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comprimé dispersibleSur ordonnanceATC N03AX09⏱ Lecture ~ 22 min

Lamotrigine Viatris 100 mg

Lamotrigine Viatris 100 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Lamotrigine, présenté sous forme de comprimé dispersible pour la voie orale. Remboursé à 65% (9,17 €). Laboratoire viatris sante.

En résumé

D'après la monographie officielle, Lamotrigine Viatris 100 mg est utilisé pour :

  • Epilepsie Adultes et adolescents âgés de 13 ans et plus ·Traitement en monothérapie ou en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques.
  • LAMOTRIGINE VIATRIS est administré en association à un autre traitement mais peut être l'antiépileptique (AE) de première intention dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
  • Enfants et adolescents de 2 à 12 ans ·Traitement en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques et les crises associées à un syndrome de Lennox-Gastaut.
  • Troubles bipolaires Adultes âgés de 18 ans et plus ·Prévention des épisodes dépressifs chez les patients présentant un trouble bipolaire de type I et qui ont une prédominance d'épisodes dépressifs (voir rubrique 5.1).
  • LAMOTRIGINE VIATRIS n'est pas indiqué dans le traitement aigu des épisodes maniaques ou dépressifs.

Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.

Points clés à connaître

Info rapide sur Lamotrigine Viatris 100 mg
Ordonnance
Prudence

Délivré uniquement sur prescription médicale.

Grossesse
Éviter

Grossesse Risque lié aux antiépileptiques en général Un avis spécialisé doit être donné aux femmes épileptiques en âge de…

Allaitement
Éviter

Grossesse Risque lié aux antiépileptiques en général Un avis spécialisé doit être donné aux femmes épileptiques en âge de…

Alcool
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Conduite
Prudence

En raison de la variabilité de la réponse individuelle à tous les traitements par AE, les patients prenant LAMOTRIGINE VIATRIS…

Enfants
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Seniors
À vérifier

Information non renseignée dans la monographie.

Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.

Lamotrigine Viatris 100 mg : sur ou sans ordonnance ?

Lamotrigine Viatris 100 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.

Prix et remboursement de Lamotrigine Viatris 100 mg

Prix public indicatif : 9,17, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.

Interactions médicamenteuses connues

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Questions fréquentes sur Lamotrigine Viatris 100 mg

Lamotrigine Viatris 100 mg est-il vendu sans ordonnance ?

Non, Lamotrigine Viatris 100 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.

Que faire en cas d'oubli d'une dose de Lamotrigine Viatris 100 mg ?

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.

Composition

  • Lamotrigine100 mg

Statut administratif

AMMAutorisation active
Date AMM2007-07-03
Voieorale
CIS69967246

Présentation principale

Conditionnementplaquette(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
Remboursement65%
Prix9,17 €
CIP 133400938084931

Indications

Epilepsie Adultes et adolescents âgés de 13 ans et plus

  • Traitement en monothérapie ou en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques.
  • Crises associées au syndrome de Lennox-Gastaut. LAMOTRIGINE VIATRIS est administré en association à un autre traitement mais peut être l'antiépileptique (AE) de première intention dans le syndrome de Lennox-Gastaut. Enfants et adolescents de 2 à 12 ans
  • Traitement en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques et les crises associées à un syndrome de Lennox-Gastaut.
  • Traitement en monothérapie des absences typiques. Troubles bipolaires Adultes âgés de 18 ans et plus
  • Prévention des épisodes dépressifs chez les patients présentant un trouble bipolaire de type I et qui ont une prédominance d'épisodes dépressifs (voir rubrique 5.1). LAMOTRIGINE VIATRIS n'est pas indiqué dans le traitement aigu des épisodes maniaques ou dépressifs.

Posologie et mode d'administration

Posologie Les comprimés dispersibles de LAMOTRIGINE VIATRIS peuvent être croqués ou dissous dans un petit volume d'eau (assez pour recouvrir tout le comprimé) ou avalés en entier avec un peu d'eau. N’essayez pas d'administrer des quantités partielles de comprimés dispersibles. Si la posologie calculée de lamotrigine (par exemple pour le traitement d'enfants atteints d'épilepsie ou des patients ayant une insuffisance hépatique) ne correspond pas à un nombre entier de comprimé(s), la dose devant être administrée est égale à l'unité inférieure du nombre de comprimé(s) entier(s). Réintroduction du traitement Les prescripteurs doivent évaluer le besoin d'augmenter la dose jusqu’à la posologie d'entretien en cas de réintroduction du traitement chez les patients ayant arrêté de prendre LAMOTRIGINE VIATRIS quelle qu'en soit la raison, étant donné le risque d'éruption cutanée sévère associé à des posologies initiales élevées et excédant le schéma d'escalade de dose recommandée pour la lamotrigine (voir rubrique 4.4). Plus le temps écoulé depuis la dernière prise est grand, plus il faut considérer l'augmentation de la dose jusqu’à la posologie d'entretien. Quand le temps d'arrêt de la prise de lamotrigine excède 5 demi-vies (voir rubrique 5.2), LAMOTRIGINE VIATRIS doit généralement être augmenté jusqu'à la posologie d'entretien selon le schéma approprié. Il est recommandé de ne pas réintroduire le traitement par LAMOTRIGINE VIATRIS chez les patients ayant arrêté en raison d'une éruption cutanée associée à un traitement antérieur par la lamotrigine tant que le bénéfice potentiel n'excède pas clairement le risque. Epilepsie L'augmentation posologique recommandée et les posologies d'entretien pour les adultes et les adolescents à partir de 13 ans (Tableau 1) et pour les enfants et adolescents âgés de 2 à 12 ans (Tableau 2) sont données ci-dessous. En raison du risque d'éruption cutanée, la posologie initiale et les augmentations posologiques suivantes ne doivent pas être dépassées (voir rubrique 4.4). Lorsque des AEs concomitants sont arrêtés ou d'autres AEs/médicaments sont ajoutés au protocole thérapeutique contenant de la lamotrigine, il faut prendre en considération l'effet que cela peut avoir sur la pharmacocinétique de la lamotrigine (voir rubrique 4.5). Tableau 1 : Adultes et adolescents à partir de 13 ans - recommandations posologiques dans l'épilepsie

Type de traitementSemaines 1 + 2Semaines 3 + 4Posologie habituelle d'entretien
Monothérapie :25 mg/jour (une prise par jour)50 mg/jour (une prise par jour)100 - 200 mg/jour (en 1 ou 2 prises par jour) Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 50 à 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale. 500 mg/jour ont été nécessaires chez certains patients pour atteindre la réponse désirée.
Traitement en association AVEC le valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotrigine - voir rubrique 4.5)
Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant12,5 mg/jour (donné par prise de 25 mg 1 jour sur 2)25 mg/jour (une prise par jour)100 - 200 mg/jour (en 1 ou 2 prises par jour) Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 25 à 50 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale.
Traitement en association SANS le valproate et AVEC inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique 4.5)
Cette posologie doit être utilisée sans le valproate mais avec : phénytoïne carbamazépine phénobarbital primidone rifampicine lopinavir/ritonavir50 mg/jour (une prise par jour)100 mg/jour (en 2 prises par jour)200 - 400 mg/jour (en 2 prises par jour) Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale. 700 mg/jour ont été nécessaires chez certains patients pour atteindre la réponse désirée.
Traitement en association SANS le valproate et SANS inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique 4.5)
Cette posologie doit être utilisée avec d'autres médicaments qui n'inhibent ou n'induisent pas significativement la glucuronisation de la lamotrigine25 mg/jour (une prise par jour)50 mg/jour (une prise par jour)100 - 200 mg/jour (en 1 ou 2 prises par jour) Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 50 à 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale.
Chez les patients prenant des médicaments dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est pas connue actuellement (voir rubrique 4.5), la posologie recommandée de lamotrigine en cas d'association au valproate doit être appliquée.

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Tableau 2 : Enfants et adolescents âgés de 2 à 12 ans - recommandations posologiques dans l'épilepsie (dose quotidienne totale en mg/kg de poids corporel/jour)**

Type de traitementSemaines 1 + 2Semaines 3 + 4Posologie habituelle d'entretien
Monothérapie des absences typiques :0,3 mg/kg/jour (en une ou 2 prises par jour)0,6 mg/kg/jour (en une ou 2 prises par jour)1 - 15 mg/kg/jour (en 1 ou 2 prises par jour) Pour atteindre la posologie d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 0,6 mg/kg/jour toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimaleavec une dose d’entretien maximale de 200 mg/jour.
Traitement en association AVEC le valproate (inhibiteur de la glucuronisation de la lamotrigine - voir rubrique 4.5)

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| Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant | 0,15 mg/kg/jour* (une prise par jour) | 0,3 mg/kg/jour<b

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Mises en garde et précautions

Eruption cutanée Des effets indésirables cutanés ont été signalés, ils sont généralement survenus dans les 8 premières semaines après l'instauration du traitement par la lamotrigine. Si la majorité des éruptions sont bénignes et transitoires, des éruptions cutanées graves nécessitant une hospitalisation et un arrêt de la lamotrigine ont également été rapportées. Cela inclut des éruptions pouvant mettre en jeu le pronostic vital, comme le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique (NET)) et le syndrome d’hypersensibilité médicamenteuseavec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ; aussi appelé syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse (voir rubrique 4.8). Chez les adultes recrutés dans les essais utilisant les recommandations posologiques actuelles de la lamotrigine, l'incidence des éruptions cutanées graves est d’environ 1 pour 500 patients épileptiques. Environ la moitié de ces cas a été rapportée comme étant des syndromes de Stevens-Johnson (1 pour 1000). Dans les essais cliniques chez les patients atteints de troubles bipolaires, l'incidence des éruptions cutanées graves est d'environ 1 pour 1000. Ce risque d'éruptions cutanées graves est plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Les données disponibles issues de nombreux essais cliniques suggèrent que l'incidence des éruptions ayant conduit à une hospitalisation chez des enfants soit de l'ordre de 1 pour 300 à 1 pour 100. Chez les enfants, l'aspect initial d'une éruption cutanée peut faire penser à une infection, les médecins doivent envisager l'éventualité d'une réaction au traitement par la lamotrigine chez les enfants développant des symptômes d'éruptions cutanées et de fièvre durant les huit premières semaines de traitement. De plus, le risque global d'éruptions semble être fortement lié à :

  • des posologies initiales de lamotrigine élevées et dépassant le schéma d'escalade de dose recommandée du traitement par la lamotrigine (voir rubrique 4.2) ;
  • l'utilisation concomitante de valproate (voir rubrique 4.2). Des précautions sont également exigées lors du traitement de patients ayant des antécédents d'allergie ou d'éruptions avec d'autres AEs étant donné que la fréquence d'éruptions cutanées non sévères après un traitement par la lamotrigine a été environ trois fois plus élevée chez ces patients que chez ceux n'ayant pas de tels antécédents. Il a été observé que la présence de l'allèle HLA-B*1502 chez les sujets d'origine asiatique (principalement les Chinois Han et les Thaïlandais) est associée au risque de développer un SSJ/NET lors d'un traitement par la lamotrigine. Si l'on sait que ces patients sont positifs pour l'allèle HLA‑B*1502, l'utilisation de la lamotrigine doit être envisagée avec précaution. Tous les patients (adultes et enfants) qui développent une éruption doivent être rapidement évalués et LAMOTRIGINE VIATRIS doit être arrêté immédiatement à moins que l'éruption ne soit clairement pas liée à la lamotrigine. Il est recommandé de ne pas réintroduire LAMOTRIGINE VIATRIS chez les patients l'ayant interrompu en raison d'une éruption associée à un traitement antérieur par la lamotrigine, à moins que le bénéfice potentiel ne dépasse clairement le risque. Si le patient a développé un SSJ, une NET ou un DRESS sous lamotrigine, le traitement avec de la lamotrigine ne devra jamais être repris chez ce patient. L'éruption cutanée a également été rapportée dans le cadre d'un DRESS ; aussi connu sous le nom de syndrome d'hypersensibilité. Cette maladie est associée à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, adénopathies, œdèmes de la face, anomalies hématologiques, hépatiques, rénales et méningite aseptique (voir rubrique 4.8). Le syndrome d'expression clinique variable peut, rarement, conduire à une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et à une défaillance multiviscérale. Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE VIATRIS interrompu si une autre étiologie ne peut être établie. La méningite aseptique était réversible à l’arrêt du traitement dans la majorité des cas, mais était récurrente dans un certain nombre de cas lors d’une ré-exposition à la lamotrigine. La ré-exposition entrainait la réapparition rapide des symptômes qui étaient fréquemment plus sévères. La lamotrigine ne doit pas être réintroduite chez des patients l’ayant interrompue en raison d’une méningite aseptique due au traitement par la lamotrigine. Des réactions de photosensibilité associées à l’utilisation de lamotrigine ont également été signalées (voir rubrique 4.8). Dans plusieurs cas, la réaction s’est produite avec une dose élevée (400 mg ou plus), en cas d’augmentation de la dose ou d’une augmentation rapide du titrage. Si l’on soupçonne une photosensibilité associée à la lamotrigine chez un patient présentant des signes de photosensibilité (tels qu’un coup de soleil exagéré), il convient d’envisager l’arrêt du traitement. Si la poursuite du traitement par lamotrigine est jugée cliniquement justifiée, il convient de conseiller au patient d’éviter de s’exposer au soleil et à la lumière UV artificielle et de prendre des mesures de protection (par ex. utilisation de vêtements de protection et d’écrans solaires). Lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH) Des cas de LHH ont été rapportés chez des patients traités par lamotrigine (voir rubrique 4.8). La LHH est caractérisée par des signes et des symptômes tels que de la fièvre, une éruption cutanée, des symptômes neurologiques, une hépatosplénomégalie, une lymphadénopathie, une cytopénie, une élévation du taux sérique de ferritine, une hypertriglycéridémie ainsi que des anomalies de la fonction hépatique et de la coagulation. Les symptômes surviennent généralement dans les 4 semaines

Interactions médicamenteuses

Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte. Les Uridine 5’-diphospho (UDP)- glucuronyltransférases (UGT) ont été identifiées comme les enzymes responsables du métabolisme de la lamotrigine. Les médicaments qui induisent ou inhibent la glucuronisation peuvent, par conséquent, affecter la clairance apparente de la lamotrigine. Des inducteurs puissants ou modérés des enzymes du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4), qui sont également connus pour induire les UGT, peuvent également renforcer le métabolisme de la lamotrigine. Il n’existe aucune preuve que la lamotrigine provoque une induction ou une inhibition cliniquement significative des enzymes du cytochrome P450. La lamotrigine peut induire son propre métabolisme mais l’effet est modeste et il est peu probable qu’il y ait des conséquences cliniquement significatives. Les médicaments dont il a été démontré qu'ils ont un impact cliniquement pertinent sur la concentration de la lamotrigine sont décrits dans le tableau 6. Les recommandations posologiques spécifiques à ces médicaments sont fournies à la section 4.2. De plus, ce tableau liste les médicaments qui ont montré avoir peu ou pas d’effets sur la concentration de lamotrigine. L’administration simultanée de ces médicaments ne devrait généralement pas avoir d’incidence clinique. Cependant, une attention particulière doit être prise pour les patients dont l'épilepsie est particulièrement sensible aux fluctuations des concentrations de lamotrigine. Tableau 6 : Effets des médicaments sur la concentration de la lamotrigine

Médicaments qui augmentent la concentration de la lamotrigineMédicaments qui diminuent la concentration de la lamotrigineMédicaments qui ont peu ou pas d’effet sur la concentration de la lamotrigine
ValproateAtazanavir/ritonavir*Aripiprazole
CarbamazépineBuproprion
Association éthinylestradiol/lévonorgestrel*Felbamate
Lopinavir/ritonavirGabapentine
PhénobarbitalLacosamide
PhénytoïneLévétiracétam
PrimidoneLithium
RifampicineOlanzapine
Oxcarbazépine
Paracétamol
Pérempanel
Prégabaline
Topiramate
Zonisamide

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*Pour le schéma posologique (voir rubrique 4.2) et pour les femmes prenant des contraceptifs hormonaux, voir également la rubrique 4.4. Interactions impliquant les antiépileptiques Le valproate, qui inhibe la glucuronisation de la lamotrigine, réduit le métabolisme de la lamotrigine et augmente la demi-vie de la lamotrigine d'approximativement 2 fois. Chez les patients recevant un traitement concomitant avec le valproate, le schéma posologique approprié doit être appliqué (voir rubrique 4.2). Certains AEs (tels que la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital et la primidone) qui induisent les enzymes du cytochrome P450, induisent également les UGT et donc renforcent le métabolisme de la lamotrigine. Chez les patients recevant un traitement concomitant avec la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital ou la primidone, le schéma posologique approprié doit être appliqué (voir rubrique 4.2). Des évènements affectant le système nerveux central ont été rapportés incluant sensations vertigineuses, ataxie, diplopie, vision floue et nausée suite à l'introduction de la lamotrigine chez des patients prenant de la carbamazépine. Ces évènements se résolvent habituellement quand la dose de carbamazépine est réduite. Un effet similaire a été observé pendant une étude sur la lamotrigine et l'oxcarbazépine chez des volontaires sains adultes, mais la réduction de doses n'a pas été testée. Des cas de diminution des taux de lamotrigine ont été rapportés dans la littérature lorsque la lamotrigine était donnée en association avec de l'oxcarbazépine. Cependant, dans une étude prospective chez des volontaires sains adultes prenant des doses de 200 mg de lamotrigine et de 1200 mg d'oxcarbazépine, l'oxcarbazépine n'a pas modifié le métabolisme de la lamotrigine et la lamotrigine n'a pas modifié le métabolisme de l'oxcarbazépine. Par conséquent, chez les patients recevant un traitement concomitant contenant de l'oxcarbazépine, il faut utiliser le schéma posologique de la lamotrigine en association sans le valproate et sans inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique 4.2). Dans une étude chez des volontaires sains, la coadministration de felbamate (1200 mg 2 fois par jour) avec de la lamotrigine (100 mg 2 fois par jour pendant 10 jours) n'a pas semblé avoir d'effets cliniquement significatifs sur la pharmacocinétique de la lamotrigine. Sur la base d'analyse rétrospective des taux plasmatiques de patients ayant reçu de la lamotrigine à la fois avec et sans gabapentine, la gabapentine n'a pas semblé modifier la clairance apparente de la lamotrigine. Les interactions potentielles entre le lévétiracétam et la lamotrigine ont été évaluées par l'examen des concentrations sériques des deux agents durant des essais cliniques contre placebo. Ces données indiquent que la lamotrigine n'influence pas la pharmacocinétique du lévétiracétam et que le lévétiracétam n'influence pas la pharmacocinétique de la lamotrigine. Les concentrations plasmatiques de la lamotrigine à l’état d’équilibre n’ont pas été affectées par l'administration concomitante de prégabaline (200 mg, 3 fois par jour). Il n'y a aucune interaction pharmacocinétique entre la lamotrigine et la prégabaline. Le topiramate n'a conduit à aucune modification des concentrations plasmatiques de lamotrigine. L'administration de la lamotrigine a conduit à une augmentation de 15 % des concentrations en topiramate. Dans un essai chez des patients épileptiques, la coadministration de zonisamide (200 à 400 mg/jour) et de lamotrigine (150 à 500 mg/jour) pendant 35 jours n'a eu aucun effet significatif sur la pharmacocinétique de la lamotrigine. Dans un essai clinique contrôlé contre placebo chez des patients souffrant de crises partielles, les concentrations pl

Grossesse et allaitement

Grossesse Risque lié aux antiépileptiques en général Un avis spécialisé doit être donné aux femmes épileptiques en âge de procréer. Le traitement antiépileptique doit être réévalué lorsqu'une femme envisage une grossesse. Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le fœtus peuvent être graves. La monothérapie doit être préférée chaque fois que cela est possible car une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales qu’une monothérapie. Le risque de malformations congénitales lié à la polythérapie varie en fonction des antiépileptiques co-administrés. Risque lié à la lamotrigine L’analyse d’un nombre élevé de données chez les femmes exposées à la lamotrigine en monothérapie pendant le premier trimestre de grossesse (plus de 8700) n’a pas mis en évidence d’augmentation substantielle du risque de malformations congénitales majeures y compris les fentes labio-palatines. Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur le développement (voir rubrique 5.3). Si un traitement par LAMOTRIGINE VIATRIS est considéré comme nécessaire durant la grossesse, la dose thérapeutique la plus faible est recommandée. La lamotrigine a un léger effet inhibiteur sur l'acide dihydrofolique réductase et pourrait par conséquent théoriquement conduire à un risque accru de préjudices embryofœtaux par diminution des taux d'acide folique. La prise d'acide folique doit être envisagée lorsqu'une grossesse est prévue et durant le début de la grossesse. Les changements physiologiques durant la grossesse peuvent modifier les concentrations de lamotrigine et/ou son effet thérapeutique. Des cas de diminution des taux plasmatiques de lamotrigine durant la grossesse ont été rapportés avec un risque potentiel de perte de contrôle des crises. Après la naissance, les taux de lamotrigine peuvent augmenter rapidement avec un risque d'effets indésirables dose-dépendants. Par conséquent les concentrations sériques de lamotrigine doivent être surveillées avant, pendant et après la grossesse, tout comme rapidement après la naissance. Si nécessaire, la dose doit être adaptée pour maintenir la concentration sérique de la lamotrigine au même niveau qu’avant la grossesse, ou adaptée à la réponse clinique. De plus, les effets indésirables dose-dépendants doivent être surveillés après la naissance. Allaitement Il a été rapporté que la lamotrigine passe dans le lait maternel à des concentrations fortement variables entraînant chez les nourrissons des taux en lamotrigine totaux allant jusqu’à environ 50 % de ceux de la mère. Par conséquent, chez les nourrissons allaités, les concentrations sériques de lamotrigine peuvent atteindre des taux auxquels des effets pharmacologiques peuvent survenir. Les bénéfices potentiels de l'allaitement doivent être évalués face au risque potentiel de survenue d'effets indésirables chez le nourrisson. Si une femme décide d'allaiter son enfant pendant qu'elle est traitée par lamotrigine, il faudra surveiller les effets indésirables chez le nourrisson, tels que la somnolence, une éruption cutanée ou une prise de poids insuffisante. Fertilité Des études effectuées chez l'animal n'ont révélé aucune altération de la fertilité par la lamotrigine (voir rubrique 5.3).

Effets indésirables

Les effets indésirables pour les indications d’épilepsie et de troubles bipolaires sont basés sur les données disponibles issues d’essais cliniques contrôlés et d’autres expériences cliniques et sont listés dans le tableau ci-dessous. Les catégories des fréquences proviennent des essais cliniques contrôlés (en monothérapie pour l’épilepsie (identifiées par une croix †) et pour les troubles bipolaires (identifiées par le symbole §)). Lorsque les catégories des fréquences diffèrent entre les données des essais cliniques de l’épilepsie et ceux des troubles bipolaires, la fréquence la plus élevée est mentionnée. Toutefois lorsqu’aucune donnée d’essais cliniques contrôlés n’est disponible, les catégories de fréquences étaient obtenues à partir d’autres essais cliniques. La convention suivante a été utilisée pour la classification des effets indésirables : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimé à partir des données disponibles).

Système organeEffets indésirablesFréquence
Affections hématologiques et du système lymphatiqueAnomalies hématologiques1 incluant neutropénies, leucopénies, anémies, thrombopénies, pancytopénies, anémies aplasiques, agranulocytosesTrès rare
Lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH) (voir rubrique 4.4)Très rare
Adénopathie1, pseudolymphomeIndéterminée
Affections du système immunitaireSyndrome d'hypersensibilité2Très rare
HypogammaglobulinémieIndéterminée
Affections psychiatriquesAgressivité, irritabilitéFréquent
Confusion, hallucinations, tics (moteurs et/ou vocaux)Très rare
CauchemarsIndéterminée
Affections du système nerveuxCéphalées†§Très fréquent
Somnolence†§, sensations vertigineuses†§, tremblements†, insomnie†,agitation§Fréquent
Ataxie†Peu fréquent
Nystagmus†, méningite aseptique (voir rubrique 4.4)Rare
Instabilité, mouvements anormaux, aggravation de la maladie de Parkinson3, syndrome extrapyramidal, choréoathétose†, augmentation de la fréquence des crises d’épilepsieTrès rare
Affections oculairesDiplopie†, vision floue†Peu fréquent
ConjonctiviteRare
Affections gastro-intestinalesNausées†, vomissements†, diarrhée†, sécheresse buccale§Fréquent
Affections hépatobiliairesInsuffisance hépatique, dysfonctionnement hépatique4, augmentation des valeurs des tests hépatiquesTrès rare
Affections de la peau et du tissu sous-cutanéEruptions cutanées5†§Très fréquent
Alopécie, réaction de photosensibilitéPeu fréquent
Erythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson§Rare
Nécrolyse épidermique toxique, syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques(2)Très rare
Affections musculo squelettiques et systémiquesArthralgie§Fréquent
Réactions type lupusTrès rare
Affections rénales et urinairesNéphrite tubulo-interstitielle, néphrite tubulo-interstitielle et uvéiteIndéterminée
Troubles généraux et anomalies au site d'administrationFatigue†, douleur§, douleur du dos§Fréquent

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Description des effets indésirables sélectionnés 1 Les anomalies hématologiques et les adénopathies peuvent être ou non associées à un syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)/syndrome d'hypersensibilité (voir « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi et Affections du système immunitaire »). 2 Des éruptions cutanées ont également été rapportées dans le cadre de ce syndrome, aussi connu sous le nom de DRESS. Cette maladie est associée à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, adénopathies, œdèmes de la face et anomalies hématologiques, hépatiques et rénales. Ce syndrome d'expression clinique variable peut, rarement, conduire à une coagulation intravasculaire disséminée et à une défaillance multiviscérale. Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent, le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE VIATRIS interrompu si une autre étiologie ne peut être établie (voir rubrique 4.4). 3 Ces effets ont été rapportés dans d’autres essais cliniques. Des cas d'aggravation de symptômes parkinsoniens liés à la lamotrigine ont été rapportés chez des patients ayant une maladie de Parkinson préexistante, des effets extrapyramidaux et des choréoathétoses ont également été rapportés de façon isolée chez des patients n'ayant pas cette pathologie sous-jacente. 4 Un dysfonctionnement hépatique survient généralement en association avec des réactions d'hypersensibilité mais des cas isolés ont été rapportés sans signe manifeste d'hypersensibilité. 5 Dans des essais cliniques chez l’adulte, les éruptions cutanées sont survenues jusqu’à 8 à 12 % des patients prenant de la lamotrigine et chez 5 à 6 % des patients prenant un placebo. Les éruptions cutanées ont conduit à l’arrêt du traitement par la lamotrigine chez 2 % des patients. L'éruption, généralement maculopapuleuse en apparence, apparaît généralement dans les huit premières semaines de traitement et se résout à l’arrêt du traitement par LAMOTRIGINE VIATRIS (voir rubrique 4.4). Des éruptions cutanées graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital, incluant le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell) et un syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ont été rapportées. Bien que la majorité guérisse à l'arrêt du traitement par la lamotrigine, quelques patients ont des séquelles irréversibles et il y a eu de rares cas de décès associés (voir rubrique 4.4). Le risque global d'éruptions cutanées, semble être fortemen

En cas de surdosage

Signes et symptômes Des ingestions de doses massives excédant de 10 à 20 fois la dose thérapeutique maximale incluant des cas mortels ont été rapportées. Le surdosage a conduit à des symptômes comprenant nystagmus, ataxie, trouble de la conscience, crises convulsives tonico-cloniques et coma. Un élargissement du QRS (retard à la conduction intraventriculaire) et un allongement de l’intervalle QT ont également été observés chez les patients en surdosage. L’élargissement de plus de 100 ms de la durée du QRS peut être associé à une toxicité plus sévère. Traitement En cas de surdosage il convient d'hospitaliser le patient et de lui administrer le traitement adéquat. Un traitement visant à diminuer l'absorption devra être mis en place (charbon activé), si cela est indiqué.Une prise en charge supplémentaire devra être instaurée selon l’état clinique du patient, en tenant compte des effets potentiels sur la conduction cardiaque (voir rubrique 4.4). L'utilisation d'une thérapie lipidique intraveineuse peut être envisagée pour le traitement de la cardiotoxicité qui ne répond pas suffisamment au bicarbonate de sodium. Il n'y a pas de données concernant l'utilisation de l'hémodialyse comme traitement d'un surdosage. Chez six volontaires insuffisants rénaux, 20 % de la lamotrigine a été retiré de l'organisme pendant une session d'hémodialyse de 4 heures (voir rubrique 5.2). 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Pharmacologie

Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).

Données clés

Pic plasmatique (Tmax)
2,5 heures
Élimination urinaire
voie principale

Mécanisme d'action (pharmacodynamie)

Classe pharmacothérapeutique : autres antiépileptiques, code ATC : N03AX09. Mécanisme d'action Les résultats d'études pharmacologiques suggèrent que la lamotrigine bloquepréférentiellement et de façon voltage-dépendante les canaux sodiques activés. Cela inhibe l'activation répétitive et soutenue des neurones et inhibe la libération du glutamate (le neurotransmetteur qui joue un rôle clé dans la genèse des crises d'épilepsie). Ces effets contribuent probablement aux propriétés anticonvulsivantes de la lamotrigine. A l'inverse, les mécanismes par lesquels la lamotrigine exerce son action thérapeutique sur les troubles bipolaires n'ont pas été établis, bien que les interactions canaux sodium voltage-dépendants soient probablement importantes. Effets pharmacodynamiques Dans les tests conçus pour évaluer les effets des médicaments sur le système nerveux central, les résultats obtenus en utilisant une dose de 240 mg de lamotrigine administrée à des volontaires sains n'ont pas différé du placebo, tandis qu'à la fois 1000 mg de phénytoïne et 10 mg de diazépam ont chacun atteint significativement la coordination motrice visuelle fine et les mouvements oculaires, augmenté le balancement du corps et produit des effets sédatifs subjectifs. Dans une autre étude, des doses orales uniques de 600 mg de carbamazépine ont significativement atteint la coordination motrice visuelle fine et les mouvements oculaires, tout en augmentant le balancement du corps et le rythme cardiaque, alors que les résultats avec des doses de lamotrigine de 150 mg et 300 mg n'ont pas différé du placebo. Etude de l’effet sur la conduction cardiaque Une étude menée chez des volontaires adultes sains a évalué l'effet de doses répétées de lamotrigine (jusqu'à 400 mg/jour) sur la conduction cardiaque, évaluée par un ECG à 12 dérivations. Il n'y a pas eu d'effet cliniquement significatif de la lamotrigine sur l'intervalle QT par rapport au placebo. Efficacité et sécurité clinique Prévention des épisodes thymiques chez les patients atteints de troubles bipolaires L'efficacité de la lamotrigine dans la prévention des épisodes thymiques chez les patients atteints de trouble bipolaire de type I a été évaluée dans deux études. L'étude SCAB2003 a été une étude multicentrique, randomisée, en double aveugle, double placebo, contrôlée contre placebo et lithium et à dose fixe, ayant évalué la prévention à long terme des rechutes et récurrences d'épisodes de dépression et/ou de manie chez les patients présentant un trouble bipolaire de type I et ayant présenté récemment ou présentant un épisode dépressif majeur. Une fois stabilisés par de la lamotrigine administrée en monothérapie ou en association, les patients ont été randomisés dans l'un des cinq groupes de traitement : lamotrigine (50, 200, 400 mg/jour), lithium (taux sériques de 0,8 à 1,1 mmol/L) ou placebo pendant 76 semaines au maximum (18 mois). Le critère principal d'évaluation a été le "Délai d'intervention pour un épisode thymique (TIME)", l'intervention étant définie par un traitement pharmacologique complémentaire ou une sismothérapie (ou électroconvulsivothérapie, ECT). L'étude SCAB2006 a eu une méthodologie similaire à celle de l'étude SCAB2003, mais différente de l'étude SCAB2003 par l'évaluation de doses flexibles de lamotrigine (100 à 400 mg/jour) et par l'inclusion de patients présentant un trouble bipolaire de type I qui devaient avoir présenté récemment ou présentaient un épisode maniaque. Les résultats sont présentés dans le tableau 7. Tableau 7 : Résumé des résultats des études ayant évalué l'efficacité de la lamotrigine dans la prévention des épisodes thymiques chez les patients présentant un trouble bipolaire de type I

| ’Proportion’ de patients sans évènement à la semaine 76 | | --- | --- | --- | --- | --- | --- | --- | | | Etude SCAB2003 Bipolaire I | Etude SCAB2006 Bipolaire I | | Critère d'inclusion | Episode dépressif majeur | Episode maniaque majeur | | Lamotrigine | Lithium | Placebo | Lamotrigine | Lithium | Placebo | | Sans intervention | 0,22 | 0,21 | 0,12 | 0,17 | 0,24 | 0,04 | | Valeur de p (probabilité associée au test du log rank) | 0,004 | 0,006 | - | 0,023 | 0,006 | - | | Sans dépression | 0,51 | 0,46 | 0,41 | 0,82 | 0,71 | 0,40 | | Valeur de p (probabilité associée au test du log rank) | 0,047 | 0,209 | - | 0,015 | 0,167 | - | | Sans manie | 0,70 | 0,86 | 0,67 | 0,53 | 0,64 | 0,37 | | Valeur de p (probabilité associée au test du log rank) | 0,339 | 0,026 | - | 0,280 | 0,006 | - |

Dans des analyses portant sur le délai de survenue d'un premier épisode dépressif et le délai de survenue d'un premier épisode maniaque/hypomaniaque ou d'un épisode mixte, les patients traités par la lamotrigine ont eu des délais de survenue d'un premier épisode dépressif significativement plus longs que les patients sous placebo, et la différence entre les traitements pour le délai de survenue d'un premier épisode maniaque/hypomaniaque ou d'un épisode mixte n'a pas été statistiquement significative. L'efficacité de la lamotrigine en association avec des thymorégulateurs n'a pas été suffisamment étudiée. Population pédiatrique Enfants âgés de 1 à 24 mois L'efficacité et la tolérance de la lamotrigine en association dans le traitement des crises partielles chez les enfants de 1 à 24 mois ont été évaluées dans un petit essai de sevrage en double aveugle contrôlé versus placebo. Le traitement a été initié chez 177 sujets selon un schéma d'augmentation des doses semblable à celui utilisé pour les enfants âgés de 2 à 12 ans. Comme les comprimés de 2 mg de lamotrigine correspondent au plus faible dosage disponible, ce schéma standard de posologie a été adapté dans certains cas durant la phase d'augmentation des doses (par exemple, en administrant un comprimé de 2 mg 1 jour sur 2 quand la dose calculée était inférieure à 2 mg). Les taux sériques ont été mesurés à la fin de la semaine 2 de titration et les doses suivantes étaient alors réduites ou restaient inchan

Devenir dans l'organisme (pharmacocinétique)

Absorption La lamotrigine est rapidement et complètement absorbée au niveau intestinal avec un effet de premier passage hépatique négligeable. Le pic plasmatique est atteint environ 2,5 heures après l'administration orale du produit. La nourriture retarde légèrement le pic de concentration plasmatique mais sans modifier la quantité absorbée. Il existe une grande variation inter-individuelle des concentrations plasmatiques à l'état d'équilibre mais les concentrations pour un même individu varient rarement. Distribution Le taux de liaison de la lamotrigine aux protéines plasmatiques est de 55 % ; il est peu probable qu'un déplacement de la liaison de la lamotrigine aux protéines plasmatiques entraîne un effet toxique. Le volume de distribution est de 0,92 à 1,22 L/kg. Biotransformation Les UDP-glucuronyltransférases ont été identifiées comme les enzymes responsables du métabolisme de la lamotrigine. La lamotrigine induit son propre métabolisme de façon modérée et dose-dépendante. D'autre part, la lamotrigine ne semble pas affecter la pharmacocinétique des autres AEs et les données suggèrent que les interactions entre la lamotrigine et les médicaments métabolisés par les enzymes du cytochrome P450 sont peu probables. Élimination La clairance plasmatique apparente chez le sujet sain est d'environ 30 m L/min. La clairance de la lamotrigine est initialement métabolique avec l'élimination consécutive de dérivés glucuronoconjugués dans les urines. Moins de 10 % sont excrétés inchangés dans les urines. Seulement 2 % environ des métabolites sont excrétés dans les fèces. La clairance et la demi-vie d'élimination sont indépendantes de la dose administrée. La demi-vie plasmatique apparente chez le sujet sain est estimée à approximativement 33 heures (valeurs limites allant de 14 à 103 heures). Dans une étude chez des sujets atteints du syndrome de Gilbert, la clairance apparente moyenne a été réduite de 32 % par rapport au groupe contrôle, mais les valeurs sont restées dans les valeurs limites de la population générale. La demi-vie de la lamotrigine est grandement affectée par les co-médications. La demi-vie moyenne est réduite approximativement à 14 heures avec des inducteurs de la glucuronisation comme la carbamazépine et la phénytoïne et augmente à 70 heures en moyenne quand la lamotrigine est administrée avec du valproate seul (voir rubrique 4.2). Linéarité La pharmacocinétique est linéaire jusqu'à 450 mg, correspondant à la plus haute dose unitaire testée. Populations spéciales Enfants La clairance ajustée au poids du corps est plus grande chez les enfants que chez les adultes avec les valeurs les plus élevées chez les enfants de moins 5 ans. La demi-vie est généralement plus courte chez les enfants que chez les adultes avec une valeur moyenne d'approximativement 7 heures quand elle est administrée avec des médicaments inducteurs enzymatiques comme la carbamazépine et la phénytoïne et augmente à des valeurs moyennes de 45 à 50 heures quand elle est administrée avec du valproate seul (voir rubrique 4.2). Nourrissons âgés de 2 à 26 mois Chez 143 patients âgés de 2 à 26 mois, pesant de 3 à 16 kg, la clairance a été diminuée par rapport aux enfants plus âgés de même poids corporel, recevant des doses orales par kg de poids corporel semblables à celles utilisées pour des enfants âgés de plus de 2 ans. La demi-vie moyenne a été estimée à 23 heures chez les nourrissons de moins de 26 mois traités concomitamment par inducteur enzymatique, à 136 heures lors de la co-administration avec le valproate et à 38 heures chez les sujets traités sans inducteur/inhibiteur enzymatique associé. La variabilité interindividuelle de la clairance orale a été élevée dans le groupe de patients de 2 à 26 mois (47 %). Les taux prévisibles de concentration sérique chez les nourrissons de 2 à 26 mois se sont généralement situés dans le même intervalle que ceux des enfants plus âgés, bien que des taux plus élevés de Cmax puissent être observés chez certains enfants avec un poids inférieur à 10 kg. Sujets âgés Les résultats d'une analyse pharmacocinétique de population incluant des patients épileptiques jeunes et âgés ayant participé aux mêmes essais cliniques, montrent que la clairance de la lamotrigine n'est pas modifiée de façon cliniquement significative. Après administration de doses uniques, la clairance apparente diminue de 12 % et passe de 35 m L/min chez les patients de 20 ans à 31 m L/min chez les patients de 70 ans. Après un traitement de 48 semaines, elle diminue de 10 % et passe de 41 m L/min chez les patients jeunes à 37 m L/min chez les patients âgés. De plus, les paramètres pharmacocinétiques de la lamotrigine ont été étudiés chez 12 sujets âgés sains après l'administration d'une dose unique de 150 mg. La clairance moyenne chez les patients âgés (0,39 m L/min/kg) se situe dans l'intervalle des valeurs moyennes de clairance (0,31 à 0,65 m L/min/kg) obtenues au cours de 9 essais réalisés chez des adultes non-âgés, après administration d'une dose unique allant de 30 à 450 mg. Insuffisants rénaux Douze volontaires atteints d'insuffisance rénale chronique, et six autres sujets sous hémodialyse ont chacun reçu une dose unique de 100 mg de lamotrigine. Les clairances moyennes ont été de 0,42 m L/min/kg (insuffisance rénale chronique), 0,33 m L/min/kg (entre les hémodialyses) et 1,57 m L/min/kg (pendant l'hémodialyse), comparées à 0,58 m L/min/kg chez les volontaires sains. Les demi-vies plasmatiques moyennes ont été de 42,9 heures (insuffisance rénale chronique), 57,4 heures (entre les hémodialyses) et 13,0 heures (pendant l'hémodialyse), comparées à 26,2 heures chez les volontaires sains. En moyenne, environ 20 % (valeurs limites = 5,6 à 35,1) de la quantité totale de lamotrigine présente dans l'organisme a été éliminé pendant une session d'hémodialyse de 4 heures. Pour cette population de patients, les doses initiales de lamotrigine doivent se baser sur les prises concomitantes de médicaments du patient ; des doses d'entretien

Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Effets indésirables par fréquence

Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.

FréquenceEffets rapportés
Très fréquent| | Somnolence†§, sensations vertigineuses†§, tremblements†, insomnie†,agitation§ |
Fréquent| Description des effets indésirables sélectionnés 1 Les anomalies hématologiques et les adénopathies peuvent être ou non associées à un syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)/syndrome d'hypersensibilité (voir « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi et Affections du système immunitaire »). 2 Des éruptions cutanées ont également été rapportées dans le cadre de ce syndrome, aussi connu sous le nom de DRESS. Cette maladie est associé
Peu fréquent| | Nystagmus†, méningite aseptique (voir rubrique 4.4) |
Rarement, conduire à une coagulation intravasculaire disséminée et à une défaillance multiviscérale. Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent, le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE VIATRIS interrompu si une autre étiologie ne peut être établie (voir rubrique 4.4). 3 Ces effets ont été rapportés dans
Très rare| | Affections rénales et urinaires | Néphrite tubulo-interstitielle, néphrite tubulo-interstitielle et uvéite | Indéterminée | | Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Fatigue†, douleur§, douleur du dos§ |

Questions fréquentes sur Lamotrigine Viatris 100 mg

Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.

À quoi sert Lamotrigine Viatris 100 mg ?

Epilepsie Adultes et adolescents âgés de 13 ans et plus ·Traitement en monothérapie ou en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques. ·Crises associées au syndrome de Lennox-Gastaut. LAMOTRIGINE VIATRIS est administré en association à un autre traitement mais peut être l'antiépileptique (AE) de première intention dans le syndrome de Lennox-Gastaut. Enfants et adolescents de 2 à 12 ans ·Traitement en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques et les crises associées à un syndrome de Lennox-Gastaut. ·Traitement en monothérapie des absences typiques.

Source : Indications RCP.

Quelle est la posologie de Lamotrigine Viatris 100 mg ?

Posologie Les comprimés dispersibles de LAMOTRIGINE VIATRIS peuvent être croqués ou dissous dans un petit volume d'eau (assez pour recouvrir tout le comprimé) ou avalés en entier avec un peu d'eau. N’essayez pas d'administrer des quantités partielles de comprimés dispersibles. Si la posologie calculée de lamotrigine (par exemple pour le traitement d'enfants atteints d'épilepsie ou des patients ayant une insuffisance hépatique) ne correspond pas à un nombre entier de comprimé(s), la dose devant être administrée est égale à l'unité inférieure du nombre de comprimé(s) entier(s).

Source : Posologie RCP.

Peut-on prendre Lamotrigine Viatris 100 mg pendant la grossesse ou l'allaitement ?

Grossesse Risque lié aux antiépileptiques en général Un avis spécialisé doit être donné aux femmes épileptiques en âge de procréer. Le traitement antiépileptique doit être réévalué lorsqu'une femme envisage une grossesse. Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le fœtus peuvent être graves.

Source : Grossesse et allaitement RCP.

Peut-on conduire sous Lamotrigine Viatris 100 mg ?

En raison de la variabilité de la réponse individuelle à tous les traitements par AE, les patients prenant LAMOTRIGINE VIATRIS pour traiter leur épilepsie doivent consulter leur médecin sur les questions particulières liées à la conduite et l'épilepsie. Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

Source : Effets sur la conduite RCP.

Que faire en cas de surdosage de Lamotrigine Viatris 100 mg ?

Signes et symptômes Des ingestions de doses massives excédant de 10 à 20 fois la dose thérapeutique maximale incluant des cas mortels ont été rapportées. Le surdosage a conduit à des symptômes comprenant nystagmus, ataxie, trouble de la conscience, crises convulsives tonico-cloniques et coma.

Source : Surdosage RCP.

Quelles sont les contre-indications de Lamotrigine Viatris 100 mg ?

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Source : Contre-indications RCP.

Lamotrigine Viatris 100 mg est-il disponible sans ordonnance ?

Non. Lamotrigine Viatris 100 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).

Source : Conditions de prescription BDPM.

Lamotrigine Viatris 100 mg est-il remboursé par la Sécurité sociale ?

Oui, Lamotrigine Viatris 100 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 9,17 €), d'après la base publique du médicament.

Source : Base publique du médicament.

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Sources des informations

Informations issues notamment de :

Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.