**Hypercholestérolémie primaire**
LIPOROSA est indiqué comme adjuvant à un régime alimentaire en traitement de substitution de l'hypercholestérolémie primaire chez des patients adultes contrôlés de manière adéquate par les deux substances actives individuelles administrées simultanément à la même posologie.
**Prévention des événements cardiovasculaires**
LIPOROSA est indiqué chez les patients adultes ayant une maladie coronaire avec un antécédent de syndrome coronarien aigu (SCA), en traitement de substitution chez les patients contrôlés de manière adéquate par les deux substances actives individuelles administrées simultanément à la même posologie.
Posologie et mode d'administration
Posologie
LIPOROSA est indiqué chez les patients adultes qui sont adéquatement contrôlés par les deux substances actives administrées simultanément à la même posologie que celle de l’association.
Le patient doit être sous un régime alimentaire hypolipidémiant adapté et doit continuer son régime pendant le traitement avec LIPOROSA.
La dose quotidienne recommandée est d’une gélule du dosage prescrit, avec ou sans nourriture.
LIPOROSA ne convient pas à un traitement initial. L'instauration d'un traitement ou l'ajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit s'effectuer qu'avec les substances actives individuelles et le passage à l'association fixe n'est possible qu'après détermination des doses adéquates.
LIPOROSA 10 mg/10 mg et 20 mg/10 mg ne sont pas adaptés au traitement de patients nécessitant une dose de 40 mg de rosuvastatine.
_Co-administration avec un séquestrant d’acides biliaires_
LIPOROSA doit être pris soit ≥ 2 heures avant, soit ≥ 4 heures après l'administration d'une résine échangeuse d'ions séquestrant les acides biliaires.
Population pédiatrique
La sécurité et l'efficacité de LIPOROSA chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas encore été établies.
Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1 et 5.2, mais aucune recommandation sur la posologie ne peut être faite.
Personnes âgées
Une dose initiale de 5 mg de rosuvastatine est recommandée chez les patients âgés de plus de 70 ans (voir rubrique 4.4).
L'association n'est pas adaptée à un traitement initial. L'instauration d'un traitement ou l'ajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit s'effectuer qu'avec les substances actives individuelles et le passage à l'association fixe n'est possible qu'après détermination des doses adéquates.
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée.
La dose initiale recommandée est de 5 mg de rosuvastatine chez les patients présentant une insuffisance rénale modérée (clairance de la créatinine <60 ml/min). L'association fixe n'est pas adaptée au traitement initial. Les substances actives individuelles doivent être utilisées pour initier le traitement ou pour modifier la dose.
L'utilisation de rosuvastatine chez des patients présentant une insuffisance rénale sévère est contreindiquée pour toutes les doses (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Insuffisance hépatique
Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère (Score de Child Pugh 5 à 6). Le traitement par LIPOROSA n'est pas recommandé chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée (Score de Child Pugh 7 à 9) ou sévère (Score de Child Pugh > 9) (voir rubriques 4.4 et 5.2.). LIPOROSA est contre-indiqué chez les patients atteints d'une affection hépatique active (voir rubrique 4.3).
Origine ethnique
Une augmentation de l'exposition systémique à la rosuvastatine a pu être observée chez les patients asiatiques (voir rubriques 4.4 et 5.2). La dose initiale recommandée pour les patients d'origine asiatique est de 5 mg de rosuvastatine. L'association fixe ne convient pas pour le traitement initial. Les substances actives individuelles doivent être utilisées pour initier le traitement ou pour modifier la dose.
Polymorphismes génétiques
Il a été démontré que les génotypes SLCO1B1 (OATP1B1) c.521CC et ABCG2 (BCRP) c.421AA sont associés à une augmentation de l'exposition à la rosuvastatine. Pour les patients connus pour présenter le génotype c.521CC ou c.421AA, la moitié de la dose habituellement recommandée et une dose quotidienne maximale de 20 mg/10 mg de LIPOROSA sont recommandées (voir rubriques 4.4, 4.5 et 5.2). Posologie chez des patients présentant des facteurs de prédisposition au développement d'une myopathie
La dose initiale recommandée est 5 mg de rosuvastatine chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement d'une myopathie (voir rubrique 4.4). L'association fixe ne convient pas pour le traitement initial. Les substances actives individuelles doivent être utilisées pour initier le traitement ou pour modifier la dose.
Traitement concomitant
La rosuvastatine est un substrat de divers transporteurs protéiques (par ex., OATP1B1 et BCRP). Le risque de myopathie (dont la rhabdomyolyse) est accru lorsque LIPOROSA est administré en association avec certains médicaments qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de la rosuvastatine en raison de l'interaction avec ces transporteurs protéiques (par ex., ciclosporine et certains inhibiteurs de protéase, dont les associations de ritonavir avec atazanavir, lopinavir, et/ou tipranavir; voir rubriques 4.4 et 4.5). Chaque fois que cela est possible, il faut envisager d'utiliser d'autres médicaments, et, si nécessaire, envisager l'interruption temporaire du traitement par LIPOROSA. Dans des situations où la co-administration de ces médicaments avec LIPOROSA est inévitable, le bénéfice et le risque du traitement concomitant, ainsi que des ajustements de la posologie de la rosuvastatine doivent être soigneusement envisagés (voir rubrique 4.5).
Mode d’administration
Voie orale.
LIPOROSA doit être pris tous les jours au même moment dans la journée, avec ou sans nourriture.
La gélule doit être avalée en entier avec un verre d'eau.
Contre-indications
LIPOROSA est contre-indiqué :
·en cas d’hypersensibilité aux substances actives (rosuvastatine, ézétimibe) ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,
·chez les patients atteints d'une affection hépatique active avec des élévations persistantes non expliquées des taux de transaminases sériques et toute élévation du taux de transaminases sériques dépassant 3 fois la limite supérieure de la normale (LSN),
·pendant la grossesse et l'allaitement et chez les femmes en âge de procréer qui n'utilisent pas de moyens de contraception appropriés,
·chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min),
·chez les patients atteints de myopathie,
·chez les patients recevant de manière concomitante une association de sofosbuvir / velpatasvir / voxilaprévir (voir rubrique 4.5) ,
·chez les patients recevant de manière concomitante de la ciclosporine.
Mises en garde et précautions
Effets indésirables cutanés sévères
Des effets indésirables cutanés sévères, y compris un syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et une réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), pouvant engager le pronostic vital ou être fatals, ont été rapportés avec la rosuvastatine (voir rubrique 4.8). Au moment de la prescription, les patients doivent être informés des signes et symptômes de réactions cutanées sévères, puis être étroitement surveillés. En cas d’apparition de signes et symptômes évocateurs d’une telle réaction, le traitement par LIPOROSA doit être interrompu immédiatement et un traitement alternatif doit être envisagé.
Si le patient a développé une réaction grave telle qu’un SSJ ou un DRESS lors de l’utilisation de LIPOROSA, le traitement par LIPOROSA ne doit en aucun cas être réinstauré chez ce patient.
Effets musculo-squelettiques
Des effets musculo-squelettiques, tels que myalgie, myopathie et rarement rhabdomyolyse ont été rapportés chez des patients traités par la rosuvastatine à toutes les doses, et en particulier à des doses supérieures à 20 mg.
Dans le cadre de la surveillance depuis la mise sur le marché de l'ézétimibe, des cas de myopathie et de rhabdomyolyse ont été rapportés. Toutefois, la rhabdomyolyse a été rapportée très rarement avec l'ézétimibe en monothérapie et très rarement lorsque l'ézétimibe a été associé à d'autres agents connus pour être associés à un risque accru de rhabdomyolyse. Si une myopathie est suspectée face à des symptômes musculaires ou est confirmée par un taux de créatine kinase, l'ézétimibe, toute statine, et tous les agents connus pour être associés à un risque accru de rhabdomyolyse que le patient prend de façon concomitante doivent être immédiatement arrêtés. Tous les patients débutant le traitement doivent être avertis du risque de myopathie et doivent recevoir la consigne de signaler rapidement toute douleur, sensibilité ou faiblesse musculaire inexpliquée (voir rubrique 4.8).
Myasthénie grave _(« myasthenia gravis »)_ _,_ myasthénie oculaire
Dans quelques cas, il a été rapporté que les statines induisaient de novo ou aggravaient une myasthénie grave _(« myasthenia gravis »)_ préexistante ou une myasthénie oculaire (voir rubrique 4.8). LIPOROSA doit être arrêté en cas d’aggravation des symptômes. Des récurrences ont été rapportées lorsque la même statine ou une statine différente a été (ré)administrée.
Mesure de la créatine phosphokinase
La créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas se mesurer à la suite d'exercices physiques vigoureux ou en présence d'une autre cause plausible d'augmentation de la CPK, qui pourraient fausser l'interprétation des résultats.
Si les valeurs de référence de CPK sont significativement élevées (> 5 × LSN) il est nécessaire de réaliser un test de confirmation dans les 5 à 7 jours. Si le test répété confirme une valeur de CPK de référence > 5 × LSN, le traitement ne doit pas être débuté.
_Avant le traitement_
LIPOROSA, comme d'autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, doit être prescrit avec prudence chez les patients présentant des facteurs de prédisposition au développement d'une myopathie/rhabdomyolyse. Ces facteurs comprennent :
·Insuffisance rénale,
·Hypothyroïdie,
·Antécédents personnels ou familiaux de troubles musculaires héréditaires,
·Antécédent de toxicité musculaire avec un autre inhibiteur de la HMG-CoA réductase ou avec un fibrate,
·Alcoolisme,
·Âge supérieur à 70 ans,
·Situations au cours desquelles une augmentation des taux plasmatiques peut se produire (voir rubrique 5.2),
·Utilisation concomitante de fibrates.
Chez ces patients, le risque lié au traitement doit être pesé au regard du bénéficie éventuel et il est recommandé de mettre en place une surveillance clinique. Si les valeurs de référence de CPK sont significativement élevées (> 5 × LSN), le traitement ne doit pas être débuté.
_Pendant le traitement_
Les patients doivent recevoir pour consigne de signaler immédiatement toute douleur, faiblesse ou crampe musculaire inexpliquée, en particulier si celles-ci s'accompagnent d'un malaise ou de fièvre. Les taux de CPK doivent être mesurés chez ces patients. Le traitement doit être interrompu si les taux de CPK sont significativement élevés (> 5 × LSN) ou si les symptômes musculaires sont sévères et entrainent une gêne quotidienne (même si les taux de CPK sont ≤ 5 × LSN). La surveillance en routine des taux de CPK chez les patients asymptomatiques n'est pas obligatoire.
De très rares cas de myopathie nécrosante à médiation immunitaire (MNMI) ont été signalés pendant ou après un traitement par des statines, dont la rosuvastatine. La MNMI est cliniquement caractérisée par une faiblesse musculaire proximale et des taux sériques élevés de créatine kinase, qui persistent malgré l'arrêt du traitement par les statines.
Au cours des essais cliniques, aucune augmentation des effets musculo-squelettiques n'a été mise en évidence parmi le faible nombre de patients recevant de la rosuvastatine avec un traitement concomitant. Toutefois, une augmentation de l'incidence de myosite et de myopathie a été observée chez les patients recevant d'autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase conjointement à des fibrates, dont le gemfibrozil, la ciclosporine, l'acide nicotinique, les antifongiques azolés, les inhibiteurs de protéase et les antibiotiques macrolides. Le gemfibrozil augmente le risque de myopathie lorsqu'il est administré en association avec certains inhibiteurs de la HMG-CoA réductase. Par conséquent, l'association de LIPOROSA avec du gemfibrozil n'est pas recommandée. Le bénéfice obtenu en associant LIPOROSA avec des fibrates ou de la niacine sur les paramètres lipidiques doit être prudemment pondéré par rapport aux risques potentiels de telles associations.
LIPOROSA ne doit pas être utilisé chez des patients présentant une affection aiguë, grave, suggérant une myopathie ou prédisposant au développement d'une insuffisance rénale secondaire à une rhabdomyolyse (par ex., sepsis, hyp
Interactions médicamenteuses
Associations contre-indiquées
_Ciclosporine:_ Lors d'un traitement concomitant par la rosuvastatine et la ciclosporine, les valeurs de l'ASC (aire sous la courbe) de la rosuvastatine étaient en moyenne 7 fois plus élevées que celles observées chez des volontaires sains (voir rubrique 4.3). L'administration concomitante n'a pas affecté les concentrations plasmatiques de ciclosporine.
La co-administration de LIPOROSA avec la ciclosporine est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).
Une étude portant sur huit patients transplantés rénaux dont la clairance de la créatinine était > 50 ml/min recevant une dose fixe de ciclosporine et une dose unique de 10 mg d'ézétimibe a montré une augmentation de l'ASC moyenne de l'ézétimibe total d’un facteur 3,4 (intervalle de 2,3 à 7,9 fois) comparé à des volontaires sains, recevant ézétimibe seul, dans une autre étude (n = 17). Dans une étude différente chez un patient transplanté rénal qui présentait une insuffisance rénale sévère et recevait de la ciclosporine et plusieurs autres médicaments, l'exposition totale à l'ézétimibe était 12 fois supérieure à celle des témoins qui recevaient de l'ézétimibe seul. Dans une étude en cross-over en deux phases menée chez douze sujets sains, l'administration quotidienne de 20 mg d'ézétimibe pendant 8 jours avec une dose unique de 100 mg de ciclosporine au 7ème jour a entrainé une augmentation moyenne de 15 % de l'ASC de la ciclosporine (allant d'une augmentation de 10 % à 51 %) comparativement à une dose unique de 100 mg de ciclosporine seule. Aucune étude contrôlée sur l'effet de l'ézétimibe en co-administration sur l'exposition à la ciclosporine chez des patients transplantés rénaux n'a été menée.
Associations déconseillées
_Inhibiteurs de protéase:_ Même si le mécanisme exact de l'interaction est inconnu, l'utilisation concomitante d'un inhibiteur de protéase peut augmenter fortement l'exposition à la rosuvastatine (voir le tableau de la rubrique 4.5). Par exemple, dans une étude de pharmacocinétique, la coadministration de 10 mg de rosuvastatine et d'une association de deux inhibiteurs de protéase (atazanavir 300 mg/ritonavir 100 mg) chez des volontaires sains a entrainé une augmentation d'environ trois fois et sept fois des valeurs de l'ASC et de la Cmax de la rosuvastatine, respectivement.
L'utilisation concomitante de la rosuvastatine et de certaines associations d'inhibiteurs de protéase peut être envisagée après un examen attentif d'un ajustement posologique de la rosuvastatine en fonction de l'augmentation attendue de l'exposition à la rosuvastatine (voir rubriques 4.2, 4.4 et tableau 4.5). L'association n'est pas adaptée à un traitement initial. L'instauration d'un traitement ou l'ajustement de la posologie, si nécessaire, ne doit s'effectuer qu'avec les substances actives individuelles et le passage à l'association fixe n'est possible qu'après détermination des doses adéquates.
_Ticagrelor_: Le ticagrélor inhibe le transporteur BCRP, provoquant une augmentation de 2,6 fois de l'ASC de la rosuvastatine, ce qui peut entraîner un risque accru de myopathie. Il convient de mettre en balance les bénéfices de la prévention d'événements cardiovasculaires majeurs par l'utilisation de la rosuvastatine et les risques liés à l'augmentation des concentrations plasmatiques de rosuvastatine. Dans certains cas, l'utilisation concomitante de ticagrélor et de rosuvastatine a entraîné une altération de la fonction rénale, une augmentation des taux de CPK et une rhabdomyolyse.
_Inhibiteurs des transporteurs protéiques:_ La rosuvastatine est un substrat pour certains transporteurs protéiques, dont le transporteur hépatocytaire d'influx OATP1B1 et le transporteur d'efflux BCRP.
L'administration concomitante de LIPOROSA avec des médicaments qui sont des inhibiteurs de ces transporteurs protéiques peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de la rosuvastatine et une augmentation du risque de myopathie (voir rubriques 4.2, 4.4, et Tableau 4.5).
_Gemfibrozil et autres médicaments hypolipidémiants:_ L'utilisation concomitante de rosuvastatine et de gemfibrozil a entraîné une augmentation deux fois plus importante des valeurs de la Cmax et de l'ASC de la rosuvastatine (voir rubrique 4.4). Sur la base de données provenant d'études d'interaction spécifiques, aucune interaction pharmacocinétique pertinente avec du fénofibrate n'est attendue ; toutefois, une interaction pharmacodynamique pourrait se produire.
Le gemfibrozil, le fénofibrate, d'autres fibrates et des doses hypolipidémiantes (supérieures ou égales à 1 g/jour) de niacine (acide nicotinique) augmentent le risque de myopathie lorsqu'ils sont administrés en association avec des inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, probablement car ils peuvent eux-mêmes être à l'origine d'une myopathie lorsqu'ils sont administrés en monothérapie. Ces patients doivent aussi commencer le traitement avec une dose de rosuvastatine de 5 mg.
Chez des patients recevant du fénofibrate et de l'ézétimibe, les médecins doivent être conscients du risque éventuel de lithiase biliaire et d'affection de la vésicule biliaire (voir rubriques 4.4 et 4.8). En cas de suspicion de lithiase biliaire chez un patient recevant de l'ézétimibe et du fénofibrate, il est indiqué de procéder à des analyses de la vésicule biliaire et ce traitement doit être interrompu (voir rubrique 4.8). L'administration concomitante de fénofibrate ou de gemfibrozil a augmenté modestement les concentrations totales d'ézétimibe (environ 1,5 fois et 1,7 fois, respectivement).
La co-administration d'ézétimibe avec d'autres fibrates n'a pas été étudiée. Les fibrates peuvent augmenter l'excrétion de cholestérol dans la bile, et entraîner une lithiase biliaire. Dans les études effectuées chez l'animal, l'ézétimibe a parfois augmenté le taux de cholestérol de la vésicule biliaire, mais pas chez toutes les espèces (voir rubrique 5.3). Un risque lithogène associé à l'utilisation d'ézétimibe à des doses thérapeutiques ne peut pas
Grossesse et allaitement
LIPOROSA est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement.
Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une contraception efficace.
Grossesse
_Rosuvastatine:_
Étant donné que le cholestérol et d'autres produits de la biosynthèse du cholestérol sont essentiels au développement du fœtus, le risque potentiel de l'inhibition de la HMG-CoA réductase l'emporte sur le bénéfice attendu du traitement pendant la grossesse. Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence de manière limitée une toxicité sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Si une patiente tombe enceinte durant l'utilisation de LIPOROSA, le traitement doit être immédiatement arrêté.
_Ézétimibe:_
Aucune donnée clinique n'est disponible sur l'utilisation d'ézétimibe pendant la grossesse.
Les études effectuées chez l'animal sur l'utilisation d'ézétimibe en monothérapie n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la grossesse, le développement embryo-fœtal, la naissance ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3).
Allaitement
_Rosuvastatine:_
Des données limitées issues de rapports publiés indiquent que la rosuvastatine est présente dans le lait maternel. Chez le rat, la rosuvastatine est excrétée dans le lait. En raison du mécanisme d'action de la rosuvastatine, il existe un risque potentiel d'effets indésirables chez le nourrisson. La rosuvastatine est contre-indiquée pendant l'allaitement (voir rubrique 4.3).
_Ézétimibe:_
Les études effectuées chez les rats ont montré que l'ézétimibe est excrété dans le lait maternel. On ne sait pas si l'ézétimibe est excrété dans le lait maternel chez la femme.
Fertilité
Il n'existe aucune donnée d'essai clinique disponible sur les effets de LIPOROSA sur la fertilité humaine. L'ézétimibe n'a aucun effet sur la fertilité des rats mâles ou femelles (voir rubrique 5.3).
Effets indésirables
_Résumé du profil de sécurité_
Les effets indésirables observés avec la rosuvastatine sont généralement légers et transitoires. Dans les essais cliniques contrôlés, moins de 4 % des patients traités par rosuvastatine ont dû arrêter le traitement en raison d'effets indésirables.
Dans les études cliniques dont la durée allait jusqu'à 112 semaines, l'ézétimibe à 10 mg par jour a été administré en monothérapie chez 2 396 patients, ou avec une statine chez 11 308 patients ou avec du fénofibrate chez 185 patients. Les effets indésirables étaient généralement légers et transitoires. L'incidence globale des effets secondaires était similaire entre l'ézétimibe et le placebo. De même, le taux d'arrêt du traitement en raison d'effets indésirables était comparable entre l'ézétimibe et le placebo.
Selon les données disponibles, 1 200 patients ont pris de la rosuvastatine et de l'ézétimibe en association dans des études cliniques. Comme cela a été rapporté dans la littérature publiée, les événements indésirables les plus fréquents liés à l'association de rosuvastatine et d'ézétimibe chez des patients souffrant d'hypercholestérolémie sont l'augmentation des transaminases hépatiques, les problèmes gastro-intestinaux et la douleur musculaire. Il s'agit d'effets indésirables connus des substances actives. Toutefois, une interaction pharmacodynamique en matière d'effets indésirables entre la rosuvastatine et l'ézétimibe ne peut pas être exclue (voir rubrique 5.2).
_Tableau des effets indésirables_
La fréquence de survenue des événements indésirables est classée comme suit: fréquent (≥ 1/100,
< 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥1/10 000, < 1/1 000); très rare (<1/10 000) ;
fréquence inconnue (la fréquence ne peut être estimée sur la base des données disponibles),
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| Base de données MedDRA des classes de systèmes d'organes | Fréquent | Peu fréquent | Rare | Très rare | Fréquence indéterminée |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | | | thrombopénie2 | | thrombopénie3 |
| Affections du système immunitaire | | | réactions d'hypersensibilité, dont angioedème2 | | hypersensibilité (dont éruption cutanée, urticaire, anaphylaxie et angioedème)3 |
| Affections endocriniennes | diabète1, 2 | | | | |
| Troubles du métabolisme et de la nutrition | | diminution de<br>l'appétit3 | | | |
| Affections psychiatriques | | | | | dépression2,3 |
| Affections du système nerveux | céphalées2,3 , sensations vertigineuses2 | paresthésie3 | | polyneuropathie2, perte de mémoire2 | neuropathie périphérique2 troubles du sommeil (incluant insomnie et cauchemars)2 sensations vertigineuses3, myasthénie grave _(« myasthenia gravis »)_ |
| Affections oculaires | | | | | myasthénie oculaire |
| Affections vasculaires | | bouffée de chaleur3, hypertension3 | | | |
| Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales | | toux3 | | | toux2, dyspnée2,3 |
| Affections gastro- intestinales | constipation2, nausée2, douleur abdominale2,3 diarrhée3, <br>flatulence3 | dyspepsie3, reflux gastro-<br>oesophagien3, nausée3, <br>bouche sèche3, gastrite3 | pancréatite2 | | diarrhée2 pancréatite3 ; constipation3 |
| Affections hépatobiliaires | | | transaminases augmentées2 | ictère2, hépatite2 | hépatite3, lithiase biliaire3, cholécystite3 |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | | prurit2,3, rash2,3 ,urticaire2,3 | | | syndrome de Stevens-Johnson2,réaction médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)2 érythème polymorphe3 |
| Affections musculo-squelettiques et systémiques | myalgie2,3 | arthralgie3, contractures musculaires3, , cervicalgie3,<br>dorsalgie3, faiblesse musculaire3, extrémités douloureuses 3 | myopathie<br>(dont myosite)2, rhabdomyolyse2, syndrome de type lupus2, déchirure musculaire2 | arthralgie2 | myopathie<br>nécrosante àmédiation immunitaire2, troubles tendineux, parfois compliqués par une déchirure2,myopathie/rhabdomyolyse3(voir rubrique 4.4) |
| Affections du rein et des voies urinaires | | | | hématurie2 | |
| Affections des organes de reproduction et du sein | | | | gynécomastie2 | |
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | asthénie2fatigue3 | douleur thoracique3, douleur3,asthénie3, œdèmes périphériques3 | | | oedème2 |
| Investigations | ALAT et/ou d'ASAT augmentées3 | CPK sanguine augmentée3, augmentation du taux de gammaglutamyltransférase3, tests hépatiques anormaux3 | | | |
1La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risque (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/I, IMC > 30 kg/m2, augmentation du taux de triglycérides, antécédents d'hypertension) - pour la rosuvastatine.
2Profil d'effets indésirables pour la rosuvastatine basé sur les données provenant des études cliniques et de la vaste expérience depuis la mise sur le marché.
3Effets indésirables observés au cours des études cliniques d’ézétimibe (en monothérapie ou co-administré avec une statine) ou qui ont été rapportés depuis la commercialisation d’ézétimibe administré seul ou avec une statine. Effets indésirables observés chez les patients traités par ézétimibe (n = 2 396) et à une plus grande incidence qu'avec le placebo (n =1 159) ou chez les patients traités par ézétimibe co-administré avec une statine (n = 11 308) et à une plus grande incidence qu'avec la statine administrée seule (n =9 361). Les effets indésirables rapportés depuis la commercialisation ont été observés avec l’ézétimibe administré seul ou avec une statine.
Comme avec les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, l'incidence des effets indésirables dus au médicament a tendance à être dépendante de la dose.
_Effets rénaux:_ des cas de protéinurie, détectée par bandelette urinaire et principalement d'origine tubulaire, ont été observés chez des patients traités par la rosuvastatine. Des variations dans les taux de protéines urinaires allant d'aucune ou de traces à ++ ou plus ont été observées chez moins de 1 % des patients à un moment donné durant le traiteme
Conduite à tenir en cas de surdosage
Il n'existe aucune donnée publiée dans la littérature concernant le surdosage avec la rosuvastatine.
Il n'y a pas de traitement spécifique en cas de surdosage avec la rosuvastatine.
Dans les études cliniques, l'administration d'ézétimibe, à la dose de 50 mg/jour, à 15 volontaires sains sur une période allant jusqu'à 14 jours, ou à la dose de 40 mg/jour à 18 patients atteints d'hypercholestérolémie primaire sur une période allant jusqu'à 56 jours a généralement été bien tolérée. Chez l'animal, aucune toxicité n'a été observée après l'administration de doses uniques par voie orale de 5 000 mg/kg d'ézétimibe chez les rats et les souris et de 3 000 mg/kg chez les chiens.
Quelques cas de surdosage avec l'ézétimibe ont été rapportés: la plupart n'ont pas été associés à des effets indésirables. Les effets indésirables rapportés n'ont pas été graves.
En cas de surdosage, il convient d'employer des mesures symptomatiques et de soutien. La fonction hépatique et les taux de CPK doivent être surveillés. Il est peu probable que l'hémodialyse apporte un bénéfice.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.