Lamotrigine Biogaran 100 mg — posologie et mode d'emploi
Substance active : Lamotrigine. comprimé dispersible — voie orale.
Indications thérapeutiques
Epilepsie
Adultes et adolescents âgés de 13 ans et plus
·Traitement en monothérapie ou en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques ;
·crises associées au syndrome de Lennox-Gastaut. LAMOTRIGINE BIOGARAN est administré en association à un autre traitement mais peut être l'anti-épileptique (AE) de première intention dans le syndrome de Lennox-Gastaut.
Enfants et adolescents de 2 à 12 ans
·Traitement en association des épilepsies partielles et généralisées, incluant les crises tonico-cloniques et les crises associées à un syndrome de Lennox-Gastaut ;
·traitement en monothérapie des absences typiques.
Troubles bipolaires
Adultes âgés de 18 ans et plus
·Prévention des épisodes dépressifs chez les patients présentant un trouble bipolaire de type I et qui ont une prédominance d'épisodes dépressifs (voir rubrique 5.1).
LAMOTRIGINE BIOGARAN n'est pas indiqué dans le traitement aigu des épisodes maniaques ou dépressifs.
Posologie et mode d'administration
Posologie
Les comprimés dispersibles de LAMOTRIGINE BIOGARAN peuvent être croqués ou dissous dans un petit volume d'eau (assez pour recouvrir tout le comprimé) ou avalés en entier avec un peu d'eau. N’essayez pas d'administrer des quantités partielles de comprimés dispersibles.
Si la posologie calculée de lamotrigine (par exemple pour le traitement d'enfants atteints d'épilepsie ou des patients ayant une insuffisance hépatique) ne correspond pas à un nombre entier de comprimé(s), la dose devant être administrée est égale à l'unité inférieure du nombre de comprimé(s) entier(s).
Réintroduction du traitement
Les prescripteurs doivent évaluer le besoin d'augmenter la dose jusqu’à la posologie d'entretien en cas de réintroduction du traitement chez les patients ayant arrêté de prendre LAMOTRIGINE BIOGARAN quelle qu'en soit la raison, étant donné le risque d'éruption cutanée sévère associé à des posologies initiales élevées et excédant le schéma d'escalade de dose recommandée pour la lamotrigine (voir rubrique 4.4).
Plus le temps écoulé depuis la dernière prise est grand, plus il faut considérer l'augmentation de la dose jusqu’à la posologie d'entretien. Quand le temps d'arrêt de la prise de lamotrigine excède 5 demi-vies (voir rubrique 5.2), LAMOTRIGINE BIOGARAN doit généralement être augmenté jusqu'à la posologie d'entretien selon le schéma approprié.
Il est recommandé de ne pas réintroduire le traitement par LAMOTRIGINE BIOGARAN chez les patients ayant arrêté en raison d'une éruption cutanée associée à un traitement antérieur par la lamotrigine tant que le bénéfice potentiel n'excède pas clairement le risque.
Epilepsie
L'augmentation posologique recommandée et les posologies d'entretien pour les adultes et les adolescents à partir de 13 ans (Tableau 1) et pour les enfants et adolescents âgés de 2 à 12 ans (Tableau 2) sont données ci-dessous. En raison du risque d'éruption cutanée, la posologie initiale et les augmentations posologiques suivantes ne doivent pas être dépassées (voir rubrique 4.4).
Lorsque des AEs concomitants sont arrêtés ou d'autres AEs/médicaments sont ajoutés au protocole thérapeutique contenant de la lamotrigine, il faut prendre en considération l'effet que cela peut avoir sur la pharmacocinétique de la lamotrigine (voir rubrique 4.5).
Tableau 1 : Adultes et adolescents à partir de 13 ans - recommandations posologiques dans l'épilepsie
| Type de traitement | Semaines 1 + 2 | Semaines 3 + 4 | Posologie habituelle d'entretien |
| Monothérapie | 25 mg/jour (une prise par jour). | 50 mg/jour (une prise par jour). | 100 – 200 mg/jour (en 1 ou 2 prises par jour).<br>Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 50 à 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale. 500 mg/jour ont été nécessaires chez certains patients pour atteindre la réponse désirée. |
| Traitement en association AVEC le valproate **(inhibiteur de la glucuronisation de la lamotrigine**- voir rubrique 4.5) |
| Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant. | 12,5 mg/jour (donné par prise de 25 mg, 1 jour sur 2). | 25 mg/jour (une prise par jour). | 100 – 200 mg/jour (en 1 ou 2 prises par jour).<br>Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 25 à 50 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale. |
| Traitement en association SANS le valproate et AVEC inducteurs de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique 4.5) |
| Cette posologie doit être utilisée sans le valproate mais avec :<br>phénytoïne carbamazépine phénobarbital primidone <br>rifampicine lopinavir/ritonavir. | 50 mg/jour (une prise par jour). | 100 mg/jour (en 2 prises par jour). | 200 – 400 mg/jour (en 2 prises par jour).<br>Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale. 700 mg/jour ont été nécessaires chez certains patients pour atteindre la réponse désirée. |
| Traitement en association SANS le valproate et SANS inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique 4.5) |
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| Cette posologie doit être utilisée avec d'autres médicaments qui n'inhibent ou n'induisent pas significativement la glucuronisation de la lamotrigine. | 25 mg/jour (une prise par jour). | 50 mg/jour (une prise par jour). | 100 – 200 mg/jour (en 1 ou 2 prises par jour).<br>Pour atteindre le niveau d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 50 à 100 mg toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale. |
| Chez les patients prenant des médicaments dont l'interaction pharmacocinétique avec la lamotrigine n'est pas connue actuellement (voir rubrique 4.5), la posologie recommandée de lamotrigine en cas d'association au valproate doit être appliquée. |
Tableau 2 : Enfants et adolescents âgés de 2 à 12 ans - recommandations posologiques dans l'épilepsie (dose quotidienne totale en mg/kg de poids corporel/jour)\*\*
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| Type de traitement | Semaines 1 + 2 | Semaines 3 + 4 | Posologie habituelle d'entretien |
| Monothérapie des absences typiques | 0,3 mg/kg/jour (en une ou 2 prises par jour). | 0,6 mg/kg/jour (en une ou 2 prises par jour). | 1 – 15 mg/kg/jour (en 1 ou 2 prises par jour).<br>Pour atteindre la posologie d'entretien, les doses doivent être augmentées par paliers maximum de 0,6 mg/kg/jour toutes les 1 à 2 semaines jusqu'à atteindre la réponse optimale avec une dose d’entretien maximale de 200 mg/jour. |
| **Traitement en association AVEC le valproate** **(inhibiteur de la glucuronisation de la lamotrigine** - voir rubrique 4.5) |
| Cette posologie doit être utilisée avec le valproate sans tenir compte de tout autre traitement concomitant. | 0,15 mg/kg/jour\* (une prise par jour). | 0,3 mg/kg/jour (une prise par jour). | 1 – 5 mg/kg/jour (en 1 ou 2 prises pa
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.
Mises en garde et précautions
Eruption cutanée
Des effets indésirables cutanés ont été signalés, ils sont généralement survenus dans les 8 premières semaines après l'instauration du traitement par la lamotrigine.
Si la majorité des éruptions sont bénignes et transitoires, des éruptions cutanées graves nécessitant une hospitalisation et un arrêt de la lamotrigine ont également été rapportées. Cela inclut des éruptions pouvant mettre en jeu le pronostic vital, comme le syndrome de Stevens-Johnson (SSJ), le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique (NET)) et le syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ; aussi appelé syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse (voir rubrique 4.8).
Chez les adultes recrutés dans les essais utilisant les recommandations posologiques actuelles de la lamotrigine, l'incidence des éruptions cutanées graves est d’environ 1 pour 500 patients épileptiques. Environ la moitié de ces cas a été rapportée comme étant des syndromes de Stevens‑Johnson (1 pour 1000). Dans les essais cliniques chez les patients atteints de troubles bipolaires, l'incidence des éruptions cutanées graves est d'environ 1 pour 1000.
Ce risque d'éruptions cutanées graves est plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Les données disponibles issues de nombreux essais cliniques suggèrent que l'incidence des éruptions ayant conduit à une hospitalisation chez des enfants soit de l'ordre de 1 pour 300 à 1 pour 100.
Chez les enfants, l'aspect initial d'une éruption cutanée peut faire penser à une infection, les médecins doivent envisager l'éventualité d'une réaction au traitement par la lamotrigine chez les enfants développant des symptômes d'éruptions cutanées et de fièvre durant les huit premières semaines de traitement.
De plus, le risque global d'éruptions semble être fortement lié à :
·des posologies initiales de lamotrigine élevées et dépassant le schéma d'escalade de dose recommandée du traitement par la lamotrigine (voir rubrique 4.2) ;
·l'utilisation concomitante de valproate (voir rubrique 4.2).
Des précautions sont également exigées lors du traitement de patients ayant des antécédents d'allergie ou d'éruptions avec d'autres AEs étant donné que la fréquence d'éruptions cutanées non sévères après un traitement par la lamotrigine a été environ trois fois plus élevée chez ces patients que chez ceux n'ayant pas de tels antécédents.
Il a été observé que la présence de l'allèle HLA-B\*1502 chez les sujets d'origine asiatique (principalement les Chinois Han et les Thaïlandais) est associée au risque de développer un SSJ/NET lors d'un traitement par la lamotrigine. Si l'on sait que ces patients sont positifs pour l'allèle HLA-B\*1502, l'utilisation de la lamotrigine doit être envisagée avec précaution.
Tous les patients (adultes et enfants) qui développent une éruption doivent être rapidement évalués et LAMOTRIGINE BIOGARAN doit être arrêté immédiatement à moins que l'éruption ne soit clairement pas liée à la lamotrigine. Il est recommandé de ne pas réintroduire LAMOTRIGINE BIOGARAN chez les patients l'ayant interrompu en raison d'une éruption associée à un traitement antérieur par la lamotrigine, à moins que le bénéfice potentiel ne dépasse clairement le risque. Si le patient a développé un SSJ, une NET ou un DRESS sous lamotrigine, le traitement avec de la lamotrigine ne devra jamais être repris chez ce patient.
L'éruption cutanée a également été rapportée dans le cadre d'un DRESS ; aussi connu sous le nom de syndrome d'hypersensibilité. Cette maladie est associée à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, adénopathies, œdèmes de la face, anomalies hématologiques, hépatiques, rénales et méningite aseptique (voir rubrique 4.8). Le syndrome d'expression clinique variable peut, rarement, conduire à une coagulation intra vasculaire disséminée (CIVD) et à une défaillance multiviscérale. Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE BIOGARAN interrompu si une autre étiologie ne peut être établie.
La méningite aseptique était réversible à l’arrêt du traitement dans la majorité des cas, mais était récurrente dans un certain nombre de cas lors d’une ré-exposition à la lamotrigine. La ré-exposition entraînait la réapparition rapide des symptômes qui étaient fréquemment plus sévères. La lamotrigine ne doit pas être réintroduite chez des patients l’ayant interrompue en raison d’une méningite aseptique due au traitement par la lamotrigine.
Des réactions de photosensibilité associées à l’utilisation de lamotrigine ont également été signalées (voir rubrique 4.8). Dans plusieurs cas, la réaction s’est produite avec une dose élevée (400 mg ou plus), en cas d’augmentation de la dose ou d’une augmentation rapide du titrage. Si l’on soupçonne une photosensibilité associée à la lamotrigine chez un patient présentant des signes de photosensibilité (tels qu’un coup de soleil exagéré), il convient d’envisager l’arrêt du traitement. Si la poursuite du traitement par lamotrigine est jugée cliniquement justifiée, il convient de conseiller au patient d’éviter de s’exposer au soleil et à la lumière UV artificielle et de prendre des mesures de protection (par exemple, utilisation de vêtements de protection et d’écrans solaires).
Lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH)
Des cas de LHH ont été rapportés chez des patients traités par lamotrigine (voir rubrique 4.8). La LHH est caractérisée par des signes et des symptômes tels que de la fièvre, une éruption cutanée, des symptômes neurologiques, une hépatosplénomégalie, une lymphadénopathie, une cytopénie, une élévation du taux sérique de ferritine, une hypertriglycéridémie ainsi que des anomalies de la fonction hépatique et de la coagulation. Les symptômes surviennent généralement dans les 4
Interactions médicamenteuses
Les études d'interaction n'ont été réalisées que chez l'adulte.
Les Uridines 5’‑diphospho (UDP) glucuronyltransférases (UGT) ont été identifiées comme les enzymes responsables du métabolisme de la lamotrigine. Les médicaments qui induisent ou inhibent la glucuronisation peuvent, par conséquent, affecter la clairance apparente de la lamotrigine. Des inducteurs puissants ou modérés des enzymes du cytochrome P450 3A4 (CYP3A4), qui sont également connus pour induire les UGT, peuvent également renforcer le métabolisme de la lamotrigine. Il n’existe aucune preuve que la lamotrigine provoque une induction ou une inhibition cliniquement significative des enzymes du cytochrome P450. La lamotrigine peut induire son propre métabolisme mais l’effet est modeste et il est peu probable qu’il y ait des conséquences cliniquement significatives.
Les médicaments dont il a été démontré qu’ils ont un impact cliniquement pertinent sur la concentration de la lamotrigine sont décrits dans le tableau 6. Les recommandations posologiques spécifiques à ces médicaments sont fournies à la section 4.2. De plus, ce tableau liste les médicaments qui ont montré avoir peu ou pas d’effets sur la concentration de lamotrigine. L’administration simultanée de ces médicaments ne devrait généralement pas avoir d’incidence clinique. Cependant, une attention particulière doit être prise pour les patients dont l'épilepsie est particulièrement sensible aux fluctuations des concentrations de lamotrigine.
Tableau 6 : Effets des médicaments sur la concentration de la lamotrigine
| Médicaments qui augmentent la concentration de la lamotrigine | Médicaments qui diminuent la concentration de la lamotrigine | Médicaments qui ont peu ou pas d’effet sur la concentration de la lamotrigine |
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| Valproate | Atazanavir/ritonavir\* | Aripiprazole |
| | Carbamazépine | Buproprion |
| | Association éthinylestradiol/ lévonorgestrel\* | Felbamate |
| | Lopinavir/ritonavir | Gabapentine |
| | Phénobarbital | Lacosamide |
| | Phénytoïne | Lévétiracétam |
| | Primidone | Lithium |
| | Rifampicine | Olanzapine |
| | | Oxcarbazépine |
| | | Paracétamol |
| | | Pérempanel |
| | | Prégabaline |
| | | Topiramate |
| | | Zonisamide |
\\* Pour le schéma posologique, voir rubrique 4.2 et pour les femmes prenant des contraceptifs hormonaux, voir également rubrique 4.4.
Interactions impliquant les anti-épileptiques
Le valproate, qui inhibe la glucuronisation de la lamotrigine, réduit le métabolisme de la lamotrigine et augmente la demi-vie de la lamotrigine d'approximativement 2 fois. Chez les patients recevant un traitement concomitant avec le valproate, le schéma posologique approprié doit être appliqué (voir rubrique 4.2).
Certains AEs (tels que la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital et la primidone) qui induisent les enzymes du cytochrome P450 induisent également les UGT et donc renforcent le métabolisme de la lamotrigine. Chez les patients recevant un traitement concomitant avec la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital ou la primidone, le schéma posologique approprié doit être appliqué (voir rubrique 4.2).
Des évènements affectant le système nerveux central ont été rapportés incluant sensations vertigineuses, ataxie, diplopie, vision floue et nausée suite à l'introduction de la lamotrigine chez des patients prenant de la carbamazépine. Ces évènements se résolvent habituellement quand la dose de carbamazépine est réduite. Un effet similaire a été observé pendant une étude sur la lamotrigine et l'oxcarbazépine chez des volontaires sains adultes, mais la réduction de doses n'a pas été testée.
Des cas de diminution des taux de lamotrigine ont été rapportés dans la littérature lorsque la lamotrigine était donnée en association avec de l'oxcarbazépine. Cependant, dans une étude prospective chez des volontaires sains adultes prenant des doses de 200 mg de lamotrigine et de 1200 mg d'oxcarbazépine, l'oxcarbazépine n'a pas modifié le métabolisme de la lamotrigine et la lamotrigine n'a pas modifié le métabolisme de l'oxcarbazépine. Par conséquent, chez les patients recevant un traitement concomitant contenant de l'oxcarbazépine, il faut utiliser le schéma posologique de la lamotrigine en association sans le valproate et sans inducteur de la glucuronisation de la lamotrigine (voir rubrique 4.2).
Dans une étude chez des volontaires sains, la co-administration de felbamate (1200 mg 2 fois par jour) avec de la lamotrigine (100 mg 2 fois par jour pendant 10 jours) n'a pas semblé avoir d'effets cliniquement significatifs sur la pharmacocinétique de la lamotrigine.
Sur la base d'analyse rétrospective des taux plasmatiques de patients ayant reçu de la lamotrigine à la fois avec et sans gabapentine, la gabapentine n'a pas semblé modifier la clairance apparente de la lamotrigine.
Les interactions potentielles entre le lévétiracétam et la lamotrigine ont été évaluées par l'examen des concentrations sériques des deux agents durant des essais cliniques contre placebo. Ces données indiquent que la lamotrigine n'influence pas la pharmacocinétique du lévétiracétam et que le lévétiracétam n'influence pas la pharmacocinétique de la lamotrigine.
Les concentrations plasmatiques de la lamotrigine à l’état d’équilibre n’ont pas été affectées par l'administration concomitante de prégabaline (200 mg 3 fois par jour). Il n'y a aucune interaction pharmacocinétique entre la lamotrigine et la prégabaline.
Le topiramate n'a conduit à aucune modification des concentrations plasmatiques de lamotrigine. L'administration de la lamotrigine a conduit à une augmentation de 15 % des concentrations en topiramate.
Dans un essai chez des patients épileptiques, la co‑administration de zonisamide (200 à 400 mg/jour) et de lamotrigine (150 à 500 mg/jour) pendant 35 jours n'a eu aucun effet significatif sur la pharmacocinétique de la lamotrigine.
Dans un essai clinique contrôlé contre placebo chez des patients souffrant de crises partielles, les concentrations plasmatiques
Grossesse et allaitement
Grossesse
Risque lié aux antiépileptiques en général
Un avis spécialisé doit être donné aux femmes épileptiques en âge de procréer. Le traitement antiépileptique doit être réévalué lorsqu'une femme envisage une grossesse. Chez les femmes traitées pour une épilepsie, un arrêt brutal du traitement antiépileptique doit être évité car cela peut entraîner la réapparition de crises dont les conséquences pour la mère et le fœtus peuvent être graves.
La monothérapie doit être préférée chaque fois que cela est possible car une polythérapie antiépileptique peut être associée à un risque plus élevé de malformations congénitales qu’une monothérapie. Le risque de malformations congénitales lié à la polythérapie varie en fonction des antiépileptiques co‑administrés.
Risque lié à la lamotrigine
L’analyse d’un nombre élevé de données chez les femmes exposées à la lamotrigine en monothérapie pendant le premier trimestre de grossesse (plus de 8700) n’a pas mis en évidence d’augmentation substantielle du risque de malformations congénitales majeures y compris les fentes labio‑palatines. Les études chez l'animal ont montré une toxicité sur le développement (voir rubrique 5.3).
Si un traitement par LAMOTRIGINE BIOGARAN est considéré comme nécessaire durant la grossesse, la dose thérapeutique la plus faible est recommandée.
La lamotrigine a un léger effet inhibiteur sur l'acide dihydrofolique réductase et pourrait par conséquent théoriquement conduire à un risque accru de préjudices embryofœtaux par diminution des taux d'acide folique. La prise d'acide folique doit être envisagée lorsqu'une grossesse est prévue et durant le début de la grossesse.
Les changements physiologiques durant la grossesse peuvent modifier les concentrations de lamotrigine et/ou son effet thérapeutique. Des cas de diminution des taux plasmatiques de lamotrigine durant la grossesse ont été rapportés avec un risque potentiel de perte de contrôle des crises. Après la naissance, les taux de lamotrigine peuvent augmenter rapidement avec un risque d'effets indésirables dose-dépendants. Par conséquent, les concentrations sériques de lamotrigine doivent être surveillées avant, pendant et après la grossesse, tout comme rapidement après la naissance. Si nécessaire, la dose doit être adaptée pour maintenir la concentration sérique de la lamotrigine au même niveau qu’avant la grossesse, ou adaptée à la réponse clinique. De plus, les effets indésirables dose-dépendants doivent être surveillés après la naissance.
Allaitement
Il a été rapporté que la lamotrigine passe dans le lait maternel à des concentrations fortement variables, entraînant chez les nourrissons des taux en lamotrigine totaux allant jusqu'à environ 50 % de ceux de la mère. Par conséquent, chez les nourrissons allaités, les concentrations sériques de lamotrigine peuvent atteindre des taux auxquels des effets pharmacologiques peuvent survenir.
Les bénéfices potentiels de l'allaitement doivent être évalués face au risque potentiel de survenue d'effets indésirables chez le nourrisson. Si une femme décide d'allaiter son enfant pendant qu'elle est traitée par lamotrigine, il faudra surveiller les effets indésirables chez le nourrisson, tels que la somnolence, une éruption cutanée ou une prise de poids insuffisante.
Fertilité
Des études effectuées chez l'animal n'ont révélé aucune altération de la fertilité par la lamotrigine (voir rubrique 5.3).
Effets indésirables
Les effets indésirables pour les indications d'épilepsie et de troubles bipolaires sont basés sur les données disponibles issues d’essais cliniques contrôlés et d’autres expériences cliniques et sont listés dans le tableau ci‑dessous. Les catégories des fréquences proviennent des essais cliniques contrôlés (en monothérapie pour l’épilepsie (identifiées par une croix ) et pour les troubles bipolaires (identifiées par le symbole §)). Lorsque les catégories des fréquences diffèrent entre les données des essais cliniques de l’épilepsie et ceux des troubles bipolaires, la fréquence la plus élevée est mentionnée. Toutefois, lorsqu’aucune donnée d’essais cliniques contrôlés n’est disponible, les catégories de fréquences étaient obtenues à partir d’autres essais cliniques.
La convention suivante a été utilisée pour la classification des effets indésirables : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000), indéterminée (ne peut être estimé à partir des données disponibles).
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| Système organe | Effets indésirables | Fréquence |
| Affections hématologiques et du système lymphatique | Anomalies hématologiques1 incluant neutropénies, leucopénies, anémies, thrombopénies, pancytopénies, anémies aplasiques, agranulocytoses, lymphohistiocytose hémophagocytaire (LHH) (voir rubrique 4.4). | Très rare |
| Adénopathie1, pseudolymphome. | Indéterminée |
| Affections du système immunitaire | Syndrome d'hypersensibilité2. | Très rare |
| Hypogammaglobulinémie. | Indéterminée |
| Affections psychiatriques | Agressivité, irritabilité. | Fréquent |
| Confusion, hallucinations, tics (moteurs et/ou vocaux). | Très rare |
| Cauchemars. | Indéterminée |
| Affections du système nerveux | Céphalées§. | Très fréquent |
| Somnolence§, sensations vertigineuses§, tremblements, insomnie, agitation§. | Fréquent |
| Ataxie. | Peu fréquent |
| Nystagmus, méningite aseptique (voir rubrique 4.4). | Rare |
| Instabilité, mouvements anormaux, aggravation de la maladie de Parkinson3, syndrome extrapyramidal, choréoathétose, augmentation de la fréquence des crises d’épilepsie. | Très rare |
| Affections oculaires | Diplopie, vision floue. | Peu fréquent |
| Conjonctivite. | Rare |
| Affections gastro‑intestinales | Nausées, vomissements, diarrhée, sécheresse buccale§. | Fréquent |
| Affections hépatobiliaires | Insuffisance hépatique, dysfonctionnement hépatique4, augmentation des valeurs des tests hépatiques. | Très rare |
| Affections de la peau et du tissu sous-cutané | Eruptions cutanées5§. | Très fréquent |
| Alopécie, réaction de photosensibilité. | Peu fréquent |
| Erythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson§. | Rare |
| Nécrolyse épidermique toxique, syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques2. | Très rare |
| Affections musculo‑squelettiques et systémiques | Arthralgie§. | Fréquent |
| Réactions type lupus. | Très rare |
| Affections rénales et urinaires | Néphrite tubulo-interstitielle, néphrite tubulo-interstitielle et uvéite. | Indéterminée |
| Troubles généraux et anomalies au site d'administration | Fatigue, douleur§, douleur du dos§. | Fréquent |
Description des effets indésirables sélectionnés
1 Les anomalies hématologiques et les adénopathies peuvent être ou non associées à un syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS)/syndrome d'hypersensibilité (voir rubrique 4.4 et « Affections du système immunitaire »).
2 Des éruptions cutanées ont également été rapportées dans le cadre de ce syndrome, aussi connu sous le nom de DRESS. Cette maladie est associée à un tableau variable de symptômes systémiques incluant fièvre, adénopathies, œdèmes de la face et anomalies hématologiques, hépatiques et rénales. Ce syndrome d'expression clinique variable peut, rarement, conduire à une coagulation intra vasculaire disséminée et à une défaillance multiviscérale.
Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (par exemple fièvre, adénopathies) peuvent être observées alors qu'une éruption cutanée n'est pas évidente. Si ces signes et symptômes surviennent, le patient doit alors être immédiatement examiné et LAMOTRIGINE BIOGARAN interrompu si une autre étiologie ne peut être établie (voir rubrique 4.4).
3 Ces effets ont été rapportés dans d’autres essais cliniques.
Des cas d'aggravation de symptômes parkinsoniens liés à la lamotrigine ont été rapportés chez des patients ayant une maladie de Parkinson préexistante, des effets extrapyramidaux et des choréoathétoses ont également été rapportés de façon isolée chez des patients n'ayant pas cette pathologie sous-jacente.
4 Un dysfonctionnement hépatique survient généralement en association avec des réactions d'hypersensibilité mais des cas isolés ont été rapportés sans signe manifeste d'hypersensibilité.
5 Dans des essais cliniques chez l’adulte, les éruptions cutanées sont survenues jusqu’à 8 à 12 % des patients prenant de la lamotrigine et chez 5 à 6 % des patients prenant un placebo. Les éruptions cutanées ont conduit à l’arrêt du traitement par la lamotrigine chez 2 % des patients. L'éruption, généralement maculopapuleuse en apparence, apparaît généralement dans les huit premières semaines de traitement et se résout à l’arrêt du traitement par LAMOTRIGINE BIOGARAN (voir rubrique 4.4).
Des éruptions cutanées graves pouvant mettre en jeu le pronostic vital, incluant le syndrome de Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique (Syndrome de Lyell) et un syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (syndrome DRESS) ont été rapportées. Bien que la majorité guérisse à l'arrêt du traitement par la lamotrigine, quelques patients ont des séquelles irréversibles et il y a eu de rares cas de décès associés (voir rubrique 4.4).
Le risque global d'éruptions cutanées, semble être fortement lié à :
·des d
Conduite à tenir en cas de surdosage
Signes et symptômes
Des ingestions de doses massives excédant de 10 à 20 fois la dose thérapeutique maximale incluant des cas mortels ont été rapportées. Le surdosage a conduit à des symptômes comprenant nystagmus, ataxie, trouble de la conscience, crises convulsives tonico-cloniques et coma. Un élargissement du QRS (retard à la conduction intraventriculaire) et un allongement de l’intervalle QT ont également été observés chez les patients en surdosage. L’élargissement de plus de 100 ms de la durée du QRS peut être associé à une toxicité plus sévère.
Traitement
En cas de surdosage, il convient d'hospitaliser le patient et de lui administrer le traitement adéquat. Un traitement visant à diminuer l'absorption devra être mis en place (charbon activé), si cela est indiqué. Une prise en charge supplémentaire devra être instaurée selon l’état clinique du patient, en tenant compte des effets potentiels sur la conduction cardiaque (voir rubrique 4.4). L'utilisation d'une thérapie lipidique intraveineuse peut être envisagée pour le traitement de la cardiotoxicité ne répondant pas suffisamment au bicarbonate de sodium. Il n'y a pas de données concernant l'utilisation de l'hémodialyse comme traitement d'un surdosage. Chez six volontaires insuffisants rénaux, 20 % de la lamotrigine a été retiré de l'organisme pendant une session d'hémodialyse de 4 heures ( [voir rubrique 5.2](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0233454.htm#Rcp_5_2_PropPharmacocinetique_7)).
5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.