Abacavir/Lamivudine/Zidovudine est indiqué dans le traitement des patients adultes infectés par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) (voir rubriques 4.4 et 5.1). Cette association fixe remplace les trois composants (abacavir, lamivudine et zidovudine) utilisées séparément aux mêmes doses. Il est recommandé de démarrer le traitement par la prise séparée d'abacavir, de lamivudine et de zidovudine pendant les 6 à 8 premières semaines de traitement (voir rubrique 4.4). Le choix de cette association fixe devrait être basé non seulement sur des critères potentiels d’adhésion au traitement, mais aussi et surtout sur l’efficacité attendue et le risque lié à la prise de ces trois analogues nucléosidiques.
La démonstration du bénéfice d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine est principalement basée sur les résultats d’études conduites chez des patients à un stade non avancé de la maladie, n’ayant jamais ou peu reçu d’antirétroviraux. Chez les patients avec une charge virale élevée (> 100 000 copies/mL), le choix de ce traitement doit faire l’objet d’une attention particulière (voir rubrique 5.1).
Au vu des données disponibles, il apparaît que la suppression virologique obtenue avec l'association fixe de ces trois nucléosides peut être inférieure à celle obtenue avec d'autres multithérapies incluant notamment des inhibiteurs de la protéase boostés ou des inhibiteurs non-nucléosidiques de la transcriptase inverse ; en conséquence, l'utilisation d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine doit uniquement être envisagée dans certaines circonstances (par exemple, en cas de co-infection avec la tuberculose).
Avant de débuter un traitement contenant de l'abacavir, le dépistage de l'allèle HLA-B\*5701 doit être réalisé chez tout patient infecté par le VIH, quelle que soit son origine ethnique (voir rubrique 4.4). L'abacavir ne doit pas être utilisé chez les patients porteurs de l'allèle HLA-B\*5701.
Posologie et mode d'administration
Posologie
La prescription doit être faite par un médecin expérimenté dans la prise en charge de l’infection par le VIH.
Chez l’adulte (≥ 18 ans) : la posologie recommandée d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine Viatris est d’un comprimé deux fois par jour.
Abacavir/Lamivudine/Zidovudine Viatris peut être pris au cours ou en dehors des repas.
Si une interruption du traitement ou une diminution de la posologie de l’une des substances actives d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine Viatris est nécessaire, chaque substance active (abacavir, lamivudine et zidovudine) est disponible séparément.
Populations particulières
Insuffisance rénale
Aucun ajustement posologique d’abacavir n’est nécessaire chez les patients ayant une insuffisance rénale. Les concentrations de lamivudine et de zidovudine sont augmentées en raison d’une diminution de leur clairance (voir rubrique 4.4) et une adaptation posologique de ces médicaments peut être nécessaire. Il est donc recommandé d’administrer séparément l’abacavir, la lamivudine et la zidovudine chez les patients ayant une insuffisance rénale grave (clairance de la créatinine ≤ à 30 mL/min), en se référant au résumé des caractéristiques du produit de chacun des médicaments. Abacavir/Lamivudine/Zidovudine ne doit pas être administré chez les patients ayant une insuffisance rénale au stade terminal (voir rubriques 4.3 et 5.2).
Insuffisance hépatique
L’abacavir est principalement métabolisé au niveau hépatique. Aucune donnée clinique n’’est disponible chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, par conséquent, l’utilisation d’abacavir/lamivudine/zidovudine n’est pas recommandée, à moins qu’elle ne soit estimée nécessaire. Les patients ayant une insuffisance hépatique légère (score de Child-Pugh de 5-6) devront faire l'objet d'une étroite surveillance, incluant si possible un contrôle des concentrations plasmatiques d'abacavir (voir rubriques 4.4 et 5.2).
Personnes âgées
Aucune donnée pharmacocinétique n’est actuellement disponible chez les patients âgés de plus de 65 ans. Chez le sujet âgé, une attention particulière devra être portée sur une éventuelle altération de la fonction rénale et des modifications des paramètres hématologiques, liées à l’âge.
Population pédiatrique
La sécurité d’emploi et l’efficacité d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine chez les enfants et les adolescents n'ont pas été établies. Aucune donnée n’est disponible.
Ajustement posologique recommandé chez les patients présentant des effets indésirables hématologiques :
Un ajustement posologique de la zidovudine peut se révéler nécessaire chez les patients ayant un taux d’hémoglobine < 9 g/dl (5,59 mmol/l) ou un taux de neutrophiles < 1,0 x 109/l (voir rubriques 4.3 et 4.4). Comme l’ajustement posologique de la zidovudine n’est pas possible, l’administration séparée de l’abacavir, de la lamivudine et de la zidovudine est recommandée, les médecins devront se reporter au résumé des caractéristiques du produit de chacun de ces médicaments.
Mode d’administration
Voie orale.
Contre-indications
Hypersensibilité aux substances actives ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Voir les rubriques 4.4 et 4.8.
Patients ayant une insuffisance rénale au stade terminal.
En raison de la présence de zidovudine, ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé est contre-indiqué chez les patients avec un taux de neutrophiles anormalement bas (< 0,75 x 109/l) ou un taux d’hémoglobine anormalement bas < 7,5 g/dl (4,65 mmol/l) (voir rubrique 4.4).
Mises en garde et précautions
Les mises en garde et précautions particulières d’emploi liées à l’abacavir, la lamivudine et la zidovudine sont décrites ci-dessous. Il n’y a pas de mise en garde ni de précaution supplémentaire spécifique à l’association fixe d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine.
**_Réactions d’hypersensibilité_**(voir également rubrique 4.8) :
L’abacavir est associé à un risque de réactions d’hypersensibilité (voir rubrique 4.8) caractérisées par de la fièvre et/ou une éruption cutanée ainsi que d’autres symptômes traduisant une atteinte multiorgane. Des réactions d’hypersensibilité ont été observées avec l’abacavir ; certaines d’entre elles ont mis en jeu le pronostic vital du patient et, dans de rares cas, ont été fatales lorsqu’elles n’ont pas été prises en charge de façon appropriée.
Le risque de développer une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir est élevé chez les patients porteurs de l’allèle HLA-B\*5701. Cependant, des réactions d’hypersensibilité à l’abacavir ont été rapportées chez des patients non porteurs de cet allèle mais avec une fréquence faible.
Par conséquent, les recommandations suivantes doivent être respectées :
·Le statut HLA-B\*5701 du patient doit toujours être recherché avant de débuter le traitement.
·Abacavir/lamivudine/zidovudine ne doit jamais être débuté chez les patients ayant un statut HLAB\* 5701 positif, ni chez les patients ayant un statut HLA-B\*5701 négatif qui ont présenté une suspicion de réaction d’hypersensibilité à l’abacavir au cours d’un traitement précédent contenant de l’abacavir.
·**Le traitement par abacavir/lamivudine/zidovudine doit être immédiatement interrompu** si une réaction d’hypersensibilité est suspectée, même en l’absence de l’allèle HLA-B\*5701. Retarder l’arrêt du traitement par abacavir/lamivudine/zidovudine après l’apparition d’une réaction d’hypersensibilité peut entraîner une réaction menaçant le pronostic vital.
·Après l’arrêt du traitement par abacavir/lamivudine/zidovudine lié à une suspicion de réaction d’hypersensibilité, abacavir/lamivudine/zidovudine **ou tout autre médicament contenant de l’abacavir ne doit** **jamais être réintroduit**.
·La reprise d’un traitement contenant de l’abacavir après une suspicion de réaction d'hypersensibilité peut entraîner une réapparition rapide des symptômes en quelques heures. Cette récidive est généralement plus sévère que l'épisode initial et peut entraîner une hypotension menaçant le pronostic vital et conduire au décès.
·Afin d'éviter toute reprise d’abacavir, il sera demandé aux patients ayant présenté une suspicion de réaction d'hypersensibilité, de restituer les comprimés restants d’abacavir/lamivudine/zidovudine.
_Description clinique d’une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir_
Les réactions d’hypersensibilité à l’abacavir ont été bien caractérisées au cours des études cliniques et lors du suivi après commercialisation. Les symptômes apparaissent généralement au cours des six premières semaines de traitement par l'abacavir (le délai médian de survenue est de 11 jours), **bien que ces réactions puissent survenir à tout moment au cours du traitement.**
La quasi-totalité des réactions d’hypersensibilité à l’abacavir comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée. Les autres signes et symptômes observés dans le cadre de réactions d’hypersensibilité à l’abacavir sont détaillés dans la rubrique 4.8, notamment les symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. Attention, de tels symptômes **peuvent conduire à une erreur diagnostique entre réaction d’hypersensibilité et affection respiratoire (pneumonie, bronchite, pharyngite) ou gastro-entérite.**
Les symptômes liés à cette réaction d’hypersensibilité s’aggravent avec la poursuite du traitement et peuvent menacer le pronostic vital. Ces symptômes disparaissent généralement à l’arrêt du traitement par abacavir.
Dans de rares cas, des patients qui avaient arrêté un traitement par l’abacavir pour des raisons autres que des symptômes de réaction d’hypersensibilité ont également présenté des réactions mettant en jeu le pronostic vital dans les heures suivant la réintroduction du traitement par l’abacavir (voir rubrique 4.8. La reprise de l’abacavir chez ce type de patients doit être effectuée dans un environnement où une assistance médicale est rapidement accessible.
_Acidose lactique_
Une acidose lactique, associée habituellement à une hépatomégalie et à une stéatose hépatique, a été rapportée après administration de zidovudine. Les symptômes précoces (hyperlactatémie symptomatique) incluent des troubles digestifs bénins (nausées, vomissements et douleurs abdominales), une sensation de malaise général, une perte d'appétit, une perte de poids, des symptômes respiratoires (respiration rapide et/ou profonde), ou neurologiques (incluant un déficit moteur).
L'acidose lactique entraîne une mortalité élevée et peut être associée à une pancréatite, une insuffisance hépatique ou une insuffisance rénale.
L'acidose lactique apparaît généralement après quelques, voire plusieurs, mois de traitement.
Le traitement par zidovudine devra être interrompu en cas d'hyperlactatémie symptomatique et d’acidose métabolique/lactique, d’hépatomégalie évolutive, ou d’élévation rapide des transaminases.
L’administration de zidovudine se fera avec une prudence particulière chez tous les patients (notamment les femmes obèses) ayant une hépatomégalie, une hépatite ou tout autre facteur de risque connu d’atteinte hépatique et stéatose hépatique (y compris certains médicaments ou l'alcool). Les patients co-infectés par l'hépatite C et traités par un interféron-alpha et la ribavirine sont particulièrement exposés.
Les patients à risque élevé devront faire l’objet d’une étroite surveillance.
Dysfonctionnement mitochondrial à la suite d’une exposition _in utero_
Les analogues nucléosidiques et nucléotidiques peuvent avoir un impact plus ou moins sévère sur la fonction mitochondriale, l’effet le plus marqué étant observé avec la stavudine, la didanosine et la zidovudine. Des cas
Interactions médicamenteuses
ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé est l’association d’abacavir, de lamivudine et de zidovudine ; par conséquent, les interactions médicamenteuses identifiées pour chacune de ces substances actives considérées individuellement s’appliquent à ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé. Les études cliniques n’ont pas montré d’interaction cliniquement significative entre l’abacavir, la lamivudine et la zidovudine.
L’abacavir est métabolisé par l’UDP-glucuronyltransférase (UGT) et l'alcool déshydrogénase ; la co-administration d'inducteurs ou d'inhibiteurs de l’UGT ou de composés éliminés via l'alcool déshydrogénase pourrait modifier l’exposition à l’abacavir. La zidovudine est principalement métabolisée par l’UGT ; la co-administration d’inducteurs ou d’inhibiteurs de l’UGT pourrait modifier l’exposition à la zidovudine. La lamivudine est excrétée par voie rénale. La sécrétion rénale active de la lamivudine dans les urines se fait par l'intermédiaire du système de transport cationique organique (OCT) ; la co-administration de lamivudine et d'inhibiteurs du système OCT peut augmenter l’exposition à la lamivudine.
L’abacavir, la lamivudine et la zidovudine ne sont pas significativement métabolisés par les enzymes du cytochrome P450 (tels que CYP 3A4, CYP 2C9 ou CYP 2D6) et n’ont pas d'action inductrice sur ce système enzymatique. La lamivudine et la zidovudine n'inhibent pas les enzymes du cytochrome P450. L'abacavir présente un potentiel limité à inhiber le métabolisme médié par le CYP3A4 et aucune inhibition des enzymes CYP2C9 ou CYP2D6 n’a été observée _in vitro_. Des études _in vitro_ ont montré que l'abacavir a le potentiel d'inhiber le cytochrome P450 1A1 (CYP1A1). Par conséquent, le risque d'interactions avec les antirétroviraux inhibiteurs de la protéase, les non-nucléosidiques et les autres médicaments métabolisés par les principales enzymes du cytochrome P450 est faible.
Les études d’interaction ont été réalisées uniquement chez l’adulte. La liste ci-dessous, bien que non exhaustive, est représentative des classes étudiées.
| Médicaments par classe Thérapeutique | Variation moyenne géométrique de l’interaction médicamenteuse (%)<br>(Mécanisme possible) | Recommandation concernant la co-administration |
| --- | --- | --- |
| MEDICAMENTS ANTIRETROVIRAUX |
| Didanosine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire |
| Didanosine/Lamivudine | Interaction non étudiée. |
| Didanosine/Zidovudine | Interaction non étudiée. |
| Stavudine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Association non recommandée |
| Stavudine/Lamivudine | Interaction non étudiée. |
| Stavudine/Zidovudine | _In vitro_, une activité anti-VIH antagoniste entre la stavudine et la zidovudine a été observée ; ceci pourrait entraîner une diminution de l’efficacité des deux médicaments. |
| MEDICAMENTS ANTI-INFECTIEUX |
| Atovaquone/Abacavir | Interaction non étudiée. | Seules des données limitées étant disponibles, la signification clinique n’est pas connue. |
| Atovaquone/Lamivudine | Interaction non étudiée. |
| Atovaquone/Zidovudine<br>(750 mg deux fois par jour avec prise de nourriture / 200 mg trois fois par jour) | Zidovudine ASC 33 %<br>Atovaquone ASC « |
| Clarithromycine/Abacavir | Interaction non étudiée. | Respecter un intervalle d’au moins 2 heures entre la prise d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine et celle de clarithromycine. |
| Clarithromycine/Lamivudine | Interaction non étudiée. |
| Clarithromycine /Zidovudine<br>(500 mg deux fois par jour / 100 mg toutes les 4 heures). | Zidovudine ASC ¯ 12 % |
| Triméthoprime/sulfaméthoxazole (Cotrimoxazole)/Abacavir | Interaction non étudiée | Aucun ajustement de la posologie d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine n’est nécessaire, sauf chez les patients ayant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2).<br>Les patients chez lesquels l’administration concomitante de cotrimoxazole est absolument nécessaire doivent faire l'objet d'une surveillance clinique.<br>L’administration de doses élevées de triméthoprime/ sulfaméthoxazole dans le traitement de la pneumonie à _Pneumocystis jirovecii_ (PCP) et de la toxoplasmose n’a pas été étudiée et doit être évitée. |
| Triméthoprime/sulfaméthoxazole <br>(Cotrimoxazole)/Lamivudine <br>(160 mg/800 mg une fois par jour pendant 5 jours/dose unique de 300 mg) | Lamivudine ASC 40 %<br>Triméthoprime : ASC «<br>Sulfaméthoxazole : ASC «<br>Inhibition du système de transport cationique organique) |
| Triméthoprime/sulfaméthoxazole (Cotrimoxazole)/Zidovudine | Interaction non étudiée |
| ANTIFONGIQUES |
| Fluconazole/Abacavir | Interaction non étudiée. | Seules des données limitées étant disponibles, la signification clinique n’est pas connue. Surveiller les éventuels signes de toxicité induite par la zidovudine (voir rubrique 4.8). |
| Fluconazole/Lamivudine | Interaction non étudiée. |
| Fluconazole/Zidovudine<br>(400 mg une fois par jour / 200 mg trois fois par jour) | Zidovudine ASC 74 %<br>(Inhibition de l’UGT) |
| ANTIMYCOBACTERIENS |
| Rifampicine/Abacavir | Interaction non étudiée.<br>Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. |
| Rifamipicine/Lamivudine | Interaction non étudiée. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. |
| Rifampicine/Zidovudine <br>(600 mg une fois par jour/200 mg trois fois par jour) | Zidovudine ASC ¯ 48 %<br>(Induction de l’UGT) |
| ANTICONVULSIVANTS |
| Phénobarbital/Abacavir | Interaction non étudiée. <br>Possibilité de légère diminution des concentrations plasmatiques d’abacavir par induction de l’UGT. | Les données sont insuffisantes pour établir une recommandation posologique. |
| Phénobarbital/Lamivudine | Interaction non étudiée |
| Phénobarbital/Zidovudine | Interaction non étudiée. <br>Possibilité de légère diminutio
Grossesse et allaitement
Grossesse
En règle générale, l’utilisation des antirétroviraux pour traiter l'infection par le VIH chez les femmes enceintes, et par conséquent réduire le risque de transmission verticale du VIH chez le nourrisson, nécessite de prendre en compte les données obtenues chez l'animal ainsi que l’expérience clinique acquise chez les femmes enceintes. Dans le cas présent, l'utilisation de la zidovudine chez les femmes enceintes, suivie du traitement des nouveau-nés, réduit significativement le taux de transmission materno-fœtale du VIH. Il n’existe pas de donnée sur l’utilisation d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine pendant la grossesse. Un nombre modéré de données chez des femme enceintes prenant les substances actives abacavir, lamivudine et zidovudine sous forme individuelle, mais en association, n’a pas mis en évidence de toxicité malformative (données issues de plus de 300 grossesses exposées au cours du premier trimestre). Un nombre important de données chez des femmes enceintes prenant de la lamivudine ou de la zidovudine n’indique aucune toxicité malformative (données issues de plus de 3 000 grossesses exposées à chacune de ces substances actives au cours du premier trimestre, parmi lesquelles plus de 2 000 grossesses ont été exposées à la fois à la lamivudine et à la zidovudine). Un nombre modéré de données (plus de 600 grossesses exposées au cours du premier trimestre) n'a pas mis en évidence de toxicité malformative pour l'abacavir. Sur la base du nombre modéré de données disponibles, le risque malformatif est peu probable dans l’espèce humaine.
Les substances actives d’ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé peuvent inhiber la réplication cellulaire de l’ADN, la zidovudine a montré un effet carcinogène transplacentaire dans une étude chez l’animal et l’abacavir s’est révélé carcinogène dans des modèles animaux (voir rubrique 5.3). La pertinence clinique de ces résultats est inconnue.
Dans le cas d'une grossesse survenant chez une patiente co-infectée par le virus de l’hépatite et traitée par un médicament contenant de la lamivudine tel qu’ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé, la possibilité d'une récidive de l'hépatite à l'arrêt de la lamivudine devra être prise en considération.
_Dysfonctionnement mitochondrial_
Il a été démontré que les analogues nucléosidiques ou nucléotidiques entraînent, _in vitro_ et _in vivo_, des atteintes mitochondriales plus ou moins sévères. Des cas de dysfonctionnement mitochondrial ont été rapportés chez des nourrissons non infectés par le VIH et exposés _in utero_ et/ou en période post-natale à des analogues nucléosidiques (voir rubrique 4.4).
Allaitement
L’abacavir et ses métabolites sont excrétés dans le lait des rates allaitantes. L’abacavir est également excrété dans le lait humain.
Les données issues de plus de 200 paires mère/enfant traitées pour le VIH indiquent que les concentrations sériques de lamivudine chez les nourrissons allaités par une mère traitée pour le VIH sont très faibles (< 4 % des concentrations sériques de la mère), et diminuent progressivement jusqu'à être indétectables lorsque les nourrissons allaités atteignent l'âge de 24 semaines. Aucune donnée n'est disponible concernant l'innocuité de l’abacavir et de la lamivudine administrés à des nourrissons de moins de trois mois.
Après l’administration d’une dose unique de 200 mg de zidovudine à des femmes infectées par le VIH, la concentration moyenne de zidovudine était la même dans le lait humain et dans le sérum.
Il est recommandé aux femmes vivant avec le VIH de ne pas allaiter leur nourrisson afin d’éviter la transmission post-natale du VIH.
Fertilité
Des études réalisées chez l’animal ont montré que ni l'abacavir, ni la lamivudine, ni la zidovudine n'avaient d’effet sur la fécondité (voir rubrique 5.3). Chez l’Homme, la zidovudine s'est révélée sans effet sur le nombre, la morphologie et la mobilité des spermatozoïdes.
Effets indésirables
Résumé du profile de sécurité Des effets indésirables ont été rapportés lors du traitement de l'infection par le VIH avec l’abacavir, la lamivudine et la zidovudine, pris séparément ou en association. ABACAVIR/LAMIVUDINE/ZIDOVUDINE VIATRIS 300 mg/150 mg/300 mg, comprimé pelliculé contenant de l’abacavir, de la lamivudine et de la zidovudine, les effets indésirables associés à ces molécules sont donc attendus.
Tableau récapitulatif des effets indésirables rapportés avec chacune des substances actives
Les effets indésirables rapportés avec l'abacavir, la lamivudine et la zidovudine sont présentés dans le tableau 1. Ils sont classés par systèmes et organes et en fréquence absolue. Les fréquences sont définies selon les catégories suivantes : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100 à < 1/10), peu fréquent (> 1/1 000 à < 1/100), rare (> 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare (< 1/10 000). Des précautions doivent être prises pour éliminer une possible réaction d’hypersensibilité si l’un de ces symptômes est observé.
**Tableau 1 :** Effets indésirables rapportés avec chacun des trois composants d’Abacavir/Lamivudine/Zidovudine Viatris.
| Abacavir | Lamivudine | Zidovudine |
| --- | --- | --- |
| IMPORTANT : pour toute information sur l’hypersensibilité à l’abacavir, voir les informations ci-dessous et au niveau du paragraphe « Description de certains effets indésirables »<br>Hypersensibilité à l’abacavir |
| _Affections hématologiques et du système lymphatique_ |
| | _Peu fréquent :_ neutropénie, anémie (toutes deux parfois sévères), thrombocytopénie. <br>_Très rare :_ érythroblastopénie. | _Fréquent_ : anémie, neutropénie et leucopénie. <br>Peu fréquent : thrombocytopénie et pancytopénie avec hypoplasie médullaire. <br>_Rare_ : érythroblastopénie. <br>_Très rare_ : anémie aplasique. |
| _Affections du système immunitaire_ |
| _Fréquent_ : hypersensibilité. | | |
| _Troubles du métabolisme et de la nutrition_ |
| _Fréquent :_ anorexie<br>_Très rare_ : acidose lactique | _Très rare_ : acidose lactique | _Rare :_ anorexie, acidose lactique en l'absence d'hypoxémie. |
| **_Affections psychiatriques_** |
| | | _Rare_ : anxiété, dépression |
| _Affections du système nerveux_ |
| _Fréquent_ : céphalées. | _Fréquent_ : céphalées, insomnie. <br>_Très rare_: neuropathie périphérique (paresthésie). | _Très fréquent_ : céphalées. <br>_Fréquent_ : vertiges. <br>_Rare_ : insomnie, paresthésie, somnolence, baisse de l'acuité intellectuelle, convulsions. |
| _Affections cardiaques_ |
| | | Rare : cardiomyopathie. |
| _Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales_ |
| | _Fréquent_ : toux, symptômes au niveau nasal. | _Peu fréquent_ : dyspnée.<br>_Rare_ : toux. |
| **_Affections gastro-intestinales_** |
| _Fréquent_ _:_ nausées, vomissements, diarrhée. <br>_Rare :_ pancréatite. | _Fréquent :_ nausées, vomissements, douleurs abdominales, diarrhée. <br>_Rare :_ hyperamylasémie, pancréatite. | _Très fréquent :_ nausées. <br>_Fréquent :_ vomissements, douleurs abdominales et diarrhée. <br>_Peu fréquent :_ flatulence. <br>_Rare :_ pigmentation de la muqueuse buccale, altération du goût, dyspepsie, pancréatite. |
| _Affections hépatobiliaires_ |
| | _Peu fréquent :_ élévations transitoires des enzymes hépatiques (ASAT, ALAT). <br>_Rare :_ hépatite. | _Fréquent :_ élévation des taux sanguins des enzymes hépatiques et de la bilirubine. <br>_Rare :_ anomalies hépatiques telles qu'hépatomégalie importante avec stéatose. |
| _Affections de la peau et du tissu sous-cutané_ |
| _Fréquent :_ rash (sans symptôme systémique). <br>_Très rare :_ érythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell. | _Fréquent :_ rash, alopécie. | _Peu fréquent :_ rash et prurit. <br>_Rare :_ pigmentation des ongles et de la peau, urticaire et sueurs. |
| _Affections musculo-squelettiques et systémiques_ |
| | _Fréquent :_ arthralgie, troubles musculaires. <br>_Rare :_ rhabdomyolyse. | _Fréquent :_ myalgie. <br>_Peu fréquent :_ myopathie. |
| _Affections du rein et des voies urinaires_ |
| | | _Rare :_ pollakiurie. |
| _Affections des organes de reproduction et du sein_ |
| | | _Rare :_ gynécomastie. |
| _Troubles généraux et anomalies au site d'administration_ |
| _Fréquent_ _:_ fièvre, léthargie, fatigue. | _Fréquent :_ fatigue, malaise, fièvre. | _Fréquent :_ malaise. <br>_Peu fréquent :_ fièvre, douleur généralisée et asthénie. <br>_Rare :_ frissons, douleur thoracique et syndrome pseudo-grippal. |
La plupart des effets listés dans le tableau surviennent fréquemment (nausées, vomissements, diarrhée, fièvre, léthargie, éruption cutanée) chez les patients présentant une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir. Par conséquent, chez les patients présentant un de ces symptômes, la présence d’une réaction d’hypersensibilité doit être soigneusement recherchée (voir rubrique 4.4). Des cas d'érythème polymorphe, de syndrome de Stevens Johnson ou de syndrome de Lyell, pour lesquels l'hypothèse d'une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir n'a pu être exclue, ont été très rarement rapportés. Dans ces cas, les médicaments contenant de l'abacavir doivent être définitivement arrêtés.
_Description de certains effets indésirables :_
_Hypersensibilité à l’abacavir_
Les signes et symptômes associés à une réaction d’hypersensibilité à l’abacavir sont listés ci-dessous. Ceux-ci ont été identifiés au cours des essais cliniques ou lors du suivi après commercialisation. Les effets indésirables rapportés chez au moins 10 % des patients présentant une réaction d'hypersensibilité apparaissent en gras.
Chez la quasi-totalité des patients présentant une réaction d’hypersensibilité, le syndrome comporte de la fièvre et/ou une éruption cutanée (habituellement maculopapuleuse ou urticarienne). Cependant, certains patients ont présenté une réaction sans fièvre ni éruption cutanée. D’autres symptômes évocateurs d’une hypersensibilité comprennent des symptômes gastro- intestinaux, respiratoires ou généraux tels que léthargie et malaises.
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Conduite à tenir en cas de surdosage
Il y a peu de cas de surdosages avec Abacavir/Lamivudine/Zidovudine. Excepté les effets indésirables mentionnés, aucun symptôme ou signe spécifique n’a été identifié suite à un surdosage aigu à l’abacavir, la zidovudine ou à la lamivudine.
En cas de surdosage le patient devra être surveillé pour rechercher d'éventuels signes de toxicité (voir rubrique 4.8) et un traitement symptomatique adapté devra au besoin être mis en œuvre. La lamivudine étant dialysable, une hémodialyse continue peut être réalisée en cas de surdosage, bien que cela n’ait pas été étudié.
L’hémodialyse et la dialyse péritonéale semblent n’avoir qu’un effet limité sur l’élimination de la zidovudine, mais facilitent l’élimination du métabolite glucuronoconjugué. Aucune information n’est disponible concernant l’intérêt de la dialyse péritonéale ou de l’hémodialyse pour l’abacavir.
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.