Classe pharmaco-thérapeutique : médicaments otologiques ; corticoïde et anti-infectieux en association ; dexaméthasone et anti-infectieux - Code ATC : S02CA06.
La dexaméthasone est un anti-inflammatoire stéroïdien.
L’oxytétracycline est un antibiotique de la famille des cyclines.
La polymyxine B est un antibiotique de la famille des polypeptides.
La nystatine est un antifongique.
Activité antibiotique, antifongique et anti-inflammatoire en otologie due aux propriétés anti-inflammatoires de la dexaméthasone, au pouvoir antifongique de la nystatine et au pouvoir antibactérien de deux antibiotiques d’activité complémentaire.
L’association de ces deux antibiotiques se justifie par leur bonne tolérance locale et par la flore microbienne rencontrée dans les infections de l’oreille moyenne. De plus, l’association d’oxytétracycline et de polymyxine B est synergique. Cette propriété permet d’élargir le spectre aux Pseudomonas et à tous les Proteus.
SPECTRE D'ACTIVITE ANTI-BACTERIENNE DE L’OXYTETRACYCLINE ET DE LA POLYMYXINE B.
OXYTETRACYCLINE
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes : S
4 mg/l et R > 8 mg/l.
La prévalence de la résistance acquisepeut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
| Catégories | Fréquence de résistance acquise en France (> 10%) (valeurs extrêmes) |
| --- | --- | --- |
| ESPÈCES SENSIBLES | |
| Aérobies à Gram positif | |
| Bacillus | |
| Entérocoques | 40 - 80 % |
| Staphylococcus méti-S * | |
| Staphylococcus méti-R ** | 70 - 80 % |
| Streptococcus A | 20 % |
| Streptococcus B | 80 - 90 % |
| Streptococcus pneumoniae | 20 - 40 % |
| Aérobies à Gram négatif | |
| Branhamella catarrhalis | |
| Brucella | |
| Escherichia coli | 20 - 40 % |
| Haemophilus influenzae | 10 % |
| Klebsiella | 10 - 30 % |
| Neisseria gonorrhoeae | |
| Pasteurella | |
| Vibrio cholerae | |
| Anaérobies | |
| Propionibacterium acnes | |
| | Autres | |
| | Borrelia burgdorferi | |
| | Chlamydia | |
| | Coxiella burnetii | |
| | Leptospira | |
| | Mycoplasma pneumoniae | |
| | Rickettsia | |
| | Treponema pallidum | |
| | Ureaplasma urealyticum | |
| | ESPÈCES RÉSISTANTES | |
| | Aérobies à Gram négatif | |
| | Acinetobacter | |
| | Proteus mirabilis | |
| | Proteus vulgaris | |
| | Pseudomonas | |
| | Serratia | |
| | | |
\* Efficacité clinique démontrée pour les souches sensibles dans l’indication clinique approuvée en association avec la polymyxine B.
\\ La fréquence de résistanceà la méticilline est environ de 30 à 50 % de l'ensemble des staphylocoques et se rencontre surtout en milieu hospitalier.
POLYMYXINE B
Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des résistantes : S ≤ 2 mg/l et R > 2 mg/l
La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est donc utile de disposer d'informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d'infections sévères. Ces données ne peuvent apporter qu'une orientation sur les probabilités de la sensibilité d'une souche bactérienne à cet antibiotique.
Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée dans le tableau ci-dessous :
| Catégories | Fréquence de résistance acquise en France (>10%) (valeurs extrêmes) |
|---|
| ESPÈCES SENSIBLES | |
| Aérobies à Gram négatif | |
| Acinetobacter | |
| Aeromonas | |
| Alcaligenes | |
| Citrobacter freundii | |
| Citrobacter koseri | |
| Enterobacter | |
| Escherichia coli | |
| Klebsiella | |
| Moraxella | |
| Pseudomonas aeruginosa* | |
| Salmonella | |
| Shigella | |
| Stenotrophomonas maltophilia | 0 – 30 % |
| Catégories | |
| ESPÈCES RÉSISTANTES | |
| Aérobies à Gram positif | |
| Cocci et bacilles | |
| Aérobies à Gram négatif | |
| Branhamella catarrhalis | |
| Brucella | |
| Burkholderia cepacia Burkholderia pseudomallei Campylobacter | |
| Chryseobacterium meningosepticum | |
| Legionella | |
| Morganella | |
| Neisseria | |
| Proteus | |
| Providencia | |
| Serratia | |
| Vibrio cholerae El Tor Anaérobies | |
| Cocci et bacilles | |
| Autres | |
| Mycobactéries | |
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\* Efficacité clinique démontrée pour les souches sensibles dans l’indication clinique approuvée en association avec l’oxytétracycline.
Remarque : ce spectre correspond à celui de la forme systémique de ces antibiotiques. Avec les présentations pharmaceutiques locales, les concentrations obtenues in situ sont très supérieures aux concentrations plasmatiques. Quelques incertitudes demeurent sur la cinétique des concentrations in situ, sur les conditions physico-chimiques locales qui peuvent modifier l'activité de l'antibiotique et sur la stabilité du produit in situ.
NYSTATINE
Antifongique de contact de la famille des polyènes, extrait de culture de Streptomyces noursei.
La nystatine agirait par fixation sur une fraction stérolique de la membrane du champignon, provoquant des modifications de la perméabilité membranaire.
Spectre d’action antifongique : la nystatine est active sur une large variété de champignons levuriformes et filamenteux, incluant les principaux agents