 45 ml |

Chez les patients de poids corporel < 65 kg :

| | Volume à administrer en fonction de la concentration d'altéplase | | --- | --- | --- | | 1 mg/ml | 2 mg/ml | | Bolus intraveineux de 10 mg sur 1 à 2 minutes, suivi immédiatement par | 10 ml | 5 ml | | Perfusion intraveineuse à débit constant sur 2 heures jusqu’à la dose maximale totale de 1,5 mg/kg pc | 1,5 ml/kg pc | 0,75 ml/kg pc |

Traitement associé Après le traitement par ACTILYSE, une héparinothérapie doit être instaurée (ou reprise) si la valeur du TCA est inférieure à deux fois la limite supérieure de la normale. La perfusion doit être ajustée afin d'obtenir un TCA de 50 à 70 secondes (1,5 à 2,5 fois la valeur de référence). Mode d’administration La solution reconstituée doit être administrée par voie intraveineuse et doit être utilisée immédiatement. Le flacon de 2 mg d’altéplase n’est pas adapté pour une utilisation dans cette indication. Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6. Accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë L’instauration et le suivi du traitement doivent être réalisés sous la responsabilité d’un médecin formé et expérimenté en pathologie neurovasculaire (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement par ACTILYSE doit être initié, chez les adultes et les adolescents âgés de 16 ans ou plus (voir rubriques 4.3 et 4.4), le plus tôt possible dans les 4 heures 30 suivant le dernier moment où le patient a été vu en bonne santé, et après exclusion d’une hémorragie intracrânienne par des techniques d’imagerie adaptées. L’effet du traitement étant temps-dépendant, l’instauration précoce du traitement augmente les chances d’évolution favorable. Au-delà de 4h30 après l’apparition des symptômes, l’administration d’ACTILYSE est associée à un rapport bénéfice/risque défavorable, ACTILYSE ne doit donc pas être administré (voir rubrique 5.1). Posologie La posologie totale recommandée est de 0,9 m

Contre-indications

Hypersensibilité connue à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Contre-indications dans l’infarctus du myocarde à la phase aiguë, dans l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë et dans l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë ACTILYSE est contre-indiqué dans toutes les situations associées à un risque élevé de saignement :

  • trouble hémorragique significatif actuel ou au cours des six derniers mois,
  • diathèse hémorragique connue,
  • hémorragie sévère ou potentiellement dangereuse, manifeste ou récente,
  • antécédents de lésion du système nerveux central (par exemple néoplasie, anévrisme, intervention chirurgicale intracérébrale ou intra-rachidienne),
  • accouchement récent (moins de 10 jours), ponction récente d'un vaisseau non accessible à la compression (par exemple, ponction de la veine sous-clavière ou jugulaire),
  • hypertension artérielle sévère non contrôlée (voir rubrique 4.4),
  • endocardite bactérienne, péricardite,
  • pancréatite aiguë,
  • ulcères gastro-intestinaux actifs , varices œsophagiennes,anévrisme artériel connu et/ou de malformations artérielles ou veineuses,
  • néoplasie majorant le risque hémorragique,
  • hépatopathie sévère, y compris insuffisance hépatique, cirrhose, hypertension portale (varices œsophagiennes) et hépatite évolutive,
  • intervention chirurgicale ou traumatismes importants au cours des 3 derniers mois. Contre-indications complémentaires dans l’indication d’infarctus du myocarde à la phase aiguë et dans l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë
  • tout antécédent connu d’accident vasculaire cérébral hémorragique ou d’origine inconnue,
  • antécédents connus d’accident vasculaire cérébral ischémique ou d’accident ischémique transitoire (AIT) au cours des six mois précédents, sauf si l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë est survenu dans les 4h30 précédentes.
  • Traitement par des anticoagulants oraux à dose efficace (par exemple antagonistes de la vitamine K avec un INR > 1,3) (voir rubrique 4.4) Contre-indications complémentaires dans l’indication d’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë
  • déficit neurologique mineur ou symptômes s’améliorant rapidement avant l’initiation du traitement,
  • accident vasculaire cérébral jugé sévère d’après l’examen clinique (par exemple NIHSS > 25) et/ou l’examen d’imagerie réalisé à l’aide d’une technique adaptée ,
  • antécédents connus ou suspicion d'hémorragie intracrânienne
  • signes d’hémorragie intracrânienne (HIC) au scanner,
  • symptômes suggérant une hémorragie sous-arachnoïdienne, même si la tomodensitométrie est normale ,
  • traitement par des anticoagulants oraux à dose efficace (par exemple antagonistes de la vitamine K avec un INR > 1,7) (voir rubrique 4.4)
  • administration d’héparine au cours des 48 heures précédentes avec TCA (temps de céphaline + activateur) dépassant la limite supérieure de la normale,
  • antécédents d’AVC et de diabète concomitant ,
  • antécédent d’accident vasculaire cérébral au cours des 3 derniers mois,
  • numération plaquettaire inférieure à 100 000/mm3,
  • pression artérielle systolique > 185 mm Hg ou pression artérielle diastolique > 110 mm Hg, lorsque la pression artérielle ne peut être réduite en dessous de ces limites par une prise en charge rigoureuse
  • glycémie < 50 mg/d L (voir rubrique 4.4) ou > 400 mg/d L (< 2,8mmol/l ou > 22,2 mmol/l). Utilisation chez l’enfant, l’adolescent ACTILYSE n’est pas indiqué pour le traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë chez les enfants âgés de moins de 16 ans (pour les adolescents âgés de 16 ans ou plus, voir rubrique 4.4).

Mises en garde et précautions

Traçabilité Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés. La présentation appropriée d’ACTILYSE doit être choisie soigneusement et en accord avec l’utilisation prévue. Le flacon de 2 mg d’altéplase n’est pas adapté pour une utilisation à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde, de l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë ou de l’accident vasculaire cérébral ischémique (en raison d’un risque de sous-dosage important). Seuls les flacons de 10 mg, 20 mg et 50 mg sont indiqués pour ces utilisations. Il est recommandé d’administrer ACTILYSE au sein de structures disposant en permanence d’équipements et de traitements de réanimation. Hypersensibilité Les réactions d’hypersensibilité à médiation immunitaire associées à l’administration d’ACTILYSE peuvent être induites par la substance active altéplase ou à l’un des excipients. Aucune formation durable d’anticorps dirigés contre la molécule recombinante d’activateur tissulaire du plasminogène humain n’a été observée après le traitement. Il n’y a pas de données relatives à une réadministration d’ACTILYSE. Il existe également un risque de réactions d’hypersensibilité, médiées par un mécanisme non immunologique. La réaction d’hypersensibilité la plus fréquemment rapportée avec ACTILYSE est l’angio-œdème. Le risque peut être accru dans le cas d’un accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë et/ou par la prise d’un traitement concomitant à base d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (voir rubrique 4.5). Le risque d’angio-œdème doit être surveillé chez les patients traités avec ACTILYSE , pendant la perfusion et dans les 24 heures suivant la perfusion. En cas d’apparition d’une réaction d’hypersensibilité sévère (par ex. angio-œdème), la perfusion doit être interrompue et un traitement approprié instauré immédiatement. Cela peut inclure l’intubation. Saignement La complication la plus fréquemment rencontrée pendant le traitement par ACTILYSE est le saignement. L’utilisation concomitante d’autres substances actives agissant sur la coagulation ou la fonction plaquettaire peut contribuer aux saignements (voir rubrique 4.3) (voir rubrique 4.2 pour l’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique à la phase aiguë). Durant le traitement par ACTILYSE, la fibrine est lysée, pouvant causer des saignements aux sites de ponction récente. Ainsi, tout traitement thrombolytique nécessite une attention particulière à tous les sites potentiels de saignements (incluant ceux faisant suite à l’insertion d’un cathéter, points de ponction artérielle ou veineuse, sièges d’incision et points de piqûre). L’utilisation de cathéters rigides, les injections intramusculaires et interventions non essentielles doivent être évitées durant le traitement par ACTILYSE. Le traitement fibrinolytique et le traitement concomitant par de l’héparine doit être interrompu immédiatement en cas de survenue d'un saignement potentiellement dangereux, en particulier d’une hémorragie cérébrale. En général, il n'est cependant pas nécessaire d'administrer des facteurs de coagulation en raison de la courte demi-vie de l'altéplase et de ses faibles effets sur ces facteurs de coagulation systémiques. Dans la plupart des cas, les saignements peuvent être contrôlés par une interruption des traitements thrombolytique et anticoagulant, par l’administration d’une solution de remplissage vasculaire ou par une pression manuelle sur le vaisseau lésé. On peut envisager de recourir à la protamine en cas d'administration d'héparine dans les 4 heures précédant la survenue de l’hémorragie. Chez les rares patients ne répondant pas à ces mesures conservatrices, l’utilisation appropriée de produits de transfusion peut être envisagée. Une transfusion de cryoprécipité, de plasma frais congelé ou de plaquettes peut être envisagée en surveillant les paramètres cliniques et biologiques après chaque administration. Le taux de fibrinogène à atteindre en cas de perfusion de cryoprécipité est de 1 g/l. Les antifibrinolytiques constituent la dernière alternative thérapeutique. Le risque d'hémorragie intracrânienne est augmenté chez le sujet âgé, par conséquent, il y a lieu d'évaluer avec soin le rapport bénéfice/risque chez ce type de patient. L'utilisation de l'altéplase doit prendre soigneusement en compte les risques éventuels et le bénéfice thérapeutique attendu, en particulier dans les cas suivants :

  • traumatismes mineurs récents, tels que biopsies, ponction de gros vaisseaux, injections intramusculaires
  • réanimation cardio-pulmonaire ou massage cardiaque prolongé (> 2 minutes) ou traumatique.
  • patients recevant un anticoagulant par voie orale : l’utilisation d’ACTILYSE peut être envisagée lorsque la dose ou le délai depuis la dernière prise du traitement anticoagulant rend peu probable un effet résiduel et si le(s) test(s) approprié(s) de l’activité anticoagulante du/des produit(s) concerné(s) ne montrent pas d’activité cliniquement significative sur le système de la coagulation (par exemple, un INR ≤ 1,3 (IDM aigu et EP) ou INR ≤ 1,7 (AVC ischémique) pour les antagonistes de la vitamine K ou, pour les autres anticoagulants oraux, un résultat au[x] test[s] approprié[s] ne dépassant pas la limite supérieure à la normale). Thromboembolie L’utilisation d’ACTILYSE peut augmenter le risque d’événements thromboemboliques chez les patients présentant un thrombus, par exemple un thrombus ventriculaire gauche (sténose mitrale ou fibrillation auriculaire, etc.). Population pédiatrique Il y a peu d'expérience de l'utilisation d’ACTILYSE chez les enfants et les adolescents. Lorsque ACTILYSE est envisagé comme traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë chez des adolescents âgés de 16 ans ou plus, sélectionnés avec attention, le bénéfice du traitement doit être attentivement évalué de manière individuelle, par rapport aux risques encourus. Ce choix doit être discut

Interactions médicamenteuses

Aucune étude d’interaction entre ACTILYSE et des médicaments communément administrés lors de la phase aiguë de l’infarctus du myocarde, l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë et l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë n’a été spécifiquement réalisée. + Médicaments agissant sur la coagulation/fonction plaquettaire Les produits agissant sur la coagulation ou ceux modifiant la fonction plaquettaire sont susceptibles d’accroître le risque hémorragique (qu’ils soient administrés avant, pendant ou après un traitement par alteplase). L’utilisation de ces produits doit être évitée dans les 24 heures suivant le traitement de l’AVC ischémique par ACTILYSE. Voir les rubriques 4.2, 4.3 et 4.4 pour l’utilisation de ces substances en prétraitement. + Inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine L’administration concomitante d’IEC peut augmenter le risque de survenue d’une réaction d’hypersensibilité, voir rubrique 4.4. L’administration concomitante d’un antagoniste des récepteurs GPIIb/IIIa augmente le risque hémorragique.

Grossesse et allaitement

Grossesse Les données sur l'administration d'altéplase à des femmes enceintes sont limitées. Des études non-cliniques réalisées avec l’altéplase à des doses plus élevées que celles utilisées chez l’homme ont révélé une immaturité fœtale et/ou une embryotoxicité secondaires à l’activité pharmacologique connue du produit. L’altéplase n’est pas considéré comme tératogène (voir rubrique 5.3). En cas de menace du pronostic vital, il faut prendre en considération les bénéfices attendus et les risques éventuels. Allaitement On ne sait pas si l’altéplase est excrété dans le lait humain et les données sur l’excrétion dans le lait animal sont limitées. Il convient d'être prudent lors de l’utilisation d’Actilyse chez la femme qui allaite et une décision concernant l’interruption de l'allaitement pendant les 24 premières heures suivant l'utilisation d'Actilyse doit être prise. Fertilité Il n’y a pas de données cliniques sur la fertilité disponibles pour ACTILYSE. Les études non-cliniques réalisées avec l’altéplase n’ont pas montré d’effet indésirable sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquemment associés à l’administration d’ACTILYSE sont les hémorragies, sous différentes formes, associées à une chute de l'hématocrite et/ou de l'hémoglobinémie. Les effets indésirables cités ci-dessous sont présentés par fréquence et par classe de systèmes d’organes. Les groupes de fréquence sont définis selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). A l’exception des cas d’hémorragies intracrâniennes comme effet indésirable pour le traitement de l’accident vasculaire cérébral et des cas d’arythmies de reperfusion pour le traitement de l’infarctus du myocarde à la phase aiguë, aucune raison médicale ne laisse supposer que le profil qualitatif et quantitatif des effets indésirables d’ACTILYSE puisse être différent dans le cadre du traitement de l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë et de l’accident vasculaire cérébral ou dans le cadre du traitement de l’infarctus du myocarde à la phase aiguë. Tableau 1 : Effets indésirables dans les indications d’infarctus du myocarde à la phase aiguë, d’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë et d’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë

Classe de systèmes d’organesEffet indésirable
Hémorragies
Très fréquentL’hémorragie intracérébrale représente le principal effet indésirable dans le traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique aigu. Toute hémorragie, dont celles listées dans ce tableau (ex : hémorragie intracrânienne et non-intracrânienne)
FréquentHémorragie intracérébrale (telle que hémorragie cérébrale, hématome cérébral, accident vasculaire cérébral hémorragique, transformation hémorragique d’un accident vasculaire cérébral, hématome intracrânien, hémorragie sous-arachnoïdienne) en cas de traitement d’un infarctus du myocarde aigu ou d’une embolie pulmonaire massive à la phase aiguë Hémorragie pharyngée Hémorragie gastro-intestinale (telle qu’hémorragie gastrique, hémorragie ulcéreuse gastrique, hémorragie du rectum, hématémèse, méléna, hémorragie buccale, saignements des gencives) Ecchymoses Hémorragie urogénitale (telle qu’hématurie, hémorragie des voies urinaires) Hémorragie au site d’injection (hémorragie au site de ponction, hématome au site du cathéter, hémorragie au site du cathéter)
Peu fréquentHémorragie pulmonaire (telle que hémoptysie, hémothorax, hémorragie des voies respiratoires) Epistaxis Otorragie
RareSaignements oculaires Hémopéricarde Hémorragie retropéritonéale (telle que hématome retropéritonéal)
Fréquence indéterminée***Saignements des organes parenchymateux (tel que hémorragie hépatique)
Affections du système immunitaire*
RareRéactions d’hypersensibilité (par exemple éruption cutanée, urticaire, bronchospasme, angio-œdème, hypotension, choc)*
Très rareAnaphylaxie grave
Affections du système nerveux
Très rareEvènements d’origine centrale (par exemple crise d’épilepsie, convulsions, aphasie, troubles de la parole, délires, troubles neuropsychiatriques aigus, agitation, confusion, dépression, psychose), souvent associés à des évènements cérébrovasculaires d’origine ischémique ou hémorragique
Affections cardiaques**
Très fréquentIschémie myocardique/angor récurrent(e), hypotension et insuffisance cardiaque/ œdème pulmonaire
FréquentChoc cardiogénique, arrêt cardiaque et récidive d’infarctus
Peu fréquentArythmies de reperfusion (tel qu’arythmie, extrasystole, bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré jusqu’au bloc complet, fibrillation/flutter auriculaire, bradycardie, tachycardie, arythmie ventriculaire, tachycardie/fibrillation ventriculaire, dissociation électromécanique) Régurgitation mitrale, embolie pulmonaire, autre embolie systémique/embolie cérébrale, anomalies du septum ventriculaire
Affections vasculaires
RareEmbolie pouvant avoir des conséquences dans les organes affectés
Affections gastro-intestinales
RareNausées
Fréquence indéterminée***Vomissements
Investigations
Peu fréquentDiminution de la pression artérielle
Fréquence indéterminée***Augmentation de la température corporelle
Lésions, intoxications et complications liées aux procédures
Fréquence indéterminée***Embolie graisseuse (embolie par des cristaux de cholestérol) pouvant avoir des conséquences dans les organes affectés
Actes médicaux et chirurgicaux
Fréquence indéterminée***Nécessité d’une transfusion sanguine

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*Voir les rubriques 4.4 et 4.5. **Affections cardiaques Comme avec les autres agents thrombolytiques, les évènements décrits ci-dessus dans la section correspondante ont été rapportés en tant que séquelles d’un infarctus du myocarde et/ou d’un traitement thrombolytique. Ces événements cardiaques peuvent menacer le pronostic vital et entraîner le décès. ***Calcul des fréquences Cet effet indésirable a été observé après la commercialisation. Avec 95% de certitude, la catégorie de fréquence n’est pas supérieure à « rare », mais pourrait être plus faible. L’estimation précise de la fréquence n’est pas possible car l’effet indésirable n’a pas été décrit dans la base de données des 8299 patients des essais cliniques. Des décès et des handicaps irréversibles ont été rapportés chez des patients ayant présenté un accident vasculaire cérébral (y compris des saignements intracrâniens) ou d’autres épisodes de saignements graves. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspect

En cas de surdosage

Symptômes Si la dose maximale recommandée est dépassée, le risque d’hémorragie intracrânienne augmente. Malgré la relative spécificité de l'altéplase pour la fibrine, un surdosage peut entraîner une diminution cliniquement significative des taux de fibrinogène et des autres facteurs de la coagulation. Traitement Dans la plupart des cas, il suffit d'attendre la régénération physiologique de ces éléments après la fin du traitement par ACTILYSE. Toutefois, si une hémorragie sévère se produit, la transfusion de plasma frais congelé est recommandée, ainsi que, si nécessaire, l'administration d'antifibrinolytiques de synthèse. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Demi-vie d'élimination
4 à 5 min

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : Thrombolytiques, code ATC : B01AD02. Mécanisme d’action Le principe actif d’ACTILYSE est l'altéplase, un activateur tissulaire du plasminogène humain recombinant, c’est-à-dire une glycoprotéine qui active la biotransformation du plasminogène en plasmine. Après administration intraveineuse, l'altéplase circulante reste relativement inactive. Elle n'est activée qu'après liaison à la fibrine et induit alors la conversion du plasminogène en plasmine, entraînant ainsi la dissolution du caillot de fibrine. Effets pharmacodynamiques En raison de sa relative spécificité pour la fibrine, l’altéplase, à la dose de 100 mg, diminue faiblement les taux de fibrinogène circulant jusqu’à environ 60% à 4 heures, mais avec un rétablissement à plus de 80% au bout de 24 heures. Les concentrations de plasminogène et d’alpha-2-antiplasmine diminuent environ jusqu’à des taux de 20% et 35% respectivement quatre heures après le traitement mais augmentent à nouveau par la suite jusqu’à plus de 80% au bout de 24 heures. Une diminution marquée et prolongée du fibrinogène circulant ne s’observe que chez un petit nombre de patients. Efficacité et sécurité clinique Lors d'une étude portant sur plus de 40 000 patients présentant un infarctus du myocarde à la phase aiguë (GUSTO), l'administration de 100 mg d'altéplase en 90 minutes, avec perfusion intraveineuse concomitante d'héparine, a été associée à un taux de mortalité à 30 jours plus faible (6,3 %) que celui enregistré sous streptokinase (1,5 millions d'unités sur 60 minutes) et héparine intraveineuse ou sous-cutanée (7,3 %). Le taux de reperméabilisation du vaisseau lésé a été supérieur chez les patients sous altéplase que chez ceux traités par la streptokinase, 60 et 90 minutes après la thrombolyse. Il n'y a cependant pas eu de différence entre les taux de reperméabilisation mesurés au bout de 180 minutes et au-delà. La mortalité à 30 jours est plus faible sous altéplase que chez les patients ne recevant aucun traitement thrombolytique. La libération d'alpha-hydroxybutyrate-deshydrogénase (HBDH) est diminuée. Par rapport à l'absence de traitement thrombolytique, le traitement par l'altéplase a montré qu'il préservait la fonction ventriculaire globale et la mobilité pariétale locale. Infarctus du myocarde à la phase aiguë Une étude contrôlée contre placebo menée chez des patients traités 6 à 12 heures après l'apparition des symptômes par 100 mg d'ACTILYSE en 3 heures (LATE), a montré une diminution du taux de mortalité à 30 jours. En présence de signes évidents d'infarctus du myocarde, un traitement instauré jusqu'à 24 heures après l'apparition de la symptomatologie peut s'avérer bénéfique. Embolie pulmonaire massive à la phase aiguë En cas d'embolie pulmonaire massive aiguë avec instabilité des paramètres hémodynamiques, le traitement thrombolytique par ACTILYSE réduit rapidement la taille du thrombus et diminue la pression artérielle pulmonaire. On ne dispose pas d'éléments sur le taux de mortalité dans cette indication. Accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë Dans deux études réalisées aux Etats-Unis (NINDS A/B), une proportion significativement plus élevée a présenté une évolution favorable avec l’altéplase par comparaison avec le placebo(absence de handicap ou handicap mineur), par rapport au groupe placebo. Ces résultats ont été confirmés dans l’essai ECASS III (voir paragraphe ci-dessous), alors que deux études européennes et une étude américaine complémentaire réalisées entre-temps (dans des conditions non-conformes au RCP actuel du produit) n’avaient pas permis d’obtenir des preuves adéquates. L’étude ECASS III était un essai en double insu contrôlé versus placebo, conduit en Europe chez des patients présentant un AVC ischémique à la phase aiguë, dans une fenêtre de temps allant de 3h à 4h30 après l’apparition des symptômes. L’administration du traitement dans l’étude ECASS III était conforme au RCP européen d’ACTILYSE dans l’indication AVC ischémique à la phase aiguë, mis à part la borne supérieure de la fenêtre de traitement, à savoir 4h30. Le critère principal d’évaluation était le degré de handicap à 90 jours évalué par l’échelle de Rankin modifiée (m RS), classifié entre favorable (score m RS de 0 à 1) et défavorable (score m RS de 2 à 6). Un total de 821 patients (418 altéplase/403 placebo) a été randomisé. Un plus grand nombre de patients a obtenu un résultat clinique favorable avec l’altéplase (52,4%) vs placebo (45,2% ; odds ratio [OR], 1,34 ; IC95% [1,02 ; 1,76] ; p = 0,038). L’incidence des hémorragies intracrâniennes, symptomatiques et non symptomatiques, était plus élevée avec l’altéplase qu’avec le placebo (toutes hémorragies intracrâniennes : 27,0% vs 17,6%, p = 0,0012 ; hémorragies intracrâniennes symptomatiques selon la définition d’ECASS III : 2,4% vs 0,2%, p=0,008). La mortalité était faible et non significativement différente entre l’altéplase (7,7%) et le placebo (8,4% ; p = 0,681). Les résultats de sous-groupe d’ECASS III confirment qu’un délai plus long entre l’apparition des symptômes et le début du traitement est associé à un risque majoré de mortalité et d’hémorragies intracrâniennes symptomatiques. Les résultats d’ECASS III montrent un bénéfice clinique net favorable pour ACTILYSE dans la fenêtre 3h-4h30, alors que les données groupées montrent que celui-ci n’est plus favorable au-delà de 4h30. La sécurité d’emploi et l’efficacité d’ACTILYSE dans le traitement de l’AVC ischémique à la phase aiguë jusqu’à 4h30 après l’apparition des symptômes ont été évaluées dans le cadre d’un registre en cours (SITS-ISTR : « The Safe Implementation of Thrombolysis in Stroke Registry »). Dans cette étude observationnelle, les données de tolérance de 21 566 patients traités dans la fenêtre 0-3h ont été comparées avec les données de 2376 patients traités dans la fenêtre 3h-4h30 après le début de l’AVC ischémique à la phase aiguë. L’incidence des hémorragies intracrâniennes symptomatiques (selon la d

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

L'altéplase est rapidement éliminée de la circulation sanguine et est essentiellement métabolisée au niveau hépatique (clairance plasmatique : 550-680 ml/min). Dans des conditions physiologiques, la majeure partie de l'altéplase dans la circulation sanguine est liée à l'inhibiteur. La clairance hépatique de l'altéplase n'est pas limitée par la présence d'autres protéines, y compris les inhibiteurs de l'altéplase. Les complexes d'altéplase et de son inhibiteur sont éliminés sous forme d’altéplase libre. La demi-vie plasmatique est de 4 à 5 minutes, ainsi après 20 minutes, moins de 10% de la valeur initiale sont encore présents dans le plasma. Une demi-vie d'élimination de 40 minutes environ a été calculée pour la fraction résiduelle située dans le compartiment profond.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Très fréquent| L’hémorragie intracérébrale représente le principal effet indésirable dans le traitement de l’accident vasculaire cérébral ischémique aigu.<br>Toute hémorragie, dont celles listées dans ce tableau (ex : hémorragie intracrânienne et non-intracrânienne) | |
Fréquent| Hémorragie intracérébrale (telle que hémorragie cérébrale, hématome cérébral, accident vasculaire cérébral hémorragique, transformation hémorragique d’un accident vasculaire cérébral, hématome intracrânien, hémorragie sous-arachnoïdienne) en cas de traitement d’un infarctus du myocarde aigu ou d’une embolie pulmonaire massive à la phase aiguë <br>Hémorragie pharyngée<br>Hémorragie gastro-intestinale (telle qu’hémorragie gastrique, hémorragie ulcéreuse gastrique, hémorragie du rectum, hématémès
Peu fréquent| Arythmies de reperfusion (tel qu’arythmie, extrasystole, bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré jusqu’au bloc complet, fibrillation/flutter auriculaire, bradycardie, tachycardie, arythmie ventriculaire, tachycardie/fibrillation ventriculaire, dissociation électromécanique) <br>Régurgitation mitrale, embolie pulmonaire, autre embolie systémique/embolie cérébrale, anomalies du septum ventriculaire | | **Affections vasculaires** | |
Rare», mais pourrait être plus faible. L’estimation précise de la fréquence n’est pas possible car l’effet indésirable n’a pas été décrit dans la base de données des 8299 patients des essais cliniques. Des décès et des handicaps irréversibles ont été rapportés chez des patients ayant présenté un accident vasculaire cérébral (y compris des saignements intracrâniens) ou d’autres épisodes de saignements graves. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspect
Très rare| Evènements d’origine centrale (par exemple crise d’épilepsie, convulsions, aphasie, troubles de la parole, délires, troubles neuropsychiatriques aigus, agitation, confusion, dépression, psychose), souvent associés à des évènements cérébrovasculaires d’origine ischémique ou hémorragique | | **Affections cardiaques\*\*** | |
Fréquence indéterminéeA l’exception des cas d’hémorragies intracrâniennes comme effet indésirable pour le traitement de l’accident vasculaire cérébral et des cas d’arythmies de reperfusion pour le traitement de l’infarctus du myocarde à la phase aiguë, aucune raison médicale ne laisse supposer que le profil qualitatif et quantitatif des effets indésirables d’ACTILYSE puisse être différent dans le cadre du traitement de l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë et de l’accident vasculaire cérébral ou dans le cadre

Questions fréquentes sur Actilyse

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Actilyse ?

Traitement thrombolytique de l'infarctus du myocarde (IDM) aigu. ·Schéma thérapeutique dit"accéléré" (90 minutes) (voir rubrique 4.2) : destiné aux patients chez qui le traitement peut être débuté dans les 6 heures suivant l'apparition des symptômes. ·Schéma thérapeutique dit "des 3 heures"(voir rubrique 4.2) : destiné aux patients chez qui le traitement peut être débuté entre 6 et 12 heures après l'apparition des symptômes, à condition que l'indication soit évidente. L'altéplase permet de réduire le taux de mortalité à 30 jours après infarctus du myocarde. Traitement thrombolytique après embolie pulmonaire (EP) massive à la phase aiguë avec instabilité hémodynamique.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Actilyse ?

ACTILYSE doit être prescrit par des médecins familiarisés avec l’utilisation des traitements thrombolytiques et ayant à leur disposition les moyens de surveillance adéquats. Le traitement par ACTILYSE devra être instauré aussitôt que possible après l'apparition des symptômes. Les recommandations suivantes concernant la posologie doivent être appliquées : Infarctus du myocarde à la phase aiguë Posologie a) Schéma posologique dit "accéléré" (90 minutes) adapté aux patients à la phase aiguë de l’infarctus du myocarde pouvant être traités dans les 6 heures suivant l'apparition des symptômes.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Actilyse pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse Les données sur l'administration d'altéplase à des femmes enceintes sont limitées. Des études non-cliniques réalisées avec l’altéplase à des doses plus élevées que celles utilisées chez l’homme ont révélé une immaturité fœtale et/ou une embryotoxicité secondaires à l’activité pharmacologique connue du produit. L’altéplase n’est pas considéré comme tératogène (voir rubrique 5.3).

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Actilyse ?

Sans objet.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Que faire en cas de surdosage de Actilyse ?

Symptômes Si la dose maximale recommandée est dépassée, le risque d’hémorragie intracrânienne augmente. Malgré la relative spécificité de l'altéplase pour la fibrine, un surdosage peut entraîner une diminution cliniquement significative des taux de fibrinogène et des autres facteurs de la coagulation.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Actilyse ?

Hypersensibilité connue à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Contre-indications dans l’infarctus du myocarde à la phase aiguë, dans l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë et dans l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë ACTILYSE est contre-indiqué dans toutes les situations associées à un risque élevé de saignement : ·trouble hémorragique significatif actuel ou au cours des six derniers mois, ·diathèse hémorragique connue, ·hémorragie sévère ou potentiellement dangereuse, manifeste ou récente, ·antécédents de lésion du système nerveux central (par exemple néoplasie, anévrisme, intervention chirurgicale intracérébrale ou intra-rachidienne), ·accouchement récent (moins de 10 jours), ponction récente d'un vaisseau non accessible à la compression (par exemple, ponction de la veine sous-clavière ou jugulaire), ·hypertension artérielle sévère non contrôlée (voir rubrique 4.4), ·endocardite bactérienne, péricardite, ·pancréatite aiguë, ·ulcères gastro-intestinaux actifs , varices œsophagiennes,anévrisme artériel connu et/ou de malformations artérielles ou veineuses, ·néoplasie majorant le risque hémorragique, ·hépatopathie sévère, y compris insuffisance hépatique, cirrhose, hypertension portale (varices œsophagiennes) et hépatite évolutive, ·intervention chirurgicale ou traumatismes importants au cours des 3 derniers mois. Contre-indications complémentaires dans l’indication d’infarctus du myocarde à la phase aiguë et dans l’embolie pulmonaire massive à la phase aiguë ·tout antécédent connu d’accident vasculaire cérébral hémorragique ou d’origine inconnue, ·antécédents connus d’accident vasculaire cérébral ischémique ou d’accident ischémique transitoire (AIT) au cours des six mois précédents, sauf si l’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë est survenu dans les 4h30 précédentes. ·Traitement par des anticoagulants oraux à dose efficace (par exemple antagonistes de la vitamine K avec un INR > 1,3) (voir rubrique 4.4) Contre-indications complémentaires dans l’indication d’accident vasculaire cérébral ischémique à la phase aiguë ·déficit neurologique mineur ou symptômes s’améliorant rapidement avant l’initiation du traitement, ·accident vasculaire cérébral jugé sévère d’après l’examen clinique (par exemple NIHSS > 25) et/ou l’examen d’imagerie réalisé à l’aide d’une technique adaptée , ·antécédents connus ou suspicion d'hémorragie intracrânienne ·signes d’hémorragie intracrânienne (HIC) au scanner, ·symptômes suggérant une hémorragie sous-arachnoïdienne, même si la tomodensitométrie est normale , ·traitement par des anticoagulants oraux à dose efficace (par exemple antagonistes de la vitamine K avec un INR > 1,7) (voir rubrique 4.4) ·administration d’héparine au cours des 48 heures précédentes avec TCA (temps de céphaline + activateur) dépassant la limite supérieure de la normale, ·antécédents d’AVC et de diabète concomitant , ·antécédent d’accident vasculaire cérébral au cours des 3 derniers mois, ·numération plaquettaire inférieure à 100 000/mm3, ·pression artérielle systolique > 185 mm Hg ou pression artérielle diastolique > 110 mm Hg, lorsque la pression artérielle ne peut être réduite en dessous de ces limites par une prise en charge rigoureuse ·glycémie < 50 mg/dL (voir rubrique 4.4) ou \> 400 mg/dL (< 2,8mmol/l ou > 22,2 mmol/l).

Source : Contre-indications RCP.

Actilyse est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Actilyse est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (réservé à l'usage HOSPITALIER ; réservé à l'usage en situation d'urgence selon l'article R5121-96 du code de la santé publique ; liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Actilyse est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

D'après la base publique du médicament, aucun taux de remboursement n'est renseigné pour les présentations actuelles de Actilyse.

Source : Base publique du médicament.

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  • 1 flacon(s) en verre - 1 flacon(s) en verre de 10 ml3400955718420
  • 1 flacon(s) en verre - 1 flacon(s) en verre de 20 ml avec canule(s) de transfert3400955852933
  • 1 flacon(s) en verre - 1 flacon(s) en verre de 50 ml avec canule(s) de transfert3400955853015

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.