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comprimé pelliculéSur ordonnanceATC J05AR02⏱ Lecture ~ 18 min

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Lamivudine, Abacavir, présenté sous forme de comprimé pelliculé pour la voie orale. Remboursé à 100% (134,42 €). Laboratoire eg labo - laboratoires eurogenerics.

En résumé

D'après la monographie officielle, ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est utilisé pour :

  • ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est indiqué dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les adultes, les adolescents et les enfants pesant au moins 25 kg (voir rubriques 4.4 et 5.1).
  • Avant l'instauration d’un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B\*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4).
  • L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B\*5701.

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Grossesse En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et…

Allaitement
Éviter

Grossesse En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et…

Alcool
Prudence

rs ou d'inhibiteurs des enzymes de la famille UGT ou de composés éliminés via l'alcool déshydrogénase pourrait modifier…

Conduite
Prudence

Les effets d’abacavir/lamivudine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. L’état…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg : sur ou sans ordonnance ?

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (prescription initiale hospitalière annuelle ; liste i ; renouvellement non restreint). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg

Prix public indicatif : 134,42, remboursé à 100% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

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Questions fréquentes sur ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Lamivudine300 mg
  • Abacavir600 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2017-01-13
Voieorale
CIS65196479

Présentation principale

Conditionnementplaquette(s) PVC-Aluminium polyéthylène PVDC de 30 comprimé(s)
Remboursement100%
Prix134,42 €
CIP 133400930059968

Indications

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est indiqué dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les adultes, les adolescents et les enfants pesant au moins 25 kg (voir rubriques 4.4 et 5.1). Avant l'instauration d’un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701.

Posologie et mode d'administration

La prescription doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH. Posologie Adultes, adolescents et enfants pesant au moins 25 kg La dose recommandée d’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est d'un comprimé une fois par jour. Enfants pesant moins de 25 kg ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit pas être administré chez les enfants pesant moins de 25 kg, car c’est une association fixe ne permettant pas de réduction de la posologie. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est une association fixe sous forme de comprimé et ne doit pas être prescrit chez les patients nécessitant des ajustements posologiques. Chaque substance active abacavir et lamivudine sont disponibles séparément au cas où une interruption du traitement ou un ajustement de la posologie de l'une des substances actives est nécessaire. Dans ces cas, le médecin devra se référer au Résumé des Caractéristiques du Produit de chacun de ces médicaments. Populations particulières Sujets âgés Il n’existe pas actuellement de données pharmacocinétiques chez les patients âgés de plus de 65 ans. Des précautions particulières sont recommandées dans cette population en raison des modifications liées à l'âge, telles que la diminution de la fonction rénale et une altération des paramètres hématologiques. Insuffisance rénale ABACAVIR/LAMIVUDINE EG n'est pas recommandé chez les patients dont la clairance de la créatinine est < 30 m L/min (voir rubrique 5.2). Aucun ajustement de dose n'est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale légère ou modérée. Cependant, l'exposition à la lamivudine est significativement augmentée chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 50 m L/min (voir rubrique 4.4). Insuffisance hépatique Abacavir est principalement métabolisé par le foie. Il n’existe pas de données cliniques chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée ou sévère ; l’utilisation d’ABACAVIR/ LAMIVUDINE EG n'est donc pas recommandée chez ces patients, à moins qu'elle ne soit jugée nécessaire. Une surveillance étroite s’impose chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh 5-6) et si possible, le suivi des concentrations plasmatiques d'abacavir est recommandé (voir rubriques 4.4 et 5.2). Population pédiatrique La sécurité et l'efficacité d’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG chez les enfants pesant moins de 25 kg n'ont pas été établies. Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2 mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être donnée. Mode d'administration Voie orale. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG peut être pris au cours ou en dehors des repas.

Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Voir rubriques 4.4 et 4.8.

Mises en garde et précautions

Les mises en garde spéciales et précautions d'emploi liées à l'abacavir et à la lamivudine sont décrites ci-dessous. Il n'y a pas de mise en garde ni de précaution supplémentaire spécifique à ABACAVIR/LAMIVUDINE EG. Réactions d’hypersensibilité(voir rubrique 4.8) L'abacavir est associé à un risque de réactions d'hypersensibilité (voir rubrique 4.8) caractérisées par de la fièvre et/ou une éruption cutanée ainsi que d'autres symptômes traduisant une atteinte multi-organe. Des réactions d'hypersensibilité ont été observées avec l'abacavir ; certaines d'entre elles ont mis en jeu le pronostic vital du patient et, dans de rares cas, ont été fatales lorsqu'elles n'ont pas été prises en charge de façon appropriée. Le risque de développer une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir est élevé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B*5701. Cependant, des réactions d'hypersensibilité à l'abacavir ont été rapportées chez des patients non porteurs de cet allèle mais avec une fréquence faible. Par conséquent, les recommandations suivantes doivent être respectées :

  • Le statut HLA-B*5701 du patient doit toujours être documenté avant d’instaurer le traitement.
  • Un traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit jamais être débuté chez les patients ayant un statut HLA-B*5701 positif, ni chez les patients ayant un statut HLA-B*5701 négatif qui ont présenté une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir suspectée au cours d'un traitement précédent contenant de l'abacavir.
  • Le traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG doit être immédiatement interrompu si une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir est suspectée, même en l'absence de l'allèle HLA-B*5701. Tout retard dans l'arrêt du traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG après l'apparition d'une réaction d'hypersensibilité peut entraîner une réaction menaçant le pronostic vital.
  • Après l'arrêt du traitement par ABACAVIR/LAMIVUDINE EG lié à une suspicion de réaction d'hypersensibilité, ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ou tout autre médicament contenant de l'abacavir ne doit jamais être réintroduit.
  • La reprise d'un traitement contenant de l'abacavir après une suspicion de réaction d'hypersensibilité à l'abacavir peut entraîner une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et conduire au décès.
  • Afin d'éviter toute reprise d'abacavir, il sera demandé aux patients ayant présenté une réaction d'hypersensibilité suspectée de restituer les comprimés restants de ABACAVIR/LAMIVUDINE EG.
  • Description clinique d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir Les réactions d'hypersensibilité à l'abacavir ont été bien caractérisées au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation. Les symptômes apparaissent généralement au cours des six premières semaines de traitement par l'abacavir (le délai médian de survenue est de 11 jours), bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement. La quasi-totalité des réactions d'hypersensibilité à l'abacavir comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée. Les autres signes et symptômes observés dans le cadre de réactions d'hypersensibilité à l'abacavir sont détaillés dans la rubrique 4.8 (« Description de certains effets indésirables »), notamment les symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. Attention, de tels symptômes peuvent entraîner un diagnostic erroné de réaction d'hypersensibilité et d’affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou de gastro-entérite. Les symptômes liés à cette réaction d'hypersensibilité s'aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital. Ces symptômes disparaissent généralement à l'arrêt du traitement par l'abacavir. Dans de rares cas, des patients qui avaient arrêté un traitement par l'abacavir pour des raisons autres que des symptômes de réaction d'hypersensibilité, ont également présenté des réactions mettant en jeu le pronostic vital dans les heures suivant la réintroduction du traitement par l'abacavir (voir rubrique 4.8 Description de certains effets indésirables). La reprise de l'abacavir chez ce type de patients doit être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible. Poids et paramètres métaboliques Une augmentation du poids et des taux sanguins de lipides et de glucose peut survenir au cours de la thérapie anti rétrovirale. De tels changements peuvent être en partie liés au contrôle de la pathologie et au style de vie. Les taux de lipides, sont parfois la conséquence du traitement. En revanche il n’y a pas de lien clair entre la prise de poids et un traitement en particulier. Il convient de se référer aux recommandations en vigueur pour le traitement du VIH pour assurer la surveillance de la lipémie et de la glycémie. Les dyslipidémies doivent faire l’objet d’un suivi clinique approprié. Pancréatite Des pancréatites ont été rapportées, mais la relation de causalité au traitement par la lamivudine ou l'abacavir est incertaine. Risque d'échec virologique Trithérapie comportant deux analogues nucléosidiques et un analogue nucléotidique : des taux élevés d'échec virologique et d’apparition de résistances ont été rapportés à un stade précoce lorsque l'abacavir et la lamivudine étaient associés au ténofovir disoproxil fumarate selon un schéma posologique en une prise par jour. Par rapport à d'autres options thérapeutiques, ABACAVIR/LAMIVUDINE EG pourrait entraîner un risque d'échec virologique supérieur (voir rubrique 5.1). Atteinte hépatique La sécurité et l'efficacité d’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG chez les patients présentant des troubles sous-jacents significatifs de la fonction hépatique n'ont pas été établies. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG n’est pas recommandé chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée à sévère (voir rubrique 4.2 et 5.2). Les patients présentant un dysfonctionnement hépatique préexistan

Interactions médicamenteuses

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG contient de l'abacavir et de la lamivudine. Par conséquent, les interactions médicamenteuses observées pour chacun des deux composants peuvent se produire avec ABACAVIR/LAMIVUDINE EG. Les études cliniques ont montré qu'il n'y a pas d'interaction cliniquement significative entre l'abacavir et la lamivudine. L'abacavir est métabolisé par les UDP-glucuronyltransférases (UGT) et l'alcool déshydrogénase ; la co-administration d'inducteurs ou d'inhibiteurs des enzymes de la famille UGT ou de composés éliminés via l'alcool déshydrogénase pourrait modifier l'exposition systémique à l'abacavir. La lamivudine est éliminée par voie rénale. La sécrétion tubulaire active de la lamivudine dans les urines se fait par l'intermédiaire des transporteurs de cations organiques (OCT) ; la co-administration de lamivudine et d'inhibiteurs des OCT peut augmenter l'exposition systémique à la lamivudine. Les enzymes du cytochrome P450 (tels que CYP3A4, CYP2C9 ou CYP2D6) ne jouent pas un rôle important dans le métabolisme de l'abacavir ni dans celui de la lamivudine, qui ne sont eux-mêmes ni des inhibiteurs ni des inducteurs de ce système enzymatique. La lamivudine n'inhibe pas les enzymes du cytochrome P450. L'abacavir présente un potentiel limité à inhiber le métabolisme médié par le CYP3A4 et aucune inhibition des enzymes CYP2C9 ou CYP2D6 n’a été observée in vitro. Des études in vitro ont montré que l'abacavir a le potentiel d'inhiber le cytochrome P450 1A1 (CYP1A1). Par conséquent, le risque d'interaction avec les antirétroviraux inhibiteurs de la protéase, les analogues non nucléosidiques de la transcriptase inverse et les autres médicaments métabolisés par les principales enzymes du cytochrome P450 est faible. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit pas être administré avec d’autres médicaments contenant de la lamivudine (voir rubrique 4.4). La liste ci-dessous, bien que non exhaustive, est représentative des classes étudiées.

| Médicaments par classe thérapeutique | Variation de la moyenne géométrique (%) (Mécanisme possible) | Recommandations concernant la co-administration | | --- | --- | --- | --- | --- | --- | | MEDICAMENTS ANTIRETROVIRAUX | | Didanosine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. | | Didanosine/Lamivudine | Interaction non étudiée. | | Zidovudine/Abacavir | Interaction non étudiée. | | Zidovudine/Lamivudine Dose unique de 300 mg de zidovudine Dose unique de 150 mg de lamivudine | Lamivudine : ASC ↔ Zidovudine : ASC ↔ | | Emtricitabine/Lamivudine | Interaction non étudiée | ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit pas être administré en association avec d'autres analogues de la cytidine, tels que l'emtricitabine, en raison de leurs similarités. | | MEDICAMENTS ANTI-INFECTIEUX | | Triméthoprime/sulfaméthoxazole (Cotrimoxazole)/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie de ABACAVIR/LAMIVUDINE EG n’est nécessaire. Les patients chez lesquels l’administration concomitante de cotrimoxazole est absolument nécessaire doivent faire l'objet d'une surveillance clinique. L’administration de doses élevées de triméthoprime/ sulfaméthoxazole dans le traitement de la pneumonie à Pneumocystis jirovecii (PCP) et de la toxoplasmose n’a pas été étudiée et doit être évitée. | | Triméthoprime/sulfaméthoxazole (Cotrimoxazole)/Lamivudine (160 mg/800 mg une fois par jour pendant 5 jours/dose unique de 300 mg) | Lamivudine : ASC ↑ 40 % Triméthoprime : ASC ↔ Sulfaméthoxazole : ASC ↔ (Inhibition du système de transport cationique organique) | | ANTIMYCOBACTERIENS | | Rifampicine/Abacavir | Interaction non étudiée. Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. | | Rifampicine/Lamivudine | Interaction non étudiée. | | ANTICONVULSIVANTS | | Phénobarbital/Abacavir | Interaction non étudiée. Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. | | Phénobarbital/Lamivudine | Interaction non étudiée. | | Phénytoïne/Abacavir | Interaction non étudiée. Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction des UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. Surveiller les concentrations de phénytoïne. | | Phénytoïne /Lamivudine | Interaction non étudiée. | | ANTIHISTAMINIQUES (ANTAGONISTES DES RECEPTEURS H2 DE L’HISTAMINE) | | Ranitidine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. | | Ranitidine/Lamivudine | Interaction non étudiée. Interaction cliniquement significative peu probable. La ranitidine n’est que partiellement éliminée par le système des transporteurs de cations organiques rénal. | | Cimétidine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire. | | Cimétidine/Lamivudine | Interaction non étudiée. Interaction cliniquement significative peu probable. La cimétidine n’est que partiellement éliminée par le système des transporteurs de cations organique rénal. | | CYTOTOXIQUES | | Cladribine/Lamivudine | Interaction non étudiée. In vitro, la lamivudine inhibe la phosphorylation intracellulaire de la cladribine, entraînant un risque potentiel de perte d’efficacité de la cladribine en cas d’association de ces deux molécules en pratique clinique. Des données cliniques sont également en faveur d’une possible interaction entre la lamivudine et la cladribine. | Par conséquent, l'utilisation concomitante de lamivudine et de cladribine n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4). | | OPIOÏDES |

| Méthadone/Abacavir (40 à 90 mg une fois par jour pendant 14 jours/dose unique de 600 mg, puis 600 mg deux fois par jour pendant 14 jours) | Abacavir : ASC ↔ Cmax ↓ 35 % Méth

Grossesse et allaitement

Grossesse En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l'expérience clinique acquise avec les antirétroviraux chez les femmes enceintes. Les études effectuées chez l'animal avec l'abacavir ont mis en évidence une toxicité sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat, mais pas chez le lapin. Les études effectuées chez l'animal avec la lamivudine ont mis en évidence une augmentation de la mortalité embryonnaire précoce chez le lapin mais pas chez le rat (voir rubrique 5.3). Les substances actives d’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG peuvent inhiber la réplication de l'ADN cellulaire et l'abacavir a été cancérogène dans des modèles animaux (voir rubrique 5.3). La pertinence clinique de ces résultats est inconnue. Le passage placentaire de l'abacavir et de la lamivudine a été démontré dans l'espèce humaine. Chez les femmes enceintes traitées par l'abacavir, les données issues de plus de 800 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1 000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de l'abacavir sur le fœtus ou le nouveau-né. Chez les femmes enceintes traitées par la lamivudine, les données issues de plus de 1 000 grossesses exposées pendant le premier trimestre et de plus de 1 000 grossesses exposées pendant les deuxième et troisième trimestres n'ont mis en évidence aucun effet malformatif ni toxique de la lamivudine pour le fœtus ou le nouveau-né. Compte-tenu de ces données, et malgré l'absence de données concernant l'utilisation de abacavir/lamivudine pendant la grossesse, le risque de malformations est peu probable dans l'espèce humaine. Dans le cas d'une grossesse survenant chez une patiente co-infectée par le virus de l'hépatite B et traitée par un médicament contenant de la lamivudine tel qu’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG, la possibilité d'une récidive de l'hépatite à l'arrêt de la lamivudine devra être prise en considération. Dysfonctionnement mitochondrial Il a été démontré que les analogues nucléosidiques ou nucléotidiques entraînent, in vitro et in vivo, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH et exposés in utero et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique 4.4). Allaitement L'abacavir et ses métabolites sont excrétés dans le lait des rates allaitantes. L'abacavir est également excrété dans le lait maternel humain. Les données issues de plus de 200 paires « mère/enfant » traitées pour l’infection par le VIH indiquent que les concentrations sériques de lamivudine chez les nourrissons allaités par une mère recevant un traitement antirétroviral sont très faibles (< 4 % des concentrations sériques maternelles) et diminuent progressivement jusqu'à être indétectables lorsque les nourrissons allaités atteignent l'âge de 24 semaines. Il n’existe pas de données concernant la sécurité de l'abacavir et de la lamivudine administrés à des nourrissons âgés de moins de trois mois. Il est recommandé aux femmes vivant avec le VIH de ne pas allaiter leur enfant, afin d'éviter la transmission du VIH. Fertilité Les études effectuées chez l'animal ont montré que ni l'abacavir ni la lamivudine n'ont d'effet sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité Les effets indésirables rapportés avec abacavir/lamivudine concordent avec les profils de tolérance connus de l'abacavir et la lamivudine lorsque ceux-ci sont administrés séparément. Pour la plupart de ces effets indésirables, on ne sait pas de façon claire s’ils sont liés à la substance active, aux nombreux autres médicaments utilisés dans la prise en charge de l'infection par le VIH ou s'ils sont dus à la maladie sous-jacente. De nombreux effets indésirables listés dans le tableau ci-après surviennent fréquemment (nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, léthargie, éruption cutanée) chez les patients présentant une hypersensibilité à l'abacavir. Par conséquent, chez les patients présentant l’un de ces symptômes, la présence de cette hypersensibilité doit être soigneusement recherchée (voir rubrique 4.4). Des cas d'érythème polymorphe, de syndrome de Stevens-Johnson ou de syndrome de Lyell, pour lesquels la possibilité d’une hypersensibilité à l'abacavir ne pouvait être exclue, ont été très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés. Liste tabulée des effets indésirables Les effets indésirables considérés comme ayant une relation au moins possible avec l'abacavir ou la lamivudine sont listés ci-dessous par classe de systèmes d’organes et fréquence absolue. Les fréquences sont définies comme : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000).

Classe de systèmes d’organesAbacavirLamivudine
Affections hématologiques et du système lymphatiquePeu fréquent : neutropénie et anémie (toutes deux parfois sévères), thrombopénie Très rare : érythroblastopénie
Affections du système immunitaireFréquent : réaction d'hypersensibilité
Troubles du métabolisme et de la nutritionFréquent : anorexie Très rare : acidose lactiqueTrès rare : acidose lactique
Affections du système nerveuxFréquent : céphaléesFréquent : céphalées, insomnie Très rare : des cas de neuropathie périphérique (ou de paresthésie) ont été rapportés
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinalesFréquent : toux, symptomatologie nasale
Affections gastro-intestinalesFréquent : nausées, vomissements, diarrhée Rare : des pancréatites ont été rapportées, mais la relation causale avec le traitement par l'abacavir est incertaineFréquent : nausées, vomissements, douleurs ou crampes abdominales, diarrhée Rare : augmentations de l'amylasémie. Des cas de pancréatite ont été rapportés
Affections hépatobiliairesPeu fréquent : élévation transitoire des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT) Rare : hépatite
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéFréquent : éruption cutanée (sans symptômes systémiques) Très rare : érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de LyellFréquent : éruption cutanée, alopécie Rare : angioedème
Affections musculo-squelettiques et systémiquesFréquent : arthralgies, troubles musculaires Rare : rhabdomyolyse
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationFréquent : fièvre, léthargie, fatigueFréquent : fatigue, malaise, fièvre

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Description de certains effets indésirables Hypersensibilité à l'abacavir Les signes et symptômes associés à une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir sont listés ci-dessous. Ceux-ci ont été identifiés au cours des études cliniques ou dans le cadre de la pharmacovigilance. Les effets indésirables rapportés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité apparaissent en gras. Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction d'hypersensibilité, le syndrome comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne) ; cependant, certains patients ont présenté une réaction sans fièvre ni éruption cutanée. D'autres symptômes évocateurs d'une hypersensibilité comprennent des symptômes gastro-intestinaux, respiratoires ou généraux tels que léthargie et malaise.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :Eruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne)
Affections gastro-intestinales :Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, ulcérations buccales
Affections respiratoires :Dyspnée, toux, maux de gorge, syndrome de détresse respiratoire de l'adulte, insuffisance respiratoire
Effets divers :Fièvre, léthargie, malaise, œdème, adénopathie, hypotension artérielle, conjonctivite, anaphylaxie
Affections du système nerveux / Affections psychiatriques :Céphalées, paresthésies
Affections hématologiques et du système lymphatique :Lymphopénie
---
Affections hépatobiliaires :
Affections musculo-squelettiques et systémiques :Myalgies, rarement rhabdomyolyse, arthralgie, élévation de la créatine kinase
Affections du rein et des voies urinaires :Elévation de la créatinine, insuffisance rénale

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Les symptômes liés à cette réaction d'hypersensibilité s'aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital ; dans de rares cas, ils ont été fatals. La reprise du traitement par l’abacavir après une réaction d'hypersensibilité à l’abacavir entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et le décès. Dans de rares cas, des réactions similaires sont également survenues chez des patients après la reprise du traitement par l’abacavir, alors que ceux-ci n'avaient présenté qu'un seul des symptômes évocateurs d'une réaction d'hypersensibilité (voir ci-dessus) avant l'arrêt

En cas de surdosage

A l'exception des effets indésirables préalablement mentionnés, aucun symptôme ni signe spécifique n'a été identifié après un surdosage aigu d’abacavir ou de lamivudine. En cas de surdosage, le patient doit être surveillé pour détecter des signes de toxicité (voir rubrique 48) et un traitement symptomatique doit être instauré si nécessaire. La lamivudine étant dialysable, une hémodialyse continue peut être réalisée en cas de surdosage, bien que cela n'ait pas été étudié. On ne sait pas si l’abacavir peut être éliminé par dialyse péritonéale ou hémodialyse. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Demi-vie d'élimination
2,6 heures
Liaison aux protéines
36 %
Métabolisme
hépatique
Élimination urinaire
voie principale
Absorption
digestive rapide

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : Antiviraux à usage systémique, antiviraux pour le traitement des infections par le VIH, antirétroviraux utilisés en association, code ATC : J05AR02 Mécanisme d'action : L'abacavir et la lamivudine analogues nucléosidiques inhibiteurs de la transcriptase inverse (INTIs) et de puissants inhibiteurs sélectifs de la réplication des virus VIH-1 et VIH-2 (LAV-2 et EHO). L'abacavir et la lamivudine sont métabolisés séquentiellement par des kinases intracellulaires en leurs composés 5'-triphosphate (TP) respectifs, qui sont les molécules actives. La lamivudine-triphosphate et le carbovir-triphosphate (la forme triphosphate active de l'abacavir) sont des substrats et des inhibiteurs compétitifs de la transcriptase inverse (TI) du VIH. Cependant, leur principale activité antivirale s'exerce grâce à l'incorporation de leur forme monophosphate à l'intérieur de la chaîne d'ADN viral, ce qui entraîne l’arrêt de son élongation. Les formes triphosphates de l'abacavir et de la lamivudine présentent une affinité significativement plus faible pour les ADN polymérases des cellules hôtes. Aucun effet antagoniste n’a été observé in vitro entre la lamivudine et d’autres antirétroviraux (ont été testés : didanosine ; nevirapine et zidovudine). L’activité antivirale d’abacavir en culture cellulaire n’était pas antagonisé lors de l’association avec les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (INTIs) didanosine, emtricitabine, stavudine, tenofovir ou zidovudine, les inhibiteurs non nucléosidiques de transcriptase inverse (INNTIs) nevirapine, ou l’inhibiteur de protéase (IP) amprenavir. Activité antivirale in vitro L'abacavir et la lamivudine inhibent la réplication des souches de laboratoire et des isolats cliniques du VIH dans différents types cellulaires, y compris les lignées cellulaires T transformées, les lignées dérivées de monocytes/macrophages et les cultures primaires de lymphocytes du sang périphérique activés et de monocytes/macrophages. La concentration de médicament nécessaire pour exercer un effet de 50 % (CE50) sur la réplication virale ou la concentration inhibitrice de 50 % (CI50) varie selon le type de virus et de cellule hôte. Pour l'abacavir, la CE50 moyenne contre les souches de laboratoire de VIH-1IIIB et VIH-1HXB2 était comprise entre 1,4 et 5,8 µM. Les valeurs médianes ou moyennes de la CE50 de la lamivudine contre les souches de laboratoire du VIH-1 étaient comprises entre 0,007 et 2,3 µM. La CE50 moyenne contre les souches de laboratoire du VIH-2 (LAV-2 et EHO) était comprise entre 1,57 et 7,5 µM pour l'abacavir et entre 0,16 et 0,51 µM pour la lamivudine. Les CE50 de l'abacavir contre les sous-types (A-G) du groupe M du VIH-1 étaient comprises entre 0,002 et 1,179 µM, entre 0,022 et 1,21 µM pour le groupe O et entre 0,024 et 0,49 µM contre les isolats de VIH-2. Pour la lamivudine, les CE50 dans les cellules mononuclées du sang périphérique étaient comprises entre 0,001 et 0,170 µM pour les sous-types (A-G) du VIH-1, entre 0,030 et 0,160 µM pour le Groupe O et entre 0,002 et 0,120 µM pour les isolats de VIH-2. Des échantillons de VIH-1 prélevés chez des sujets naïfs de traitement et ne présentant pas de substitutions d’acides aminés associés à la résistance ont été testés en utilisant soit le test multicycles Antivirogram TM de Virco (n = 92, étude COL40263), soit le test monocycle Pheno Sense TM de Monogram Biosciences (n = 138, étude ESS30009). Ces tests ont révélé des valeurs médianes de CE50 de respectivement 0,912 µM (intervalle de 0,493 à 5,017 µM) et 1,26 µM (intervalle de 0,72 à 1,91 µM) pour l'abacavir, et des valeurs médianes de CE50 de respectivement 0,429 µM (intervalle de 0,200 à 2,007 µM) et 2,38 µM (1,37 à 3,68 µM) pour la lamivudine. Dans trois études, les analyses de sensibilité phénotypique sur des isolats cliniques prélevés chez des patients infectés par des sous-types non-B du Groupe M du VIH-1 et naïfs de traitement ont toutes montré que tous les virus étaient totalement sensibles à la fois à l'abacavir et à la lamivudine ; une étude portant sur 104 isolats incluant les sous-types A et Al (n = 26), C (n = 1), D (n = 66) ainsi que les formes recombinantes circulantes (CRFs) AD (n = 9), CD (n = 1) et une forme recombinante complexe inter-sous-types cpx (n=1), une seconde étude portant sur 18 isolats incluant les sous-types G (n = 14) et CRF AG (n = 4) en provenance du Nigeria et une troisième étude portant sur six isolats (CRF_AG n = 4, A n = 1 et indéterminé n = 1) en provenance d'Abidjan (Côte d'Ivoire). Des isolats du VIH-1 (CRF01_AE, n = 12, CRF02_AG, n = 12 et sous-type C ou CRF_AC, n = 13) de 37 patients non traités, en Afrique et en Asie, ont été sensibles à l'abacavir (augmentation de la CI50 < 2,5) et à la lamivudine (augmentation de la CI50 < 3), à l'exception de deux isolats CRF02_AG avec des augmentations de 2,9 et 3,4 pour l'abacavir. L'activité de la lamivudine a été testée sur des isolats du groupe O prélevés chez des patients naïfs de traitement, qui se sont révélés très sensibles. L'association d'abacavir et de lamivudine a présenté une activité antivirale en culture cellulaire contre des isolats de sous-type non B et des isolats du VIH-2 équivalente à celle observée contre les isolats de sous-type B. Résistance Résistance in vivo Des isolats du VIH-1 résistants à l'abacavir ont été sélectionnés in vitro dans une souche sauvage du VIH-1 (HXB2) et sont associés à des modifications génotypiques spécifiques au niveau de la région du codon de la transcriptase inverse (codons M184V, K65R, L74V et Y115). La sélection pour la mutation M184V s'est produite en premier et a entraîné une augmentation de deux fois de la CI50. Les passages en culture continue en présence de concentrations croissantes de médicament ont entraîné la sélection des doubles mutations de la transcriptase inverse 65R/184V et 74V/184V ou des triples mutations de la transcriptase inverse 74V/115Y/184V. Deux mutations ont engendré une variation

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

L’association fixe d’abacavir/lamivudine (FTC) sous forme de comprimé s'est avérée bioéquivalente à la lamivudine et l'abacavir administrés séparément. Ce résultat a été démontré dans une étude croisée en trois bras, comparant chez des volontaires sains (n = 30), l'administration d'une dose unique de l'association fixe abacavir/lamivudine (à jeun), l'administration de 2 comprimés d'abacavir 300 mg plus 2 comprimés de lamivudine 150 mg (à jeun) et l'administration de l'association fixe FDC avec un repas riche en graisses. Après administration à jeun, l'aire sous la courbe des concentrations plasmatiques versus temps (ASC) et les concentrations sériques maximales (Cmax) de chaque composant n'ont pas mis en évidence de différence significative en termes d'absorption. De même, l'administration de l'association fixe FDC à jeun ou avec un repas n'a pas mis en évidence d'effet cliniquement significatif des aliments. Ces résultats indiquent que l'association fixe FDC peut être prise au cours ou en dehors des repas. Les propriétés pharmacocinétiques de la lamivudine et de l'abacavir sont décrites ci-après. Absorption Après administration orale, l'abacavir et la lamivudine sont bien et rapidement absorbées au niveau des voies digestives. Chez l'adulte, la biodisponibilité absolue après administration orale d'abacavir et de lamivudine est respectivement d'environ 83 % et 80 à 85 %. La valeur moyenne du tmax est respectivement d'environ 1,5 heure pour l'abacavir et 1,0 heure pour la lamivudine. Après administration d'une dose unique de 600 mg d'abacavir, la Cmax moyenne est de 4,26 µg/m L (coefficient de variation, CV = 28 %) et l'ASC∞ moyenne est de 11,95 µg.h/m L (CV = 21 %). Après administration de doses orales répétées de 300 mg de lamivudine une fois par jour pendant sept jours, la Cmax moyenne à l'état d'équilibre est de 2,04 µg/m L (CV = 26 %) et l'ASC24 moyenne est de 8,87 µg.h/m L (CV = 21 %). Distribution Après injection intraveineuse d'abacavir et de lamivudine, le volume apparent de distribution moyen est de respectivement 0,8 L/kg et 1,3 L/kg. Les études de liaison aux protéines plasmatiques réalisées in vitro ont montré une liaison faible à modérée de l'abacavir aux protéines plasmatiques humaines (environ 49 %) aux concentrations thérapeutiques. Dans l’intervalle de doses thérapeutiques, la lamivudine présente une pharmacocinétique linéaire et, in vitro, sa liaison aux protéines plasmatiques est faible (< 36 %). Cela indique un faible risque d'interactions médicamenteuses par déplacement des sites de liaison protéique. Les données montrent que l'abacavir et la lamivudine traversent la barrière hémato-méningée et diffusent dans le liquide céphalo-rachidien (LCR). Les études réalisées avec l'abacavir ont montré un ratio des ASC « LCR/plasma » compris entre 30 et 44 %. Les valeurs mesurées pour les pics de concentration sont 9 fois supérieures aux valeurs de CI50 de l'abacavir (0,08 µg/m L ou 0,26 µM) lorsque l'abacavir est administré à la dose de 600 mg deux fois par jour. Deux à quatre heures après administration orale, le rapport moyen des concentrations LCR/sérum de la lamivudine est d'environ 12 %. La relation entre l'importance réelle de la pénétration de la lamivudine dans le système nerveux central (SNC) et un quelconque bénéfice clinique n'est pas connue. Biotransformation L'abacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Environ 2 % de la dose administrée sont éliminés par voie rénale sous forme inchangée. Chez l'homme, l'abacavir est principalement métabolisé par l'alcool déshydrogénase et par des glucuronyl-transférases pour former l'acide 5'-carboxylique et le 5'-glucuronide qui représentent environ 66 % de la dose administrée. Ces métabolites sont excrétés dans les urines. Le métabolisme est une voie mineure d’élimination de la lamivudine. La lamivudine est éliminée essentiellement par excrétion rénale sous forme inchangée. La possibilité d'interactions métaboliques avec la lamivudine est faible en raison du métabolisme hépatique limité (5 à 10 %). Elimination La demi-vie moyenne de l'abacavir est d'environ 1,5 heure. Après administration orale de doses répétées d'abacavir (300 mg, 2 fois/jour), aucune accumulation significative d'abacavir n'est observée. L'élimination de l'abacavir se fait par métabolisme hépatique suivi d'une excrétion des métabolites principalement dans les urines. Dans les urines, l'abacavir sous forme inchangée et les différents métabolites représentent environ 83 % de la dose administrée, le reste étant éliminé dans les fèces. La demi-vie d'élimination de la lamivudine est comprise entre 18 et 19 heures. La clairance systémique moyenne de la lamivudine est d'environ 0,32 L/h/kg, avec une élimination essentiellement rénale (> 70 %) par le système de transporteurs des cations organiques. Des études chez des patients atteints d’insuffisance rénale ont montré que l'élimination de la lamivudine est altérée en cas de dysfonctionnement rénal. ABACAVIR/LAMIVUDINE EG n'est pas recommandé chez les patients ayant une clairance de la créatinine < 30 L/min, du fait de l'impossibilité de procéder aux ajustements posologiques nécessaires (voir rubrique 4.2). Pharmacocinétique intracellulaire Dans une étude réalisée chez 20 patients infectés par le VIH et traités par l’abacavir (300 mg, 2 fois par jour) avec une seule dose de 300 mg administrée avant le temps de prélèvement de 24 heures, la moyenne géométrique de la demi-vie intracellulaire terminale du carbovir-TP à l'état d'équilibre était de 20,6 heures, alors que dans la même étude la moyenne géométrique de la demi-vie plasmatique de l'abacavir était de 2,6 heures. Dans une étude croisée menée chez 27 patients infectés par le VIH, les expositions intracellulaires au carbovir-TP étaient plus élevées pour l'abacavir 600 mg une fois par jour (+ 32 % pour l'ASC24h à l'état d'équilibre, + 99 % pour la Cmax24h à l'état d'équilibre et + 18 % pour la Crésiduelle) comparé à la posologie de 300 mg deux fois pa

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Fréquent_ fatigue, malaise, fièvre | Description de certains effets indésirables Hypersensibilité à l'abacavir Les signes et symptômes associés à une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir sont listés ci-dessous. Ceux-ci ont été identifiés au cours des études cliniques ou dans le cadre de la pharmacovigilance. Les effets indésirables rapportés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité apparaissent en gras. Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction d'h
Peu fréquent_ neutropénie et anémie (toutes deux parfois sévères), thrombopénie <br>_
Rarecas, ils ont été fatals. La reprise du traitement par l’abacavir après une réaction d'hypersensibilité à l’abacavir entraîne une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et le décès. Dans de
Très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés. Liste tabulée des effets indésirables Les effets indésirables considérés comme ayant une relation au moins possible avec l'abacavir ou la lamivudine sont listés ci-dessous par classe de systèmes d’organes et fréquence absolue. Les fréquences sont définies comme : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100, < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000, < 1/100), rare (> 1/10 000, < 1/1 000), très rare (<

Questions fréquentes sur ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est indiqué dans le traitement de l'infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les adultes, les adolescents et les enfants pesant au moins 25 kg (voir rubriques 4.4 et 5.1). Avant l'instauration d’un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B\*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B\*5701.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

La prescription doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l'infection par le VIH. Posologie Adultes, adolescents et enfants pesant au moins 25 kg La dose recommandée d’ABACAVIR/LAMIVUDINE EG est d'un comprimé une fois par jour. Enfants pesant moins de 25 kg ABACAVIR/LAMIVUDINE EG ne doit pas être administré chez les enfants pesant moins de 25 kg, car c’est une association fixe ne permettant pas de réduction de la posologie.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse En règle générale, l'utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l'expérience clinique acquise avec les antirétroviraux chez les femmes enceintes. Les études effectuées chez l'animal avec l'abacavir ont mis en évidence une toxicité sur le développement embryonnaire et fœtal chez le rat, mais pas chez le lapin. Les études effectuées chez l'animal avec la lamivudine ont mis en évidence une augmentation de la mortalité embryonnaire précoce chez le lapin mais pas chez le rat (voir rubrique 5.3).

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

Les effets d’abacavir/lamivudine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas été étudiés. L’état clinique du patient et le profil d'effets indésirables d’abacavir/lamivudine doivent être pris en considération pour évaluer l'aptitude du patient à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Peut-on boire de l'alcool en prenant ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

L'abacavir est métabolisé par les UDP-glucuronyltransférases (UGT) et l'alcool déshydrogénase ; la co-administration d'inducteurs ou d'inhibiteurs des enzymes de la famille UGT ou de composés éliminés via l'alcool déshydrogénase pourrait modifier l'exposition systémique à l'abacavir.

Source : Interactions RCP.

Que faire en cas de surdosage de ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

A l'exception des effets indésirables préalablement mentionnés, aucun symptôme ni signe spécifique n'a été identifié après un surdosage aigu d’abacavir ou de lamivudine. En cas de surdosage, le patient doit être surveillé pour détecter des signes de toxicité (voir rubrique 48) et un traitement symptomatique doit être instauré si nécessaire.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg ?

Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Voir rubriques 4.4 et 4.8.

Source : Contre-indications RCP.

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (prescription initiale hospitalière annuelle ; liste I ; renouvellement non restreint).

Source : Conditions de prescription BDPM.

ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, ABACAVIR/LAMIVUDINE Eg 600 mg/300 mg est remboursé à 100% (prix public affiché : 134,42 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.