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Posologie officielle

Bipreterax 10 mg/2 — posologie et mode d'emploi

Substances actives : Indapamide, Périndopril arginine. comprimé pelliculé — voie orale.

Indications thérapeutiques

BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg est indiqué pour le traitement de l’hypertension artérielle essentielle, en substitution, chez les patients déjà contrôlés avec périndopril et indapamide pris simultanément à la même posologie.

Posologie et mode d'administration

Posologie Un comprimé de BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg par jour en une seule prise quotidienne, de préférence le matin et avant le repas. Populations particulières Sujet âgé (voir rubrique 4.4) Chez le sujet âgé, la créatininémie doit être ajustée en fonction de l’âge, du poids et du sexe. Chez le sujet âgé, le traitement peut être initié si la fonction rénale est normale et après prise en compte de la réponse tensionnelle. Insuffisant rénal (voir rubrique 4.4) En cas d'insuffisance rénale modérée ou sévère (clairance de la créatinine < 60 ml/mn), le traitement est contre-indiqué. Le suivi médical habituel comprendra un contrôle périodique de la créatinine et du potassium. Insuffisant hépatique (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2) En cas d’insuffisance hépatique sévère, le traitement est contre-indiqué. Chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée, aucun ajustement posologique n’est nécessaire. Population pédiatrique La sécurité et l’efficacité de BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg dans la population pédiatrique n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible. BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg ne doit pas être utilisé chez l’enfant et l’adolescent. Mode d’administration Voie orale.

Contre-indications

Liées au périndopril : ·hypersensibilité au principe actif ou aux autres inhibiteurs de l'enzyme de conversion, ·antécédent d'angioedème (œdème de Quincke) lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.4), ·angioedème héréditaire ou idiopathique, ·deuxième et troisième trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6), ·l’association de BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg à des médicaments contenant de l’aliskiren chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG \[débit de filtration glomérulaire\] < 60 ml/min/1,73 m2) (voir rubriques 4.5 et 5.1), ·Utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan, le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.4 et 4.5), ·Traitement par circulation extra-corporelle entraînant un contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique 4.5), ·Sténose bilatérale importante de l'artère rénale ou sténose de l'artère rénale sur rein fonctionnellement unique, (voir rubrique 4.4). Liées à l’indapamide : ·hypersensibilité au principe actif ou aux autres sulfamides, ·insuffisance rénale sévère et modérée (clairance de la créatinine < 60 ml/min), ·encéphalopathie hépatique, ·insuffisance hépatique sévère, ·hypokaliémie, Liées à BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg : ·hypersensibilité à l’un des excipients, mentionnés à la rubrique 6.1. En raison du manque de données, BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg ne doit pas être utilisé chez : ·les patients dialysés, ·les patients en insuffisance cardiaque décompensée non traitée.

Mises en garde et précautions

Mises en garde spéciales Communes au périndopril et à l’indapamide Lithium L’utilisation de lithium avec l’association de périndopril et d’indapamide n’est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5). Liées au périndopril Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1). Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie diabétique. Epargneurs de potassium, suppléments en potassium ou substituts contenant des sels de potassium L’association de périndopril avec un épargneur de potassium, un supplément potassique ou un substitut contenant des sels de potassium n’est généralement pas recommandée (voir rubrique 4.5). **Neutropénie/agranulocytose** **/thrombocytopénie/anémie** Des cas de neutropénie/agranulocytose, de thrombocytopénie et d’anémie ont été rapportés chez des patients recevant des inhibiteurs de l’enzyme de conversion. Il est rare qu’une neutropénie survienne chez les patients ayant une fonction rénale normale et aucun autre facteur de risque. Le périndopril doit être utilisé avec précaution chez des patients présentant une maladie vasculaire du collagène, recevant un traitement immuno-suppresseur, de l’allopurinol ou du procaïnamide, ou une association de ces facteurs de risque, en particulier s’il existe une altération pré-existante de la fonction rénale. Certains de ces patients ont présenté des infections sérieuses, qui, dans quelques cas, ne répondaient pas à une antibiothérapie intensive. Si le périndopril est utilisé chez de tels patients, une surveillance régulière de la formule sanguine (comptage des globules blancs) est conseillée et les patients devront être prévenus de signaler tout signe d’infection (par exemple : mal de gorge, fièvre) (voir rubriques 4.5 et 4.8). Hypertension rénovasculaire Chez les patients atteints de sténose artérielle rénale bilatérale ou de sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique traités par un IEC, le risque d’hypotension et d’insuffisance rénale est majoré (voir rubrique 4.3). Le traitement par diurétiques peut être un facteur contributif. Une perte de la fonction rénale peut survenir avec seulement des modifications mineures de la créatinine sérique, même chez les patients atteints de sténose artérielle rénale unilatérale. Hypersensibilité / angioedème Un angioedème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, dont le périndopril (voir rubrique 4.8). Ceci peut survenir à n’importe quel moment du traitement. Dans de tels cas, le périndopril doit être arrêté immédiatement et le patient doit être gardé sous surveillance jusqu'à disparition complète des symptômes. Lorsque l'œdème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques se soient montrés utiles pour soulager les symptômes. L'angioedème associé à un œdème laryngé peut être fatal. En cas d’atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une prise en charge appropriée doit être immédiatement effectuée, par une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml) et/ou des mesures assurant la libération des voies aériennes. La fréquence d’angioedèmes rapportés chez les patients noirs recevant des IEC est plus élevée que chez les patients non-noirs. Les patients ayant un antécédent d’angioedème non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peuvent avoir un risque accru d’angioedème sous inhibiteur de l'enzyme de conversion (voir rubrique 4.3). Un angioedème intestinal a été rarement signalé chez des patients traités par inhibiteur de l’enzyme de conversion. Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements) ; dans certains cas, ce n’était pas précédé d’un angioedème facial et les taux de C-1 estérase étaient normaux. Le diagnostic a été effectué par un scanner abdominal, une échographie, ou lors d’une chirurgie et les symptômes ont disparu à l’arrêt de l’IEC. L’angioedème intestinal doit faire partie du diagnostic différentiel en cas de douleur abdominale chez un patient sous IEC. L’association de périndopril avec du sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison d’un risque accru d’angioedème (voir rubrique 4.3). Le sacubitril/valsartan ne doit être initié que 36 heures après la prise de la dernière dose de périndopril. En cas d’arrêt de traitement par sacubitril/valsartan, le traitement par périndopril ne devra être initié que 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.5). L’utilisation concomitante d’IEC avec les inhibiteurs de l’EPN (par exemple racécadotril), les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entrainer un risque accru d’angio-œdème (par exemple gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptin

Interactions médicamenteuses

COMMUNES AU PERINDOPRIL ET A L’INDAPAMIDE Associations déconseillées ·**Lithium** Des augmentations réversibles des concentrations sériques du lithium et de sa toxicité ont été rapportées pendant l’administration concomitante de lithium avec des IEC. L’utilisation de périndopril associé à l’indapamide avec le lithium n’est pas recommandée, mais si l’association s’avère nécessaire, un contrôle attentif de la lithiémie devra être réalisé (voir rubrique 4.4). Associations faisant l'objet de précautions d’emploi ·**Baclofène** Majoration de l’effet antihypertenseur. Surveiller la tension artérielle et adapter la posologie de l’antihypertenseur, si nécessaire. ·**Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) (y compris l’acide acétylsalicylique** **≥ 3g/jour)** Quand les IEC sont administrés simultanément à des AINS (tels que l’acide acétylsalicylique utilisé comme anti-inflammatoire, inhibiteurs COX-2 et AINS non sélectifs) une atténuation de l’effet antihypertenseur peut se produire. La prise concomitante d’IEC et d’AINS peut conduire à un risque accru d’aggravation de la fonction rénale, incluant un risque d’insuffisance rénale aiguë, et à une augmentation de la kaliémie, notamment chez les patients avec une altération pré-existante de la fonction rénale. L’association doit être administrée avec prudence, particulièrement chez les sujets âgés. Les patients doivent être correctement hydratés et des mesures doivent être prises pour contrôler la fonction rénale, en début de traitement, puis périodiquement. Associations à prendre en compte ·**Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques** Effet antihypertenseur et risque d’hypotension orthostatique majorés (effet additif). LIEES AU PERINDOPRIL Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension, l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1). ·**Médicaments augmentant le risque d’angio-œdème** L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru d’angio-œdème (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de traitement contenant du périndopril. Le traitement contenant du périndopril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir rubriques 4.3 et 4.4) L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par exemple sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et les gliptines (par exemple linagliptine, saxagliptine, sitagliptine, vildagliptine) peut entraîner un risque accru d’angio-œdème (voir rubrique 4.4). ·**Médicaments entrainant une hyperkaliémie** Bien que la kaliémie reste généralement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut se produire chez certains patients traités avec le BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg. Certains médicaments ou certaines classes thérapeutiques peuvent augmenter le risque de survenue d’une hyperkaliémie comme : l’aliskiren, les sels de potassium, les diurétiques épargneurs de potassium (par ex : spironolactone, triamtérène ou amiloride), les IEC, les ARA-II, les AINS, les héparines, les immunosuppresseurs tels que la ciclosporine ou le tacrolimus et le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/ sulfaméthoxazole), le triméthoprime étant connu pour agir comme un diurétique épargneur de potassium comme l’amiloride. L’association de ces médicaments augmente le risque d’hyperkaliémie. Par conséquent, l’association de BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie. Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3) ·**Aliskiren** Le risque d’hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux. ·**Traitements par circulation extra-corporelle** Les traitements par circulation extra-corporelle entrainant un contact avec des surfaces chargées négativement, tels que la dialyse ou l’hémofiltration avec certaines membranes de haute perméabilité (ex. membranes de polyacrylonitrile) et l’aphérèse des lipoprotéines de faible densité avec le sulfate de dextran, sont contre-indiqués, en raison d’une augmentation du risque de réactions anaphylactoïdes sévères (voir rubrique 4.3). Si ce type de traitement est nécessaire, l’utilisation d’un autre type de membrane de dialyse ou d’une classe d’agent antihypertenseur différente doit être envisagée. Associations déconseillées ·**Aliskiren** Le risque d’hyperkaliémie, de dégradation de la fonction rénale et la morbi-mortalité cardiovasculaire augmente chez les patients autres que les diabétiques ou insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4). ·**Traitement associant un IEC avec un ARA II** Il a été rapporté dans la littérature que chez les patients atteints d’athérosclérose diagnostiquée, d’insuffisance cardiaque ou chez les patients diabétiques ayant des lésions organiques, le traitement concomitant par IEC et ARA II est associé à une fréquence plus élevée d’hypotension, de syncope, d’hyperkaliémie et de dégradation de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aigue) en comparaison au traitement en monothérapie par une molécule agissant sur le système rénine-angiotensine-aldostérone. Le double blocage (ex : association d’un IEC avec un ARA II) doit être limité à des cas individuels et définis, avec une surveillance renforcée de

Grossesse et allaitement

Compte tenu des effets respectifs de chacune des deux substances présentes dans l’association sur la grossesse et l’allaitement, l’utilisation de BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg n’est pas recommandée pendant le premier trimestre de grossesse. BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg est contre-indiqué pendant le deuxième et troisième trimestres de la grossesse. BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg n’est pas recommandé pendant l’allaitement, c’est pourquoi une solution doit être envisagée, soit interrompre l’allaitement, soit interrompre le traitement en prenant en compte l’importance de ce traitement pour la mère. Grossesse Liés au périndopril L’utilisation d’IEC est déconseillée pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique 4.4). L’utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2ème et 3ème trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant, une petite augmentation du risque de malformations congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de modifier le traitement antihypertenseur chez les patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté. L’exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une fœtotoxicité (diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d’ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né (insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d’exposition à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé de faire une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mères traitées par IEC doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4). Liés à l’indapamide Il n’existe pas de données où il existe des données limitées (moins de 300 grossesses) sur l’utilisation de l’indapamide chez la femme enceinte. Une exposition prolongée aux diurétiques thiazidiques pendant le troisième trimestre de la grossesse peut réduire le volume plasmatique maternel et le débit sanguin utéro-placentaire pouvant entraîner une ischémie fœto-placentaire et un retard de croissance. Les études réalisées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de l’indapamide pendant la grossesse. Allaitement BIPRETERAX 10 mg/2,5 mg n’est pas recommandé au cours de l’allaitement. Liés au périndopril En raison de l’absence d’information disponible sur l’utilisation de périndopril au cours de l’allaitement, périndopril est déconseillé. Il est préférable d’utiliser d’autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l’allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré. Liés à l’indapamide Il n’existe pas de données suffisantes sur l’excrétion de l’indapamide/métabolites dans le lait maternel. Une hypersensibilité aux produits dérivés du sulfonamide et une hypokaliémie peuvent survenir. Un risque pour les nouveaux-nés/nourrissons ne peut être exclu. L’indapamide est structurellement très proche des diurétiques thiazidiques auxquels ont été associés une diminution ou même une abolition de la lactation pendant la période d’allaitement. L’indapamide n’est pas recommandé pendant l’allaitement. Fertilité Liés au périndopril et à l’indapamide Les études de toxicité sur la reproduction n’ont montré aucun effet sur la fertilité chez les rats femelles et mâles (voir rubrique 5.3). Aucun effet sur la fertilité n’est attendu chez l’Homme.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité L'administration de périndopril inhibe l'axe rénine-angiotensine-aldostérone et tend à réduire la perte potassique provoquée par l’indapamide. Six pour cent des patients traités par BIPRETERAX ont présenté une hypokaliémie (taux de potassium < 3.4 mmol/l). Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont : ·avec le périndopril : sensations vertigineuses, céphalées, paresthésie, dysgueusie, troubles visuels, vertiges, acouphènes, hypotension, toux, dyspnée, douleurs abdominales, constipation, dyspepsie, diarrhée, nausée, vomissement, prurit, rash, crampes musculaires et asthénie, ·avec l’indapamide : l’hypokaliémie, réactions d’hypersensibilité, principalement dermatologiques, chez les patients présentant une prédisposition aux réactions allergiques et asthmatiques et aux éruptions maculopapuleuses. Résumé tabulé des effets indésirables Les effets indésirables suivants ont été observés lors des essais cliniques et/ou de l’utilisation post-AMM et classés selon les fréquences suivantes : Très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100), rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000), très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). | MedDRA<br>Système organe | Effets indésirables | Fréquence | | --- | --- | --- | | Périndopril | Indapamide | | --- | --- | | Infections et infestations | Rhinite | Très rare | - | | Troubles endocriniens | Syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone anti-diurétique (SIADH) | Rare | - | | Affections hématologiques et du système lymphatique | Eosinophilie | Peu fréquent\* | - | | Agranulocytose (voir rubrique 4.4) | Très rare | Très rare | | Anémie aplasique | - | Très rare | | Pancytopénie | Très rare | - | | Leucopénie | Très rare | Très rare | | Neutropénie (voir rubrique 4.4) | Très rare | - | | Anémie hémolytique | Très rare | Très rare | | Thrombocytopénie (voir rubrique 4.4) | Très rare | Très rare | | Affections du système immunitaire | Hypersensibilité (réactions d’hypersensibilité, principalement dermatologiques, chez les sujets prédisposés aux réactions allergiques et asthmatiques) | - | Fréquent | | Troubles du métabolisme et de la nutrition | Hypoglycémie (voir rubriques 4.4 et 4.5) | Peu fréquent\* | - | | Hyperkaliémie réversible à l’arrêt du traitement (voir rubrique 4.4) | Peu fréquent\* | - | | Hyponatrémie (voir rubrique 4.4) | Peu fréquent\* | Peu fréquent | | Hypochlorémie | - | Rare | | Hypomagnésémie | - | Rare | | Hypercalcémie | - | Très rare | | Hypokaliémie (voir rubrique 4.4) | - | Fréquent | | Affections psychiatriques | Changement d’humeur | Peu fréquent | - | | Dépression | Peu fréquent\* | - | | Troubles du sommeil | Peu fréquent | - | | Confusion | Très rare | - | | Affections du système nerveux | Sensations vertigineuses | Fréquent | - | | Céphalées | Fréquent | Rare | | Paresthésie | Fréquent | Rare | | Dysgueusie | Fréquent | - | | Somnolence | Peu fréquent\* | - | | Syncope | Peu fréquent\* | Indéterminée | | Accident vasculaire cérébral, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) | Très rare | - | | En cas d’insuffisance hépatique, la survenue d’une encéphalopathie hépatique est possible (voir rubriques 4.3 et 4.4) | - | Indéterminée | | Affections oculaires | Troubles visuels | Fréquent | Indéterminée | | Myopie (voir rubrique 4.4) | - | Indéterminée | | Glaucome aigu à angle fermé | - | Indéterminée | | Épanchement choroïdien | - | Indéterminée | | Vision trouble | - | Indéterminée | | Affections de l’oreille et du labyrinthe | Vertiges | Fréquent | Rare | | Acouphènes | Fréquent | - | | Affections cardiaques | Palpitations | Peu fréquent\* | - | | Tachycardie | Peu fréquent\* | - | | Angor (voir rubrique 4.4) | Très rare | - | | Arythmie (incluant bradycardie, tachycardie ventriculaire et fibrillation auriculaire) | Très rare | Très rare | | Infarctus du myocarde, probablement secondaire à une hypotension excessive chez les patients à haut risque (voir rubrique 4.4) | Très rare | - | | Torsades de pointes (potentiellement fatales) (voir rubriques 4.4 et 4.5) | - | Indéterminée | | Affections vasculaires | Hypotension (et effets liés à l’hypotension) (voir rubrique 4.4) | Fréquent | Très rare | | Vascularite | Peu fréquent\* | - | | Bouffée congestive | Rare\* | - | | Syndrome de Raynaud | Indéterminée | - | | Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | Toux (voir rubrique 4.4) | Fréquent | - | | Dyspnée | Fréquent | - | | Bronchospasme | Peu fréquent | - | | Pneumopathie à éosinophiles | Très rare | - | | Affections gastro-intestinales | Douleurs abdominales | Fréquent | - | | Constipation | Fréquent | Rare | | Diarrhée | Fréquent | - | | Dyspepsie | Fréquent | - | | Nausées | Fréquent | Rare | | Vomissements | Fréquent | Peu fréquent | | Bouche sèche | Peu fréquent | Rare | | Pancréatite | Très rare | Très rare | | Affections hépato-biliaires | Hépatite (voir rubrique 4.4) | Très rare | Indéterminée | | Anomalies de la fonction hépatique | - | Très rare | | Affections de la peau et des tissus sous-cutanés | Prurit | Fréquent | - | | Rash | Fréquent | - | | Rash maculo-papuleux | - | Fréquent | | Urticaire (voir rubrique 4.4) | Peu fréquent | Très rare | | Angioedème (voir rubrique 4.4) | Peu fréquent | Très rare | | Purpura | - | Peu fréquent | | Hyperhidrose | Peu fréquent | - | | Réactions de photosensibilité | Peu fréquent\* | Indéterminée | | Pemphigoïde | Peu fréquent\* | - | | Aggravation du psoriasis | Rare\* | - | | Erythème multiforme | Très rare | - | | Nécrolyse épidermique toxique | - | Très rare | | Syndrome de Stevens-Johnson | - | Très rare | | Affections musculo-squelettiques et systémiques | Contractures musculaires | Fréquent | Indéterminée | | Possibilité d’une aggravation d’un lupus érythémateux disséminé aigu préexistant | - | Indéterminée | | Arthralgie | Peu fréquent\* | - | | Myalgie | Peu fréquent\* | Indét

Conduite à tenir en cas de surdosage

Symptômes L'événement le plus probable en cas de surdosage est l'hypotension, parfois associée à desnausées, vomissements, crampes, sensations vertigineuses, somnolence, états confusionnels, oligurie pouvant aller jusqu'à l'anurie (par hypovolémie). Des désordres hydroélectrolytiques (hyponatrémie, hypokaliémie) peuvent survenir. Conduite à tenir Les premières mesures consistent à éliminer rapidement le ou les produits ingérés par lavage gastrique et/ou administration de charbon activé puis à restaurer l'équilibre hydroélectrolytique dans un centre spécialisé jusqu'à normalisation. Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en décubitus en position déclive. Si nécessaire, une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium peut être administrée ou tout autre moyen d'expansion volémique peut être utilisé. Le périndoprilate, la forme active du périndopril, est dialysable (voir rubrique 5.2). 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.