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comprimé sécableSur ordonnanceATC N05AL03⏱ Lecture ~ 15 min

Tiapride Viatris 100 mg

Tiapride Viatris 100 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Tiapride (chlorhydrate de), présenté sous forme de comprimé sécable pour la voie orale. Remboursé à 30% (2,15 €). Laboratoire viatris sante.

En résumé

D'après la monographie officielle, Tiapride Viatris 100 mg est utilisé pour :

  • TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable est indiqué : Chez l'adulte ·Traitement de courte durée des états d'agitation et d'agressivité, notamment chez les patients présentant des symptômes psychotiques.
  • Chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 ans ·Tics sévères lorsque le traitement non pharmacologique n’est pas suffisant.

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Tiapride Viatris 100 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Grossesse Les données sur l’utilisation de tiapride chez la femme enceinte sont limitées. Le tiapride traverse le placenta. Les…

Allaitement
Éviter

Grossesse Les données sur l’utilisation de tiapride chez la femme enceinte sont limitées. Le tiapride traverse le placenta. Les…

Alcool
Prudence

\+ Alcool (boisson ou excipient) Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances.

Conduite
Prudence

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Tiapride Viatris 100 mg : sur ou sans ordonnance ?

Tiapride Viatris 100 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Tiapride Viatris 100 mg

Prix public indicatif : 2,15, remboursé à 30% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

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Chargement des interactions…

Questions fréquentes sur Tiapride Viatris 100 mg

Tiapride Viatris 100 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Tiapride Viatris 100 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Tiapride Viatris 100 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Tiapride (chlorhydrate de)111,13 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM1990-09-26
Voieorale
CIS68912300

Présentation principale

Conditionnementflacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 20 comprimé(s)
Remboursement30%
Prix2,15 €
CIP 133400930067857

Indications

TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable est indiqué : Chez l'adulte

  • Traitement de courte durée des états d'agitation et d'agressivité, notamment chez les patients présentant des symptômes psychotiques.
  • Chorée sévère dans la maladie de Huntington. Chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 ans
  • Tics sévères lorsque le traitement non pharmacologique n’est pas suffisant.

Posologie et mode d'administration

Réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 6 ans. Posologie La posologie minimale efficace sera toujours recherchée. Si l'état clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, puis augmenté progressivement par paliers. Adulte Le traitement doit être initié à une dose très faible, 25 mg/jour, puis augmenté par palier, très progressivement, jusqu'à obtenir la dose minimale efficace.

  • 200 mg à 300 mg maximum/jour pour les états d'agitation et d'agressivité pendant 4 semaines maximum ;
  • 300 mg à 800 mg maximum/jour pour les chorées sévères dans la maladie de Huntington et les tics sévères. Enfant de plus de 6 ans La posologie varie de 3 à 6 mg/kg/jour. La dose usuelle est 100 à 150 mg/jour. La dose maximale est de 300 mg/jour. Chez l'enfant, la forme solution buvable est mieux adaptée. Sujet âgé Le traitement sera instauré à 100 mg par jour (50 mg deux fois par jour). La posologie sera augmentée progressivement par paliers de 50 à 100 mg tous les deux à trois jours jusqu’à une dose maximale de 300 mg par jour si nécessaire. La dose moyenne utilisée chez le sujet âgé est de 200 mg par jour. La durée du traitement ne doit pas dépasser 28 jours. Insuffisance rénale Chez le sujet insuffisant rénal, l'excrétion est corrélée à la clairance de la créatinine. Pour des clairances de la créatinine inférieures à 20 m L/min, les doses journalières seront ajustées selon la gravité de l'insuffisance rénale : une demi-dose pour une clairance de la créatinine de 11 à 20 m L/min et un quart de dose pour une clairance de la créatinine de 10 m L/min. Insuffisance hépatique Chez les patients atteints d'une insuffisance hépatique, les données disponibles sont insuffisantes pour établir des recommandations. L'administration doit se faire avec prudence chez ces patients. Mode d’administration Voie orale.

Contre-indications

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants :

  • hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;
  • tumeur prolactino-dépendante connue ou suspectée, par exemple adénome hypophysaire à prolactine et cancer du sein prolactino-dépendant ;
  • phéochromocytome, connu ou suspecté ;
  • en association avec le citalopram, l'escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, la pipéraquine ; les dopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide) (voir rubrique 4.5).

Mises en garde et précautions

Mises en garde spéciales Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN) potentiellement fatal En cas d'hyperthermie inexpliquée, il est impératif de suspendre le traitement, car ce signe peut être l'un des éléments du syndrome malin décrit avec les neuroleptiques (SMN) (pâleur, hyperthermie, troubles végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire) (voir rubrique 4.8). Des cas présentant des signes atypiques tels qu'une hyperthermie même en l’absence de rigidité musculaire ou hypertonie et une fièvre peu élevée ont été observés. Les signes de dysfonctionnement végétatif, tels que sudation et instabilité artérielle, peuvent précéder l'apparition de l'hyperthermie et constituer, par conséquent, des signes d'appel précoces. En cas de suspicion de SMN ou d'hyperthermie d'origine non diagnostiquée, qui peut être considérée soit comme un signe/symptôme précoce de SMN, soit comme un SMN atypique, le tiapride doit être arrêté rapidement et le patient doit être placé sous surveillance médicale. En raison du risque de SMN observé avec tout neuroleptique, le tiapride doit être utilisé avec prudence chez les patients traités de manière concomitante par d'autres neuroleptiques ou tout autre médicament connus pour induire un SMN (voir section 4.5). Bien que cet effet des neuroleptiques puisse avoir une origine idiosyncrasique, certains facteurs de risque semblent y prédisposer, tels que la déshydratation ou des atteintes organiques cérébrales.

    • Allongement de l'intervalle QT : le tiapride prolonge de façon dose-dépendante l'intervalle QT. Cet effet, connu pour potentialiser le risque de survenue de troubles du rythme ventriculaire grave, notamment à type de torsades de pointes, est majoré par l'existence d'une bradycardie, d'une hypokaliémie, d'un QT long congénital ou acquis (association à un médicament augmentant l'intervalle QT) (voir rubrique 4.8).
  • Il convient donc lorsque la situation clinique le permet, de s'assurer avant toute administration de l'absence de facteurs pouvant favoriser la survenue de ce trouble du rythme : obradycardie inférieure à 55 battements par minute, odéséquilibre électrolytique en particulier hypokaliémie, oallongement congénital de l'intervalle QT, otraitement en cours par un médicament susceptible d'entraîner une bradycardie marquée (< 55 battements par minute), une hypokaliémie, un ralentissement de la conduction intracardiaque, un allongement de l'intervalle QT (voir rubriques 4.3 et 4.5). la consommation d’alcool peut entraîner des troubles électrolytiques et, par conséquent, prolonger l’intervalle QT (voir section 4.5). o TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable doit être prescrit avec précaution chez les patients présentant des facteurs de risque d'allongement de l'intervalle QT. Hormis les situations d'urgence, il est recommandé d'effectuer un ECG dans le bilan initial des patients devant être traités au long cours par un neuroleptique.
  • Accident vasculaire cérébral : dans des études cliniques randomisées versus placebo réalisées chez des patients âgés atteints de démence et traités avec certains antipsychotiques atypiques, il a été observé un risque 3 fois plus élevé d'accident vasculaire cérébral comparé au placebo. Le mécanisme d'une telle augmentation de risque n'est pas connu. Une élévation du risque avec d'autres antipsychotiques ou chez d'autres populations de patients ne peut être exclue. Ce médicament doit être utilisé avec prudence chez les patients présentant des facteurs de risque d'accident vasculaire cérébral.
  • Patients âgés déments : le risque de mortalité est augmenté chez les patients âgés atteints de psychose associée à une démence et traités par antipsychotiques. Les analyses de 17 études contrôlées versus placebo (durée moyenne de 10 semaines), réalisées chez des patients prenant majoritairement des antipsychotiques atypiques, ont mis en évidence un risque de mortalité 1,6 à 1,7 fois plus élevé chez les patients traités par ces médicaments comparativement au placebo. A la fin du traitement d'une durée moyenne de 10 semaines, le risque de mortalité a été de 4,5 % dans le groupe de patients traités comparé à 2,6 % dans le groupe placebo. Bien que les causes de décès dans les essais cliniques avec les antipsychotiques atypiques aient été variées, la plupart de ces décès semblait être soit d'origine cardiovasculaire (par exemple insuffisance cardiaque, mort subite) soit d'origine infectieuse (par exemple pneumonie). Des études épidémiologiques suggèrent que, comme avec les antipsychotiques atypiques, le traitement avec les antipsychotiques classiques peut augmenter la mortalité. La part respective de l'antipsychotique et des caractéristiques des patients dans l'augmentation de la mortalité dans les études épidémiologiques n'est pas claire.
  • Thromboembolie veineuse : des cas de thromboembolies veineuses (TEV) ont été rapportés avec les antipsychotiques. Les patients traités par des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tout facteur de risque potentiel de TEV doit être identifié avant et pendant le traitement par TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable et des mesures préventives doivent être mises en œuvre (voir rubrique 4.8).
  • Cancer du sein : le tiapride peut augmenter les taux de prolactine. Il doit donc être utilisé avec précaution. Quel que soit leur sexe, les patients ayant des antécédents personnels ou familiaux de cancer du sein doivent être étroitement surveillés pendant le traitement par tiapride.
  • Ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'éthylisme aigu.
  • En dehors de situations exceptionnelles, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de maladie de Parkinson.
  • Chez l'enfant, par insuffisance de données cliniques, la prudence est recommandée lors de l'utilisation du produit. De plus, du fait du retentissement cognitif, un examen clinique annuel évaluant les capacités d'apprentissage est recommandé. La posologie sera régulièrement adaptée en fonction de l'état clinique de l'enfant.

Interactions médicamenteuses

+ Médicaments à l’origine d’une hypotension orthostatique Outre les antihypertenseurs, de nombreux médicaments peuvent entraîner une hypotension orthostatique. C'est le cas notamment des dérivés nitrés, des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, des alpha-bloquants à visée urologique, des antidépresseurs imipraminiques et des neuroleptiques phénothiaziniques, des agonistes dopaminergiques et de la lévodopa. Leur utilisation conjointe risque donc de majorer la fréquence et l’intensité de cet effet indésirable. Se reporter aux interactions propres à chaque classe, avec les niveaux de contrainte correspondants. + Médicaments sédatifs Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide. En raison du risque de Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN), il convient d’être prudent lors de l’utilisation concomitante du tiapride en même temps que d’autres neuroleptiques ou tout autre médicament connus pour induire un SMN (voir section 4.4). + Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes Ce trouble du rythme cardiaque grave peut être provoqué par un certain nombre de médicaments, antiarythmiques ou non. L'hypokaliémie (cf. médicaments hypokaliémiants) est un facteur favorisant, de même que la bradycardie (cf. médicaments bradycardisants) ou un allongement préexistant de l'intervalle QT, congénital ou acquis. Les médicaments à l'origine de cet effet indésirable sont notamment des antiarythmiques de classe IA et III et certains neuroleptiques. D'autres molécules n'appartenant pas à ces classes sont également en cause. Pour l'érythromycine et la vincamine, seules les formes administrées par voie intraveineuses sont concernées par cette interaction. L'utilisation d'un médicament torsadogène avec un autre médicament torsadogène est contre-indiquée en règle générale. Certains d'entre eux, en raison de leur caractère incontournable, font exception à la règle, en étant seulement déconseillés avec les autres torsadogènes. Il s'agit des antiparasitaires (chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine), de l’arsénieux, de l’hydroxychloroquine, de la méthadone, du crizotinib, du cotrimoxazole et des neuroleptiques. A noter que, le citalopram, l’escitalopram, la dompéridone , l'hydroxyzine et la pipéraquine ne suivent pas cet assouplissement, et sont contre-indiqués avec tous les torsadogènes suite à un arbitrage européen. Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3) + Dopaminergiques hors parkinson (par exemple cabergoline, quinagolide) Antagonisme réciproque de l'agoniste dopaminergique et des neuroleptiques. Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité d'un traitement par neuroleptiques chez le patient parkinsonien traité par dopaminergique, ces derniers doivent être diminués progressivement jusqu'à l'arrêt (leur arrêt brutal expose à un risque de "syndrome malin des neuroleptiques"). + Citalopram, Escitalopram Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Dompéridone Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Hydroxyzine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. + Pipéraquine Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Associations déconseillées (voir rubrique 4.4) + Antiparasitaires susceptibles de donner des torsades de pointes (par exemple chloroquine, halofantrine, luméfantrine, pentamidine) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si cela est possible, interrompre l'un des deux traitements. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée. + Antiparkinsoniens dopaminergiques (par exemple amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, piribédil, pramipexole, rasagiline, ropinirole, rotigotine, sélégiline, tolcapone) Antagonisme réciproque du dopaminergique et des neuroleptiques. Le dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité d’un traitement par neuroleptiques chez le patient parkinsonien traité par dopaminergique, ces derniers doivent être diminués progressivement jusqu’à l’arrêt (leur arrêt brutal expose à un risque de « syndrome malin des neuroleptiques »).(t’r+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointes : par exemple les antiarythmiques de classe l A (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et de classe Ill (amiodarone, dronédarone, sotalol), et autres médicaments tels que arsénieux, cocaïne, crizotinib, érythromycine IV, hydroxychloroquine, méquitazine, méthadone, moxifloxacine, spiramycine, torémifène, vandétanib, vincamine IV, Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier. + Neuroleptiques susceptibles de donner des torsades de pointes (par exemple amisulpride, chlorpromazine, cyamémazine, dropéridol, flupenthixol, fluphénazine, halopéridol, lévomépromazine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, sulpiride, zuclopenthixol) Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Si l’association ne peut être évitée, contrôle clinique et électrocardiographique régulier. + Alcool (boisson ou excipient) Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances.

Grossesse et allaitement

Grossesse Les données sur l’utilisation de tiapride chez la femme enceinte sont limitées. Le tiapride traverse le placenta. Les études chez l’animal ont montré une toxicité sur la fonction de reproduction (voir rubrique 5.3). L'utilisation de tiapride n’est pas recommandée pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n'utilisant pas de contraception efficace. Les nouveau-nés exposés aux antipsychotiques (dont tiapride) au cours du troisième trimestre de la grossesse, présentent un risque d'événements indésirables incluant des symptômes extrapyramidaux et/ou des symptômes de sevrage, pouvant varier en termes de sévérité et de durée après la naissance (voir rubrique 4.8). Les réactions suivantes ont été rapportées : agitation, hypertonie, hypotonie, tremblements, somnolence, détresse respiratoire, troubles de l'alimentation. En conséquence, les nouveau-nés doivent être étroitement surveillés. Allaitement Des études chez l’animal ont montré le passage du tiapride dans le lait maternel. On ignore si le tiapride passe dans le lait maternel humain. Un risque pour l'enfant allaité ne peut pas être exclu. Il faut décider d'interrompre l'allaitement ou de ne pas prendre de tiapride en tenant compte du bénéfice de l'allaitement pour l'enfant et du bénéfice du traitement pour la femme. Fertilité Une diminution de la fertilité liée aux effets pharmacologiques du médicament (effet dépendant de la prolactine) a été observée chez les animaux (voir rubrique 5.3). Le tiapride pourrait également nuire à la fertilité chez l’humain (voir rubrique 4.8).

Effets indésirables

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité. Les effets indésirables ont été classés par ordre de fréquence en utilisant la convention suivante : très fréquent ≥ 1/10 ; fréquent ≥ 1/100, < 1/10 ; peu fréquent ≥ 1/1000, < 1/100 ; rare ≥ 1/10000, < 1/1000 ; très rare < 1/10000, fréquence indéterminée (ne peut être estimée avec les données disponibles). Affections hématologiques et du système lymphatique Rare

  • leucopénie, neutropénie et agranulocytose (voir rubrique 4.4). Affections endocriniennes Fréquent
  • hyperprolactinémie réversible après l’arrêt du traitement, pouvant être la cause de : galactorrhée, aménorrhée, gynécomastie, hypertrophie mammaire, douleur mammaire, trouble de l'orgasme et de dysfonctionnement érectile. Troubles du métabolisme et de la nutrition Rare
  • hyponatrémie, syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH). Affections du système nerveux Fréquent
  • parkinsonisme et symptômes apparentés (tremblements, hypertonie, hypersalivation, hypokinésie) peuvent apparaître. Ces symptômes sont généralement réversibles, après l'administration d'antiparkinsoniens ;
  • céphalées ;
  • vertiges, sensation vertigineuse. Peu fréquent
  • dystonie (spasmes, torticolis, crises oculogyres, trismus), akathisie. Ces symptômes sont généralement réversibles après l'arrêt du traitement ou l'administration d'antiparkinsoniens ;
  • convulsion ;
  • syncope. Rare
  • dyskinésies aiguës. Ces symptômes sont généralement réversibles après l'administration d'antiparkinsoniens ;
  • des dyskinésies tardives caractérisées par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage et des membres ont été rapportées, comme avec les autres neuroleptiques, surtout après administration prolongée de plus de trois mois. Les antiparkinsoniens sont sans action ou peuvent provoquer une aggravation ;
  • comme avec les autres neuroleptiques, un syndrome malin des neuroleptiques potentiellement fatal ;
  • perte de connaissance (voir rubrique 4.4). Affections psychiatriques Fréquent
  • somnolence/torpeur, insomnie, agitation, indifférence. Peu fréquent
  • confusion, hallucination. Affections cardiaques Rare
  • allongement de l'intervalle QT ;
  • arythmies ventriculaires telles que torsades de pointes, tachycardie ventriculaire, pouvant entraîner une fibrillation ventriculaire ou un arrêt cardiaque et une mort subite (voir rubrique 4.4). Affections vasculaires Peu fréquent
  • thromboses veineuses profondes (voir rubrique 4.4) ;
  • hypotension, généralement orthostatique. Rare
  • embolies pulmonaires, parfois fatales. Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales Rare
  • pneumonie par inhalation ;
  • dépression respiratoire en association avec d’autres médicaments dépresseurs du système nerveux central. Affections gastro-intestinales Peu fréquent
  • constipation (voir rubrique 4.4). Rare
  • obstruction intestinale, iléus (voir rubrique 4.4). Affections hépatobiliaires Rare
  • augmentation des enzymes hépatiques. Affections de la peau et du tissu sous-cutané Peu fréquent
  • rash, y compris éruption érythémateuse, éruption maculopapuleuse. Rare
  • urticaire. Affections musculo-squelettiques et systémiques Rare
  • augmentation de la créatine phosphokinase sanguine, rhabdomyolyse. Affections gravidiques, puerpérales et périnatales Fréquence indéterminée
  • syndrome de sevrage néonatal (voir rubrique 4.6). Système reproducteur et troubles mammaires Peu fréquent
  • aménorrhée, trouble de l’orgasme. Rare
  • hypertrophie mammaire, douleur mammaire, galactorrhée, gynécomastie, dysfonctionnement érectile. Troubles généraux et anomalies au site d'administration Fréquent
  • asthénie, fatigue. Peu fréquent
  • prise de poids. Lésions, intoxications et complications d’intervention Fréquence indéterminée
  • chutes, particulièrement chez le sujet âgé. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :https://signalement.social-sante.gouv.fr

En cas de surdosage

A ce jour, les données concernant le surdosage aigu avec TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable sont limitées. Les signes et symptômes qui ont été rapportés résultaient généralement d'une augmentation des effets pharmacologiques du médicament, se traduisant sur le plan clinique par somnolence, sédation, coma, hypotension et symptômes extrapyramidaux. Des cas d'issue fatale ont été rapportés principalement en cas d'association avec d'autres substances psychotropes. Il n'existe pas d'antidote connu au tiapride. En cas de surdosage aigu, l'association à d'autres médicaments doit être recherchée et des mesures appropriées doivent être mises en œuvre :

  • surveillance étroite des fonctions vitales ;
  • surveillance cardiaque sous monitorage (risque d'allongement de l'intervalle QTet d'arythmie ventriculaire) qui sera poursuivie jusqu'au rétablissement du patient ;
  • en cas d'apparition de symptômes extrapyramidaux sévères, un traitement anticholinergique doit être administré. Le tiapride étant faiblement dialysable, l'hémodialyse n'est pas recommandée pour éliminer le produit.
  1. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Biodisponibilité
20 %, le pic plasmatique est augmenté de 40 %
Demi-vie d'élimination
2,9 h

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : antipsychotique, code ATC : N05AL03. (N : Système Nerveux Central).

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

En administration per os, une dose de 200 mg de tiapride entraîne l'apparition d'un pic plasmatique de 1,3 microgrammes/m L une heure après la prise. La biodisponibilité absolue du comprimé de tiapride est de 75 %. En cas de prise immédiatement avant le repas, la biodisponibilité est augmentée de 20 %, le pic plasmatique est augmenté de 40 %. Chez le sujet âgé, l'absorption est plus lente. La distribution corporelle du tiapride est rapide (moins de 1 heure). Le tiapride passe la barrière hématoencéphalique ainsi que la barrière placentaire sans accumulation. Le passage dans le lait a été observé chez l'animal, le rapport lait/sang est de 1,2. Le tiapride n'est pas fixé sur les protéines plasmatiques, et très faiblement fixé sur les érythrocytes. Le métabolisme du tiapride chez l'homme est très faible : 70 % de la dose administrée sont retrouvés sous forme inchangée dans les urines. La demi-vie d'élimination plasmatique est de 2,9 h chez la femme et de 3,6 h chez l'homme. L'excrétion est essentiellement urinaire, la clairance rénale est de 330 m L/mn.

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Fréquent·hyperprolactinémie réversible après l’arrêt du traitement, pouvant être la cause de : galactorrhée, aménorrhée, gynécomastie, hypertrophie mammaire, douleur mammaire, trouble de l'orgasme et de dysfonctionnement érectile. Troubles du métabolisme et de la nutrition
Peu fréquent·dystonie (spasmes, torticolis, crises oculogyres, trismus), akathisie. Ces symptômes sont généralement réversibles après l'arrêt du traitement ou l'administration d'antiparkinsoniens ; ·convulsion ; ·syncope.
Rare·dyskinésies aiguës. Ces symptômes sont généralement réversibles après l'administration d'antiparkinsoniens ; ·des dyskinésies tardives caractérisées par des mouvements rythmiques involontaires de la langue, du visage et des membres ont été rapportées, comme avec les autres neuroleptiques, surtout après administration prolongée de plus de trois mois. Les antiparkinsoniens sont sans action ou peuvent provoquer une aggravation ; ·comme avec les autres neuroleptiques, un syndrome malin des neurolep
Fréquence indéterminée·chutes, particulièrement chez le sujet âgé. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovi

Questions fréquentes sur Tiapride Viatris 100 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Tiapride Viatris 100 mg ?

TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable est indiqué : Chez l'adulte ·Traitement de courte durée des états d'agitation et d'agressivité, notamment chez les patients présentant des symptômes psychotiques. ·Chorée sévère dans la maladie de Huntington. Chez l'adulte et l'enfant de plus de 6 ans ·Tics sévères lorsque le traitement non pharmacologique n’est pas suffisant.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Tiapride Viatris 100 mg ?

**Réservé à l'adulte et à l'enfant de plus de 6 ans.** Posologie La posologie minimale efficace sera toujours recherchée. Si l'état clinique du patient le permet, le traitement sera instauré à dose faible, puis augmenté progressivement par paliers. Adulte Le traitement doit être initié à une dose très faible, 25 mg/jour, puis augmenté par palier, très progressivement, jusqu'à obtenir la dose minimale efficace. ·200 mg à 300 mg maximum/jour pour les états d'agitation et d'agressivité pendant 4 semaines maximum ; ·300 mg à 800 mg maximum/jour pour les chorées sévères dans la maladie de Huntington et les tics sévères.

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Tiapride Viatris 100 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse Les données sur l’utilisation de tiapride chez la femme enceinte sont limitées. Le tiapride traverse le placenta. Les études chez l’animal ont montré une toxicité sur la fonction de reproduction (voir rubrique 5.3).

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Tiapride Viatris 100 mg ?

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Peut-on boire de l'alcool en prenant Tiapride Viatris 100 mg ?

\+ Alcool (boisson ou excipient) Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances.

Source : Interactions RCP.

Que faire en cas de surdosage de Tiapride Viatris 100 mg ?

A ce jour, les données concernant le surdosage aigu avec TIAPRIDE VIATRIS 100 mg, comprimé sécable sont limitées. Les signes et symptômes qui ont été rapportés résultaient généralement d'une augmentation des effets pharmacologiques du médicament, se traduisant sur le plan clinique par somnolence, sédation, coma, hypotension et symptômes extrapyramidaux.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Tiapride Viatris 100 mg ?

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISE dans les cas suivants : ·hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ; ·tumeur prolactino-dépendante connue ou suspectée, par exemple adénome hypophysaire à prolactine et cancer du sein prolactino-dépendant ; ·phéochromocytome, connu ou suspecté ; ·en association avec le citalopram, l'escitalopram, la dompéridone, l’hydroxyzine, la pipéraquine ; les dopaminergiques hors parkinson (cabergoline, quinagolide) (voir rubrique 4.5).

Source : Contre-indications RCP.

Tiapride Viatris 100 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Tiapride Viatris 100 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Tiapride Viatris 100 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Tiapride Viatris 100 mg est remboursé à 30% (prix public affiché : 2,15 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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  • flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 20 comprimé(s)30%2,153400930067857
  • plaquette(s) PVC-Aluminium de 20 comprimé(s)30%2,153400933318901

Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.