Indications
Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. L'alendronate réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.
Acide Alendronique Eg 70 mg est un médicament délivré sur prescription médicale à base de Alendronate monosodique trihydraté, présenté sous forme de comprimé pour la voie orale. Remboursé à 65% (8,07 €). Laboratoire eg labo - laboratoires eurogenerics.
D'après la monographie officielle, Acide Alendronique Eg 70 mg est utilisé pour :
Source : indications thérapeutiques du RCP (ANSM). Reproduites sans modification médicale.
Délivré uniquement sur prescription médicale.
Grossesse L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il n'y a pas de données suffisantes sur l'utilisation de…
Grossesse L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il n'y a pas de données suffisantes sur l'utilisation de…
Information non renseignée dans la monographie.
Aucune étude sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été réalisée. Cependant, certains effets…
Information non renseignée dans la monographie.
Information non renseignée dans la monographie.
Résumé indicatif issu de la monographie officielle (RCP). Ne remplace pas l'avis de votre médecin ou pharmacien. Consultez la fiche complète ci-dessous pour le détail.
Acide Alendronique Eg 70 mg n'est pas disponible sans ordonnance. Il est délivré uniquement sur prescription médicale (liste i). Le pharmacien ne peut pas le remettre sans ordonnance valide, y compris pour un renouvellement.
Prix public indicatif : 8,07 €, remboursé à 65% par l'Assurance maladie sur prescription. Prix pouvant varier selon les officines et les présentations.
Chargement des interactions…
Non, Acide Alendronique Eg 70 mg nécessite une prescription médicale. Il ne peut être délivré qu'avec une ordonnance en cours de validité.
Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte, sauf s'il est presque l'heure de la prise suivante. Ne doublez jamais la dose pour compenser un oubli.
Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. L'alendronate réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.
Posologie La posologie recommandée est de 70 mg une fois par semaine. Durée d’utilisation La durée optimale du traitement par bisphosphonates dans l’ostéoporose n’a pas été établie. La nécessité d’un traitement continu doit être réévaluée périodiquement au cas par cas en se basant sur les bénéfices et les risques potentiels de l’acide alendronique, particulièrement après 5 ans d’utilisation ou plus. Les patientes traitées doivent être supplémentées en calcium et en vitamine D si leurs apports alimentaires sont insuffisants ( [voir rubrique 4.4.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_4_Mises En Garde_3)). Populations spéciales Patientes âgées Les études cliniques n'ont révélé aucune différence liée à l'âge dans les profils d'efficacité et de sécurité d'emploi de l'alendronate. Par conséquent aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les patientes âgées. Insuffisance rénale Aucune modification de posologie n'est nécessaire chez les patientes ayant un débit de filtration glomérulaire (DFG) supérieur à 35 ml/min. En raison d'un manque d'expérience, l'alendronate n'est pas recommandé chez les patientes ayant un DFG inférieur à 35 ml/min. Insuffisance hépatique Aucune modification de posologie n'est nécessaire. Population pédiatrique L’utilisation de l’alendronate n’est pas recommandée chez les enfants de moins de 18 ans en raison de données de sécurité et d’efficacité insuffisantes dans des conditions associées à l’ostéoporose juvénile (voir également rubrique 5.1). ACIDE ALENDRONIQUE EG 70 mg comprimé n’a pas été étudié dans le traitement de l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes. Mode d’administration Par voie orale uniquement. Pour permettre une absorption adéquate de l'alendronate: ACIDE ALENDRONIQUE EG 70 mg comprimé doit être pris au moins une demi-heure avant l'absorption des premiers aliments, boissons ou médicaments de la journée avec un grand verre d'eau du robinet. Les autres boissons (y compris l'eau minérale), les aliments ou certains médicaments risquent de diminuer l'absorption de l'alendronate (voir rubrique 4.5.). Pour faciliter le passage dans l'estomac, et donc réduire le risque potentiel d'irritation ou d'effets indésirables locaux et œsophagiens ( [voir rubrique 4.4.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_4_Mises En Garde_3)) :
L'alendronate peut entraîner une irritation locale de la muqueuse au niveau de la sphère digestive haute. En raison de la possibilité d'une aggravation d'une maladie sous-jacente, la prudence est de rigueur lorsque l'alendronate est donné à des patientes présentant une affection gastro-intestinale haute évolutive, telle qu'une dysphagie, une maladie œsophagienne, une gastrite, une duodénite, un ulcère, ou des antécédents récents (survenus au cours de l'année précédente) d'une maladie gastro-intestinale majeure telle qu'un ulcère gastrique, une hémorragie gastro-intestinale active ou une intervention chirurgicale sur la partie haute du tractus gastro-intestinal autre qu'une pyloroplastie ( [voir rubrique 4.3.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_3_Contre Indic_2)). Chez des patientes avec un œsophage de Barrett connu, les prescripteurs doivent considérer au cas par cas les bénéfices et les risques potentiels de l’alendronate. Des réactions œsophagiennes (parfois sévères et nécessitant l'hospitalisation), telles que des œsophagites, des ulcérations et des érosions œsophagiennes, rarement suivies d'une sténose de l'œsophage, ont été rapportées chez des patientes traitées avec l'alendronate. Par conséquent, les praticiens doivent être particulièrement attentifs à tout signe ou symptôme indiquant une possible réaction œsophagienne. On prescrira à la patiente d'arrêter l'alendronate et de consulter si elle présente des symptômes d'une irritation œsophagienne tels qu'une dysphagie, une odynophagie, des douleurs rétrosternales ou l'apparition ou l'aggravation de brûlures rétrosternales. Le risque de survenue d'effets indésirables œsophagiens sévères semble être plus élevé chez les patientes qui ne prennent pas l'alendronate correctement et/ou qui continuent à prendre leur traitement par l'alendronate après avoir développé des symptômes suggérant une irritation œsophagienne. Il est très important de fournir toutes les informations concernant l'administration du traitement à la patiente et de s'assurer qu'elle les assimile ( [voir rubrique 4.2.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_2_Poso Admin_1)). Il convient d'informer les patientes que la non observance de ces instructions est susceptible d'augmenter leur risque de présenter des troubles œsophagiens. En dépit de l'absence d'augmentation du risque dans les études cliniques à grande échelle, de rares cas (après la mise sur le marché) d'ulcérations gastrique et duodénale ont été observés, dont certaines ont présenté un caractère de gravité s'accompagnant de complications. Une relation de cause à effet ne peut être exclue ( [voir rubrique 4.8.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_8_Effets Indesirables_5)). Une ostéonécrose de la mâchoire Une ostéonécrose de la mâchoire, généralement associée à une extraction dentaire et/ou à une infection locale (y compris ostéomyélite), a été signalée chez des patients cancéreux qui reçoivent des protocoles thérapeutiques comportant des bisphosphonates essentiellement administrés par voie intraveineuse. Beaucoup de ces patients recevaient également une chimiothérapie et des corticoïdes. Une ostéonécrose de la mâchoire a également été signalée chez des patients atteints d'ostéoporose recevant des bisphosphonates par voie orale. Lors de l’évaluation du risque individuel de survenue d’une ostéonécrose de la mâchoire, les facteurs de risque suivants doivent être pris en compte :
En cas d'administration concomitante, il est probable que les aliments et les boissons (y compris l'eau minérale), les médicaments contenant du calcium, les antiacides, ainsi que d'autres médicaments administrés par voie orale interfèrent avec l'absorption de l'alendronate. Par conséquent, les patientes doivent attendre au moins une demi-heure entre la prise de l'alendronate et la prise d'autres médicaments par voie orale ( [voir rubriques 4.2 et 5.2.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_2_Poso Admin_1)). Puisque l’utilisation d’AINS est associée à la survenue d’irritations gastro-intestinales, la prudence est de rigueur en cas de prise concomitante d’alendronate. Aucune autre interaction médicamenteuse ayant une signification clinique n'est attendue. Au cours des études cliniques, un certain nombre de patientes ont reçu des œstrogènes (par voie vaginale, cutanée, ou orale) alors qu'elles étaient traitées par l'alendronate. Aucun effet indésirable lié à cette association n'a été observé. Bien qu'aucune étude d'interaction spécifique n'ait été réalisée, l'alendronate a été administré de façon concomitante dans des études cliniques avec une gamme étendue de médicaments couramment utilisés sans interaction indésirable clinique patente.
Grossesse L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il n'y a pas de données suffisantes sur l'utilisation de l'alendronate chez la femme enceinte. Les études réalisées chez l’animal ne montrent pas d'effets délétères directs sur la grossesse, le développement embryonnaire / fœtal, ou le développement postnatal. L'alendronate administré au cours de la grossesse chez le rat a provoqué une dystocie liée à une hypocalcémie ( [voir rubrique 5.3](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_5_3_Securite Preclinique_6)). Allaitement On ne sait pas si l'alendronate est excrété dans le lait maternel humain. L'alendronate ne doit pas être utilisé par les femmes qui allaitent.
Dans une étude clinique d'une durée de un an chez des femmes ménopausées ayant une ostéoporose, les profils globaux de tolérance de l'alendronate 70 mg comprimés en une prise hebdomadaire (n=519), et l'alendronate 10 mg par jour (n=370) ont été similaires. Dans deux études cliniques d'une durée de trois ans chez des femmes ménopausées avec un protocole pratiquement identique, (10 mg d'alendronate: n=196, placebo: n=397), les profils globaux de tolérance de l'alendronate 10 mg/jour et du placebo ont été similaires. Les effets indésirables présentés par les investigateurs comme étant en relation possible ou probable avec le médicament ou incontestablement liés au médicament sont présentés ci-dessous s'ils sont apparus chez =1% des patients traités par 10 mg/jour d'alendronate et à une fréquence supérieure que chez les patients recevant le placebo dans les études sur trois ans:
| Etude sur 1 an | Etude sur 3 ans | |
|---|---|---|
| Alendronate 70 mg une fois par semaine (n=519) % | Alendronate 10 mg/jour (n = 370) % | Alendronate 10 mg/jour (n = 196) % |
| --- | --- | --- |
| Gastro-intestinaux | ||
| --- | ||
| douleurs abdominales | 3,7 | 3,0 |
| --- | --- | --- |
| dyspepsie | 2,7 | 2,2 |
| --- | --- | --- |
| régurgitation acide | 1,9 | 2,4 |
| --- | --- | --- |
| nausées | 1,9 | 2,4 |
| --- | --- | --- |
| ballonnement abdominal | 1,0 | 1,4 |
| --- | --- | --- |
| constipation | 0,8 | 1,6 |
| --- | --- | --- |
| diarrhée | 0,6 | 0,5 |
| --- | --- | --- |
| dysphagie | 0,4 | 0,5 |
| --- | --- | --- |
| flatulence | 0,4 | 1,6 |
| --- | --- | --- |
| gastrite | 0,2 | 1,1 |
| --- | --- | --- |
| ulcère gastrique | 0,0 | 1,1 |
| --- | --- | --- |
| ulcère œsophagien | 0,0 | 0,0 |
| --- | --- | --- |
| Musculosquelettiques | ||
| --- | ||
| Douleurs musculo-squelettiques (Os, muscle ou articulations) | 2,9 | 3,2 |
| --- | --- | --- |
| crampes musculaires | 0,2 | 1,1 |
| --- | --- | --- |
| Neurologiques | ||
| --- | ||
| céphalées | 0,4 | 0,3 |
| --- | --- | --- |
Faites défiler horizontalement pour voir tout le tableau →
Les effets indésirables suivants ont été signalés au cours des études cliniques et/ou après la commercialisation de l'alendronate: Très fréquents (≥ 1/10), fréquents (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquents (≥ 1 000 à < 1/100), rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000), très rares (< 1/10 000), inconnus (estimation impossible avec les données disponibles). Affections du système immunitaire : Rare : réactions d'hypersensibilité dont urticaire et angio-œdème. Troubles du métabolisme et de la nutrition Rare : hypocalcémie symptomatique, en général sur un terrain prédisposé §. Troubles neurologiques: Fréquent: céphalées, étourdissements. Peu fréquent : dysgueusie. Troubles oculaires: Peu fréquent: inflammation de l’œil (uvéite, sclérite, épisclérite) Affections de l’oreille et du labyrinthe : Fréquent : Vertiges. Très rare : ostéonécrose du conduit auditif externe (effet de classe des bisphosphonates). Troubles gastro-intestinaux: Fréquent: douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulences, ulcère œsophagien*, dysphagie*, ballonnement abdominal, régurgitation acide. Peu fréquent: nausées, vomissements, gastrite, œsophagite*, érosion œsophagienne*, méléna. Rare: sténose de l'œsophage*, ulcération oropharyngée*, PUS (perforations, ulcères, saignement) de la partie haute du tractus gastro-intestinal§. Affections de la peau et du tissu sous-cutané: Fréquent : alopécie, prurit. Peu fréquent : rash, érythème. Rare : rash cutané avec photosensibilité, réactions cutanées sévères, y compris syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique. Affections musculo-squelettiques, systémiques et des os: Très Fréquent: douleurs ostéoarticulaires ou musculaires parfois sévères§. Fréquent : gonflement des articulations. Rare : ostéonécrose de la mâchoire§, fractures fémorales atypiques sous-trochantériennes et diaphysaires (effet de classe des bisphosphonates)⊥. Troubles généraux et anomalies au niveau du site d'administration: Fréquent: asthénie, œdème périphérique. Peu fréquent : Symptômes passagers tels que réactions aiguës (myalgie, malaise, rares cas de fièvre) habituellement en liaison avec le début du traitement. §Voir rubrique 4.4. La fréquence était similaire lors des études cliniques entre le groupe médicament et le groupe placebo. *Voir rubriques 4.2 et 4.4. Cet événement indésirable a été identifié par la pharmacovigilance depuis la commercialisation. La fréquence rare a été estimée d'après des essais cliniques appropriés. ⊥Identifié depuis la commercialisation. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : https://signalement.social-sante.gouv.fr.
Une hypocalcémie, une hypophosphorémie et des évènements indésirables de la partie haute du tractus gastro-intestinal, tels que mauvaise digestion, brûlures d'estomac, œsophagite, gastrite, ou ulcère, peuvent se produire en cas de surdosage par voie orale. On ne dispose pas de données spécifiques sur la conduite à tenir en cas de surdosage par l'alendronate. Du lait ou des antiacides devraient être administrés afin de chélater l'alendronate. Pour éviter le risque d'irritation œsophagienne, il ne faut pas induire des vomissements et la patiente doit rester en position verticale. 5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES
Mécanisme d'action et devenir du médicament dans l'organisme (sections 5.1 et 5.2 du RCP).
Classe pharmacothérapeutique: Bisphosphonate, pour le traitement des maladies osseuses, code ATC: M05BA04. Mécanisme d’action Le principe actif de ce médicament, est un bisphosphonate qui inhibe la résorption osseuse des ostéoclastes sans effet direct sur la formation de l'os. Les études pré cliniques ont montré une localisation préférentielle de l'alendronate aux sites actifs de résorption. L'activité des ostéoclastes est inhibée, mais ni leur recrutement ni leur fixation ne sont affectés. Pendant le traitement par l'alendronate, la qualité de l'os formé est normale. Efficacité et sécurité cliniques Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique L'ostéoporose est définie par une densité minérale osseuse (DMO) au rachis ou au col du fémur à 2,5 écart-type en dessous de la valeur moyenne d'une population normale jeune, ou par un antécédent de fracture de fragilité osseuse, indépendamment de la DMO. L'équivalence thérapeutique de l'alendronate en comprimés pour une prise hebdomadaire (n= 519) et de l'alendronate 10 mg par jour (n=370) a été démontrée dans une étude multicentrique d'une durée de 1 an chez des femmes ménopausées ayant une ostéoporose. Les augmentations moyennes de la DMO au niveau du rachis à 1 an, par rapport aux valeurs initiales, ont été de 5,1 % (IC 95%: 4,8 %-5,4 %) dans le groupe recevant 70 mg une fois par semaine et de 5,4 % (IC 95%: 5,0 %-5,8 %) dans le groupe recevant 10 mg par jour. Les augmentations moyennes de la DMO dans le groupe traité par 70 mg une fois par semaine et dans le groupe traité par 10 mg une fois par jour, ont été respectivement de 2,3 % et de 2,9 % au niveau du col du fémur et de 2,9 % et 3,1 % au niveau de la hanche (col du fémur et trochanter). Les deux groupes de traitement étaient également similaires quant à l'augmentation de la DMO aux autres sites du squelette. Les effets de l'alendronate sur la DMO et sur l'incidence des fractures, chez la femme post-ménopausée ont été analysés au cours de deux études d'efficacité initiales selon un protocole identique (n=994) ainsi que dans l'étude Fracture Intervention Trial (FIT: n= 6459). Dans les études d'efficacité initiales, l'alendronate à la dose de 10 mg par jour pendant 3 ans, a entraîné des augmentations de la DMO au niveau du rachis lombaire, du col du fémur, et du trochanter respectivement de 8,8 %, 5,9 %, et 7,8 %, par rapport au placebo. La DMO du corps entier a également augmenté de façon significative. Il y a eu une réduction de 48 % du taux de patientes présentant une ou plusieurs fractures vertébrales dans le groupe traité par l'alendronate par rapport au groupe placebo (alendronate 3,2 % et placebo 6,2 %). Dans l'extension à 2 ans de ces études, la DMO au niveau du rachis et du trochanter a continué d'augmenter. De plus, la DMO du col du fémur et du corps entier se sont maintenues. L'essai FIT comprenait deux études contrôlées versus placebo avec l'alendronate en utilisation quotidienne (5 mg par jour pendant 2 ans et 10 mg par jour pendant un à deux ans supplémentaires).
Absorption Par rapport à une dose de référence administrée par voie intraveineuse, la biodisponibilité absolue de l'alendronate chez la femme par voie orale est d'environ 0,64 % pour des doses allant de 5 à 70 mg lorsqu'on l'administre à jeun après une nuit et deux heures avant un petit déjeuner normal. Lorsque l'alendronate est administré une heure ou une demi-heure avant un petit déjeuner normal, la biodisponibilité est diminuée de façon identique (valeur estimée à 0,46 % et 0,39 %). Dans les études réalisées dans l'ostéoporose, l'alendronate a été efficace lorsqu'on l'a administré 30 minutes au moins avant les premiers aliments ou boissons de la journée. La biodisponibilité a été quasi-nulle lorsque l'alendronate a été administré au cours d'un petit déjeuner normal ou dans les deux heures qui ont suivi. L'administration concomitante d'alendronate avec du café ou du jus d'orange a réduit sa biodisponibilité d'environ 60 %. Chez le sujet sain, l'administration de prednisolone par voie orale (20 mg 3 fois par jour pendant 5 jours) n'a pas produit de changement cliniquement significatif de la biodisponibilité orale de l'alendronate (augmentation moyenne comprise entre 20 % et 44 %). Distribution Les études chez le rat à la dose d'1 mg/kg par voie intraveineuse montrent que l'alendronate initialement réparti dans les tissus mous, est ensuite rapidement redistribué au niveau de l'os ou excrété dans les urines. Le volume moyen de distribution à l'équilibre est au moins de 28 litres chez l'homme. Après administration d'alendronate per os à doses thérapeutiques, les concentrations plasmatiques sont trop faibles pour permettre une détection analytique (< 5 ng/ml). La liaison aux protéines plasmatiques est d'environ 78 %. Métabolisme Aucun métabolisme de l'alendronate n'a été mis en évidence, ni chez l'homme ni chez l'animal. Elimination Après administration par voie intraveineuse d'une dose unique d'alendronate marqué au C14, environ 50 % de la radioactivité est excrétée dans les urines dans les 72 heures. Peu ou pas de radioactivité n'est retrouvée dans les fèces. A la suite d'une dose intraveineuse de 10 mg, la clairance rénale de l'alendronate est de 71 ml/mn, et la clairance systémique ne dépasse pas 200 ml/mn. Les concentrations plasmatiques diminuent de plus de 95 % dans les 6 heures qui suivent l'administration par voie intraveineuse. On estime que la demi-vie terminale chez l'homme est supérieure à 10 ans, reflétant ainsi la libération de l'alendronate à partir du squelette. Chez le rat, l'alendronate n'est pas excrété par les systèmes rénaux de transport acides ou basiques. L'alendronate n'est donc pas susceptible d'interférer avec d'autres substances sur ce système d'excrétion chez l'homme. Caractéristiques des patients Les études précliniques montrent que la fraction du médicament qui ne se dépose pas dans l'os est rapidement excrétée dans les urines. Chez l'animal, aucune preuve d'une saturation de la captation osseuse n'a été mise en évidence dans une étude à long terme après administration intraveineuse de doses répétées allant jusqu'à une dose totale de 35 mg/kg. Bien qu'aucune donnée ne soit disponible, il est vraisemblable que, comme chez l'animal, l'élimination d'alendronate par le rein soit diminuée chez les patientes ayant une insuffisance rénale. En conséquence, on pourrait s'attendre à une accumulation quelque peu supérieure d'alendronate dans l'os chez les patientes ayant une insuffisance rénale ( [voir rubrique 4.2.](http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0219691.htm#Rcp_4_2_Poso Admin_1))
Source : Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) — ANSM · Mis à jour le 04/07/2026. Document à but informatif ; ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.
Classification issue du RCP officiel. La fréquence indique la proportion de patients concernés lors des essais cliniques.
| Fréquence | Effets rapportés |
|---|---|
| Très fréquent | douleurs ostéoarticulaires ou musculaires parfois sévères§. |
| Fréquent | douleurs abdominales, dyspepsie, constipation, diarrhée, flatulences, ulcère œsophagien\*, dysphagie\*, ballonnement abdominal, régurgitation acide. |
| Peu fréquent | inflammation de l’œil (uvéite, sclérite, épisclérite) Affections de l’oreille et du labyrinthe : |
| Rare | a été estimée d'après des essais cliniques appropriés. ⊥Identifié depuis la commercialisation. Déclaration des effets indésirables suspectés La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (A |
| Très rare | ostéonécrose du conduit auditif externe (effet de classe des bisphosphonates). **Troubles gastro-intestinaux:** |
Réponses extraites automatiquement de la monographie officielle (RCP ANSM) et de la base publique des médicaments. Aucune interprétation ajoutée.
Traitement de l'ostéoporose post-ménopausique. L'alendronate réduit le risque de fractures vertébrales et de la hanche.
Source : Indications RCP.
Posologie La posologie recommandée est de 70 mg une fois par semaine. Durée d’utilisation La durée optimale du traitement par bisphosphonates dans l’ostéoporose n’a pas été établie. La nécessité d’un traitement continu doit être réévaluée périodiquement au cas par cas en se basant sur les bénéfices et les risques potentiels de l’acide alendronique, particulièrement après 5 ans d’utilisation ou plus.
Source : Posologie RCP.
Grossesse L'alendronate ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Il n'y a pas de données suffisantes sur l'utilisation de l'alendronate chez la femme enceinte. Les études réalisées chez l’animal ne montrent pas d'effets délétères directs sur la grossesse, le développement embryonnaire / fœtal, ou le développement postnatal.
Source : Grossesse et allaitement RCP.
Aucune étude sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’a été réalisée. Cependant, certains effets indésirables ayant été rapportés avec l’acide alendronique pourraient affecter l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines chez certains patients.
Source : Effets sur la conduite RCP.
Une hypocalcémie, une hypophosphorémie et des évènements indésirables de la partie haute du tractus gastro-intestinal, tels que mauvaise digestion, brûlures d'estomac, œsophagite, gastrite, ou ulcère, peuvent se produire en cas de surdosage par voie orale. On ne dispose pas de données spécifiques sur la conduite à tenir en cas de surdosage par l'alendronate.
Source : Surdosage RCP.
·Maladies de l'œsophage et autres facteurs qui retardent le transit œsophagien telles que sténose et achalasie. ·Incapacité de se tenir debout ou en position assise pendant au moins 30 minutes. ·Hypersensibilité à la substance active, à d'autres bisphosphonates ou à l'un des excipients listés dans la rubrique 6.1. ·Hypocalcémie. Voir également la rubrique 4.4.
Source : Contre-indications RCP.
Non. Acide Alendronique Eg 70 mg est un médicament soumis à prescription médicale obligatoire (liste I).
Source : Conditions de prescription BDPM.
Oui, Acide Alendronique Eg 70 mg est remboursé à 65% (prix public affiché : 8,07 €), d'après la base publique du médicament.
Source : Base publique du médicament.
Informations issues notamment de :
Dernière mise à jour des données : 15/08/2026. Source principale : base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr. MedFacile n'est pas un site médical et ne rédige pas lui-même les données ; il les reproduit à titre informatif.