Sucre ordinaire (sucre de canne) et aliments contenant du sucre ordinaire
Le saccharose (sucre de canne) ainsi que les aliments contenant du saccharose provoquent souvent une gêne abdominale, voire une diarrhée, en raison de l’augmentation de la fermentation des glucides dans le côlon pendant le traitement par acarbose (voir rubrique 4.8).
Insuline ou préparations de sulfonylurée ou de metformine
L’acarbose a un effet antihyperglycémiant, mais ne provoque pas d’hypoglycémie à lui seul. Si l’acarbose est prescrit en plus d’une sulfonylurée, de metformine ou d’insuline, une chute de la glycémie dans la plage d’hypoglycémie peut nécessiter une diminution de la dose de la sulfonylurée, de metformine ou d’insuline.
Des cas isolés de choc hypoglycémique ont été rapportés.
En cas d’hypoglycémie aiguë, il convient de considérer que la biotransformation du saccharose en fructose et glucose est ralentie au cours du traitement ; pour cette raison, le saccharose n’est pas adapté à un soulagement rapide de l’hypoglycémie et doit être remplacé par le glucose.
Digoxine
L’acarbose peut affecter la biodisponibilité de la digoxine dans des cas isolés, ce qui rend nécessaire l’ajustement de la dose de digoxine.
Adsorbants intestinaux à base de cholestyramine et préparations d’enzymes digestives
L’administration simultanée d’antiacides, de cholestyramine et autres adsorbants intestinaux (par exemple charbon) et de médicaments contenant des enzymes digestives (par exemple amylase, pancréatine) doit être évitée, car ils pourraient influencer l’action de l’acarbose.
Plusieurs agents thérapeutiques tels que thiazides et autres diurétiques, corticoïdes, phénothiazines, hormones thyroïdiennes, œstrogènes, contraceptifs oraux, phénytoïne, acide nicotinique, inhibiteurs calciques et isoniazide peuvent provoquer une hyperglycémie, ce qui peut atténuer les effets pharmacodynamiques de l’acarbose. La glycémie doit être étroitement surveillée si l’un de ces agents est ajouté chez des patients recevant de l’acarbose, ou si un traitement par acarbose est envisagé chez des patients recevant déjà l’un de ces agents.
Néomycine
L’administration concomitante d’acarbose et de néomycine orale peut entraîner une réduction accrue de la glycémie postprandiale et une augmentation de la fréquence et de la sévérité des effets indésirables gastro-intestinaux. Si les symptômes sont sévères, une réduction temporaire de la dose d’acarbose peut être envisagée.