Classe pharmacothérapeutique : TEST D’EXPLORATION FONCTIONNELLE, Code ATC : V04CX05.
L’uréase bactérienne produite dans l’estomac par Helicobacter pylori hydrolyse l’urée en ammonium et bicarbonate. Sous l’influence de l’acidité gastrique, les bicarbonates vont être transformés en majeure partie en gaz carbonique qui sera absorbé, transporté aux poumons, puis expiré.
L’ingestion d’urée marquée chez un patient présentant une infection par Helicobacter pylori permet de mesurer cet isotope stable dans le gaz carbonique expiré.
La différence de proportion 13C/12C (traduisant l’enrichissement isotopique de l’air expiré) avant et après absorption d’urée marquée permet d’établir le seuil de positivité, au-dessus duquel on conclut à la présence d’Helicobacter pylori.
Ce seuil limite permettant de distinguer les tests négatifs et les tests positifs à Helicobacter pylori est déterminé par une valeur de 4 pour mille (), ce qui signifie qu’il y a une infection quand la valeur est supérieure à 4 . Par rapport aux diagnostics par biopsie d’une infection à Helicobacter pylori, la sensibilité du test respiratoire (75 mg d’urée en poudre pour solution buvable) a atteint 95,4 % (IC à 95 % : 93 % - 97,2 %) et sa spécificité 98,6 % (IC à 95 % : 97,1 % - 99,4 %) dans une méta-analyse réalisée à partir d’études cliniques portant sur 939 patients adultes.
L’ingestion d’acide citrique, en ralentissant la vidange gastrique, permet l’allongement du temps d’interaction uréase bactérienne/urée 13C.
En l’absence d’uréase bactérienne, la quantité totale d’urée administrée, après absorption par le tractus gastro-intestinal, est métabolisée comme l’urée endogène. L’ammoniaque libérée par l’hydrolyse bactérienne, comme décrit ci-dessus, est métabolisée sous forme de NH4+.