Les interactions entre les contraceptifs estro-progestatifs et d'autres substances peuvent conduire à une augmentation ou une diminution des concentrations plasmatiques d’estro-progestatifs.
La diminution des concentrations plasmatiques d’estro-progestatifs peut provoquer une augmentation de l'incidence des saignements intermenstruels et éventuellement réduire l'efficacité du contraceptif estro-progestatif.
Associations contre-indiquées
+ Millepertuis
Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l’effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d’efficacité voire d’annulation de l’effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d’une grossesse).
+ Produits contenant ombitasvir/paritaprévir/ritonavir, dasabuvir +/- ribavirine glécaprévir/pibrentasvir et sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprévir
Augmentation de l’hépatotoxité.
Interactions pharmacodynamiques
Au cours des essais cliniques menés chez des patients traités pour une infection par le virus de l'hépatite C (VHC) et recevant des médicaments contenant ombitasvir/paritaprevir/ritonavir et dasabuvir, avec ou sans ribavirine, il a été observé des augmentations de transaminase (ALAT) supérieures à 5 fois la limite supérieure de la normale (LSN), significativement plus fréquentes chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol, tel que les contraceptifs hormonaux combinés (CHC). De plus, chez des patients traités par le glecaprevir/pibrentasvir ou sofosbuvir/velpatasvir/voxilaprevir, des augmentations des ALAT ont été observées chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l'éthinylestradiol tels que les CHC (voir la rubrique 4.3).
Par conséquent, les utilisatrices de LUDEAL doivent changer de méthode de contraception (p ex. contraceptif à base de progestatif seul ou méthodes non hormonales) avant de débuter un traitement avec ces associations de médicaments. LUDEAL peut être repris 2 semaines après la fin du traitement avec ces associations de médicaments.
Associations déconseillées
+ Inducteurs enzymatiques
(apalutamide, carbamazepine, dabrafénib, efavirenz, enzalutamide, esclicarbazépine, fosphenytoine, létermovir, lorlatinib, lumacaftor, nevirapine, oxcarbazepine,, phenobarbital, phenytoine, pitolisant, primidone, rifabutine, rifampicine)
Diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par l’inducteur.
Utiliser une méthode additionnelle de type mécanique (préservatif), pendant la durée de l’association et un cycle suivant l’arrêt de l’inducteur.
+ Lamotrigine (voir aussi ci-dessous Associations nécessitant des précautions d’emploi)
Diminution des concentrations et de l'efficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique.
Eviter de mettre en route une contraception orale pendant la période d’ajustement posologique de la lamotrigine.
+ Modafinil
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive, pendant le traitement et un cycle après l'arrêt du traitement par le modafinil, en raison de son potentiel inducteur enzymatique.
Utiliser une méthode additionnelle de type mécanique (préservatif) pendant la durée de l’association et un cycle suivant l’arrêt du modafinil.
+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir
(Atazanavir, darunavir, fosamprenavir, lopinavir, ritonavir, saquinavir, et tipranavir).
Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal, due à l’augmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.
Utiliser de préférence une méthode addionnelle de type mécanique (préservatif), pendant la durée de l’association et un cycle suivant l’arrêt du ritonavir.
+ Topiramate
Pour des doses de topiramate supérieures ou égales à 200 mg/jour : risque de diminution de l’efficacité contraceptive par diminution des concentrations en estrogène.
Si l’association s’avère nécessaire, utiliser une méthode additionnelle de type mécanique pendant la durée de l’association et un cycle suivant l’arrêt du topiramate.
+ Vémurafénib
Risque de diminution des concentrations des estroprogestatifs, avec pour conséquence un risque d’inefficacité.
+ Pérampanel
Pour des doses de pérampanel supérieures ou égales 12 mg/j : risque de diminution de l’efficacité contraceptive.
Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.
+ Ulipristal
Dans l'indication contraception d'urgence :
Antagonisme des effets de l’ulipristal en cas de reprise d’un contraceptif hormonal moins de 5 jours après la prise de la contraception d’urgence.
Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception additionnelle de type mécanique pendant les 12 jours qui suivent la (dernière) prise de l’ulipristal (au cas où il y en aurait eu plus d’une).
Dans l’indication fibrome :
Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.
Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de la contraception hormonale.
Associations faisant l'objet de précautions d’emploi
+ Bosentan
Diminution de l’efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par le bosentan.
Utiliser une méthode additionnelle de type mécanique (préservatif) pendant la durée de l’association et un cycle suivant l’arrêt du bosentan.
+ Griséofulvine
Diminution de l’efficacité contraceptive, par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par la griséofulvine.
Utiliser une méthode additionnelle de type mécanique, pendant la durée de l’association et un cycle suivant l’arrêt de la griséofulvine.
+ Lamotrigine
Diminution des concentrations et de l’efficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique.
Surveillance clini