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Posologie officielle

Colprone 5 mg — posologie et mode d'emploi

Substance active : Médrogestone. comprimé — voie orale.

Indications thérapeutiques

·Troubles liés à une insuffisance en progestérone et notamment ceux observés en période préménopausique (irrégularités menstruelles, syndrome prémenstruel, mastodynie...) ; ·Hémorragies fonctionnelles et ménorragies des fibromes ; ·Endométriose ; ·Cycle artificiel en association avec un œstrogène ; ·Dysménorrhée.

Posologie et mode d'administration

| | | --- | | En raison du risque de méningiome, au-delà de la première année de traitement, COLPRONE doit être prescrit et dispensé sous réserve du recueil de l'attestation d'information de la patiente qui devra être renouvelée une fois par an (voir rubriques 4.3 et 4.4). | L’intérêt de la prescription doit être réévalué annuellement en tenant compte du rapport bénéfice/risque individuel de chaque patiente et de l'évolution des symptômes. Dans la mesure où le risque de méningiome augmente en fonction de l’âge de la patiente, de la posologie et de la durée d'utilisation, les utilisations prolongées et à fortes doses sont à éviter. Posologie RESERVE A L'ADULTE. ·Troubles liés à une insuffisance en progestérone et notamment ceux observés en période préménopausique (irrégularités menstruelles, syndrome prémenstruel, mastodynie...): 1 à 2 comprimés par jour du 16ème au 25ème jour du cycle inclus. ·Hémorragies fonctionnelles et ménorragies des fibromes: 1 à 2 comprimés par jour pendant 10 jours du 16ème au 25ème jour. ·Endométriose: 1 à 3 comprimés par jour du 5ème au 25ème jour ou traitement continu. ·Cycle artificiel en association avec un œstrogène: en règle générale, 1 à 2 comprimés pendant les 12 à 14 derniers jours de traitement estrogénique. ·Dysménorrhée: 1 à 2 comprimés par jour du 16ème au 25ème jour du cycle inclus.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1. Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes : ·Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédents de cancer du sein ; ·Antécédents de thrombo-embolie veineuse ou thrombo-embolie en cours (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire) ; ·Affections thrombophiliques connues (telles que déficits en protéine C, en protéine S ou en antithrombine, voir rubrique 4.4) ; ·Pathologie thrombo-embolique active ou récente (par exemple angor, infarctus du myocarde); ·Affection hépatique aigue ou antécédents d’affection hépatique, jusqu'à normalisation des tests hépatiques ; ·Hémorragies génitales non diagnostiquées ; ·Existence ou antécédents de méningiomes (voir rubrique 4.4) ; ·Porphyrie.

Mises en garde et précautions

·Les études pharmaco-cliniques n'ont pas permis de démontrer un effet antigonadotrope complet chez toutes les patientes Méningiomes Des cas de méningiomes (simples et multiples) ont été rapportés en cas d’utilisation prolongée de médrogestone (plusieurs années). Si un méningiome est diagnostiqué chez une patiente traitée par COLPRONE le traitement devra être arrêté et un avis neurochirurgical sera requis (voir rubrique 4.3). Dans certains cas, le volume du méningiome s'est stabilisé à l'arrêt du traitement par COLPRONE. Les patientes doivent faire l’objet d’une surveillance pour le suivi et la détection de méningiomes conformément à la pratique clinique, à savoir : réaliser une imagerie cérébrale par IRM à l’issue de la première année de traitement si celui-ci est poursuivi, afin d'éliminer l'existence d'un méningiome (voir rubrique 4.3). En cas d’antécédent de radiothérapie encéphalique dans l’enfance ou de neurofibromatose de type 2, une IRM est à réaliser dès l’initiation du traitement. Si le traitement est poursuivi pendant plusieurs années, une imagerie cérébrale par IRM devra être réalisée au plus tard 5 ans après la première imagerie, puis tous les 2 ans si l'IRM à 5 ans est normale. Le prescripteur doit s'assurer que la patiente a été informée des risques de méningiome et de ses symptômes tels que maux de tête, troubles de la vision, du langage, de la mémoire et de l’audition, nausées, vertiges, convulsions, perte de l’odorat et une faiblesse, paralysie. Le prescripteur doit s’assurer également que la patiente a été informée de la surveillance nécessaire et qu'elle a reconnu avoir compris cette information (au-delà de la première année de traitement, attestation annuelle d'information co-signée par le prescripteur et la patiente). **Evènements thromboemboliques veineux :** Des cas de thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire ont été rapportés chez des femmes traitées pour des pathologies gynécologiques ou dans un cadre de THS. Des facteurs de risque de thrombose veineuse étaient souvent rapportés mais pas systématiquement. **_Dans l’indication cycle artificiel en association avec un œstrogène_** ·Dans le traitement des symptômes postménopausiques, les traitements hormonaux de substitution doivent être initiés dans les symptômes affectant négativement la qualité de vie. Dans tous les cas, une appréciation attentive sur les risques et bénéfices doit être entreprise, au moins annuellement, et les traitements hormonaux de substitution peuvent seulement être poursuivis tant que le bénéfice l’emporte sur le risque. ·Les preuves concernant les risques associés aux traitements hormonaux de substitution dans le traitement de la préménopause sont limitées. Cependant, de par le bas niveau de risque absolu chez les femmes les plus jeunes, la balance bénéfices/risques pour ces femmes peut être plus favorable que chez les femmes plus âgées. ·Examens médicaux et suivi : Avant de débuter ou de recommencer un traitement hormonal substitutif (THS), une analyse complète des antécédents personnels et familiaux doit être réalisée. L’examen clinique et gynécologique complet (mammaire et pelvien) doit être réalisé à la lumière de ces informations et en tenant compte des contre-indications et précautions d'emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers seront effectués, leur nature et leur fréquence étant adaptées à chaque patiente. Les femmes doivent être informées du type d'anomalies mammaires pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant (voir paragraphe « cancer du sein » ci-dessous). Les examens, y compris une mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente. **Affections nécessitant une surveillance** Si l'une des affections suivantes survient, est survenue précédemment, et/ou s'est aggravée au cours d'une grossesse ou d'un précédent traitement hormonal, la patiente devra être étroitement surveillée. Les affections suivantes peuvent réapparaître ou s'aggraver au cours du traitement par COLPRONE, associé à un œstrogène, en particulier : ·léiomyome (fibrome utérin) ou endométriose ; ·présence de facteurs de risque thrombo‑emboliques (voir ci-dessous) ; ·facteurs de risque de tumeurs estrogéno‑dépendantes, par exemple: 1er degré d'hérédité pourle cancer du sein ; ·hypertension artérielle ; ·troubles hépatiques (par exemple: adénome hépatique) ; ·diabète sucré avec ou sans atteinte vasculaire ; ·lithiase biliaire ; ·migraines ou céphalées sévères ; ·lupus érythémateux disséminé ; ·antécédent d'hyperplasie endométriale (voir ci-dessous) ; ·épilepsie ; ·asthme ; ·otospongiose. **Motifs d’arrêt immédiat du traitement** Le traitement doit être arrêté immédiatement en cas de survenue d'une contre‑indication ou dans les cas suivants : ·ictère ou altération de la fonction hépatique ; ·augmentation significative de la pression artérielle ; ·nouvelle apparition de céphalée de type migraineux ; ·troubles oculaires (diplopie, baisse de l'acuité visuelle, lésions vasculaires de la rétine), des signes cliniques d'accidents thrombo-emboliques, artériels ou veineux, ·grossesse. **Hyperplasie endométriale et carcinome** ·Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d'hyperplasie endométriale et de cancer de l'endomètre augmente en cas d'administration prolongée d'œstrogènes seuls ( [voir rubrique 4.8](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0228547.htm#Rcp_4_8_EffetsIndesirables_3)). L'augmentation rapportée du risque de cancer de l'endomètre chez les utilisatrices d'œstrogènes seuls est de 2 à 12 fois supérieure au risque constaté chez les non-utilisatrices, selon la durée du traitement et la dose en œstrogènes (voir rubrique 4.8). Après l'arrêt du traitement, le risque peut rester élevé pendant au moins 10 ans. ·L'ajout cyclique d'un progestatif pendant au moins 12 jours par mois/par cycle de 28 jours ou un traitement continu combiné par œstrogènes et progestatifs chez les fem

Interactions médicamenteuses

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi \+ Inducteurs enzymatiques (apalutamide, carbamazépine, cénobamate, dabrafénib, efavirenz, enzalutamide, esclicarbazépine, fosphénytoïne, létermovir, lorlatinib, lumacaftor, névirapine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, pitolisant, primidone, rifabutine, rifampicine, sotorasib) Ces médicaments diminuent l'efficacité du progestatif par induction enzymatique. Une surveillance clinique et une adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l’administration de l’inducteur et après son arrêt est nécessaire. **\+ Bosentan** : Risque de diminution de l’efficacité du progestatif. Une surveillance clinique et une adaptation éventuelle de la posologie du traitement hormonal pendant l’administration du bosentan et après son arrêt est nécessaire. **Associations à prendre en compte** **\+ Ulipristal :** Dans l’indication fibrome : Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif avec risque d’inefficacité.

Grossesse et allaitement

Grossesse Les résultats de nombreuses études épidémiologiques permettent d'écarter, à ce jour, un risque malformatif (urogénital ou autre) des progestatifs administrés au début de la grossesse alors que celle-ci n'est pas connue. Les risques portant sur la différenciation sexuelle du fœtus (en particulier féminin), risques décrits avec d'anciens progestatifs très androgénomimétiques, n'ont pas lieu d'être extrapolés aux progestatifs récents, nettement moins, voire non androgénomimétiques (comme celui qui est utilisé dans cette spécialité). Allaitement La prise de ce médicament est déconseillée pendant l'allaitement, en raison du passage du stéroïde dans le lait maternel.

Effets indésirables

Les effets indésirables sont énumérés ci-dessous en fonction du système organique atteint et de la fréquence absolue. Les fréquences sont définies en termes de très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000), fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles). Dans chaque catégorie de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité : | | | | --- | --- | | **Affections des organes de reproduction et du sein :** | | Fréquence indéterminée : | Ménorrhagies <br>Aménorrhée<br>Métrorrhagies | | **Affections vasculaires :** | | Fréquence indéterminée : | Majoration des symptômes fonctionnels en rapport avec une insuffisance veineuse des membres inférieurs, thrombose veineuse superficielle ou profonde, thrombophlébite, | | **Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales :** | | Fréquence indéterminée : | Embolie pulmonaire | | **Affections hépatobiliaires :** | | Fréquence indéterminée | Ictère cholestatique et de prurit | | **Investigations :** | | Fréquence indéterminée : | Prise de poids | | **Affections gastro-intestinales :** | | Fréquence indéterminée | Troubles gastro-intestinaux | | **Affections psychiatriques :** | | Fréquence indéterminée | Insomnie, humeur dépressive, dépression, , nervosité, irritabilité, perte de la libido, , | | **Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl kystes et polypes) :** | | Fréquence indéterminée | Des cas de méningiomes simples et multiples ont été rapportés en cas d'utilisation prolongée (plusieurs années) de médrogestone (voir rubriques 4.3 et 4.4) | | **Troubles généraux et anomalies au site d'administration :** | | Fréquence indéterminée | Fatigue, asthénie | **_Dans l’indication cycle artificiel en association avec un œstrogène :_** **Cancer du sein** Les résultats d’un grand nombre d’études épidémiologiques et d’une étude randomisée versus placébo, l’étude WHI, montrent que le risque de cancer du sein est 2 fois plus élevé chez une femme traitée par une association œstrogène /progestatif pendant plus de 5 ans. **Cancer de l’endomètre** Femmes ménopausées non hystérectomisées : Chez les femmes non-hystérectomisées n’utilisant pas de THS, le risque de survenue d’un cancer de l’endomètre est de 5 pour 1000. Chez les femmes non-hystérectomisées, l’utilisation d’un THS composé uniquement d’œstrogène n’est pas recommandée car le risque de survenue du cancer de l’endomètre est augmenté (voir rubrique 4.4) Selon les études épidémiologiques, l’augmentation du risque de cancer de l'endomètre varie de 5 à 55 cas supplémentaires pour 1000 femmes âgées de 50 à 65 ans. Ce risque varie en fonction de la durée d'utilisation des œstrogènes et de la dose d’œstrogènes. L’association d’un progestatif à l’œstrogène pendant au moins 12 jours par cycle peut prévenir l’augmentation de ce risque. Dans l’étude WHS, le risque de survenue de cancer de l’endomètre n’est pas augmenté chez les femmes lors de l’utilisation séquentielle ou combinée d’un THS pendant 5 ans (risque relatif à 1.0 (0.8-1.2)). **Cancer de l’ovaire** L’utilisation d’un THS par œstrogènes seuls ou en association à un progestatif a été associé à une légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4). Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer ovarien chez les femmes prenant actuellement un THS par rapport aux femmes n'en ayant jamais pris (RR 1.43, IC 95 % 1,31-1,56). Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne l'apparition d'un cas supplémentaire pour 2 000 utilisatrices. Chez les femmes âgées de 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez environ 2 femmes sur 2 000 sur une période de cinq ans. **Maladie thrombo-embolique veineuse** Le risque de développer une maladie thrombo-embolique veineuse telle que thrombose veineuse profonde ou embolie pulmonaire est 1,3 à 3 fois plus élevé chez les femmes sous TSH que chez les non utilisatrices. La survenue d’un tel évènement est plus probable dans la première année d’utilisation du THS (chapitre 4.4). **Maladie coronarienne** Le risque de survenue d’une maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS associant œstrogène et progestatif, au-delà de l’âge de 60 ans (chapitre 4.4). **Accident vasculaire cérébral ischémique** Le risque relatif de survenue d’un AVC ischémique est 1,5 fois plus élevé lors de l’utilisation d’œstrogènes seuls ou en association à un progestatif. Le risque d’accident vasculaire hémorragique n’est pas augmenté au cours de l’utilisation d’un THS. Ce risque relatif n’est pas dépendant de l’âge ou de la durée d’utilisation. Cependant, comme le risque de base est fortement dépendant de l’âge, le risque global d’accident vasculaire chez les femmes qui utilisent un THS augmentera avec l’âge (voir chapitre 4.4). Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : [https://signalement.social-sante.gouv.fr/](https://signalement.social-sante.gouv.fr/).

Conduite à tenir en cas de surdosage

En cas de surdosage, les symptômes peuvent inclure des nausées, et des hémorragies de privation. Le traitement sera symptomatique. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

Source : monographie du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP), base publique des médicaments (ANSM). Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.